bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 15/07/10
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Parce que l'opinion publique est comme d'habitude manipulée.

On prêche le faux pour avoir le vrai. Remarquez comme modeste actionnaire de L'OREAL, je ne me plains pas, le titre monte. C'est peut être la réponse des gens intelligents à la base générale des gnous qu'on amuse de cette affaire.

Les éléments fixes de celle-ci sont les suivants :

1°. On oublie le pacte d'actionnaires BETTENCOURT - NESTLE, vieux de 35 ans environ, jadis négocié par un très grand avocat, dont je tais le nom mais dont j'ai eu la chance et l'honneur d'être très proche. C'est tout simple. NESTLE (la holding s'appelle je crois ALIMENTANA) a acheté à l'époque la moitié du capital de L'OREAL, et l'autre moitié moins les miettes en bourse (je suis un atome de miette) est restée à la famille BETTENCOURT. Mais avec obligation de vendre ce paquet là à NESTLE à la fin de la vie de Madame BETTENCOURT.

2°. Donc L'OREAL est déjà moitié suisse et le sera totalement bientôt. Cette solution s'imposera à l'héritière et à tous ayants droits. C'est écrit, connu, intégré depuis 35 ans. On peut même imaginer que la société L'OREAL (pas la marque) disparaitra alors, absorbée par NESTLE, avec échange d'actions. Moi le premier j'applaudirai. On sera tous actionnaires de NESTLE.

3°. Madame BETTENCOURT fait , en attendant ce qu'elle veut de son argent, et il parait meme qu'elle gagne 34 millions d'euros par mois. Bravo. Personne ne peut sérieusement lui en faire reproche, dès lors que pour les petits actionnaires dont je suis, sa conduite -et la bourse le démontre actuellement- ne pénalise en aucun cas l'entreprise.

4°. Cette affaire me rappelle, bien entendu sans le contentieux mère fille, qui aurait été ici celui père fils, le remuage de l'opinion à la fin de la vie du grand Marcel DASSAULT. Et son intervention courageuse et de haute classe lorsqu'il avait dit à ses détracteurs, jouez avec moi, si vous le voulez, mais ne touchez pas à ma société cotée en bourse, car les petits actionnaires sont innocents des misères que vous voulez me faire.

Je vais plus loin.

Excusez-moi Madame BETTENCOURT, vous qui êtes mon associée à un niveau infini, et moi qui ne suis rien du tout. J'imagine que vous décéderez un jour ou l'autre. Le plus tard possible. Alors en vertu du pacte, il faudra que vos actions passent chez NESTLE. Capitalisation boursière actuelle de L'OREAL : 50 milliards d'euros. NESTLE devra donc verser à votre fille entre 24 et 25 milliards (je n'ai pas la sous-capitalisation boursière hors BETTENCOURT-NESTLE).

Dans les conditions de vie des Français et même des Suisses actuellement, et en tout temps, cette affaire est lamentable et totalement déplacée.

Par bernard.kuchukian le 15/07/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 10 mois

C'est ainsi que la chancellerie envisagerait, selon L'Express qui n'a pas l'habitude de véhiculer des blagues, de faire payer un ticket modérateur au justiciable bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale à 100 %.

On invente donc l'avocat gratuit payant.

Je ne peux pas m'empêcher le souvenir d'un avocat original et flamboyant que j'ai connu il y a 40 ans, avant qu'il ne quitte la profession un peu aidé par l'ordre, et devienne négociant en grosses voitures puis finisse en correctionnelle. A l'époque, c'était l'assistance judiciaire gratuite bien sur avec le concours de l'avoué de première instance (qui j'ai connu deux ans, ça m'a suffi)

Alors notre quidam avait inventé un système dans lequel il expliquait au client que l'avoué, c'était gratuit, mais que l'avocat, c'était payant. On l'avait radié pour ça. On avait des principes à l'époque.

Or, quelques années plus tard, on a inventé l'aide juridictionnelle partielle, autrement dit ce qu'il avait créé lui même.

Et bien la chancellerie avance encore: voici que le tout gratuit devient payant.

