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SANTE PUBLIQUE : LA MONDIALISATION DU MEDICAMENT, PEUT ETRE UN FUTUR NOUVEAU SCANDALE EN PERSPECTIVE

C’est la question qu’on est en droit de se poser et que je pose d’autant plus que je suis PERSONNELLEMENT concerné.

Comme des millions de personnes,  je suis  en effet soigné depuis des années en hypertension, c’est chez moi une maladie familiale,  héritée au moins de mon grand père maternel.

Je suis traité avec succès – aucun problème –  une vingtaine d’années au PRITOR,  produit par BAYER, puis, lorsque l’assurance maladie nous a imposé le   générique, par du TELMISARTAN de MYLAN. On dit  que c’est exactement la même molécule. Sauf que MYLAN est un laboratoire américain qui produit du générique.

Voici que petit à petit, on nous apprend que la famille des sartans, autrement dit de composants du produit,  est fabriquée en Chine, et revendue en Europe,  ainsi qu’aux Etats-unis et au Canada pour la fabrication des médicaments d’hyper-tension. Elle présenterait des défauts, on parle même de présence d’éléments cancérigènes.

Aux dernières nouvelles, panique générale sur les sartans, sauf si je comprends bien ce que je cite maintenant.

 « Nous ne sommes pas dans une situation où il y a un danger d'accès aux médicaments pour les patients hypertendus en France »

Ce message a été répété à plusieurs reprises lors d'une conférence de presse de l'Agence nationale de sécurité du médicament (A.N.S.M.) jeudi 24 janvier 2019. 

Car, pour son directeur Dominique MARTIN, l'agence a été très active afin d'inciter les industriels à augmenter la production des sartans non concernés par le défaut de qualité. 

« Le système n'est pas totalement équilibré, mais il n'y a pas d'effondrement des sartans » , a-t-il précisé.

Les autorités européennes et mondiales ne sont pas encore en mesure d'expliquer la présence de NDMA et NDEA (Note : cellules réputées cancérigènes)  dans certains lots de médicaments à base de sartans.

Mais les experts penchent pour un problème lié au procédé de fabrication du noyau tétrazole, commun à tous les sartans sauf, en France, au Telmisartan. 

Consciente des problèmes rencontrés par les patients, les médecins et les pharmaciens, l'ANSM entend jouer la transparence. 

« Nous disons tout ce que nous savons, mais nous ne savons pas tout. La France est l'un des états européens qui communique le plus sur ce sujet » , a rappelé Dominique Martin.

Je viens de citer le communiqué officiel.

Bon, apparemment, et pour le moment, si j’ai bien compris, ouf, on m’a donné le bon sartan,  je ne suis pas concerné. Tant mieux au moins provisoire. Parce que pour le surplus, il y a de quoi se poser des questions.

Parce que moi j’ai aussi hérité d’un cancer du rein voici trois ans, avec rechute voici 18 mois, tandis que les soins que je reçois par tel autre médicament donnent une impression d’efficacité totale : je suis peut etre déjà sorti d’affaire. Quelques semaines à attendre pour confirmation.

Sauf que, excusez-moi,  je me demande maintenant si le SUTENT de PFISTZER qu’on m’administre avec tant de  succès  est  fabriqué bien convenablement.

Du coup, je lis les boites, un laboratoire en Italie, l’autre en Angleterre, pourvu qu’ils n’aillent pas chercher des composants en Chine ou en Inde.

 

P.S. Pour l’instant, soyez rassurés, tout va bien. Et si j’en parlais à l’A.N.S.M. ?

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