bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 09/08/10
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Et si après tout, toute cette histoire n'était qu'un montage de la chancellerie pour empêcher le développement de l'informatique judiciaire ?

Tout permet de l'imaginer : franchement, l'immense majorité des magistrats s'en désintéresse, à part quelques exceptions rarissimes et très brillantes. Quant aux greffiers, il est évident qu'ils ne sont pas passionnés, et qu'ils sont même inquiets. Ils voient en effet dans l'extension du numérique : dans un premier temps, plus de travail non payé pour se former, dans un deuxième temps, la réduction des effectifs qui est le voeu des pouvoirs publics, même sans avoir à appliquer le rapport ATTALI.

Alors voilà, on pactise avec le C.N.B., qui lui-même pactise avec NAVISTA, c'est-à-dire avec un fabricant d'usines à gaz hors de prix.

On complique tout ce qui doit être simple, ce qui permet de dégouter les partenaires. Lesquels vont demander le retour au papier. Pardon le maintien du papier.

On fait coup double ou triple. Comme on part aussi du faux principe que la suppression des avoués d'appel suppose une nouvelle procédure et des échanges exclusivement numériques avec les cours d'appel, évidemment comme le boitier NAVISTA n'est pas porteur en simplicité et en cout, on maintient le statut quo.

Sauf pour le barreau de PARIS, qui est si puissant qu'il peut tenir tète à la chancellerie tout seul.

Je me dis ce soir, pourquoi me suis-je inscrit au barreau de MARSEILLE ?

J'ai un excellent ami, qui occupe une fonction très importante dans la profession, lequel se dit aussi la même chose.

C'est désespérant pour le barreau de France tout entier, hors PARIS .

Par bernard.kuchukian le 09/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 10 années 4 heures

Ce jour, le juge des référés du Tribunal de grande instance de Marseiille s'est déclaré incompétent territorialement.

Deux observations.

La première est qu' un délibéré d'un mois et 5 jours pour se déclarer incompétent territorialement, c'est sans doute excessif, et ce d'autant plus que la discussion autour de l'art.47 n'était guère compliquée.

La seconde est qu'on va se retrouver au Tribunal de grande instance d'Aix en Provence, à une audience de septembre ou octobre prochains. Attention, le procès n'est pas perdu.

Ceci doit donner l'occasion à toutes les victimes marseillaises de NAVISTA (plus de 500) d'intervenir volontairement aux débats, à coté du batonnier. Vous voulez de l'avocat, en voilà. Et les autres pourront venir aussi

C'est donc là que doit désormais porter essentiellement notre action.

Et puis une troisième observation. En attendant,

Je demande une fois nouvelle à mon batonnier de dénoncer la convention passée entre l'ordre et le greffe du Tribunal de grande instance de Marseille. S'il ne le faisait pas, d'autres que moi et moi meme lui demanderions judiciairement de le faire, devant le Tribunal d'Aix en Provence. Et en attendant, je conseille à tous les confrères de noyer les greffes sous la paperasse. Déposez vos conclusions en 5, 10, 15 exemplaires, bloquez le système. On veut du formel, en voila.

Par bernard.kuchukian le 08/08/10
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A la veille de l'ordonnance de référé que nous attendons tous, quelle qu'elle soit, le point sur la question est admirablement fait ce jour par notre ami Jacques JANSOLIN:

http://jansolin-avocat.blogspot.com/

Par bernard.kuchukian le 07/08/10
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On agite actuellement publiquement le thème de la perte de la nationalité française, présentée comme le remède contre la délinquance urbaine.

L'arme ainsi manipulée est dérisoire : les auteurs des faits sont, par principe et définition devenus Français par le seul droit du sol, sans jamais avoir rien demandé, uniquement par lui.

Plus grave, ils ne se sentent pas Français, puisque la France leur permet le cumul d'une nationalité d'origine, qui est celle du pays d'où ils viennent et avec lequel surtout ils n'ont pas rompu les liens, au point que les hommes vont y effectuer leur service militaire (l'Algérie) avec des usages et une religion particulière, qui, la seule de toutes « en service », ne fait pas le distinguo entre le civil et le religieux, comme le judéo-chrétien, et surtout le chrétien.

Et puis, est-il obligatoire d'être Français pour vivre en France ?

Bien sur que non.

Puisque la loi française qui en a fait un délit interdit même de faire la différence. Et que l'accès au pays est libre et gratuit, si libre et gratuit que la France joue le rôle d'un aspirateur à demandeurs de résidence, par sa législation sur les assurances sociales, spécialement la C.M.U. Pour se faire soigner gratuitement en France, percevoir les allocations familiales et pour certains avant ou après la sortie de l'hôpital, flinguer les flics, n'exige pas qu'on soit ou demeure Français.

Ceux qui gouvernent ce pays seraient bien inspirés de considérer ce que disait à Jacques Soustelle le général de Gaulle, qui avait changé d'avis sur le sort de l'Algérie française, en 1959, contre l'intégration: "que direz vous Soustelle lorsqu'il y aura (j'ai oublié le nombre, mais c'était plusieurs dizaines) de députés musulmans à l'Assemblée ? " Sauf erreur de mémoire, ces propos sont rappelés par Alain Peyrefitte. Et de Gaulle ne voyait qu'à 20 ans plus tard.

Par bernard.kuchukian le 07/08/10
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Un des blogs les plus actifs de notre blogosphère vient de disparaitre. J'ai beau chercher, perdu... Il a voulu s'en aller. Alors, adieu.

P.S. Cette communication a un lien direct avec celle qui la précède.

