Jul
21
SI, FINALEMENT, PARLONS DE GRENOBLE

J'en suis désolé, mais je ne savais pas pourquoi, à l'époque, depuis tout petit je n'aime pas cette ville. J'y suis passé pour la première fois dans ma vie à l'âge de 11 ans, et pour autant que je m'en souvienne, déjà elle ne m'avait pas plu. Toute plate, avec l'époque plein de passages à niveau. Et maintenant, je me demande meme s'il ne faudra pas payer une prime de risque pour y aller.

Après mes réserves de jeunesse,le regretté Fernand REYNAUD n'a rien arrangé à l'affaire, bien au contraire, lui, prémonitoire qui soutenait « Y a pas de justice ». Et puis, cette prétention déclarée et incessante, même en matière de copropriété. Oui, vous savez « la méthode grenobloise » où de gentils futurs copropriétaires créent ensemble leur copropriété si bien organisée, si honnête, si parfaite. Des sortes de clubs Méditerranée de la promotion immobilière, mais S.V.P. avec la vertu capitalistique immobilière de référence. Toujours donner l'impression d'être plus vertueux que les autres.

Voici ce jour que le voile se déchire, après des émeutes raciales anti-françaises (et pas anti-arabes S.V.P.) dans les rues de la ville. On tire à l'arme de guerre sur ce qu'on trouve passer là. Et les crétins vertueux pas bien courageux pensent que ce sont des actes de « grand banditisme » (1) Mon oeil.

Minute (hebdomadaire que n'aime pas tel ancien bâtonnier dauphinois) écrit ceci ce jour : « Comme ministre de l'intérieur puis comme chef de l'Etat, cela fait quasiment huit ans que Nicolas SARKOZY est en charge de la sécurité des Français. Les émeutes de Grenoble et de Saint-Aignan, en attendant les suivantes, viennent prouver à ceux qui ne s'en étaient pas encore aperçu qu'il a échoué. Pire, il a failli dans ce qui devra être sa principale mission. Et avec lui, bien sur, Brice HORTEFEUX, l'ami de trente ans qui a une belle te de fusible. C'est maintenant la guerre, que ces c...ourges molles rentrent chez elles. »

Je cite encore, cette fois le procureur Philippe BILGER, qui n'est pas un ami politique, mais risque de le devenir. Bienvenue.

Il parle du « truand » tué. Son nom de famille ne permet pas de noter la consonance locale, dauphinoise, savoyarde, italienne, voire arménienne (et oui, nous avons des Arméniens dans le pays, de Romans et Valence jusqu'à Grenoble, ma bonne dame), bref des gens qu'on trouve habituellement sur place, qui ne cherchent la guerre civile de clan racial et raciste contre d'autres braves gens. Ne crachent pas sur tout ce qui est français. Ne font pas bruler le drapeau tricolore. Sont à leur place dans la société, normalement, quoi.

Et n'appliquent pas la devise: « tout ce qui est Européen, on va tirer dessus. »

Revenons à BILGER : « Après qu'il a fait feu à plusieurs reprises, avec un pistolet mitrailleur UZI et une kalachnikov (1) sur les policiers qui le poursuivaient, alors qu'il venait de braquer le casino d'URIAGE » le truand était de ceux dont « les jeunes » (mais quels jeunes) disent : « vous avez tué un des nôtres ».

Le message est alors clair. Peu importe qu'il ait été un gangster (1), pour eux, il était d'abord un Arabe. Doc un merc intouchable, quoi qu'il ait fait. Mais, tué par des policiers français.

On est désormais bien loin des hésitations sur l'identité nationale et même le message de la famille LE PEN, père et fille, est aussi bien raisonnable.

Ce soir, c'est plus simple.

Car,évènement rarissime, le président de la République a peut être compris et a révoqué le préfet de l'Isère. C'était bien la moindre des choses. Je découvre aussi qu'en meme temps, il a viré le recteur de l'académie de GRENOBLE. Grand nettoyage, s'il le pouvait, il ferait bien aussi de révoquer le maire de la ville et toutes leurs bonnes idées si libérales bien pensantes, politiquement correctes, antiracistes, j'en passe et des meilleures. Enfin, je veux dire des pires. Avant que Dieu ou Allah nous en préservent, leurs copains leur tirent dessus aussi.

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(1) Pour autant que je me souvienne des cours que j'ai suivis dans le temps où j'étais étudiant en sciences pénales et criminologie, et où je pratiquais un peu le pénal, les armes utilisées ne sont certainement pas celles des truands j'allais écrire « normaux ». Ou alors, je ne comprends plus rien à la guerre civile. Soyez tranquiles, je sais ce que je dis.

Commentaires

Vous n'aimez pas GRENOBLE et c'est votre droit !

Je suis né à GRENOBLE, j'y vis et j'y exerce notre profession depuis 38 ans.

J'aime ma ville mais je ne considère nullement que ses habitants sont supérieurs aux autres ou plus vertueux.

Je crois avoir amplement démontré mon ouverture aux autres et mon absence totale de sectarisme et vous pourrez toujours interroger votre Bâtonnier actuel à ce sujet.

