bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 05/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 9 mois

Je constate et déplore que de très nombreux intervenants dans la blogosphère préfèrent conserver l'anonymat.

Mon blog est à ce sujet trop révélateur.

Le plus grave est que cet anonymat est conservé même lorsque les interventions sont amicales ou favorables aux thèses développées. C'est déjà pas mal me direz vous de ne pas recevoir des injures.

Soyez étonnés, et je vais peut être susciter des interventions, maintenant que la question des avoués s'est calmée, pour quelques mois encore, plus aucune secrétaire d'avoué ou plus aucun avoué ne m'injurie. Je n'ai donc plus à faire le ménage.

Mais pour le reste, je suis perplexe.

Pratiquerait-on l'auto censure sur le blog ? Ou existerait-il des instructions supérieures ?

Par bernard.kuchukian le 03/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 9 mois

Certains préfèrent les photos et les images aux textes dans lesquels il faut s'engager.

Suivez mon regard.

Très politiquement très incorrect, je vous invite à aller consulter le site de KONK (il s'appelle FABRE en réalité):

http://dessins.de.konk.free.fr

Ce sont des dessins d'il y a une dizaine d'années. Ils n'ont pas pris une ride et c'est meme la société qui s'est bloquée.

En voici un superbe et j'espère non en avance sur l'histoire.

Par bernard.kuchukian le 03/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 10 mois

Le 30 juillet écoulé, j'ai mis en ligne le courrier que j'ai fait au ministère de l'intérieur pour qu'il sévice, coté préfet des Bouches du Rhone, parce que ce dernier n'oblige pas la CHAMBRE DE COMMERCE à payer une dette d'environ 50.000 € résultant d'un arret de la Cour administrative d'appel vieux d'un grand nombre de mois.

Puissance du blog -parce qu'à la coincidence, je n'y crois pas- on vient de me remettre ce jour un chèque de règlement daté du...29 juillet.

Grosse est la ficelle, mais gros est le chèque.

Serais-je lu en hauts lieux ?

Par bernard.kuchukian le 03/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 9 mois

Je ne sais pas à la suite de quelle erreur matérielle, que j'ai véhiculée, il a été écrit que le juge des référés statuerait le 2 ou le 3 aout.

Vérifications faites, il parait que cà a toujours été prévu pour le 9 aout.

Dont acte.

Par bernard.kuchukian le 02/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 10 mois

Il pédale, il pédale.

Il n'écrit rien, n'exprime aucune idée personnelle, recopie en ligne et in extenso tout ce qui lui tombe sous la main, surtout sans le moindre commentaire. Dès fois qu'on le contredirait.

Bientôt, vous verrez qu'il scannera l'annuaire et le mettra en ligne, puisqu'il a bien décrit ses activités secondaires.

On pourrait ainsi mettre en ligne la marque du photocopieur, de l'ordinateur, du savon dans le cabinet de toilette, etc.

Ca ferait de la ligne. Encore de la ligne. Meme CHAPOTARD fait mieux, qui lui écrit des choses à sa propre gloire.

Allez bonsoir.

Par bernard.kuchukian le 01/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 10 mois

,

La découverte de la mise en ligne du dernier ouvrage d'Albert CAMUS, décédé en 1960, « Le premier homme » interpelle une nouvelle fois la question des droits d'auteur et d'Internet.

Une université du Québec siège à CHICOUTIMI. C'est dans le Saguenay, région du lac Saint-Jean. La grande et haute campagne profonde du Québec. La commune est surtout connue pour être la ville natale du chanteur Félix LECLERC, c'est tout. Parce que je passais par là et par hasard je l'ai su par pure coïncidence, justement lorsque ce chantre du Canada est décédé. J'ignorais qu'il y avait une université là-bas, où presque tout le monde s'appelle TREMBLAY. Justement, un TREMBLAY universitaire a mis en ligne. Texte intégral.

http://classiques.uqac.ca/classiques/camus_albert/premier_homme/camus_pr...