Par bernard.kuchukian le 06/08/10
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Comprenne qui pourra ou devra.

Par bernard.kuchukian le 06/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 12 mois

Chanson connue de notre Jonnhy (inter) national.

Voyez le blog de notre confrère ALLEGRA, qui nous rappelle ou nous apprend qu'à compter du 1er janvier prochain, tout justiciable pourra saisir le Conseil supérieur de la magistrature d'une plainte disciplinaire contre un magistrat du siège, pourvu qu'un tas de conditions, mais il n'y a n'a pas beaucoup, soient réunies.

Sans quoi l'atmosphère pourrait devenir irrespirable, il serait sans doute sage que les ordres sous la direction avisée des batonniers, créent une ligne de bonne conduite à suivre, pour les avocats qui seront appelés, soit à préparer ces plaintes, soit à la suivre, soit les deux.

Mais attention, la frontière entre l'intolérable censure ordinale, et le droit absolu de l'avocat à défendre son client, risque d'etre difficile à tracer. Quel bonheur qu'à l'époque de la fusion avec les conseils juridiques, on ait changé le serment des avocats qui n'est très heureusement plus celui de respecter les autorités.

J'ai déjà une idée, mais je la crois à la fois sage et odieuse.

Elle consisterait à suggérer fortement que seuls des avocats ayant au moins une ancienneté de vingt ans de barre puissent intervenir dans ce genre d'affaires, car alors on prend moins de risques à se bruler les ailes. Il faut éviter que les jeunes se fassent griller. Mais ce n'est qu'une idée.

Par bernard.kuchukian le 06/08/10
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Je finis par y croire.

On m'avais déjà parlé d'un puissant qui, surtout, n'avait pas souhaité de publicité sur le blog, mais je trouve que l'affaire qui suit de la CHAMBRE DE COMMERCE est parfaitement révélatrice.

J'ai déjà expliqué comment, au bout de cinq mois d'attente et d'efforts vains en tout genre, j'ai du mettre en ligne voici à peine une semaine ma demande du ministre de l'intérieur contre le préfet du département se désintéressant de la pétition du bénéficiaire de la décision de justice de placer d'autorité la dépense au budget de la CHAMBRE.

Depuis lors,

1°. Le principal a été payé mercredi matin,

2°. Les intérets, calculés à réception du principal et réclamés aussitot, par autre chèque, ce matin.

Je refuse l'idée de la coincidence.

Bravo à la blogosphère et continuons nos combats.

Car la blogosphère ne doit pas etre un terrain de seules expressions de photos et de cartes postales, de banalités sur le monde qui nous entoure, voire de courbettes ordinales ou nationales, de mises en lignes de décisions de justice ou de règles de droit, meme si elles sont commentées, approuvées ou critiquées, elle doit etre aussi le lieu d'expression de tous dans notre profession, pour la vie professionnelle et la vie tout court, dès lors que sérieusement on ne peut dissocier les deux.

Ceci à l'attention non seulement de la profession, mais aussi de tous, pour qu'ils sachent que les avocats ne sont pas seulement des bavards couteux, tout au plus capables de recopier les instructions des services des contentieux, mais aussi qu'ils portent un message. On l'avait un peu oublié au fil des décennies. La blogosphère le remet en selle.

A part les journalistes, dans les rares cas où ils sont véritablement indépendants, aucune autre profession n'a ce privilège.

Par bernard.kuchukian le 05/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 10 années 3 jours

Je ne m'étais donc pas trompé en mettant en ligne plusieurs communications sur ce qui s'est passé à GRENOBLE à la mi-juillet.

C'était suffisamment grave (et ainsi vu à l'avance) pour que le ministre de l'intérieur le reconnaisse et déclare ce jour qu'il allait faire de Grenoble le symbole en quelque sorte de la reconquete de la sécurité dans les villes.

On est sauvé.

Donc, la Légion n'aura pas à sauter sur GRENOBLE comme elle l'avait fait jadis sur KOLWEZI, parce que GRENOBLE ce n'est pas le CONGO.

Et n'aura pas besoin de Tsahal pour un nouveau raid d'ENTEBE, parce que le Dauphiné, ce n'est pas l'OUGANDA.

Par bernard.kuchukian le 05/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 10 années 4 jours

Le Tribunal de grande instance de MARSEILLE a deux entrées. L'une au nord est réservée aux magistrats, aux greffiers, aux personnels, qui ont un badge électronique, et aux avocats, qui n'ont rien du tout, sauf leurs cartes professionnelles. Et puis l'autre au sud, pour le reste de l'humanité. Vous avez compris que le contrôle policier se fait uniquement au sauf pas au nord.

Petite histoire vécue ce matin. Une jeune femme charmante, grande belle, élancée, bronzée, etc. entre sans doute librement avec son badge. Elle doit être employée de la maison. Elle est vêtement d'un short vraiment très court, mais très chic. Je vous le concède. Un régal pour les yeux.

De l'autre coté, un quidam quelconque, mais parfaitement propre sur lui, porte un bermuda à rayures. Et une chemise. Il fait chaud et la climatisation du palais est encore vacillante. La police le refoule parce qu'il est « mal habillé ».

Le bonhomme sort et m'interpelle, car je viens de sortir moi aussi après quelques démarches. Je suis habillé avec un pantalon et une chemise.

Comme si j'y pouvais quelque chose. Il ne sait pas que ce blog existe.

Encore heureux qu'il n'aille pas renforcer le camp des tenants de la burqa.

Intellectuellement, la dérive a commencé ainsi avant les mollah dans l'Iran du dernier shah PAHLAVI.