Nov
05
SOCIETE : SARKOZY RACISTE ???

Attention SARKOZY, attention, tu (on est confrères) va faire l'objet de poursuites.

Koa, se moquer de la "Jungle de Calais" en sous entendant que nous y étions en Afrique ? Pas n'importe quelle Afrique. Moi qui suis né en Afrique, certes du nord, je ne suis pas concerné. Non, on a parlé ici de la jungle africaine d'ailleurs avec des animaux sauvages, et meme des sauvages. De couleur.

Aie, SARKOZY raciste ?  Ah, la peur des mots ...

 

 

Mots-clés: 

Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN

Madame Christine BOUTIN pour avoir déclaré en avril 2014 comme ci-après: « L'homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n'est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné. », fut condamnée le 18 décembre 2015, pour provocation publique à la haine ou à la violence envers les homosexuels, à une amende de 5000€ ainsi qu'à une somme de 2000€ de dommages et intérêts à chacune des deux associations Mousse et Le Refuge, parties civiles.

 

Madame Christine BOUTIN qui avait relevé appel de cette sentence, vit le 02 novembre dernier sa condamnation confirmée par la 7ème chambre correctionnelle de la Cour d'appel de Paris, accueillant l'action d'une troisième partie civile, Association INTER-LGBT, déclarée irrecevable en première instance. Ladite Association se vit magistralement octroyer la somme de 2000€ de dommages et intérêts.

 

Madame Christine BOUTIN, bonne chrétienne, fonde son jugement critique de l'homosexualité sur la directive que Je Suis (1) donnait à Moïse à l'attention de son peuple élu en les termes suivants : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination » (2).

 

Ce que les religions nous disent sur le sexe ou sur toute autre matière, ne présente d'intérêt que pour la connaissance des histoires que raconte l'humanité. Adoptant une telle attitude d'esprit, vous êtes sûr de ne pas mourir idiot.

 

Madame Christine BOUTIN avait critiqué l'homosexualité dite abomination, non proclamé les homosexuels sont une abomination. Dire par exemple, le christianisme est une saloperie, n'est point dire les chrétiens sont des salopards . Dans le premier cas la religion est mal traitée, dans le second ce sont les pratiquants de ladite religion qui le sont.

 

Dans la première hypothèse, il n'y a aucun délit, dans la seconde c'est une incitation à la haine contre une communauté religieuse en raison de la foi de ses membres.

 

C'est à se demander parfois, s'il ne faudrait pas faire rentrer dans le crâne de beaucoup de gens dans ce pays, que nulle opinion émise n'a l'indicible obligation de satisfaire au confort acoustique, visuel, religieux, philosophique, politique, de tel ou tel groupe social ou d'un quidam atrabilaire.

 

L'homosexuel crie à l'homophobie contre toute critique de l'homosexualité, comme le mahométan hurle à l'islamophobie au sujet d'une critique de sa religion.

 

Le juge pénal a de plus en plus tendance à méconnaître la maxime «  Poenalia restringenda sunt » (3). Ce qui est équipollent à condamner sans texte comme en droit disciplinaire.

 

Comme pour la Section spéciale des avocats (4), cette sentence de la cour d'appel est une décision de jure deontologico (5). C'est à dire une espèce du genre jus tortum (6).

 

De lege ferenda (7), il faut supprimer le terme « incitation ». Ce n'est pas l'incitation à la violence qu'il faut poursuivre, mais la violence elle-même. Ce n'est pas non plus l'incitation à la haine, mais l'expression de la haine qu'il faut poursuivre.

 

 

Par ce mot incitation inscrit dans loi pénale on confère au juge le pouvoir de condamner une personne non sur ce qu'elle a dit expressis verbis. En effet le magistrat juge et condamne sur des propos qu'il estime voulus prononcés par le prévenu, quoique hypothétiques ils ne fussent pas sortis de la gorge du querellé.

 

Pour le cas de Madame BOUTIN , le juge au prononcé des mots « L'homosexualité est une abomination », a entendu « les homosexuels sont une abomination », puis a tenu ces derniers propos comme effectivement proférés par la prévenue qu'il condamne sans autre forme de procès, du chef d' incitation à la haine ou à la violence contre les homosexuels.

 

En démocratie la liberté d'opinion est absolue. Les restrictions à la liberté d'opinion sont l'injure , l'insulte et le commandement à commettre des crimes et délits.

 

Et conformément à la maxime « Exceptio interpretationis strictissimae est », ces lois pénales dérogeant au principe de la liberté d'expression doivent être interprétées restrictivement, non de façon extensive comme le font sans vergogne les juges.

Nos libertés se réduisent en peau de chagrin.

 

En vertu de cette jurisprudence BOUTIN, des associations anti-racistes peuvent en effet se mettre en ordre de marche serré, aux fins de poursuivre Nicolas SARKOZY pour incitation publique  à la haine ou à la violence contre les Africains, du fait d' avoir au sujet de Calais, parlé de jungle africaine.

 

 

 

 

*De l'abomination à la jungle .

 

  1. Traduction littérale de Yahvé, le dieu des juifs, qui s'il faut en croire les sectateurs du Nazaréen, est aussi le dieu des chrétiens, pour avoir élu temporairement domicile en la personne du fils de Marie. Alors il a changé de peuple ! L'Histoire hoquette. Les hommes s'entretuent pour ce qui n'est en dernière analyse que l'affaire des dieux.

 

  1. Wayyiqra traduction : Lévitique au chapitre XVIII verset 22.

  2. Les lois pénales sont d'interprétation restrictive.

  3. Allusion au conseil régional de discipline des avocats, dont le fonctionnement et le tractatus hypothético-déductif dérogent à tous les principes directeurs du droit processuel pénal.

  4. Jus deontologicum le droit deontologique. Le mot « deontoligicus » est un néologisme latin de notre création pour bien qualifier les variantes du droit, à l'instar des jurisconsultes romains, dont nous sommes les héritiers à la fois par la pratique et la culture.

  5. Le droit tordu.

  6. Dans la loi à faire.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA