bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 30/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois

Pour faciliter la communication des professionnels intelligents ont imaginé la télétransmission. Grace à l'informatique et à la numérisation.

Il parait même qu'il existe à PARIS un système qu'utilisent les avocats locaux, très facile, qui permet ainsi d'adresser aux tribunaux des tas de documents sans support papier. Quelle chance, ils ont ces avocats parisiens. On me dit aussi que leurs avoués à Paris, quand ils deviendront avocats dans peu de temps, utiliseront aussi ce système simple et facile, pas cher et tout et tout. Vous aurez noté au passage qu'une fois encore, ce seront les avocats qui auront fait l'investissement intellectuel et matériel.

Il parait que pour les autres avocats de partout ailleurs en France, les juridictions judiciaires exigent qu'ils passent par un autre système de télétransmission nettement plus compliqué, avec un boitier spécial et obligatoire, le NAVISTA qu'il s'appelle. On me dit que c'est cher, sans que personne ait jamais expliqué pourquoi c'est cher, obligatoire et compliqué. Oui, parce qu'en plus c'est compliqué.

Les avoués de province, je vais écrire les pauvres parce qu'ils ne seront pas comme leurs confrères parisiens profitant des avantages des avocats parisiens, en seront réduits à la même enseigne que les avocats non parisiens. Il faudra passer par ce machin NAVISTA là.

Il se murmure que maintenant qu'ils ont compris que leur fonction obligatoire va se terminer dans trois mois, dans neuf mois dans douze ou quinze mois, peu importe, ces futurs confrères avocats se disent qu'après tout le système parisien est bien conçu. Eux aussi ils auront à communiquer avec les cours d'appels et les tribunaux, parce qu'ils y viendront, et il leur faudra un système facile, rapide et pas cher.

Ce serait marrant non qu'ils viennent à s'allier avec les avocats marseillais. Vous savez, ceux qui derrière leur bâtonnier ont inventé un système comparable à celui de Paris à quelque chose près du même prix, aussi sur que le reste, et en plus « astucieux » comme l'a écrit une sommité de l'expertise des moyens de télétransmission.

Parmi ces farouches défenseurs de la modernité, une poignée d'avocats, quatre ou cinq, se trouve un petit avocat provincial. Un local.

Le même a par ailleurs été jusqu'ici copieusement conspué par le personnel des avoués, parce qu'il a soutenu depuis son départ le projet de suppression de la fonction et donc de la profession des avoués, derrière l'Europe et le gouvernement de son pays.

Si le murmure est exact, le petit avocat précité trouvera très amusant de constater que un peu et même beaucoup grâce à lui et à ses engagements courageux, les avoués devenus avocats utiliseront le système marseillais. Modeste et résigné, le petit avocat local sait bien qu'il n'aura jamais de merci. Il constatera que là aussi, les anciens avoués devenus nouveaux avocats, utiliseront gratis, mais c'est une habitude, l'intelligence, l'astuce et le travail des avocats.

D'ailleurs, ce petit avocat local a fourni pendant 40 ans de sa carrière (oui en plus le petit avocat est vieux) des dossiers aux avoués, essentiellement les mêmes à la Cour d'appel dont il dépend. Des centaines et des centaines de dossiers. Sans compter qu'il leur préparait les concljusions (comme tous les autres couillons d'avocats).

Il a même fait en sorte que certains deviennent des correspondants habituels de banques, à l'époque où lui petit avocat local, était moins petit, était l'avocat de celles -ci. Ce qu'il n'est plus, car le petit avocat local est si décrié pour son courage et son refus de faire des courbettes. Notamment aux services des contentieux.

Jadis pour la Noel, on lui offrait même quelques bouteilles de champagne.

Mais jamais rien d'autre. Jamais le moindre repas, ni verre à boire.

Depuis qu'il a osé soutenir que Monsieur ATTALI et Monsieur SARKOZY avaient raison de supprimer les avoués, il n'a même plus droit aux six bouteilles de champagne annuelles. Du coup, il n'aime plus le champagne, bien qu'il lui reste encore de quoi s'acheter seulement une demi-bouteille de champagne de temps à autre.