Comment régler la question de droit ?

Très simple. Il y a en ligne l'avertissement suivant :

« Ce livre est du domaine public au Canada parce qu'une oeuvre passe au domaine public 50 ans après la mort de l'auteur. Cette oeuvre n'est pas dans le domaine public où il faut attendre 70 ans après la mort de l'auteur. Respectez les droits d'auteur de votre pays. »

Comment on fait avec Internet ?

Par bernard.kuchukian le 01/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 9 mois

Voici à peine une semaine que j'attirais l'attention sur les déclarations fracassantes d'imbécilité, dans la presse locale, d'un maire de secteur de Marseille qui aurait pu avoir un destin national (ouf, on n'est pas passé loin), quant à la sécurité d'une plage de notre ville.

J'écrivais ceci :

On arrive au paroxysme. Voilà que le maire, lui socialiste, de secteur des 1er-7ème arrondissements de MARSEILLE, qui n'est autre que l'ancien bras droit de Madame Ségolène ROYAL (sans E), lorsqu'elle était candidate à la présidence de la République, envisagerait d'installer un tourniquet à l'entrée de la plage des Catalans, et ainsi d'en limiter l'accès. Donc un numérus clausus pour cette plage publique.

Et dire que lorsque Monsieur Jean-Marie LE PEN veut limiter l'accès du pays tout entier, on proteste vertueusement.

Donc, si j'ai bien compris, on continuera à entrer librement en France, mais attention, on ne pourra pas aller se baigner aux Catalans à MARSEILLE, sauf peut être sur autorisation spéciale de Monsieur le maire de secteur et mieux si on est riverain.

A ce sujet, je vous garantis qu'au prix du m² dans le quartier, l'immigré en situation qu'elle soit régulière ou irrégulière, type quartiers nord, n'existe pas dans le coin. Après tout, c'est à lui que pense sans doute Monsieur le maire de secteur, quand il veut interdire, mais pas bien courageux, il biaise. Pas beau, le manque de courage.

Il fait trop chaud : ils tous besoin d'être douchés. Vivement les prochaines élections.

Voulez vous la suite ? Elle est terrible. On apprend que voici 48 heures, une malheureuse baigneuse jeune fille mineure de 17 ans a été violée sur cette même plage par deux quidam, qui seraient aussi des mineurs, dont seul Le Point permet de comprendre peut être qu'il y aurait ici Algérien en situation irrégulière. Ils s'amusaient, quoi ...

Le même maire qui, politiquement ne peut pas perdre trop la figure, sympathique par ailleurs -c'est un bon gros comme moi- précise bravement qu'il y a 19 médiateurs sur place lesquels sillonnent les plages.

Moi je dis : ils viennent d'où ces médiateurs, et c'est quoi leur travail ? Le maire d'ajouter, « le dispositif plage est énorme ». En effet, on vérifie que tout le monde est en principe en situation régulière, soit avec un maillot de bain et une serviette éponge.

Surtout ne pas stigmatiser. Fermer sa gueule, et continuer. Vive l'intégration à la mode chez nous (du coup, plus question de tourniquet, vous m'avez bien compris...)

Ce qui est énorme ici, c'est la taille des mensonges officiels. Et l'aveuglement général.

Depuis quelques jours, j'ai bien le droit total de m'exprimer et de critiquer, puisque le président de la République lui-même a déclaré publiquement à GRENOBLE que le système français d'intégration des immigrés est un échec depuis 50 ans. C'est du SARKOZY, et pas modestement du KUCHUKIAN.

Ce qui, au passage, signifie que l'intégration d'avant 50 ans, est une réussite.

Sauf fausse modestie, je vois au mois deux noms ci-dessus qui le démontrent.

Par bernard.kuchukian le 01/08/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 10 mois

En ce cinquantième anniversaire de sa mort, on avance souvent Albert CAMUS et son oeuvre, c'est chic pour certains. Je ne voudrais surtout pas que mon propos soit mal interprété par Nathalie KERDREBEZ qui l'a cité hier dans un commentaire sur la folie.

