Oct
29
SOCIETE : LA REVOLTE POLITIQUE DES MASSES

 

Ce billet s'appui sur  TOYNBEE, le célèbre historien britannique du siècle dernier, auteur du fameux « Déclin de l’Occident », lequel  analysait le mouvement général de l’histoire toujours  en trois temps : la position des problèmes, leurs solutions, et les problèmes qui subsistent une fois lesdites solutions appliquées. Et alors, le cycle reprend, la position, etc.

C’est bien le cas,  avec toute révolte ou protestation populaire, quelque en ait été le temps. La Révolution française n’a pas résolu tous les problèmes, et en a posé d’autres. Et ainsi de suite, tiens par exemple apparus en France après  mai 1968.

Les temps actuels voient l’apparition de ce que « Le Monde » met dans la bouche de Vladimir POUTINE, dont la formation intellectuelle est marxiste,  et surtout léniniste, il a tout de même été colonel du K.G.B.  Analysant ce qui se passe en Occident, on parle de  révolte des masses.

Ceci s’appelle le populisme.

Qui est avant tout une réaction légitime contre les systèmes organisés en place, quels qu’ils soient, confisqués par l’intelligentsia du moment, et fermant toute avancée. Le fascisme italien, puis le nazisme allemand, ont procédé de ce schéma, qui pour eux, au départ et même en cours de route, est avant tout socialisme. Le fascisme, c’est bel et bien du socialisme.

Plus tard, nous avons vécu en direct en Espagne, et vu pour ceux qui y voyagent de temps à autre comme moi,  les protestataires dans leurs tentes de camping, qui sont devenus une structure politique appelée PODEMOS qui fait presque jeu égal avec le parti socialiste espagnol, structuré à l’ancienne, et tend désormais à le supplanter. Tandis que plus à droite, voici que d’autres se retrouvent à l’identique dans CIUDADANOS qui prend dans l’électorat de droite, dont une partie est d’ailleurs issue des anciens du Franquisme.

En France, me direz-vous ? Apparemment rien de tel, vraiment. Le populisme français n’est surtout pas du socialiste, il procède du poujadisme, réactivé un temps par du Gérard NICOUD, et  apparemment c’est jusqu’ici une adhésion à toute autre chose, plutôt qu’un mouvement d’expression de base.

Encore que le phénomène a changé, voyez la montée locale des amis de Robert MENARD. Et aussi ce qu’on nous dit des vagues internes dans le Front national

L’histoire n’est pas terminée. Mais l’expression révolte des masses est bonne.

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