bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 04/07/10
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Notre confrère descendant de Maitre CHAPOTARD a non seulement de la suite dans les idées, mais encore de l'imagination.

Sans le courage de s'exprimer directement sur le blog, il a d'abord l'astuce de se faire interwiever par un tiers.

Et on met en ligne.

Ayant vu que le truc présente mal, il essaie une autre astuce.

Il va trouver un journaliste de complaisance - ça courre les rues dans la presse locale et c'est pas bien cher, un bon repas suffit- il lui prépare son article, l'autre le fait imprimer dans le journal.

Et on passe sur le blog.

Quelle famille ces CHAPOTARD...

Par bernard.kuchukian le 04/07/10
Dernier commentaire ajouté il y a 10 années 1 mois

Et si on reparlait de l'identité nationale ?

La juxtaposition de trois éléments m'y conduit :

1°. Un récent voyage hors de France,

2°. Le discours de Jacques VERGES

3°. Le verdict de la Cour d'assises de PONTOISE dans l'affaire de VILLIERS-LE -BEL.

Est-il normal que des citoyens de notre pays aient deux nationalités à la fois. Français en France parce que bêtement et même dangereusement notre législation applique le droit du sol, et national dans un pays arabe d'origine à la fois technique et religieuse sans la moindre rupture des liens France-terre d'origine.

Est-il normal qu'au passage de la police de l'air et des frontières, on puisse utiliser au choix et suivant le moment soit son passeport français soit son passeport tunisien, algérien ou marocain. Car on a les deux. Ou que sais-je encore ? Plus tard, je n'évoque pas les dégâts de cette confusion sur l'expression électorale.

Sauf à mettre en cause les règles constitutionnelles de notre pays, et alors on le dit et on en tire les conséquences, est-il normal pour la France sur le territoire de laquelle vivent ces bi-nationaux, qui est donc leur terre de principal établissement, d'admettre cette entrave aux normes fondamentales de la nationalité au rang desquelles en premier le devoir d'allégeance qui va avec.

Non, on ne peut pas avoir double allégeance.

Attention, ici, je ne fais pas de généralité.

Je connais des gens du Maghreb qui refusent cette double nationalité conservent la leur, même s'ils travaillent en France de temps à autre et me mélangent pas les genres. J'écris cela à l'exact moment où le parlement tunisien vient de voter une loi contre laquelle toutes âmes bien pensantes vont s'élever pour interdire de critiquer leur pays hors des frontières. Ah, si certaines des méthodes du général BEN ALI étaient appliquées chez nous ...

Car justement, on n'aurait pas à se désespérer devant la Cour d'assises du Val d'Oise de constater la situation de guerre créée uniquement par principe contre les représentants de la loi française (la police, la gendarmerie, la justice) par des immigrés devenus peut être Français par l'effet d'une loi du sol aussi mécanique et imbécile.

Alors j'en reviens à Jacques VERGES. Puisqu'on est sur un blog d'avocat. Vous allez voir, tout se tient.

Quelle drôle d'idée a eue notre bâtonnier Dominique MATTEI d'inviter ce confrère à la rentrée du barreau de MARSEILLE.

VERGES nous a fait (bien trop longuement) son « one attorney show » anticolonialiste.

J'ai du tenir bon pour ne pas quitter la salle lorsqu'il s'est glorifié de sa défense des accusés de la bataille d'ALGER en 1957 (j'avais 10 ans). Et comment, après qu'il ait défendu telle poseuse de bombes, qui avait fait tant de mort innocentes, les Pieds -noirs (dont il n'a cependant pas employé le nom) auraient bien voulu le lyncher à la sortie du palais de justice d'ALGER, sur les 500 m de la rue Colonna d'Ornano qui le séparaient de sa chambre à l'Hôtel ALETTI.

J'ai alors pensé que dans cette foule, qui avait parfaitement compris que le procès plaidé était surtout celui de leurs idées, de leur terre, pour lesquelles, eux, ne pouvaient pas se défendre, il y avait mon père, mon frère, mes cousins et mes cousines. Les miens quoi. Vous savez, la phrase d'Albert CAMUS à STOCKHOLM : si j'avais à choisir entre cette justice et ma mère, je choisirais encore ma mère. Sauf que CAMUS n'a pas eu le courage d'aller jusqu'au bout, ce que lui reprocheront jusqu'à leur disparition les quelques Pieds-noirs qui resteront encore en vie pendant une génération.

Mais, bon, VERGES s'est rattrapé pour expliquer qu'un avocat doit tout défendre, et pour faire bonne mesure de citer un peu Jean-Louis TIXIER VIGNANCOUR et surtout Jacques ISORNI.

Du propos hautement narcissique de Jacques VERGES, il ne faut retenir qu'une seule chose, les mots défense de rupture.

Attention, il n'est surtout pas l'inventeur de la technique. D'autres grands avocats l'avaient inventée avant lui, sous la Révolution et après, BERRYER compris.

Lui a inventé le nom. Et a eu la chance inouïe que le vecteur de ce système de défense, la presse, l'opinion publique, la politique, la radio, la télévision, aient existé à la fois à partir de 1957 pour permettre son expression.

