bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 24/01/10
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De nombreux confrères découvrent et mettent justement en ligne l'arrêt du Conseil d'Etat du 23 décembre 2009, rappelant le formalisme obligatoire de la délégation de service public.

Ceux qui ont vécu en direct comme moi qui y intervenais, et les autres qui ont suivi, récemment au Tribunal correctionnel de MARSEILLE l'affaire dite des ARMATEURS COTIERS, autrement dit des vedettes du Vieux port et du château d'If, devraient tous se rappeler que les règles administratives et financières ont été en effet heureusement changé. Et que le rigorisme qui doit être de mise en matière financière l'a emporté.

Simplement, l'arrêt précité va loin en laissant au juge des référés administratifs, dont la décision est sans appel, et ouvre seulement le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat, un pouvoir d'appréciation immense. Et il l'approuve.

Evidemment, nous pensons tous au R.P.V.A.

Et nous nous disons que le CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX, qui a traité en toute discrétion avec NAVISTA, et conserve le secret, a peut être fait la gaffe qu'il ne fallait pas faire. Les commentaires techniques sont rares, et c'est bien regrettable.

Moi qu'il ne suis pas publiciste, par désintérêt dépité, le jour où ces scélérats m'ont refusé l'accès à l'ECOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION, je dis ceci :

1°. Le C.N.B. est une personne morale. Pas de droit privé, ce n'est ni une association, ni une société. C'est donc une personne morale de droit public, comme un ordre professionnel (et non pas un syndicat professionnel) parce qu'il est obligatoire et même financièrement obligatoire. Je rappelle qu'il édicte aussi des règles normatives qui deviennent obligatoires et sont la loi.

2°. Si le C.N.B. a traité comme délégataire pour la profession avec l'Etat pour l'informatique judiciaire, et reçoit meme de lui une subvention, ce n'est pas lui qui a traité avec NAVISTA, qui aurait du être son sous-délégataire. Le C.N.B. délégataire a fait appel à un sous délégataire de premier rang, l'association C.N.B.-COM, parce ce qu'elle n'est pas elle une personne morale de droit public, laquelle a traité ensuite avec un sous-délégataire de deuxième rang, NAVISTA, qui est ... rien du tout. C'est indiscutablement une fraude à la loi du 29 janvier 1993.

3°. Mais qui peut le juger ? Le juge, c'est le juge des référés administratifs. Quels sont les délais ? Je ne sais pas, mais compte tenu de ce que « l'infraction » est continue, je ne suis pas bien inquiet.

4°. Et qui peut le faire juger ? Voilà la vraie question. Un autre technicien de l'informatique qui n'a pas eu la possibilité du marché, ou celui à qui on prétend imposer cette sous délégation de 2ème rang avec NAVISTA. Dans ce dernier cas, ce serait chaque ordre et /ou chaque avocat.

Voici le point de mes réflexions.

Je lance ici un appel à l'aide de nos confrères publicistes, même si la question ne les passionne pas.

C'est que plus malins que nous, ils ont les moyens intelligents et pas chers de communiquer avec les juridictions administratives, à coté desquels le R.P.V.A. c'est le Haut Moyen âge.

Par bernard.kuchukian le 24/01/10
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Les conseils de l'ordre n'ont plus beaucoup de pouvoirs.

En à peine vingt ans, ils ont perdu le pouvoir juridictionnel direct, ce qui est d'ailleurs une chose excellente, mais ils choisissent les « juges » régionaux, c'est vrai aussi.

Ils n'ont plus le pouvoir législatif de la profession, qu'ils ont délégué au CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX, et je crois bien qu'ils s'en mordent les doigts.

Il ne leur reste donc plus que le pouvoir exécutif, enfin ce qui en existait auparavant, et que leur laissait le bâtonnier, dont les pouvoirs ont également fondu comme neige au soleil. J'ai pu écrire qu'avec la création du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX, et l'organisation nationale de la profession, le président François MITTERAND avait fait ce que ni NAPOLEON 1er, ni plus tard dans d'autres conditions, Philippe PETAIN, n'étaient jamais parvenus à réaliser : à défaut d'un ordre national, une espèce d'ordre national.

