bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 31/07/10
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Dans une pièce inondée d'eau par un robinet ouvert, on enferme un homme sain d'esprit et un fou avec une éponge.

Le fou essuie.

L'homme sensé ferme le robinet.

Pour l'heure, c'est le fou qui commande à l'homme sensé.

Par bernard.kuchukian le 30/07/10
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Me plait assez.

Celui du président de la République.

Vous aurez vu qu'il fait un peu d'art. 16 local, avec un G.I.R. groupement d'intervention local. Un peu de police à pouvoir local spécial. J'ai déjà connu (mais je ne comprenais pas, j'étais tout jeune). La suite n'a pas été bien fameuse.

Cinquante ans reconnus d'échecs d'intégration et d'immigration, c'est évident (1)

Grenoble, c'est son plan de Constantine à lui : j'ai peur, parce que le plan de Constantine, moi (et d'autres) avons connu la suite.

Quant au maire de Grenoble, pourquoi s'exprimer dans un tel charabia ? Quand n'a rien à dire, on se tait. Mais à Grenoble, il faut toujours donner l'impression qu'on est dans le coup et qu'on dirige la situation, alors qu'on est paumé.

Alors on dit par principe le contraire des autres, pour donner le change. Du genre, non l'eau de mer n'est pas salée.

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(1) Bon sang, où ai-je déjà lu tout cela ?

Par bernard.kuchukian le 30/07/10
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J'ai déjà expliqué ici voici quelques mois les difficultés extravagantes pour faire payer ses dettes de justice par la Chambre de commerce de Marseille. Des confrères m'ont indiqué en complément que celle de Marseille n'a pas de monopole en pareille matière et qu'eux memes, ailleurs et avec d'autres chambres de commerce, ont eu les memes difficultés.

En effet, on ne peut exécuter comme n'importe qui une chambre de commerce. C'est un établissement public, intouchable, mais qui bénéfice, c'est encore heureux des avantages du décret n° 2008-479 du 20 mai 2008.

Il faut saisir le préfet et attendre son bon vouloir, puis sans doute attaquer l'Etat français.

Quel dommage pour moi, qui suis spécialiste de la saisie immobilière, de ne pas pouvoir procéder à celle de l'immeuble qui constitue le siège de la Chambre de commerce à Marseille, sur La Canebière.

Saisir et vendre aux enchères à la barre le Palais de la Bourse m'aurait bien plu. Mais, c'est ainsi, on ne peut pas.

Alors, comme je ne sais plus quoi faire, je viens de demander au ministre de l'intérieur de s'occuper de son préfet de département, qui ne fait pas son boulot. Et n'oblige pas la CHAMBRE à payer.

Et s'il révoquait le préfet des Bouches-du-Rhone?

Par bernard.kuchukian le 30/07/10
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Je regrette un peu le retrait du barreau de METZ de la conférence des bâtonniers. Parce que finalement, c'est grâce à elle que nous avons eu le rapport HATTAB.

Cela dit, je comprends parfaitement le bâtonnier de METZ, que je ne connais pas personnellement, mais que j'ai plaisir à saluer ici.

La décision de son ordre signifie que certains avocats -et je suis totalement avec eux- sont désemparés devant le paysage actuel de la profession.

METZ vient donc de taper dans la fourmilière. Comme nous autres avocats activistes marseillais avions commencé de le faire l'année dernière, en croyant encore aux textes et à l'organisation intelligente de la profession.

Alors, me direz-vous, pourquoi regrettez vous ?

Simplement parce que ce retrait est désormais le constat de l'échec du fonctionnement pseudo démocratique de notre profession, et de la non représentativité de ses institutions.

Et il va falloir demander l'arbitrage d'une chancellerie qui nous est contraire.

Lorsque j'écrivais ces jours-ci qu'il fallait envisager des solutions moins bourgeoises que celles jusqu'ici employées, j'ignorais encore que certains dans l'est pensaient aussi et justement comme moi.

J'ai finalement peur d'avoir eu raison.

Par bernard.kuchukian le 29/07/10
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Au moment où l'affaire de GRENOBLE démontre la grave dérive de nos institutions, malgré les propos lénifiants de quelques rares imbéciles pompeux, qui me lisent d'ailleurs, (le pluriel n'est peut être pas utile), je ne peux pas m'empêcher de penser à la sécurisation des palais de justice organisée depuis quelques années.