Voici que le petit avocat local pour le temps qui lui reste à rester dans cette profession changeante imagine maintenant de transmettre ses pièces pour communication aux avoués encore obligatoires.

Les dossiers ont cru en volume. Pas nécessairement des honoraires. Alors, le petit avocat local s'essaie dans la modernité. Il a investi dans un scanner et il essaie d'envoyer ses pièces en PDF (il a même appris ce que ça veut dire, vous imaginez, à son âge) pour communication. Las, la transmission est impossible actuellement en l'état de la limitation des réseaux, lorsque le dossier est trop important ; il faut le découper en plusieurs morceaux.

Alors, le petit avocat local a acheté une clé USB, et il y enregistré son gros dossier (le dernier qui lui reste peut être) pour éviter de tirer des centaines de photocopies. Au demeurant, pour ces photocopies, c'est l'avoué qui va percevoir avec ses gros émoluments de quoi les payer. Le petit avocat local la trouve saumâtre d'avoir à fournir à l'avoué les photocopies des documents pour que ce dernier, l'avoué, tant qu'Il est là, se les fera payer à lui. En vieillissant, le petit avocat local aimerait cesser d'être con.

Ben non, figurez-vous qu'on lui dit maintenant qu'une clé USB c'est risqué à cause des virus. En français dans le texte. Donc l'avoué n'a pas d'antivirus sur son ordinateur. On pourrait concevoir aussi le CD ROM, mais c'est plus long et puis il faut un graveur. Et puis que va dire le puissant avoué. Lui, il veut du papier pour pouvoir le facturer ensuite à celui qui le lui a fourni. Fortiche.

Le petit avocat local se promet d'écrire au garde des sceaux de la République, la sortante ou le prochain ou verra, pour attirer l'attention sur le fait qu'il ne faudra pas qu'on indemnise les avoués sortants lorsqu'ils prétendront que leur matériel informatique sera obsolète en l'absence de traitement anti-virus. Non, parce que des traitements anti-virus, on en trouve même des gratuits sur Internet.

Ah oui, parce que le petit avocat local il a tout de même Internet vous l'aviez compris depuis un moment déjà, et il se souvient même que lorsqu'il s'est abonné à Internet pour la première fois voici une dizaine d'années, c'est lui qui avait fermement insisté auprès des avoués en question pour qu'eux-mêmes souscrivent aussi à Internet. Ce qu'ils avaient mis quelques mois à faire (trop cher...)

C'est capricieux un avoué en fin de fonction.

Par bernard.kuchukian le 30/09/10
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Certains avoués me détestent.

Comme si je n'étais pas considéré comme autre par de si grands esprits comme autre chose qu'une chiure de merde sur l'océan. Avocat provincial, quelconque et métèque de surcroit.

Ils n'ont toujours pas compris que c'est l'Europe et toute la France qui veulent leur suppression, mais moi je ne suis rien.

Surtout pas une tete de Turc. Ce qui serait un comble.

Alors voici le point en temps réel à l'Assemblée nationale.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/fusion_avocat_avoue_CA.asp

On me communique à l'instant des détails techniques savoureux. Mais ils sont confidentiels provisoirement. Dommage, c'est délicieux. Merci Dominique.

Par bernard.kuchukian le 30/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois

Celle-ci.

Les pouvoirs publics veulent un ordre national d'avocats. Comme l'ont voulu Napoléon 1er et Philippe Pétain. L'indépendance des ordres locaux ne leur plait pas.

Alors, et toute l'affaire NAVISTA le démontre, on donne pleins pouvoirs au C.N.B. pour le vecteur de communication informatique, avec le reste normatif et autres.

Et Paris, qjui veut rester libre ? Paris, c'est un gros morceau, puisque tout seul Paris c'est la moitié des avocats de France.

