bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 27/12/09
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Comme j'aimerais me tromper, mais alors il va en falloir des preuves, écrites ou non, l'acte d'avocat est une couillonnade.

Enfin, c'est quoi ce machin, qui prétend dans la famille des actes écrits, être quelque chose entre ceux qui sont libres, les actes sous seing privé et ceux qui ne le sont pas, ceux authentiques, officiels, absolus, j'en passe et d'autres, et qui eux peuvent avoir la formule exécutoire.

L'acte d'avocat, c'est un truc pour amuser la galerie des lots de consolation donnés aux avocats crédules.

Car avec votre acte d'avocat, vous ne pourrez pas travailler dans le seul secteur qui compte et rapporte du fric : la mutation immobilière. Quand elle va bien, et aussi quand comme maintenant elle va mal. Parce qu'il y aura toujours des vendeurs et des acheteurs et que l'intermédiaire OBLIGATOIRE, vous pourrez faire tous les discours que vous voudrez, et vous remuer les popotins en toutes les danses des canards de la terre, l'intermédiaire OBLIGATOIRE c'est le NOTAIRE. Parce que lui seul fait les actes qu'on peut publier.

Une couillonnade est un acte de couillons, dit Paul ROBERT dans son dictionnaire.

Le pire de l'affaire, c'est qu'il existe une catégorie d'avocats, celle à laquelle j'appartiens, des praticiens des procédures d'exécution, traduction en français : spécialistes des réalisations forcées de biens immobiliers. Nous autres, on n'a pas besoin des notaires pour faire également des mutations, sur un plan d'égalité avec les notaires, préparer nos assignations, nos actes de saisie, nos requêtes aux juges commissaires, nos publications, nos cahiers des charges qu'on appelle maintenant cahiers des conditions ce qui est la même chose-. On fait exactement mais au contentieux seulement le centième et sans doute moins en quantité de ce que font les notaires amiablement. En France, on ne le sait pas. Le C.N.B. ne veut pas le savoir. Personne n'y a lu le rapport du Z.E.R.P. (voir son texte français ci-dessous) sauf Michel BENICHOU, son ancien président, mais pour l'assortir de plein de réserves inexactes. BENICHOU a du faire ce qu'on lui demandait de faire. C'est dommage pour lui.

BREF, la vérité est celle-ci. L'omni puissance des notaires est telle que vous aurez beau gesticuler dans tous les sens, ce n'est pas demain matin que les anciens conseils juridiques devenus avocats réaliseront leur légitime obsession de prendre une partie de leur gâteau.

Un confrère tunisois (oui de Tunis), un peu au fait des choses de France, mais c'est normal, la Tunisie est amie, à qui j'expliquais à table, la semaine dernière nos projets d'informatique et de (pénible) suppression des avoués, s'est inquiété à la fin du repas. Il m'a parlé de nos notaires. Il a eu le dernier mot lorsqu'il m'a dit, affolé, « si vous projetiez de les indemniser le jour où vous pourriez les supprimer, alors la France serait ruinée, tant il faudrait payer leurs avantages inouïs. »

Par bernard.kuchukian le 26/12/09
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Vous souvenez-vous, voici trois ans encore, guère plus, de tous les docteurs, notaires, économistes, savants journalistes et hommes politiques, tous soucieux qu'on s'en mette plein les poches avec l'explosion de la bulle immobilière, qui voulaient bien accepter d'imaginer ce que disaient quelques Cassandre, prudents et terrorisés, savoir qu'on ne pourrait pas monter jusqu'au ciel.

Les Cassandre étaient très inquiets. Les autres affirmaient péremptoirement et avec dédain condescendant que et que certes tout cela atterrirait plus tard, mais « en douceur ».

« En douceur », ça a commencé avec la faillite de la BANQUE LEHMAN BROTHER. On a vu la suite. Drôle de douceur.

Et malheureusement, ce n'est pas terminé. Malgré ceux qui vous expliquent qu'on n'a pas reculé, mais qu'on a avancé en arrière. Ce qui est différent. Et surtout, qu'il ne faut rien changer. On ne touche pas aux dépenses publiques, aux cadeaux sociaux, on continue à faire comme si on était riche.

Pourquoi n'y a-t-il jamais personne pour retourner des reproches aux crétins distingués qu'on a toujours tendance à écouter, même quand on a la preuve qu'ils ont menti, parce qu'ils vous racontent finalement ce qui plait le plus à entendre à une immense majorité de gogos.