Evidemment, ces policiers là, chargés de protéger procureurs, juges professionnels et greffiers, manquent ailleurs sur le terrain, et là leur présence serait rudement plus utile.

Pour la société toute entière.

Qu'aucun crétin ne vienne me dire qu'ils protègent aussi les avocats présents dans les tribunaux. Que je sache, aucun bâtonnier, même le plus sot, n'a jamais rien demandé de tel. D'ailleurs on l'aurait envoyé paitre.

Mais surtout, je constate quelque chose de plus révélateur.

Lorsqu'ils sont installés dans des locaux à part des autres tribunaux « de droit commun », les tribunaux de commerce n'ont jamais de protection policière.

A ma connaissance, une seule exception, PARIS.

Partout ailleurs, rien du tout. A part les jours de faillite des chantiers navals (mais à coup de faillites successives, il n'y a plus de réparation navale à MARSEILLE, donc plus aucune entreprise de ce genre à mettre en faillite), qui donnaient lieu aux manifestations syndicales habituelles, je n'ai jamais vu un policier ou un vigile quelconque à l'entrée du Tribunal de commerce de MARSEILLE (et je l'aime, mon tribunal, je le fréquente tous les jours depuis plus de 40 ans).

A AIX EN PROVENCE, c'est pareil, à TOULON, c'est pareil, à NICE, c'est pareil, à CANNES, c'est pareil, à NIMES, c'est pareil, à FREJUS, aussi. Je ne parle pas de MANOSQUE, c'est tout juste si on ne peut pas y entrer en voiture, puisque le parking est au même niveau. Et ce n'est pas propre à notre sud méditerranéen. Je n'ai pas vu non plus de policiers à l'entrée du Tribunal de commerce de TOULOUSE, ou de celui de BORDEAUX. J'arrête là.

Tous ces juges consulaires non professionnels n'ont donc peur de rien.

Ils n'ont pas besoin de protection spéciale.

De deux choses l'une. Ou ils sont fous, ou ils sont courageux.

Les deux me vont.

Je suis comme eux. Bravo mesdames et messieurs. On continue.

Par bernard.kuchukian le 29/07/10
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Les conseils de procédure donnés par la COUR DE JUSTICE DE L'UNION EUROPEENNE avec une élection de domicile à LUXEMBOURG, remplacée par la communication par e-mail, ne sont jamais que l'extension de la notion de nomadisme défendue par mon barreau dans l'affaire de la communication électronique avec les tribunaux : il n'est pas nécessaire que je sois à mon cabinet pour communiquer, je puis le faire de partout, pourvu que çà arrive à destination.

Elevons le débat.

C'est que nous n'avons rien inventé.

Voyons, lorsque le monarque, se déplace, il peut parfaitement prendre des décisions à l'endroit où il se trouve.

Voyez NAPOLEON avec son édit pris et signé à MOSCOU sur la Comédie française, puis rapporté à PARIS par CAMBACERES dans sa malle. Voyez plus proche de nous, ALBERT II, roi des Belges, prendre régulièrement des décisions datées de CHATEAUNEUF DE GRASSE, Alpes-maritimes, où il a sa résidence d'été, laquelle qui n'a rien a voir avec le Palais de LAEKEN.

Bien sur, nous autres avocats ne sommes pas des monarques, mais au moment où nous validons des actes de procédure, nous décidons, nous engageons et engageons ceux pour qui nous agissons, partout ailleurs.

Intellectuellement, c'est pareil.

Par bernard.kuchukian le 29/07/10
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Alors que nous continuons, d'ordre du C.N.B., à rapetasser la question du monopole à boitier NAVISTA,

Alors que tout ce qui pouvait être dit et fait d'intelligent par le barreau de MARSEILLE et la poignée d'activistes que nous sommes, a été dit et fait, et que certains dont je suis pensent maintenant à agir plus violemment en poussant la pression,

Alors que le rapport HATTAB a balayé toutes les objections techniques et meme financières,

Alors qu'il a été démontré que le barreau de PARIS accède lui librement pour transmettre et recevoir à l'informatique des juridictions judiciaires,

Et que pour les juridictions administratives de la région parisienne, il parait que c'est pareil,

Alors que le propre président du CONSEIL CONSTITUTIONNEL m'a dit, nous a dit que la communication avec les avocats se faisait obligatoirement par courriel, sans boitier machin et ligne sécurisée truc muche,

Les hasards professionnels m'ont obligé à aller voir comment ça marche devant la COUR DE JUSTICE DE L'UNION EUROPEENNE (ex-Cour de justice des communautés européennes) siégeant à Luxembourg.