Vous savez comme la publicité jadis du CANADA DRY. Ressemble à de l'alcool, mais n'en n'est pas.

Mais les résistances s'organisent à la base, et, on le voit bien avec l'affaire du R.P.V.A., et de e-barreau, plus généralement celle de l'informatique, les réticences existent, et on peut même désormais écrire que la résistance de la base, je veux dire des barreaux, non pas s'organise, mais est désormais organisée.

C'est bien le sens de la bataille actuelle du barreau de MARSEILLE, contre le système NAVISTA tel qu'il a été conçu, et pour une informatique moins chère et surtout plus intense dans son contenu. Et nationalement, ça a commencé de déraper, puisqu'après la désignation de MARSEILLE comme barreau-pilote du changement, le prix de la location du boitier NAVISTA si décrié vient d'être réduit de 55 %. Contre réaction, maintenant que ce prix a été baissé, on essaie de remettre en question le pilotage.

Du coup, d'autres avocats en France, et aussi quelques barreaux, commencent enfin à s'interroger voire à s'insurger. Le contentieux n'est pas terminé.

Alors que les instances de l'UNION EUROPEENNE n'ont apparemment pas encore vu la question, nationalement, il faut chercher à la lanterne les contre-pouvoirs.

On en voit deux cependant, la CONFERENCE DES BATONNIERS, organisme plutôt politique, et l'UNION NATIONALE DES CAISSES D'AVOCATS, organisme plutôt technique.

Celle-là, on l'avait peut être un peu trop vite oubliée, et c'est bien dommage, car s'il est un thème, seul sujet tous les avocats s'accordent, c'est bien celui de leurs caisses de règlements. Leur discrétion et leur sérieux sont le gage de leur qualité, et nationalement, l'U.N.C.A. est une machine financière et aussi technologique de premier ordre. Car, surtout par les temps qui courent à taux d'intérêt à un chiffre, la rigueur, et ici elle passe aussi par l'informatique, est de mise dans les caisses, dont le plan comptable est unique partout en France.

On sait que l'U.N.C.A. est désormais invitée dans le débat informatique national. Et qu'elle y est entrée par la grande porte technique.

Présidée par notre confrère VATTIER, ancien bâtonnier de PARIS, on peut imaginer, mauvais jeu de mots, qu'après avoir compté les couts, elle ne va pas se contenter de compter les coups.

Il faudrait au contraire qu'elle siffle la fin de la bagarre, et décide de prendre en main l'affaire, c'est-à-dire le choix et la gestion de l'informatique de gestion des rapports professionnels et avec les juridictions pour tous les avocats, elle qui gère bien les fonds des comptes clients, avec une expérience et un succès indiscutables.

On arrive désormais à une trilogie, C.N.B., CONFERENCE DES BATONNIERS, U.N.C.A., même si sur le papier la C.N.B. a un avantage d'avance. Mais elle n'a heureusement pas de trésor de guerre.

Et là, l'U.N.C.A. peut prier les incompétents d'aller ailleurs faire les beaux, et prendre la main à leur place.

C'est exactement ce qu'on attend d'elle.

Par bernard.kuchukian le 23/01/10
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A la vérité, j'ai bien peur que, précédés par la réputation généralement peu flatteuse, sinon de rigolos, qui est malheureusement, celle de MARSEILLE et de ses habitants, les efforts professionnels exceptionnels de courage et qualité que nous avons faits jusqu'ici au barreau, spécialement en matière d'informatique soient mal accueillis par d'autres barreaux, censés plus distingués. Les cons.

« Comment, être avec ces gens là, vous n'y pensez pas ? Nous suivront les strictes indications du Conseil naationaal des baarreaux, lui qui respecte la loi, puisque c'est lui qui l'édicte ».

Chose que ne faisons nous métèques variés en tout genre que nous sommes dans cette ville, dont on dit, en riant, que c'est la première ville algérienne entre PARIS et ALGER.

