Dec
01
SOCIETE ET AVOCATS : LE TEMPS DU DOUTE

 

Il n’est de droit fondamental que le droit pénal, parce que privatif de liberté, quelle qu’elle soit.

Et au sommet de la pyramide sont les avocats du pénal.  Qui ont plus que d’autres en charge de pratiquer la chose suprême en la matière : le doute.

Oui, le doute, avec son inévitable corolaire qui est  la méfiance, l’ordinaire de l’avocat, quel qu’il soit d’ailleurs.

Doute  vis-à-vis du client, qui peut être ne dit pas tout, ou n’a peut-être finalement pas raison, doute vis-à-vis  de l’adversaire, même chose, mais aussi vis –à-vis du juge, qui peut être ne sera ni compétent, ni indépendant, ni impartial, et qui même en toute bonne foi pourra se tromper, d’où l’appel de sa décision, idem, la possibilité d’un pourvoi en cassation, idem un recours devant la cour européenne.

Longtemps, on a refusé l’appel des décisions des cours d’assises, parce qu’on considérait que le peuple souverain, membre du jury, ne pouvait pas se tromper. Puis on s’est ravisé, et un peut maintenant faire appel.

Et je ne parle pas du doute suprême qui est exprimé dans la question prioritaire de constitutionnalité : c’est tout de même la remise en cause de la loi censée exprimée du peuple souverain à travers ses représentants élus au suffrage universel direct.

Et je dis que la société actuelle vit depuis quelques mois et encore plus, un temps inouï de doute. Le Brexit, TRUMP, FILLON, en sont les expressions, sans compter que ceux-là, sans compter les autres, attendez ce n’est pas fini,  ont commencé de douter et vont continuer.

A suivre.

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