Voyez vous-même, c'est sur le site correspondant, curia.europa.eu / guide aux conseils.

Courriel, e-mail classique. NAVISTA, connait pas.

Et merde à la fin.

Par bernard.kuchukian le 29/07/10
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 6 mois

La fin de ce blog qui était pourtant voué à un avenir intéressant me désole.

Ce qui me désole encore plus, c'est que la Fondation Chapotard dont nous avions conçu le projet pour décerner un prix à l'avocat blogueur à la fois le plus prétentieux de lui-meme et le plus vide d'expression sera plus subtile à mettre en place.

C'est que des Chapotard, il y en a quelques uns sur la blogosphère.

Pour tout dire l'avocat masqué et moi avions envisagé au moins un nom en bord de mer, mais finalement, on a découvert qu'il y en a aussi dans la montagne, au bon air, et meme de meilleure qualité encore.

Le dossier Chapotard n'est pas clos.

Par bernard.kuchukian le 28/07/10
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Le grand fabuliste Jean de la FONTAINE, dont j'ai fait mon complice voici quelques mois sur ce blog, n'en parle d'ailleurs jamais.

On imagine peut être pourquoi.

C'est qu'il avait de la sympathie un peu affichée pour Nicolas FOUQUET, dont on connait le triste sort et dont les armes étaient cette petite bête, appelée justement en patois angevin « foucquet » : Définition : « d'argent à l'écureuil rampant de gueules «.

On sait aussi quelle était la devise de ce surintendant de Louis XIV : « quo non ascendet. » Jusqu'où ne montera-t-il pas ?

On connait la suite. Et la chute de ce puissant en haut de sa montée.

Quelle drôle d'idée ont eue voici cinquante ans environ les caisses d'épargne et de prévoyance de France, tous syndicats maison en tete, de prendre l'écureuil comme animal devise. L'écureuil n'est pas intelligent, on peut comprendre : il parait qu'il est incapable de retrouver ses noisettes lorsqu'il les a stockées.

Car, les caisses ont fait ensuite comme celui de FOUQUET, elles sont montées, montées et montées.

Et puis, leur FOUQUET à elles, à leur tète suprême, dont tout le monde sait le nom dans la banque et ailleurs, est lui-même salement tombé. Sur sage ordre du Prince. Seulement, à la différence de FOUQUET, il n'a pas eu la geôle immédiatement.

Ce personnage, dont le grand regret de ma vie est de l'avoir pas personnellement envoyé en correctionnelle pour dénonciation calomnieuse dans les années 1980, les a placées si haut, et dans des conditions financières si hasardeuses, que désormais elles sont les associées obligatoires des banques populaires, en attendant de passer sous leur coupe totale.

Aujourd'hui, je n'aime pas l'écureuil, animal menteur, fourbe, et déloyal.

Vous en saurez davantage bientôt.

Par bernard.kuchukian le 28/07/10
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Personne ne devrait ignorer l'heureux temps où Napoléon pouvait écrire au préfet du Var ceci :

« Monsieur le préfet,

On me rapporte de trop nombreux incendies de foret dans le département dont je vous ai confié la direction.

Cette situation ne peut perdurer.

Il y va de votre mission.

L'empereur ».

Je suppose que le préfet de l'Isère qui a été viré avait lu ses classiques. Donc qu'il a été prudent.

A partir de là plusieurs hypothèses.

* Il n'a rien vu et prévu. Peu vraisemblable. Et on a bien fait de le virer.

* Il a vu et n'a rien dit. Possible. Je n'y crois pas. Et on a mieux fait de le virer.

* Il a vu et a rendu compte plus haut. Probable. Et ce n'est pas lui qu'on aurait du virer.

On ne saura jamais, car la règle est le silence dans ce genre de milieux. C'est bien dommage.