La prochaine et dernière étape que je souhaite car il faut aller jusqu'au bout des jolies histoires, c'est l'aide juridictionnelle totalement payante par le client. Ce sera idiot, mais quel progrès on aura fait.

Bravo en tout cas à ceux qui piochent dans les archives de la chancellerie.

Par bernard.kuchukian le 15/07/10
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Monsieur le ministre de l'intérieur.

J'ai beaucoup d'estime pour vous, et je dois etre un des rares qui a l'audace de l'écrire. Je suis sincère et ne me moque pas.

Mais, vous venez de faire un faux pas en souhaitant garder secret le chiffre des incendies de voitures du 14 juillet, et en différant leur information à la fin de l'année, avec tous les autres incendies de voitures à venir.

C'est très maladroit me semble-t-il parce que:

1°. Voilà qui veut dire qu'il y aura encore d'autres incendies. Mais alors que font police et justice ?

2°. On cache des informations et des statistisques. Drole de façon de gérer une politique pénale. C'est meme un truc de régime totalitaire alors que ni le président de la République ni vous meme n'etes des dictateurs. C'est un manque de respect pour les citoyens que nous sommes. Et puis, ceci conduit à ce que la police elle meme ne sait pas ce qu'elle fait ou ne fait pas.

3°. Et surtout, ce sera le secret de Polichinelle. Parce que voyez-vous, d'indiscrétion en indiscrétion, que ce soit dans "Le Canard enchainé" ou dans "Minute", -c'est le deuxième qui a ma sympathie- on saura.

4°. Sinon, on verra du coté de Marine LE PEN, à qui l'information finira bien par arriver et qui se fera un plaisir de nous le dire publiquement.

On vous attend Marine.

Par bernard.kuchukian le 14/07/10
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On vient d'apprendre qu'un hôpital parisien veut faire traiter certaines de ses opérations administratives au Maroc. Facile à comprendre, on y parle bien le français, c'est pas cher, le personnel a envie de travailler dans ce pays là, c'est à coté et en cas de problème on saute dans un avion, et on se paie trois ou quatre jours de vacances aux frais de l'entreprise. Bien entendu, j'aurais du commencer là, la communication est impeccable par l'informatique.

Cette histoire n'est pas bien nouvelle, mais comme toujours, on raisonne lentement en France. Car les grandes entreprises du bâtiment ont déjà délocalisé depuis longtemps certains des travaux de leurs bureaux d'étude en Tunisie ou au Maroc, et il existe aussi du secrétariat en ligne pareil.

On n'évoque pas ici la délocalisation des centres d'appel téléphonique qui elle commence à déranger. Oui, parce que tout surtout pas racistes qu'il ne faut pas être, c'est bien vilain, n'est-ce pas, se faire répondre en pseudo français auquel on ne comprend rien parce que l'interlocuteur est Dieu ou Allah ou les deux ensemble savent où, c'est désordre.

Là encore, c'est de la délocalisation de services.

Et non seulement hors de France, mais encore hors du périmètre de l'Union européenne.

Je fais le rapprochement finalement évident avec les réticences du monde judiciaire pour passer à l'informatique.

Dans le subconscient des magistrats, des greffiers, des avocats, qui traitent à l'évidence les pieds sur ce coup là, il y a la terreur non exprimée, mais bien établie, de ne plus maitriser la question et localement s'il vous plait. A terme, c'est vrai, comment garantir l'origine ou le suivi des informations.

Je ne change surtout pas de camp et je ne donne pas ici un argument aux tenants du boitier NAVISTA. Car ce machin là, d'ailleurs fabriqué en Chine, n'est surtout pas le rempart, dès lors qu'il ne garantit pas l'origine première des données. Certes, c'est passé par un cabinet d'avocat à moment donné. Ce n'est pas pour autant que ça venait de là ou que ça allait là (seulement).

J'essaie d'élever le débat, un peu trop haut sans doute, pour inviter à une réflexion commune sur le sujet.

Dans ce débat là, il y a aussi la question de la postulation et du rôle de l'avocat de proximité.