Par bernard.kuchukian le 26/12/09
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Oui, enfin, une partie de mes réclamations.

L'arreté paru au journal officiel ce jour dit comment on va communiquer en matière de mlinistère d'avoué non obligatoire devant les cours d'appel, autrement dit en matière sociale. Dès que les greffes voudront bien.

Merci père Noel.

Par bernard.kuchukian le 25/12/09
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Suite de la chronique précédente.

En ce temps là, déjà, les ripoux étaient écartés de la société. Plus durement qu'aujourd'hui, puisqu'on les envoyait aux galères et que ce n'était pas drole. Ces gens de robe importants qui avaient tout perdu, fonctions, argent et honneurs, étaient parait-il autorisés à sortir de l'arsenal le dimanche matin.

L'habitude avait donc été prise de tenir chacun ce qu'on appellerait aujourd'hui un stand, qui devait etre un banc ou une chaise, sur lequel ils vendaient tous les dimanches de faux actes à la demande. Les hypothèques existaient certes, mais le fichier immobilier n'avait pas la rigueur d'aujourd'hui, idem pour l'état civil né sous François 1er et "recadré" sous Louis XIV. Mais pour régler une succession, il pouvait toujours vous manquer un titre, une notoriété, un papier quoi.

Et bien, le marché de ce qui vous manquait avait lieu le dimanche par des notaires destitués et bagnards qui vous délivraient des actes d'une perfection formelle absolue, sceaux compris.

On dit meme qu'on venait de loin pour se les procurer (on parle de clients venus de Montpellier, Nimes et Lyon, c'est dire). Vous avez compris que dans la situation personnelle qui était la leur, ces malheureux anciens notaires ne risquaient plus rien , et ici gagnaient quelque argent.

Par bernard.kuchukian le 25/12/09
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Née Marie de Rabutin-Chantal , Madame de Sévigné, si célèbre par sa correspondance, était la mère de Françoise-Marguerite, épouse de Monsieur François de Grignan, lieutenant ;général pour le roi au gouvernement de Provence, sous Louis XIV.

Ce gendre avait double résidence à Aixen Provence et à Marseille, celle-ci étant le siège de l'arsenal des galères du monarque. On y envoyait là deux catégories de bagnards. Les protestants. Et les notaires radiés de partout dans le royaume, protestants ou pas. Ces notaires faisaient même du nombre. J'expliquerai dans une prochaine chronique leur activité de faussaires le dimanche sur l'actuel quai de Rive neuve.

A cette époque, Madame de Grignan est souvent à Marseille avec son mari, et sa mère lui écrit ceci depuis Paris le 13 mai 1671 :

Je crois que Marseille vous a paru beau. Vous m'en faites une peinture extraordinaire qui ne déplait pas. Cette nouveauté, à quoi rien ne ressemble, touche ma curiosité. Je serai fort aise de voir cette sorte d'enfer. Comment ! des hommes gémir jour et nuit sous la pesanteur de leurs chaines. Voilà ce qu'on ne voit point ici. On en parle assez. Elles font même quelquefois du bruit . Mais il n'y a rien d'effectif qu'à Marseille. J'ai cette image dans la tète.

Venue plus tard à Marseille, accueillie par son gendre, elle écrit le 25 janvier 1673 à sa fille, restée ailleurs, ceci :

Je demande pardon à Aix, mais Marseille est bien joli, et plus peuplé que Paris. Il y a cent mille âmes. De vous dire combien il y en a de belles, c'est ce que je n'ai pas le temps de conter. L'air en gros y est un peu scélérat (...)

Par bernard.kuchukian le 24/12/09
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JOYEUX NOEL A TOUS

Par bernard.kuchukian le 24/12/09
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Suivant Le Figaro en ligne ce jour.

Si tout cela est bien vrai, notre consoeur doit avoir toute notre sympathie, et ce doit etre l'occasion de rappeler que les moyens de pression physiques (comme ici), voire moraux par simple intimidation, sont non seulement inacceptables mais réprimés par le Code pénal en simple matière d'intimidation (art. 434-8) Cette dernière proposition est le plus souvent ignorée de la plupart des avocats. Et de certains magistrats ou greffiers qui ont trop vu de mauvais films de série Z à la télévision, et jouent aux justiciers.

