Mar
08
SOCIETE : L'ENFANT TURBULENT

 

 

Il y a longtemps que je me suis promis de  citer mon compatriote Albert CAMUS,  dans le plus beau livre jamais écrit, non seulement parmi les siens,  mais peut-être de  tous, en raison de la masse émotionnelle inouïe qu’il comporte.

En tout cas au moins pour moi.

Pierre y est son ami.

Il s’y prénomme Jacques,  dans ce livre admirable,  inachevé  au moment de sa mort dans la Facel Vega de Michel GALLIMARD, et publié tant d’années plus tard.

Lui,  Jacques (Albert) était au Lycée Bugeaud, moi Bernard,  au Lycée Guillemin, tout à côté.

Mais je n’avais pas la même forme de turbulence,  du moins pas avec ses conséquences.

Du coup, c’est lui qui l’a eu le NOBEL, et moi je n’aurai rien du tout. Bien fait pour moi.

Dans ce passage (p. 217), Albert CAMUS (Jacques) se donne un ami de lycée, Pierre.

Alors maintenant je cite :

« « Le jeudi et le dimanche seulement, Jacques et Pierre retrouvaient leur univers (exception faite pour certains jeudis était en colle, c’est-à-dire en retenue et devait (comme l’indiquait un billet de la surveillance générale que Jacques faisait signer à sa mère après le lui avoir résumé par le mot punition) passer deux heures, de 8 à 10 H (et parfois quatre dans les cas graves), au lycée, effectuant dans une salle particulière au milieu d’autres coupables, sous la surveillance d’un répétiteur généralement furieux d’être mobilisé ce jour là, un pensum particulièrement stérile. Pierre, en huit ans de lycée, ne connut jamais la retenue. Mais Jacques, trop remuant, trop vaniteux aussi, et il faisait donc l’imbécile pour le plaisir de paraitre, collectionnait les retenues. Il avait beau expliquer à la grand-mère que les punitions concernaient la conduite, elle ne pouvait faire la distinction entre la stupidité et la mauvaise conduite. Pour elle, un bon élève étant forcément vertueux et sage ; de même, la vertu conduisait tout droit à la science. C’est ainsi que les punitions du jeudi s’aggravaient, les premières années du moins, des corrections du mercredi. » »

Explication de texte, ni la mère, ni la grand-mère maternelle d’Albert CAMUS ne savaient lire. Ni même le catalan ou le castillan

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