J'aime votre ville et ses habitants.

Je respecte parfaitement votre point de vue même si nous n'avons pas forcément les mêmes lectures.

Vous parlez des arméniens de Romans, Valence ou GRENOBLE.

Plusieurs d'entre eux sont mes clients et je les apprécie.

Bien confraternellement.

Patrice J. GIROUD

ADDENDUM

Je me relis et je me dis que je suis finalement bien dur contre les seuls Grenoblois. Encore heureux que ma belle-mère ne me lise pas, elle est pure dauphinoise née à Grenoble (comme sa famille) et elle me dirait sans aucun doute que de son temps...Elle aurait raison.

Parce que le problème aujourd'hui est non seulement à Grenoble mais partout en France ailleurs. On a créé et laissé se créer des ilots qui sont devenus des brulots de peuples africains le plus souvent du nord, qui refusent de s'intégrer et que du coup on n'a pas intégrés.

Et alors, on a empilé les conneries.

Terrorisés intellectuellement à la simple idée qu'on puisse être considérés comme les cousins germains des nazis, on s'est dit « prétendre qu'untel n'est pas à sa place ici c'est comme quand on massacrait les Juifs ».

Sauf que ce raisonnement est imbécile, çà n'a rien à voir et que je sache. Dans l'Allemagne d'Hitler, ce sont les policiers qui flinguaient les Juifs, pas le contraire. Ces derniers auraient mieux faits de se battre: les Israéliens plus tard, l'ont eux parfaitement compris et ils ne prennent pas de gants pour aller s'occuper du sort physique des Palestiniens, de tous les Palestiniens, qu'ils soient musulmans ou chrétiens. Je n'ignore pas que le quartier arménien de Jérusalem va disparaitre bientôt. Allez en Israel, moi je connais. Ce racisme de sauvetage, de protection de soi, de survie, est admis là, pas ici en France. Je dis: "pas d'accord".

Et puis on a employé la méthode Coué, la même qu'on avait utilisée aux derniers temps que j'ai connus de l'Algérie française. La discrimination positive, "toi je ne touche pas quoi que tu fasses, parce que tu n'es pas comme tout les autres". Et je te donne des gages. On a ainsi ouvert la politique aux uns, chassé les autres.

On a permis à quelques illuminés islamistes de continuer 50 ans plus tard la guerre d'Algérie. Nous l'avons perdu une fois.

Je n'ai pas envie que mes enfants et petits enfants la perdent une seconde fois. Ca suffit.

Le résultat est là, lamentable.

D'autant plus lamentable qu'il existe certainement dans cette catégorie de populations inassimilées et certainement inassimilables une majorité de braves gens, paisibles, mais qui premièrement ne veulent toujours pas s'assimiler, et se disent deuxièmement qu'après tout...

J'attends par exemple toujours qu'on m'explique pourquoi on peut être légalement à la fois Algérien en Algérie et Français en France, être dispensé de tout service militaire en France et alors qu'on est aussi Français et alors parce qu'on est aussi Algérien, obligé d'aller servir sous les armes algériennes.

Moi qui suis pied noir, on n'a pas pris autant de délicatesse pour me virer en 1962 avec les honteux accords d'EVIAN (EVIAN, GRENOBLE, décidemment, les Alpes plaisent chez ces gens là).

Le plus ancien de mes ancêtres était là ALGER depuis 1832 : message à quelques sous entendus que je vois venir, il était Juif toscan s'appelait David HASDA, et sa mère était une Sarah COHEN.

Il était tailleur d'habits certes pour l'armée française. Il n'a jamais eu le moindre problème d'intégration. Meme et surtout alors qu'il était Toscan, sujet du Grand Duc, avec les douaniers français ses copains, dont il confectionnait sur place les uniformes, dans le pays, vivant paisblement avec eux.

Voilà aussi pourquoi Eric ZEMMOUR n'est pas mon copain par hasard.

Au moment où on risque sa peau simplement en étant Français, je vous dis que le respect que vous affichez de mon point de vue a quelque chose non seulement de dérsioire, mais meme de dangereux physiquement.

Je ne critique pas votre sectarisme, mais votre aveuglement qui touche à la betise.

Vous refusez de voir les choses en face.

Et vous avancez le fait que quelques Arméniens sont vos clients, ce qui ne change rien l'affaire. On s'en fout. Non, c'est meme odieux.

Vous comparez les Arméniens aux Arabes. Là, vous démontrez meme que vous etes d'une ignorance abyssale.

Moi qui habite dans un des deux quartiers arméniens de Marseille, et meme si c'est le plus chic, je puis vous assurer qu'on ne tire pas contre les policiers, et qu'on ne chasse pas les Français à la kalachnikov.

D'ailleurs, je ne discuterai plus avec vous. Tout confrère que vous etes, votre cas est désespéré. Seul Dieu ou Allah je ne sais pas dans leur immense bonté peuvent vous sauver. Ou un abonnement à MINUTE. Je vous conseille cette dernière solution.

Consternant !

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