Joyeux Noel Maitre SAINT ARROMAN-PETROFF.

Par bernard.kuchukian le 24/12/09
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Du R.P.V.A.e-barreau

J'ai ma clé, conquise presque gratuitement, mais à l'issue d'un combat de géants mené par trois ou quatre avocats, surtout pas ceux qui ont pris le train dans le wagon de tête en gare d'arrivée, suivez mon regard.

Mon ami le délégué de mon autre ami le bâtonnier me l'a remise hier, avec 48 heures d'avance sur Noel dans un bureau de l'ordre. Elle est bleue. Délicate attention de pur hasard. Le bleu, c'est la couleur de Marie. Un peu la mienne aussi, puisque comme tous les membres de la famille, j'ai Marie dans mes prénoms. Merci père Noel du R.P.V.A. e-barreau.

Mais on va maintenant passer aux choses sérieuses.

Dis-donc, père Noel, elle ne sert pas à grand-chose ta clé, pour le moment. AINSI :

Pourquoi la transmission des fichiers est-elle limitée à 4 Mo. ?

Pourquoi je n'accède qu'au seul Tribunal de grande instance ? Et encore partiellement ? Pourquoi je ne peux pas lui transmettre en numérique les assignations à l'enrôlement, et les conclusions que je prends ensuite ? Et pourquoi, du moins à Marseille, je ne peux pas communiquer par échange d'informations avec les juges ? Et pourquoi, je ne peux pas enrôler aussi les référés ? Et pourquoi les rôles des affaires ne sont-ils pas établis sous Excel. Oui parce sous Excel, je peux les replacer en ordre alphabétique, ce qui est nettement plus facile pour chercher une affaire que de retrouver un numéro et de faire aussi la queue derrière un agglutinement d'usagers à l'entrée de la salle d'audience, devant un panneau d'affichage rempli de feuilles sans ordre facile de consultation, et placées là avec du scotch par l'appariteur de service ?

Pourquoi, au lieu de m'emmerder à faire photocopier des centaines de feuilles de constats et de rapports, que personne ne lira jamais d'ailleurs, je ne peux pas les scanner et les transmettre au greffe des ventes dans les procédures d'adjudications, oui, parce que ça fait partie de mon travail.

Il doit y avoir aussi plein de pourquoi à l'usage des pénalistes et je n'en suis pas un. Sauf que pourquoi je suis obligé d'aller faire tamponner ma constitution de partie civile par intervention, chez le juge d'instruction, tant qu'il existe encore, celle que je peux faire sans trop de problèmes actuellement ?

Et pourquoi je ne peux pas avoir en ligne la copie du dossier pénal de citation directe ? Et pourquoi je ne peux pas aller en ligne sur le dossier de la chambre de l'instruction ? Et pourquoi, alors que je peux envoyer mon mémoire par télécopie, je ne peux pas le faire en électronique ?

Pourquoi je n'accède pas dans les mêmes conditions aux tribunaux d'instance, aux conseils de prudhommes ?

Et pourquoi idem aux greffes des tribunaux de commerce, alors que les mandataires le peuvent, eux ?

Et pourquoi je ne peux pas atteindre les cours d'appel en matière ou, merde, le ministère d'avoué est encore obligatoire pendant deux ans au moins ? Et pourquoi, en matière sans avoué, cet accès serait-il limité à l'envoi de déclarations d'appel que je faisais jusqu'alors par lettres recommandées ? Et pourquoi, seulement deux cours d'appel à titre expérimental ?

Et pourquoi, alors là je n'ai pas besoin de cette clé bleue, je peux accéder pourtant et librement aux tribunaux administratifs dans les instances qui concernent mon cabinet ?

Et pourquoi devant toutes les juridictions administratives du coin, première instance et appel, les confrères parisiens ont mieux encore pour tout transmettre en ligne, documents scannés et autres ? Et pourquoi l'expérience parisienne ne va-t-elle pas en province ?

Et pourquoi, CERISE SUR LE GATEAU, et pourquoi, alors qu'il existe l'art. 673 dans le Code de procédure civile, je ne peux pas échanger officiellement des conclusions et des pièces, avec l'avocat adverse, lorsqu'il est également connecté comme moi ? Et pourquoi tous ces efforts d'une poignée de confrères remarquables et, eux, intelligents, pour continuer cependant à engraisser les huissiers audienciers en collant des timbres sur les actes du palais ?

