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SOCIETE : DEFENSE ET ELOGE DU COCHON

Voici ce qu’écrit le docteur Bernard DICK.

Dans son livre « Le licite et l’illicite en islam » (p. 45), al-Qardâwi (1) évacue en quelques lignes  le problème de l’interdiction du porc  au musulman: « La nature innée le considère comme malveillant et l’évite car son alimentation la plus appétissante est les détritus et les saletés. La médecine moderne a prouvé que sa consommation est néfaste sous tous les climats et surtout les climats chauds. Les expériences ont prouvé que sa viande est responsable du ver solitaire mortel et autres vers, et qui sait, peut-être, la science de demain nous découvre les secrets de cette interdiction plus que nos connaissance d’aujourd’hui. Le Grand Allah a dit la vérité car son Envoyé a dit « […] Il leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises […] (al-A’râf 7 :157). On trouve  même une doctoresse égyptienne qui est allée jusqu’à évoquer que « le porc en lui-même est une pestilence qui marche à quatre pattes car son sang contient toutes les maladies et tous les vers. De même, le porc contamine l’homme qui le consomme et lui transmet de mauvaises habitudes et des comportements non louables comme l’absence de jalousie envers sa femme et la femme envers son mari car le porc est le seul animal qui n’est pas jaloux et ça lui importe peu que sa femelle aille avec un autre mâle. Les porcs pratiquent l’échangisme. Ils pratiquent aussi le sexe en groupe ». En plus de ces inepties, elle décoche quelques piques aux Occidentaux, mangeurs de porcs : « Malheureusement, ces mauvais comportements se sont propagés dans les sociétés occidentales ». Elle n’oublie pas les juifs non plus : « L’aspect du porc est répugnant, personne ne supporte son aspect. Allah soit loué, Il a transformé, par deux fois, les fils d’Israël en singes « abjects » (2 :65 al-Baqara, la vache) et en porcs, et c’est une raison suffisante pour que les gens s’abstiennent de manger la viande de porc. D’ailleurs les juifs ne mangent pas non plus la viande de porc qui leur est, à eux aussi, interdite. Car ils se disent : « Comment pourrions-nous nous manger nous-mêmes ? ». Ainsi va l’enseignement dans les mosquées  et cela depuis des siècles. … L’interdit alimentaire relatif au porc dans l’islam et le judaïsme a des racines profondes dans l’histoire où les anciens ont figuré le dieu du mal sous la forme d’un porc sauvage dans sa lutte contre le dieu du bien. Cet interdit vient donc de loin. Mais le musulman devrait utiliser son sens critique, s’il lui en reste, afin de décider par lui-même son comportement social en général et alimentaire en particulier.

Les Occidentaux, ces « mangeurs de porcs », jouissent en fait d’une santé enviable pour beaucoup de pays islamiques. Ils possèdent un savoir scientifique très avancé sur les maladies transmissibles de l’animal à l’homme et ne trouvent aucune base scientifique sanitaire pour interdire le porc. Malgré cela, le monde islamique maintient cette interdiction. Dans l’islam, on ne se déjuge jamais, même devant les preuves (par exemple, l’islam du 21e siècle continue à croire que c’est le soleil qui tourne autour de la terre). L’évolution de la démographie dans les pays soumis à l’islam mériterait pourtant que l’on étudie la nécessité de revoir cette interdiction de la viande porcine en raison du coût plus faible de cet élevage, qui est sans risque sanitaire, surtout par rapport à celui de l’abattage rituel halal (bovin, ovin et caprin), générateur de beaucoup de contaminations bactériennes et parasitaires. Le porc a de nombreux atouts nutritionnels et s’intègre parfaitement à une alimentation équilibrée et diversifiée. Et somme toute, on devrait suivre l’adage chinois : « Les chinois mangent tout ce qui est dans le ciel sauf l’avion, tout ce qui est sur la terre sauf la table, tout ce qui est dans l’eau sauf le bateau ». Ne serait-ce pas la position la plus sage 

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