On dirait que nos détracteurs sont les descendants de ceux qui suivaient le gâteux maréchal Pétain en 1940, dans sa légalité, contre le scélérat général de Gaulle, lui dans sa légitimité.

Ils oublient tous que, par un pied de nez révélateur de l'histoire de France, notre hymne national à tous est « La Marseillaise », parce que ce sont les fédérés de MARSEILLE, participants à l'insurrection des Tuileries de 10 aout 1792 qui l'ont pratiquement chanté les premiers.

L'hebdomadaire « Minute » (je délire, je cite n'importe quoi aux yeux de ces détracteurs) rapporte un discours de Philippe Séguin, le 5 mai 1992 à l'assemblée nationale.

Correct, Séguin. Tout le monde est d'accord. Je me suis rattrapé.

Figurez vous que ce défunt grand serviteur de l'Etat, qui fut avant moi élève de sciences po à Aix-en-Provence, parlait alors du sentiment national français. On dirait aujourd'hui de l'identité nationale.

Il parait, selon lui que c'est en 1585, qu'on a crié pour la première fois à MARSEILLE, alors rattachée à la couronne de France depuis exactement 104 ans, « vive la République », synonyme de « l'Etat » donc pour le roi, et contre la Ligue qui pactisait à PARIS avec les Espagnols pour faire tomber HENRI III.

Vous savez ce monarque qui vécut en femme et gouverna en homme.

Les Marseillais de ce temps étaient traités en France avec considération, puisque le père de cet HENRI III, soit HENRI II, était même venu se marier à MARSEILLE en 1533 avec Catherine de MEDICIS, venue elle deFLORENCE, le mariage béni par le pape CLEMENT VII en personne, venu lui de ROME.

Pour ceux qui connaissent la ville, le mariage a été célébré à quelques dizaines du quai de Rive neuve sur le Vieux-port, où est aujourd'hui la rue neuve Sainte... Catherine. Qui avait été ouverte pour la noce.

Par bernard.kuchukian le 23/01/10
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Il y a quelques années que les grands barreaux ont vu fleurir chez eux les « commissions ouvertes ». Ce qui veut donc dire que les anciennes étaient fermées.

Personne n'a pris la peine de définir.

Il devait bien exister une différence. J'ai eu du mal à essayer ou croire de comprendre, ce qui est un comble, moi qui suis l'avocat d'un des tous premiers marchands au détail de menuiseries, portes et fenêtres de France, et qui devrais donc imaginer que tout est comme une porte, ouvert ou fermé.

Voilà donc ce que je comprends de cette histoire.

Une « commission fermée », ancien modèle, c'est une commission dans laquelle le bâtonnier appelle des confrères de « haut de gamme », pointus sur un sujet, techniciens comme il faut, connaissant si bien la matière qu'ils n'ont surtout pas besoin de suivre les sessions de formation professionnelle continue. Les maitres, les fortiches quoi. Tout le monde est censé y être égal en haute compétence.

Ainsi, à la commission des adjudications du barreau de Marseille, nous sommes quelques uns censés connaitre parfaitement la matière au point de donner notre avis, nécessairement éclairé, à l'ordre qui s'en remet à nous. Je sais qu'il existe aussi une commission des assurances, qui maitrise parfaitement la matière des contrats, des déclarations de sinistres, des astuces éventuelles pour éviter que les primes s'envolent, les prescriptions, etc. Idem, avis nécessairement éclairé à l'ordre, qui s'en remet à elle. Etc.

Une « commission ouverte », nouveau modèle, est elle composée d'avocats de tous modèles, pas nécessairement déjà connaisseurs de la matière, qui s'y inscrivent et qui y viennent quand il leur tombe un oeil.

En fait, ils ont été intéressés par la matière un jour j, matière à laquelle ils ne connaissent pas grand-chose ou pour laquelle ils manifestent un intérêt de passage ou de nécessité. Ils viennent là non pas en avocats égaux aux autres (comme c'est le cas de la commission fermée), mais le plus souvent pour apprendre ou se perfectionner.

