Sep
12
SOCIETE : DE L’AN PROCHAIN JERUSALEM A L’AN PROCHAIN CONSTANTINOPLE

 

Toute ma jeunesse –jusqu’à 15 ans- a été bercée à Bab el oued par la déclaration permanente des Juifs séfarades de mes amis : « L’an prochain Jérusalem ».

Franchement, on en riait.

Et puis le monde a bougé.

Dans un premier temps, ça a été 1962, et pour quelques Juifs pieds noirs, l’installation en Israël. Mais, ça n’avait rien à voir, au contraire peut être, avec la portée du message : la reprise de la Ville sainte.

Je ne sais pas comment on appelle la Providence dans le Talmud. Elle a pourtant bien joué, puisqu’en 1967, le vœu dont on se moquait  est bel et bien devenu réalité : le général Dayan avait conquis la totalité de Jérusalem, ainsi réunie sous l’autorité d’Israël.

Et si désormais, le même cri de guerre ne devait pas être le nôtre : « L’an prochain, Constantinople ». Après tout, les Turcs n’occupent l’Anatolie que depuis la fin du XVème siècle seulement, une fois que Byzance est tombée. L’année même 1492, où prend fin en Espagne la reconquête et où commence la conquête de l’Amérique. Et si l’histoire n’avait pas découvert l’Amérique, les Espagnols auraient reconquis les territoires occupés par l’islam, jusqu’à Byzance, tombée aux mains des Turcs quelques mois à peine avant la tombée de Grenade aux mains d’Isabelle de Castille et de Ferdinand d‘Aragon.

Et puis, je me dis que finalement le traité de Sèvres en 1919 n'était jamais que le point de départ de cette reconquete. Certes, il a avorté en 1923 à Lausanne.

Seules les manes du professeur Paul de GEOUFFRE de la PRADELLE pourraient nous dire (1)

 

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(1) Qui m'enseigna jadis à Sciences po.

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