Alors au moins provisoirement, on laisse à Paris son indépendance informatique. En attendant soit qu'il rentre dans le rang général, ou qu'il en prenne le controle. Mais alors, dans ce cas, on en est revenu au point de départ: il n'y a plus qu'un seul interlocuteur. C'est bien ce qu'on veut.

Pendant ce temps là, les ordres et les confrères locaux n'auront vu que du feu.

Quand ils se réveilleront un jour privés de ce qui reste de leur liberté, ce sera trop tard. Seuls les Marseillais auront compris et réagi.

Par bernard.kuchukian le 29/09/10
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Oui, il se passe sans doute qu'on prépare ses bagages à la chancellerie. Ou alors on fait le ménage.

Le ministre répond en effet à tour de bras à des questions vieilles de très nombreux mois d'attente aux députés et sénateurs (voir les communications de ce jour sur le site de notre confrère CASTON).

On me dit (chut) que peut etre ça bouge coté NAVISTA, ensuite de notre recours contre le refus de nous faire profiter de l'exception parisienne.

La commission des lois de l'Assemblée nationale doit entendre le 5 ou le 6 octobre, je ne sais plus, un rapport sur la synthèse des deux textes différents déjà votés, pour en faire une loi sur la fusion des professions, et la disparition immédiate ou à terme des avoués.

Il parait meme que le texte serait discuté à l'Assemblée le 13 octobre prochain. Le lendemain de l'audience de référé devant le Conseil d'Etat (puisqu'il parait que ce ne serait plus le 8).

Tout cela est intéressant.

Reste alors à nous dire quand. Meme moi qui ai appelé de mes voeux la loi de fusion qui sortira bientot, j'espère qu'elle ne prendra pas effet au 1er janvier prochain. C'est que peu d'avocats ne peuvent sérieusement dire qu'ils sont prêts. Faut-il alors pénaliser les autres ?

Et pourquoi pas le 1er juillet 2011 ?

Par bernard.kuchukian le 28/09/10
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Voici une partie de la police pratiquement inconnue des avocats, les renseignements généraux.

C'est vrai, nous ne sommes jamais au contact de ces gens-là, et les juges pas davantage.

Je viens de lire l'ouvrage de souvenirs d'un haut fonctionnaire des renseignements généraux, désormais en retraite, Thierry de BRIEL, « Les oreilles de Midas » .

Je ne sais d'ailleurs pas vraiment pourquoi on a utilisé ici un pseudonyme, puisque l'auteur du livre, un bon copain de la faculté de droit, ce qui ne nous rajeunit pas, a donné son vrai nom dans la presse qui l'a interrogé, Jean-Luc THIRION. Oui, cette fois-ci, c'est le journaliste qui posait les questions.

Drôle de monde. L'ouvrage d'anecdotes, humeurs et réflexions désacralise totalement (pour autant qu'elles aient jamais été sacralisées) les fonctions préfectorale et des secrets de la police, qui ressemblent furieusement à du Polichinelle. Inquiétant et rassurant à la fois.

Par bernard.kuchukian le 27/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois

Tout le monde judiciaire concerné sera au courant demain matin, j'ai abandonné la communication électronique.

Vive le papier. Et la plume sergent major qu'on trouve en vente libre chez OFFICE DEPOT, dont je viens de découvrir, je vous assure que je n'invente rien, allez y voir, qu'elle est partenaire commerciale officielle du barreau de ... BORDEAUX.

Le temple de NAVISTA. A n'y plus rien comprendre.

Par bernard.kuchukian le 26/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois

Non, évidemment.

Mettons sa bavure verbale télévisée en direct de ce jour sur le compte du fait qu'elle parlait trop vite d'une grande et belle maison de sous-vêtements féminins," Le Jaby", avant malheureusement qu'elle disparaisse un jour ou l'autre mangée par les soutiens-gorges et petites culottes chinoises puis indiennes (c'est de "Le Jaby" dont je parle).

"Fellation" plutôt qu'"inflation".

En voilà un programme, pas si antipathique que cela. J'arrête, on va m'accuser d'être un vieux cochon libidineux.