Et pourquoi, je ne pourrais pas accéder aux bureaux des hypothèques, alors que mes confères alsaciens et mosellans que je salue au passage accèdent désormais au fichier foncier local. Bravo à eux.

Dis-donc Père Noel, tout cela je te l'avais déjà dit il y a deux ans à Marseille lorsque l'ancien bâtonnier BOLLET nous avait présenté le R.P.V.A. qui avait déjà ces défauts. Je m'étais fais jeter et huer. Par une bande de crétins, exactement la même qui a applaudi ensuite au R.P.V.A. à la Marseillaise pour lequel j'ai oeuvré et qui attend maintenant tout de ceux qui espèrent qu'on (ah, on ...) leur trouve des solutions. En attendant, rien n'a changé ni évolué.

Les mêmes si bien pensants, si bien élevés, cocufiés par ce qui va se passer avec les avoués, lesquels vont maintenant seuls, avec la bénédiction des traitres du C.N.B j'ai écrit les traitres, mais qu'attendez vous pour me poursuivre en diffamation ?- vont prendre de l'avance sur nous dans la communication électronique aux cours d'appel, dont nous serons exclus pendant deux ans.

Dis-donc Père Noel du R.P.V.A. e-barreau, alors qu'il est désormais trop tard pour que tu me livres cette nuit les réponses à ces questions et dénonciations, tu ne serais pas un peu et même beaucoup léger et un grand tantinet couillon, comme on dit par ici ?

Par bernard.kuchukian le 24/12/09
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Ce qu'a écrit récemment un célèbre journaliste américain, Carlin ROMANO (1):

Le jour où la Turquie présentera ses excuses et versera des réparations pour le génocide arménien, que l'Arabie saoudite autorisera la construction d'églises et de synagogues, que le monde arabe pensera que les principes de la patrie s'appliquera aux Arabes de la Palestine, je vais trouver le temps de compatir avec la nature en général et les travailleurs musulmans de Suisse.

____________________________

(1) On lit beaucoup Wikipedia sur les blogs. Pour peu qu'on parle anglais, on y dit qui est ce journaliste, par ailleurs professeur de philosophie et de théorie des media à l'université de Pennsylvanie.

Par bernard.kuchukian le 24/12/09
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Dont on nous a tant vanté les mérites sociaux, socialistes, socialisants, bien pensants, égalitaires, justes, j'arrete.

Deux fleurons de son industrie sont morts.

La prétentieuse VOLVO qui avait refusé jadis d'etre absorbée par RENAULT (vu la suite, il a mieux fallu pour le capital français) laquelle VOLVO a été mangée par FORD.

Et FORD, qui pourtant parait saine financièrement, à peu près quoi, qui revend VOLVO à un ... Chinois.

Et SAAB, la géniale, réputée telle, élitiste, qu'avait achetée GENERAL MOTORS.

On ferme. SAAB personne n'en veut non plus.

Mais alors, là, personne. Sauf quelques machines peut etre.

Un mot sur SAAB, dont on vantait la qualité, j'en passe et des meilleures. J'avais dans le temps été pris par toute cette publicité trompeuse. Donc je suis saabiste. Quels emmerdements mécaniques j'ai bien pu avoir, que jamais je n'ai eus chez les françaises, et spécialement chez PEUGEOT. Alors ma vieille SAAB roupille au fond du jardin, et je roule PEUGEOT.

Tout cela non pour parler auto, tout le monde s'en fout de ma bagnole. Ce qui est grave c'est toutes les salades dont on nous a abreuvé jusqu'ici, alors que maintenant, nous sommes à l'heure des comptes finaux.

Et c'est très cher. Puisque les prélèvements obligatoires français ont passé les suédois, je crois.

Et qu'on ne me parle surtout pas d'IKEA. Pas fous les propriétaires d'IKEA. Leur affaire n'a que le nom et le concept de suédois. Le siège et la finance sont en Suisse.

Réveillons nous, et voyons le monde tel qu'il est, avec une seule vérité.

La richesse vient du travail et de l'intelligence.

Lisez SAINT SIMON (le comte, le saint-simonien quoi, pas le duc, son grand oncle , celui qui avait l'oeil en trou de serrure à Versailles).