Je n'ai rien contre, bien au contraire, pour autant que les choses soient bien claires.

Car, alors, ces commissions ouvertes fonctionnent comme les travaux pratiques à la Faculté, et alors la présence des confrères, et on l'espère le suivi des travaux, correspond à de la formation professionnelle continue, intelligente pour autant que des programmes précis soient établis. Sinon, c'est du bla-bla.

Comme rien n'est simple, on peut même imaginer dans chaque ordre une commission fermée d'informatique, avec les grosses tètes, et des commissions ouvertes d'informatique, également, animées par des membres de la commission fermée, mais pour aider les confrères à avancer.

Car, et j'en termine par l'essentiel, au point où on en est actuellement, la seule utilité de la formation professionnelle continu, e qu'on va appeler F.P.C. pour faire simple, ne serait-il pas uniquement qu'en matière d'informatique ?

C'est en effet là et là seulement que les confrères ne sont pas formés par l'université, tandis que la pratique des procès ne leur donne certainement pas le contact nécessaire avec la vie du numérique. A suivre.

Par bernard.kuchukian le 23/01/10
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Je ne reviens pas sur ce qui est connu, la formation professionnelle continue est obligatoire, malheureusement. L'avocat en est responsable (décision du C.N.B. déc. 2005-001, art. 6). Il doit en justifier annuellement auprès de son conseil de l'ordre (art. 85-1 du décret). 20 heures par an. Montagnes de papier et de signes sous Word, j'ai convaincu mes gentils, et aussi intelligents censeurs du conseil de l'ordre, qui me disent même que c'est conforme aux oukases du C.N.B., merci Seigneur : les blogs comptent. Il parait même que j'ai accumulé trop de signes. Alors... Sanctions ? Aucune de prévue formellement. Alors on bidouille. On sait déjà que le bâtonnier et le conseil de l'ordre n'ont plus aucune prérogative disciplinaire en la matière. Le bâtonnier de SAINT-BRIEUC s'était bien essayé à une admonestation, dans une matière encore plus banale (non-conformité de taille d'encart dans l'annuaire téléphonique). Par un arrêt du 7 mai 2008 (n° 07-10864), la Cour de cassation lui a sèchement rappelé que tout ce qui a vocation à être inscrit au dossier individuel de l'avocat est une sanction. Donc compétence exclusive du conseil régional de discipline. Celui-ci maintenant. Il parait que la Cour d'appel de BORDEAUX (La Semaine juridique, 2009, I, 120) aurait rendu deux arrêts de même date, le 14 octobre 2008. Pour approuver les avertissements donnés à deux avocats qui, nous dit-on, n'avaient pas respecté leur obligation de formation professionnelle continue. Les criminels. Entre son président de C.N.B., son conseil régional de discipline et sa cour d'appel qui sanctionnent (très modestement) les avocats, BORDEAUX serait donc la ville la plus sévère de France. Abriterait-elle des descendants de SAVONAROLE. Si c'est le cas, ils devraient être prudents, quand on sait comment a fini ce Florentin. BORDEAUX aurait détrôné GRENOBLE, célèbre jadis dans la rigueur, par le sketch du tonton Fernand REYNAUD. Cette histoire m'agace, car je ne comprends pas pourquoi on s'est acharné sur deux avocats, alors que, d'après ce qu'on sait, il doit bien en exister 24. 