Ce qui est sur, et je suis d'accord avec notre consoeur, c'est que du coup (attention à ce que j'écris) on aura oublié l'essentiel, le plan social, et la disparition un jour ou l'autre d'une grande entreprise française de qualité.

http://www.lejaby.com/fr/waiting/

Par bernard.kuchukian le 26/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois

Vous allez en entendre parler de la gouvernance dans les mois à venir.

Et je vous assure que ce ne sera pas drole.

Quel est le sujet ? Il est qu'avec moins de 200 ordres d'avocats, du plus petit au plus grand, les pouvoirs publics trouvent qu'il y a trop d'ordres en France. Il y bien longtemps qu'on a feinté la majorité des avocats en leur faisant miroiter qu'un ordre national, ce serait mieux, plus puissant et tout et tout. L'inconscient des confrères a toujours dit non. Et il avait bien raison.

Ce que ni NAPOLEON 1er, ni Philippe PETAIN, qui dans des genres différents, ne nous aimaient pas trop, mais c'étaient des militaires, et nos ainés ont été plus forts qu'eux, c'est un ancien confrère François MITTERAND qui nous l'a imposé, avec la création du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX.

Qui n'est certes pas un ordre national, mais meurt d'envie de le devenir. Et c'est bien là qu'est le problème.

Au point actuel, petit détail de rien du tout, mais révélateur.

Le C.N.B. est venu organiser à MARSEILLE, chez nous, à ses frais me dit-on, à l'époque de la réception ordinale du début juillet, une conférence des présidents des barreaux européens de la Méditerranée, les 2 et 3 juillet derniers.

Certes, ils ont marché sur nos plates-bandes, mais heureusement, ils n'étaient qu'une poignée.

Il y avait là cependant le président du C.N.B., qui accueillait rien moins que le président de la Chambre nationale des avocats d'Albanie (il parait que çà existe). Sans compter un sympathique avocat de SOUSSE. J'ignore où s'est tenue cette mystémlrieuse réunion que je découvre seulement maintenant. D'après La photo, on dirait que c'était dans les salons du SOFITEL du Haut-Fort Saint Nicolas. Il n'aurait plus manqué que ce soit dans les locaux de la CARSAM... La prochaine fois, ce sera à ATHENES (1)

Revenons au thème général de la gouvernance. Nous avons pour deux ans au moins encore un président de la République qui est avocat. J'ai donc tendance à me méfier. Le Nicolas n'est qu'une coincidence ici. Pourvu cependant qu'il n'ajoute pas à ce qu'avait fait son prédécesseur MITTERAND avec le C.N.B. en lui faisant donner des pouvoirs nouveaux.

J'aimerais ouvrir le débat.

______________________

(1) Je donne ces indications, afin que les confrères qui cotisent obligatoirement pour le C.N.B. sachent où ils paient les promenades de leurs élus. On pourrait suggérer de voyager sur RYANAIR ou EASYJET, bien présents sur la Méditerranée et pas cher.

Par bernard.kuchukian le 25/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois

Erreur, cette fois-ci c'est pas pour ou plutot contre Navista. PARIS réglé son problème avec Navista.

Contre le C.N.B.

On apprend maintenant par le blog de notre confrère ALLEGRA qu'unanimement, le conseil de l'ordre parisien a demandé à son batonnier d'attaquer telle décision réglementaire qui fait une distinction entre pays membres de l'Union pour des affaires de blanchiment de fonds et de rapports correspondants avec la profession. Bravo PARIS.

Mais il me semble qu'un tel recours aurait d'abord du etre fait par le C.N.B.

En tout cas, merci à PARIS, heureusement que vous etes là

Bon, c'est vrai que le C.N.B. est trop occupé par le commerce des boitiers Navista qui prend tout son temps.

Par bernard.kuchukian le 25/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 4 mois

Je passe au valet.

De pique, certes.

Mais au valet.

Quoi faire d'autre ? Nain de jardin peut etre (texte ajouté).

Enfin, je plairai.