Nov
07
SOCIETE : L’ART A LA POUBELLE

 

BOLZANO, BOLZEN,  en allemand, c’est une sympathique petite ville,  à l’extrême nord de l’Italie, à la porte des Dolomites.  

On y est à moins de 30 km de l’Autriche,  et du Brenner.

Devenue italienne depuis à peine un siècle, à la fin de la première guerre mondiale, après la sévère défaite autrichienne de VITTORIO-VENETO.

C’est cependant resté une ville germanique : la suite de ce billet le démontrera.

Les hasards m’y ont conduit le 15 aout dernier.

Tombé sur la cathédrale à la sortie du parking,  je m’y suis trouvé à la grand-messe, et ai  découvert qu’elle était dite, costumée à l’autrichienne,  … en allemand.  Et pas en italien : je suis parti.

Dans la ville, il y a deux choses célèbres.

Le quartier mussolinien, que je recommande.

Je suis un mordu de l’architecture mussolienne, qui excellait dans la construction des bureaux de poste. Ils sont tous plus beaux les uns que les autres, le plus beau étant  selon moi celui de NAPLES. Je crois.

Et aussi le musée archéologique,  où est désormais le plus vieil homme jamais découvert, pas loin de là, dans un glacier alpin.

BOLZANO est également célèbre par  l’art contemporain. On y expose des œuvres d’avant-garde. Nous y sommes.

Il y a dans « MINUTE » de cette semaine la chronique de Julien JAUFFRET,  qui rapporte qu’ y  a été totalement détruite,  une exposition d’art contemporain. Elle  consistait en un sol recouvert  de confettis, bouteilles champagne vides posées à terre ou renversées, boule à facette comme tombée du plafond,

La direction du musée d’art,  où était cette grande œuvre,  ayant oublié d’aviser  le petit personnel, populaire par définition, et donc étranger à ces manifestations artistiques de niveau incomparable, une catastrophe est arrivée un beau matin.

A l’heure où les artistes dormaient encore, les femmes de ménage ont débarqué – sans doute de formation germanique, avec et y compris si elles étaient nord africaines  ou noires –dans la pièce de l’œuvre précitée, le lendemain du vernissage et en ont fait le nettoyage complet.

Impeccable, la pièce est restée nette.

A la vérité, ce genre d’histoire n’a rien de nouveau avec l’art contemporain. J’ai souvenir d’un truc pareil,  il y a quelques années au« Fine arts Museum  de BOSTON.

Là, l’œuvre d’art c’était une saignée comme pour installer une prise de courant, dans un mur, avec le stockage  des débris au pied de celui-ci.

Là aussi, le balai,  ignare et populaire,  a tout détruit,  en faisant le ménage.

Tout avait commencé avec l’art foutaise du célèbre Andy WARHOL, sauf que lui rigolait franchement  et avait un besoin urgent d’argent pour survivre, avec sa composition de cartons de boites de conserve de tomate,  et les boites avec,  d’une célèbre marque américaine connue dans le monde entier. Que je ne citerai pas. 

Non, c’est vrai quoi, je ne vais pas leur faire de la publicité.

A la rigueur, s’ils m’envoyaient des dossiers.

Revenons  à WARHOL et à ses cartons empilés,  à je ne me souviens plus de  quel étage du musée de PITTSBURG, merci l’ascenseur, au bout de la Turnpike,  au  fin fond de la Pennsylvanie,  sur la belle rivière  Ohio.

Remarquez qu’ils ont eu la délicatesse de transformer un entrepôt en un  musée, d’où de larges facilités de stationnement pour les véhicules des touristes dont j’étais.

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