000 en France au moins, soit la moitié, qui se foutent complètement de l'obligation, aussi dingue qu'inconstitutionnelle de cette formation professionnelle continue. Ne font absolument rien, pas une heure, rien du tout. Et ils ont raison, les bougres. D'autres articles vont suivre sur ce thème, et je vous assure que dans quelques semaines, d'autres que moi vont porter le débat devant le Conseil constitutionnel puisque ce sera alors possible : on laissera faire un avocat bien connu à MARSEILLE, mon confrère et ami Philippe KRIKORIAN. C'est un dur contre tout ce qui atteinte, coté administration, aux libertés. Ce ne sera pas triste, je vous assure. Car, quand on enquête un peu, affaire à suivre encore, on s'aperçoit donc que seule une minorité d'avocats respecte cette obligation débile. Ils sauvent la profession. Pour en revenir aux sanctions, on pourra donc accumuler tous les avertissements qu'on voudra, on n'arrivera pas à plus loin. Le temps du malheureux CALAS, là c'était à TOULOUSE (décidemment, le sud-ouest ...) est heureusement passé depuis longtemps, où on pouvait envoyer un accusé à la mort, en accumulant des demi ou quarts de preuve. Ici, en accumulant des avertissements. Sur ce thème précis, alors que la sanction suivant l'avertissement est l'omission du tableau, il faut admettre que le système est heureusement auto bloqué. L'omission est parfaitement impossible, car les cas d'omission sont listés avec grande précision, et évidemment ils ne comportent pas l'hypothèse du non suivi de la formation professionnelle. A nous de surveiller qu'on ne changera pas les règles du jeu. Alors l'avertissement serait comme les contraventions de stationnement interdit. On peut en avoir des brochettes, des collections, des montagnes, on a toujours son permis de conduire. Et son automobile. Et puis, il y a la question du nombre des « contrevenants ». Si les auteurs de l'obligation à la formation professionnelle continue avaient été des criminologues, ils auraient su que les lois pénales ne sont applicables que lorsque les infractions ne viennent que d'une petite minorité. On ne peut pas poursuivre des majorités ou des quantités énormes de contrevenants. C'est justement pour cette raison qu'on a dépénalisé voici vingt ans environ (de mémoire) les chèques sans provision, qui avaient envahi les parquets au point qu'on ne savait plus comment les traiter. Même idée, sur quelque chose de plus grave, je me suis laissé dire qu'à la Libération, on avait constaté qu'entre 1940 et 1944, un million de Français avaient fait, auprès de l'administration, la démarche formelle de demander officiellement leur naturalisation allemande. C'était certes odieux. Toutefois, vu leur nombre, on a bien du renoncer à les poursuivre. Sans compter qu'il aurait fallu trouver un texte de référence. Ceci rappelé, ils attendent quoi les avocats pour se révolter, car, affaire à suivre, il y en a des choses à écrire sur l'obligation légale de formation professionnelle continue. Là encore c'est comme toujours. La profession ne réagit pas au bon moment, elle néglige, elle méprise. Il lui faut du temps pour réagir. Quand elle s'aperçoit qu'elle a été grugée, elle bouge quelquefois mais en retard. C'est en tout cas aussi ma prévision pour ce qui se passera dans quelques mois avec, je l'espère, la fin des avoués.
Par bernard.kuchukian le 22/01/10
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Ceci est une ode à la gloire du C.N.B.