Je m'interroge et j'aimerais qu'on puisse interroger nos confrères américains qui ont trouvé, je crois, comment concilier le tout : voyagez aux Etats-unis, passez dans des trous pas possibles, il y a plein d'avocats locaux. Des attorney at law.

Je pense au cabinet en libre ouverture d'un confrère installé dans un local professionnel en forme de petit magasin en rez de chaussée à l'angle de deux rues vu un soir voici quelques années à West-Point (150 km de New-York sur l'Hudson river) à coté du restaurant mexicain où j'allais diner. Libre ouverture, c'est-à-dire avec un panonceau visible de la rue sur la porte d'entrée : d'un coté, l'avocat est au bureau, de l'autre, l'avocat est au tribunal. C'est tout. Donc l'informatique n'a pas tout détruit. Ils ont fait comment ?

Par bernard.kuchukian le 10/07/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 10 mois

J'ai déjà écrit ce que je pensais des pétitions en général et de celle contre NAVISTA avec le R.P.V.A. en particulier. On m'a pressé de toutes parts de la signer. J'ai signé.

Je suis donc l'un des 203 couillons qui ont signé. C'est le dernier chiffre au moment où j'écris.

Non , on n'est pas nombreux, je vous l'accorde, mais c'est là le problème.

On n'a pas meme retrouvé le nombre d'avocats au barreau de Marseille ayant reçu, grace à l'ordre et aux efforts de certains, leur clé cryptée, qui ne fonctionne d'ailleurs toujours pas.

203 c'est nettement moins que la consultation d'un blog actif sur un thème particulier: l'attaque que j'ai faite contre la motion de la F.N.U.J.A. a fait nettement plus que cela dans un délai plus court au surplus.

Et je n'évoque pas le nombre qui doit etre nettement plus faible de ceux qui ont lu la motion. Je ne suis pas rassuré pour autant.

Tant qu'on emploiera des méthodes de bonnes-femmes-défendant- leurs-chérubins-à-l'école, on se plantera. J'en vois qui rigolent. Et qui ont raison de rigoler.

Je suis inquiet.

Par bernard.kuchukian le 09/07/10
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Abasourdi, je découvre sur le blog de notre excellente consoeur LO-RE (je crois que je peux l'appeler maintenant mon amie LO-RE) la copie de la lettre adressée par l'Union des caisses d'avocat au C.N.B. le 7 juillet.

Je l'ai copiée plus bas.

Si je comprends bien et j'ai bien compris, le C.N.B. n'a pas de personnel de saisie informatique ou pas de quoi le payer et fait appel à l'Union des caisses d'avocat, pour qu'on lui en prête, laquelle lui répond avec grande élégance d'aller se montrer ailleurs et de faire appel au travail temporaire. Sans compter -c'est moi qui ajoute- que ce serait tout simplement du marchandage, délit puni par le Code pénal. On espère que le C.N.B. pourra payer.

Au moment où on nous donne des leçons d'informatique grand modèle et de sécurité modèle géant, je trouve que cette information révéle le dérisoire désespérant de certains élus nationaux.

Par bernard.kuchukian le 09/07/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 10 mois

"La profession d'avocat, quelles que soient les évolutions prévisibles, quelles que soient les adaptations nécessaires, quels que soient les métiers exercés sous son appellation, devra toujours rester un rempart contre tous les despotismes, le grain de sable qui empêche les mécanismes trop bien huilés de la suffisance et de la condescendance de fonctionner, le pouvoir de dire non, d'entamer la bonne conscience de la bien-pensance , d'ajouter ce plus indéfinissable qui donne aux relations humaines leur ciment protecteur et ce à tout moment, dans et hors prétoire."

Comme c'était beau et bien.

Aux dernières nouvelles, frappé maintenant d'amnésie totale, il a complétement oublié.

Mais que fait la Faculté de médecine ?

