Aug
28
SOCIETE : LE DROIT A L'ENVERS

      

On connaissait déjà le droit souple, suivant la formule du Conseil d’Etat, qui en a même fait le sujet d’une grosse  étude       annuelle en 2013 parue,  pour les plus savants de mes lecteurs, à La documentation française.

Le  Conseil d’Etat – compte tenu de sa composition purement politique de chaque moment – peut penser ce qu’il veut.

Il dit lui-même que le développement du droit souple est souvent regardé comme un symptôme de la dégradation de la norme,  et ce  faisant de l‘affaiblissement de l’Etat.

Il déclare ne pas partager ce point de vue, car le droit souple, au contraire, c’est le Conseil d’Etat qui l’écrit, peut contribuer au renouvellement de l’Etat par un élargissement de la gamme des moyens d’action des pouvoirs publics.

Bref, le droit souple, le droit mou, c’est une façon d’arriver au droit tout court.

On pense évidemment alors  à Joseph Staline, qui expliquait que le communisme c’était la liberté, et que la privation de la liberté était destinée à renforcer le communisme jusqu’à ce que lui  devenu tout puissant, la liberté réapparaisse automatiquement. Il ajoutait que ceux qui ne comprenaient pas cette contradiction étaient des morts au marxisme.

Le recteur Michel Henri FABRE qui nous enseignait jadis le droit constitutionnel et ces notions, ajoutait que dans la bouche de Staline, ce n'était pas une image.

Ça a marché un temps, ça a fait 80.000.000 de victimes, et quelques désordres.

Ce droit souple, mou, est bien celui qu’on nous sert désormais avec l’affaire du burkini.

On est tout d’abord abasourdis de constater que les bonnes âmes des associations de défense de la femme se taisent.  Y compris au sein de mon barreau. Qui va bientôt avoir une bâtonnière. Dis, Geneviève, tu as peur ?

Donc on meurt de trouille. Mais où sont passé les "femen" qui troublaient le discours de Marine LE PEN à la fête de Jeanne d’Arc. 

On les imagine désormais enfermées par la force à l’islam le plus rigoureux, aux ordres de leurs hommes, et avec le brillant statut personnel des femmes d’Algérie, les moukères, fantastique recul par rapport au Code civil.

J’aurai 69 ans dans quelques jours.  Je suis pied noir.

Les 15 premières années de ma vie ont été pourries par les Arabes en Algérie et spécialement ce combat  des Français imbéciles pour donner un statut honorable à la femme arabe. Plus de voile, plus de haik. C’était même le thème de la révolution algérienne.

On voit  aujourd’hui  un fantastique recul,  dans la terreur au surplus, qui a franchi la Méditerranée et qui emmerde les dernières années de ma vie, et celles de mes descendants, à suivre.

Il y en a assez oui assez.

Assez aussi de ces mensonges, de cette démagogie, de ces ministères la con des droits des femmes, qui ne servent à rien, sauf à faire appliquer une politique exactement contraire aux principes annoncés.

Et dire que le seul travail de ce ministère de merde a été finalement de pondre l’ordonnance de juin 2015,  qui oblige aux binômes sexuels dans les élections professionnelles. On a alors l’impression pardon la certitude de ce que le pays officiel est totalement aveuglé, le trouillomètre  à zéro.

Oubliant une seule chose, une seule. Face à l’islam, il faut toujours, absolument toujours,  montrer la force, rien que la force.

Une Arménienne du pays m’a rapporté ces temps ci ce dicton des chrétiens libanais :

"Chez toi, tu peux inviter à déjeuner un musulman, jamais à diner et encore moins à coucher."

Rien n’est plus vrai.

Et il va me falloir compléter la petite vignette sous ce billet, par  un burkini géant et bien couvrant à côté de la mini culotte pendue sur le fil d’étendage. Ce sera d’actualité.

Les Françaises et les Français le veulent ainsi. Parce qu’avant tout, ils ont peur. Alors, tout est fichu.

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Commentaires

Nom: 
JB DAGRON

As usual.

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