J'en connais des qui vont s'étrangler.

Non, je ne suis pas devenu fou, je n'ai pas retourné ma veste, je n'ai pas mis de l'eau dans mon vin, je ne me suis fait acheter par personne. D'ailleurs, personne ne veut m'acheter, les radins.

Mais, il y a au moins une chose sur laquelle nous sommes tous d'accord, c'est que le C.N.B. a bien fait de créer notre blogosphère, et que quoi qu'en pense, la liberté d'expression y est totale.

Certains diront pour l'instant. Je ne sais pas de quoi sera fait demain.

Je sais que pour l'instant, c'est çà. Alors je remercie non pas le président WICKERS qui n'y est pas pour grand-chose, mais l'institution elle-même, donc compris son président en fonction, l'une et l'autre que j'ai si souvent critiqués et que je critiquerai encore chaque fois qu'il sera nécessaire.

Et c'est trop souvent nécessaire.

Par bernard.kuchukian le 22/01/10
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Voici qu'on apprend ce jour qu'une centaine de personnes se sont invitées sur les plages du sud de la Corse, en provenance du Maghreb et/ou du Proche Orient.

Personne n'a rien vu et on cherche des traducteurs pour savoir ce qu'ils ont à dire.

Voilà que le délire a atteint l'ile de beauté. En tout cas, on peut entrer en France par la plage, sans que personne n'ait rien vu.

Amis Corses, qu'attendez vous pour réactiver les tours génoises ?

Par bernard.kuchukian le 21/01/10
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On constate tous que la publicité légale dans les ventes aux enchères de biens immobiliers est premièrement très chère et deuxièmement pas très efficace. J'évite de citer ici les textes, ce serait fastidieux. C'est du travail d'imprimeur.

Qu'on s'entende bien, elle consiste à l'établissement d'une affiche comportant un minimum de mentions (suffisantes), qu'on doit apposer devant l'immeuble à vendre (laquelle disparait généralement dans l'heure qui suit), de quelques unes à apposer dans les rues (et que personne ne lit), à la même affiche qu'on placarde au Tribunal de grande instance. Jusque là, vous êtes d'accord avec moi, la foule n'est pas au courant. L'huissier doit constater obligatoirement que c'est affiché; de vous à moi, il compte entre 150 et 200 euro pour un affichage qu'il n'a peut être pas vu, passons.

Et puis cette affiche parait dans un journal local d'annonces légales, que ne lisent que les professionnels et quelques amateurs éclairés, plus des rappels sommaires, soit dans cette presse spécialisée quasi confidentielle, et exceptionnellement dans la presse quotidienne régionale.

Chez nous, un modèle réduit de l'affiche est distribué dans les cases des avocats marseillais pratiquant couramment la matière (une douzaine, une quinzaine au maximum).

Soit dit au passage il faudrait qu'à l'entrée de la maison de l'avocat si elle existe et à celle du Tribunal de grande instance et aussi de celui de commerce pourquoi pas de celui d'instance, à l'attention des visiteurs, on mette à disposition des affiches format 21 x 29 pour la publicité. C'est tout simple et pas cher : je n'ai rien inventé, c'est courant au Tribunal de grande instance de PARIS dans la salle des pas perdus, en entrant à gauche, juste à coté du guichet des renseignements.

La presse légale est un gros gâteau qui rapporte beaucoup d'argent à quelques uns.

La pratique maintenant. La mienne, celle de l'avocat à qui on téléphone lorsque je vends. 95 % des personnes intéressées disent n'avoir pas vu l'affiche et 80 % disent être informés sommairement par des extraits parus sur Internet où sont des sites relais, gratuits bien sur. A chaque fois, il faut expliquer, inviter les gens à passer au bureau prendre une affiche ou la leur adresser. D'où mon mémorandum à la Chancellerie d'il y a quelques mois pour lui demander de faire quelque chose. C'est que la préparation de l'affiche destinée au Tribunal est le travail de 5 minutes avec n'importe quel photocopieur.

Alors pourquoi ne pas revenir à l'attaque ? En demandant à la Chancellerie de changer la réglementation actuelle. Il n'y aurait plus que l'affichage légal au Tribunal, avec des photocopies dans les cases des avocats habitués des ventes comme actuellement, et un ou deux rappels dans la presse quotidienne régionale.

Et surtout une publicité en ligne sur un ou plusieurs sites connus. Qu'attends le C.N.B. pour en créer un national qu'il ferait officaliser ? De grands barreaux ont déjà leurs propres sites, admirablmement faits, comme ceux de Paris, Grasse ou Lyon.

Je viens de tuer les journaux d'annonces légales, je m'en fous. On aura autant d'amateurs, plus même, nécessairement, parce que l'affichage en ligne serait complet. Il faudrait cependant créer le cadre organique en exigeant que chaque ordre d'avocats ou le C.N.B. ait un site ou un sous site « vente aux enchères ».

Variante. Qui peut débloquer la situation, c'est qu'ils ont quelques relations les journalistes en question. mais uniquement pour les ventes aux enchères de biens immobiliers de liquidation judiciaire.