La recherche Internet que j'ai faite ensuite du commentaire de notre consoeur m'a fait mettre la main sur un article écrit en 2000 par Edward. W. SAID, professeur à l'université de Columbia aux Etats-Unis, décédé en 2003, paru au Monde diplomatique de 2003. J'en extrais les passages suivants, qui me paraissent d'une vérité criante, que je partage, la mienne en tout cas, ce qui ne va pas tout à fait dans le sens généralement admis, mais qui conforte le point de vue de tout lecteur du « Premier homme. »

L'article est intitulé, "Albert CAMUS ou l'inconscient colonial."

-----------------------------------------------------------------------------------------

EXTRAITS.

Albert Camus est le seul auteur de l'Algérie française qui peut, avec quelque justification, être considéré comme d'envergure mondiale.

C'est une figure impérialiste très tardive. Non seulement, il a survécu à l'apogée de l'empire, mais il survit comme auteur universaliste, qui plonge ses racines dans un colonialisme à présent oublié.

Voici donc un homme moral dans un contexte immoral. Et le centre d'intérêt de Camus, c'est l'individu dans un cadre social.

Un critique européen intéressé par l'histoire dira probablement que Camus représente l'impuissance tragique de la conscience française face à la crise de l'Europe, à l'approche d'une de ses grandes fractures. Si Camus semble avoir considéré qu'on pouvait maintenir et développer les populations de colons au-delà de 1960 (l'année de sa mort), il avait tout simplement tort historiquement puisque les Français ont abandonné l'Algérie et toute revendication sur elle deux ans plus tard seulement.

Lorsque son oeuvre évoque en clair l'Algérie contemporaine, Camus s'intéresse en général aux relations franco-algériennes telles qu'elles sont, et non aux vicissitudes historiques spectaculaires qui constituent leur destin dans la durée. Sauf exception, il ignore ou néglige l'histoire, ce qu'un Algérien, ressentant la présence française comme un abus de pouvoir quotidien, n'aurait pas fait. Pour un Algérien, 1962 représentera probablement la fin d'une longue et malheureuse époque inaugurée par l'arrivée des Français en 1830, et l'ouverture triomphale d'une ère nouvelle. Interpréter du même point de vue les romans de Camus, ce serait voir en eux, non des textes qui nous informent sur les états d'âme de l'auteur, mais des éléments de l'histoire de l'effort français pour rendre et garder l'Algérie française.

C'est vrai, Meursault tue un Arabe, mais cet Arabe n'est pas nommé et paraît sans histoire, et bien sûr sans père ni mère. Certes, ce sont aussi des Arabes qui meurent de la peste à Oran, mais ils ne sont pas nommés non plus, tandis que Rieux et Tarrou sont mis en avant.

Cette entreprise n'est pas inspirée par la vengeance. Je n'entends pas reprocher.

Même si, selon tous ses biographes, Camus a grandi en Algérie en jeune Français, il a toujours été environné des signes de la lutte franco-algérienne. Il semble en général les avoir esquivés, ou, dans les dernières années, traduits ouvertement dans la langue, l'imagerie et la vision géographique d'une volonté française singulière de disputer l'Algérie à ses habitants indigènes musulmans. En 1957, François Mitterrand déclarait sans ambages, dans son livre Présence française et abandon (7) : « Sans Afrique, il n'y aura pas d'histoire de France au XXe siècle. »

Quand, dans les dernières années de sa vie, Camus s'oppose publiquement, et même violemment, à la revendication nationaliste d'indépendance algérienne, il le fait dans le droit-fil de la représentation qu'il a donnée de l'Algérie depuis le début de sa carrière littéraire, même si ses propos font alors tristement écho à la rhétorique officielle anglo-française de Suez.