Par bernard.kuchukian le 07/07/10
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Mon jeune président, (je n'allais pas écrire mon jeune ami, pourtant j'ai l'age),

La motion de la F.N.U.J.A. du 3 juillet courant de vague soutien au R.P.V.A. est d'une hypocrisie à la hauteur des critiques du COSAL contre votre association. En effet:

Soit vous n'avez rien compris, ce qui est grave, soit vous avez compris, et vous trahissez la cause. C'est encore plus grave.

Je vous réponds comme suit:

1°. Non au crypto collectivisme d'un autre temps, pas de technologie unique. La diversité. La concurrence.

2°. Oui à la sécurisation, mais avec des explications sur ce que vous entendez par "totalement". Parce que le totalement à la sauce NAVISTA, c'est non.

3°. C'est quoi un cout "mutualisé". Parce que, voyez vous, la sauce NAVISTA, c'est la mutualité au tarif le plus bêtement élevé, au seul profit des copains, sur la tete de tous les avocats hors Paris. Écrivez donc mieux en français. Écrivez ainsi "à un cout le plus faible possible". Là c'est mieux.

4°. "Maîtrisé par la profession". Mais par qui dans la profession. La réponse est à l'art. 18 de la loi de 1991: ce sont les ordres qui décident, et le mien a fait ce qu'il fallait. Non à la maitrise du C.N.B. et de son association croupion C.N.B. COM.

Allez donc jusqu'au bout de votre raisonnement.

Bref, la motion de l'association que vous présidez est nulle à chier. C'est grossier, mais non équivoque.

Car vous n 'avez toujours pas compris que le R.P.V.A., tout le monde est pour. Et que la divergence est de savoir ce qu'on met dedans et à quel prix.

Par bernard.kuchukian le 05/07/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 10 mois

APPEL A CEUX QUI ONT LANCE UT SINGULI CE MACHIN LA. ALLEZ JUSQU'AU BOUT.

IL FAUT ABSOLUMENT INTERVENIR AUPRES DE CHAQUE BARREAU DE FRANCE (LES ADRESSES COURRIEL SONT SUR LE SITE DU C.N.B.) POUR QUE CHAQUE BATONNIER ET QUE TOUS LES MEMBRES DE SON CONSEIL DE L'ORDRE SOIENT PERSONNELLEMENT ALERTES ET INCITES A SUIVRE.

UNE FOIS ENCORE, IL FAUT QUE LES ELUS FASSENT LEUR TRAVAIL D'ELUS, QUI NE CONSISTE PAS, TOUS FIERS A MENTIONNER LEUR QUALITE D'ELUS SUR LEUR PAPIER A LETTRE, OU A ALLER MANGER DES PETITS FOURS S'ILS SONT INVITES.

ILS NE DOIVENT PAS ETRE AUX ORDRES DU CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX: QUE TOUS SUIVENT DONC L'EXEMPLE DU BARREAU DE PARIS S'ILS TROUVENT QUE CELUI DE MARSEILLE N'EST PAS ASSEZ CHIC POUR EUX.

PAS DE DEFERENCE, NI DE DELICATESSE. C'EST LA GUERRE. DE L'AUDACE.

juil
04

LA PETITION

Par bernard.kuchukian le 04/07/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 10 mois

Il circule donc une pétition nationale contre NAVISTA.

La pétition c'est un truc de gauche et de bonnes femmes. Les femmes écrivent toujours des pétitions. ce sont leurs mères qui leur ont appris à pétitionner à l'école primaire.

Le plus souvent ça ne sert absolument à rien, mais alors à rien du tout.

Votre pétition, WICKERS, il s'en fout.

Sauf que la majorité des avocats sont désormais des avocates, à ce qu'on dit.

Alors, qui sait çà fera peut etre bouger les choses. J'ai donc signé. A tout hasard. Et il serait bien que tous fassent de meme.

C'est que j'ai appris que le chroniqueur à La Semaine juridique des us et coutumes de notre profession, le batonnier Raymond MARTIN, est décédé voici quelques mois. Je ne le savais pas. C'est lui qui avait publié la décision de la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE qui avait dit que je n'étais pas misogyne. MARTIN mort, je dois maintenant me défendre tout seul.