Et alors, la Chancellerie dit O.K. au processus suivant : affiche de l'avocat au Tribunal (on appelait jadis cela affiches à la main), distribution dans les boites si on veut, mise en ligne sur le site du liquidateur judiciaire de toute l'affiche complète avec tous les détails comme actuellement, et rappels sommaires deux fois dans un quotidien régional avec indication de l'adresse e-mail du liquidateur, et de l'avocat et de son ordre et du C.N.B. s'ils se sont mis à la page.

Vous avez vu que j'ai oublié l'huissier au passage. C'est volontaire. Il ne sert à rien, et ce d'autant plus que l'affichage légal au Tribunal de grande instance donne lieu à un P.V. du greffier...

Par bernard.kuchukian le 21/01/10
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Et ne s'en sont même pas rendu compte lorsque c'est arrivé, le 1er janvier 2007.

En effet, depuis cette date et la réforme des saisies immobilières spécialement de l'audience d'adjudication, le temps où l'avocat déclarait au Tribunal qu'il achetait simplement « pour compte d'amis », en attendant de dire leurs noms au greffe, dans les trois jours suivants, ce temps là est malheureusement fini.

La confiance a été perdue. Nous devons désormais déclarer sur le champ, enfin d'ici à la fin de l'audience pour qui nous achetons. C'est l'art. 79 du décret du 27 juillet 2006.

Même si cette perte d'amitié n'est pas parfaitement en rapport avec ce qui suit, encore que, j'ai décidé d'être plus offensif en matière de publicité de mes ventes aux enchères.

Dépassé par une administration sournoise et incompétente, pris dans le tourbillon de la mauvaise foi particulièrement mal intentionnée des instances nationales, de beaucoup trop d'attentisme des barreaux de province, dans l'affaire du R.P.V.A., mon bâtonnier ne parvient pas, malgré ma demande, à faire mettre nos affiches en ligne sur le site de l'ordre des avocats de Marseille.

Alors que les ordres de Paris, Grasse et Lyon, pour ne citer qu'eux, y sont parvenus et comment S.V.P. Ce qu'ils ont fait est tout simplement remarquable.

Tout seul dans mon coin, je décide de passer outre, et de placer désormais sur mon blog l'annonce de mes ventes aux enchères.

Il y a bien des confrères qui y affichent la liste de leurs ouvrages, et d'autres des cartes postales, ou des copies de vidéo. Je me propose même de le faire en mentionnant la semaine de référence de l'adjudication et le résultat des enchères. Certes, mon travail sera local, mais si tous les avocats de France, spécialisés comme moi dans les procédures d'exécution, font de même, nous auront une blogosphère encore plus complète, tant pour nous que pour nos lecteurs.

Et je ne m'arrêterai pas là : je mentionnerai désormais mon adresse électronique de blog sur mes futures affiches de vente. Ainsi, je répondrai aux appels de celles et de ceux qui régulièrement téléphonent au bureau pour avoir une copie de l'affiche de la vente, dont ils ne connaissent que le principe sans les détails.

Par bernard.kuchukian le 20/01/10
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C'est vrai que lorsqu'on vit en direct les avatars du boitier et des contrats secrets Navista agonisants, avec les prises de position honteuses du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX, on a envie de se plonger dans l'histoire, comme je viens de le faire à l'instant avec celle des tribunaux de commerce et des juges consulaires. Et d'oublier le présent. Abandonner le futur.

Oublier qu'en agissant comme ils le font, ceux d'en haut, tout le C.N.B., président en tete, agissent comme des traitres à la profession.

Quoi, on les prend la main dans le sac, rappels de leurs engagements et démonstration absolue que notre système fonctionne (pour autant que mon témoignage vaut quelque chose, je témoigne), au point qu'ils viennent de réduire de 55 à 25 ce qui vaut 0 en qualité, ils la ramènent encore.

Au lieu de reconnaitre que leur système parce qu'ils n'y ont pas réfléchi, et qu'ils ont traité avec le premier bonimenteur qui passait par là, est loin de couvrir les besoins et desiderata des confrères.