Quel rapport me direz-vous avec le procès de PONTOISE ? Il est direct. Car dans la défense de rupture, on n'est plus l'avocat d'un homme, mais des idées de l'homme. Et alors, devant les juges plus personne ne parle de la même chose. Les criminels jugés pour l'affaire de VILLERS LE BEL n'en voulaient certainement pas aux policiers aux gendarmes blessés, mais à la société française toute entière. Et là rien ne va plus, dès lors que cette société les accepte, les revendique, au point de leur donner la nationalité française dès leur naissance automatiquement, même et surtout ils refusent de se sentir Français, s'ils ne veulent pas et même s'ils revendiquent autre chose hors de France.

Notre système est à la fois vicieux, dangereux et surtout suicidaire.

Poliment, mais avec beaucoup d'insistance, sur un ton blasé, mais je crains découragé, le discours de notre bâtonnier a rattrapé une partie du coup en évoquant à plusieurs reprises les immenses hypocrisies du monde actuel.

Je suis sur à ce moment là, que quelques autorités présentes dans la salle auraient bien aimé se trouver ailleurs.

Sans compter tous les élus passés et peut être présents qui nous ont conduit où nous sommes aujourd'hui.

Le barreau avec ses problèmes et l'aveuglement de la majorité des avocats qui les mains sur le guidon ne font pas la moindre prospective, et les autres.

L'identité de la France et Fernand BRAUDEL, c'était bien loin.

Par bernard.kuchukian le 01/07/10
Dernier commentaire ajouté il y a 10 années 1 mois

Nous sommes le 1er juillet. Le premier semestre est donc terminé. Le bilan annuel c'est pour le début de l'année prochaine. Voici une situation semestrielle.

* L'affaire de la fusion avec les conseils en propriété industrielle a mal tourné. On a abandonné. Tant mieux. Mais je crois avoir compris que le C.N.B. n'est pour rien dans l'abandon. Vous le savez bien,deux fois par jour au moins, les pendules cassées donnent l'heure juste.

* L'affaire de la signature d'avocat trainasse. C'est une couillonnade. Même si le projet sort, il restera une couillonnade. Heureusement sans dégâts. Surtout coté notaires qui vont conserver leur monopole. Quel dommage. Pas bon le C.N.B. sur ce coup là.

* Fusion avec les notaires : abandonné. Mais là, c'était un rêve. Plusieurs générations de C.N.B. intelligents (vous avez compris C.N.B. + intelligents, il y a deux choses) n'y seraient pas arrivés.

* L'affaire de la formation professionnelle continue et de ses développements en forme de blogs. Je viens de lire le bulletin de l'ordre des avocats de Marseille, qui résume la situation telle que nous l'avons défendue Jean de VALON et moi. Les rodomontades de tel délégué vont faire long feu. Il suffisait de taper un peu sur la table et surtout de lire les propres règles du C.N.B.

* L'affaire des juristes d'entreprise. Malgré tout ce qu'on dit, il parait bien que les résistances de la base - dont je suis - aient envoyé ce projet sur une longue voie de garage.

* L'affaire des experts-comptables. Le C.N.B. (pardon sa tète) s'est fait rouler dans la farine. Sauf que la situation de fait était malheureusement déjà ce que parait devenir prochainement la situation de droit.

* L'affaire de la suppression des avoués. Le C.N.B. était bien parti, mais en cours de route, il s'est essoufflé. Et puis, de cette réforme, tout le monde majoritaire des avocats s'en fout. Le plus rigolo, c'est que maintenant, ce sont les avoués qui attendent avec impatience leur suppression pour toucher le pactole que le Sénat et la garde des sceaux ont promis. Sauf qu'on a la certitude que la haut, on a décidé de serrer les boulons, et d'éviter de dépenser un milliard de plus. Sur ce coup, le C.N.B. est d'une passivité qui correspond assez bien à l'opinion majoritaire des avocats, malheureusement.

Alors, me direz vous, KUCHUKIAN, vous devriez être content. Vous qui vous opposez au pouvoir national. Si on peut appeler le C.N.B. un pouvoir national. Il ne sert à rien ce truc là. On peut le supprimer. Ben oui.

Mais non, parce qu'il bouge encore. Parce qu'il y a NAVISTA.

Je dis bien NAVISTA, pas le R.P.V.A.

Alors voilà :

* Nous sommes maintenant censurés dès lors que R.P.V.A. apparait dans l'intitulé de nos articles sur la blogosphère, bravo le C.N.B.

* Il faut donc user de ruses de Sioux pour mettre en ligne.

* Malgré le monument que constitue le rapport HATTAB, le C.N.B. fait comme il veut c'est-à-dire nous suicider avec le boitier NAVISTA : les avertissements, la plainte à l'Autorité de la concurrence, les référés (il s'en plaidera un demain matin) les appels du bâtonnier de Paris, on s'en fout. Pire, on combine avec la chancellerie. C'est pas beau, d'un coté comme de l'autre.

* Une grande majorité d'avocats ne se sentent pas concernés, les cons. Dans un déchainement d'hypocrisies grands modèles. Les gnous.

* Et ce sont toujours les plus actifs (ah, si on pouvait bouffer les gnous) qu'on trouve en première ligne.

* Il me faut demain repérer un marchand de légumes proche du Palais du Pharo, pour faire un saut et aller lui acheter quelques tomates bien mures si jamais à la réception biennale de l'ordre, le président du C.N.B. vient nous voir et à son attention.

A samedi matin, après le discours de notre bâtonnier, qui reste notre espoir et notre détermination. Salut Dominique