Ses commentaires sur le « colonel Nasser », sur l'impérialisme arabe et musulman, nous sont familiers, mais le seul énoncé politique, d'une intransigeance totale, qu'il consacre à l'Algérie dans ce texte apparaît comme un résumé sans nuance de tout ce qu'il a écrit antérieurement : « En ce qui concerne l'Algérie, l'indépendance nationale est une formule purement passionnelle. Il n'y a jamais eu encore de nation algérienne. Les juifs, les Turcs, les Grecs, les Italiens, les Berbères auraient autant de droit à réclamer la direction de cette nation virtuelle. Actuellement, les Arabes ne forment pas à eux seuls toute l'Algérie. L'importance et l'ancienneté du peuplement français en particulier suffisent à créer un problème qui ne peut se comparer à rien dans l'histoire. Les Français d'Algérie sont eux aussi et au sens fort du terme des indigènes. Il faut ajouter qu'une Algérie purement arabe ne pourrait accéder à l'indépendance économique sans laquelle l'indépendance politique n'est qu'un leurre. (...) »

Le paradoxe est que partout où, dans ses romans et descriptions, Camus en parle, la présence française en Algérie est rendue soit comme un thème narratif extérieur, une essence échappant au temps et à l'interprétation, soit comme la seule histoire qui mérite d'être racontée en tant qu'histoire.

Quand il est fait allusion à l'usage de la violence en Algérie, par exemple, la formulation donne à croire que les forces françaises ont été obligées de prendre des mesures déplaisantes pour répondre à des agressions de la part des indigènes « poussés par leur ardeur religieuse et par l'attrait du pillage ». L'Algérie est toutefois devenue « une nouvelle France », prospère, dotée d'excellentes écoles, d'hôpitaux, de routes. Même après l'indépendance, l'image de l'histoire coloniale de la France reste essentiellement constructive : on pense qu'elle a posé les bases de liens « fraternels » avec les anciennes colonies.

J'irai jusqu'à dire que, si les plus célèbres romans de Camus intègrent, récapitulent sans compromis et, à bien des égards, supposent un discours français massif sur l'Algérie qui appartient au langage des attitudes et références géographiques impériales de la France, cela rend son oeuvre plus intéressante, et non le contraire. La sobriété de son style, les angoissants dilemmes moraux qu'il met à nu, les destins personnels poignants de ses personnages, qu'il traite avec tant de finesse et d'ironie contrôlée - tout cela se nourrit de l'histoire de la domination française en Algérie et la ressuscite, avec une précision soigneuse et une absence remarquable de remords ou de compassion.

Camus confirme donc et raffermit la priorité française, il ne condamne pas la guerre pour la souveraineté livrée aux musulmans algériens depuis plus d'un siècle, il ne s'en désolidarise pas.

Il nous faut considérer l'oeuvre de Camus comme une transfiguration métropolitaine du dilemme colonial : c'est le colon écrivant pour un public français, dont l'histoire personnelle est irrévocablement liée à ce département français du Sud ; dans tout autre cadre, ce qui se passe est inintelligible.

Plus de choix ici, plus d'alternative. La voie de la compassion est barrée. Le colon incarne à la fois l'effort humain très réel auquel sa communauté a contribué et le refus paralysant de renoncer à un système structurellement injuste.

Restituer L'Etranger dans le noeud géographique où prend naissance sa trajectoire narrative, c'est voir en ce roman une forme épurée de l'expérience historique. Tout comme l'oeuvre et le statut d'Orwell en Angleterre, le style dépouillé de Camus et sa sobre description des situations sociales dissimulent des contradictions d'une complexité redoutable, et qui deviennent insolubles si, comme tant de ses critiques, on fait de sa fidélité à l'Algérie française une parabole de la condition humaine. Tel est encore le fondement de sa renommée sociale et littéraire.

Dans ces conditions, il est clair que les limites de Camus étaient paralysantes, inacceptable

En émane un sentiment de gâchis et de tristesse que nous n'avons pas encore entièrement compris. Et dont nous ne sommes pas tout à fait remis.