bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 31/12/10
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Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours eu de la sympathie pour la Cote d'Ivoire. Peut-être parce que j'aime beaucoup le chocolat et que sans la Cote d'Ivoire, le chocolat ne serait pas ce qu'il est, et suivant la formule du général, le monde ce que nous savons. Je m'intéresse donc à ce qui s'y passe.

Ce que je comprends, mais j'ai du mal, parce que les media ne disent pas tout, c'est qu'il y a là -bas un nord islamique et un sud chrétien, un président chrétien au sud et un président non chrétien au nord. Puisque le choix des mots doit être soigneux. Pour compliquer les choses, mais finalement est-ce si compliqué que cela, voici que les « puissances » occidentales soutiennent le président du nord, dit-on légalement élu, contre le président du sud, qui ne veut pas accepter qu'il n'aurait pas été élu. Bien que légalement proclamé.

Voyez encore comme je suis prudent. Encore plus compliqué - vous allez voir que je reste dans le strict périmètre du blog des avocats- voici que deux confrères, et pas des moindres mon capitaine, sont à ABIDJAN ou y sont allés ou vont y retourner.

Roland DUMAS et Jacques VERGES. Du beau linge. Ancien, coton ou lin première catégorie, et solide.

Mais alors dans le camp du sud, là on ne comprend plus.

Surtout quand VERGES défend GBAGBO contre OUATARRA, au nom : A. de l'indépendance de la Cote d'Ivoire à l'égard de l'ancienne puissance coloniale et de la limitation du pouvoir des juges de paix français (comme il a raison le bougre) ; B. de ce que la Cote d'Ivoire a passé de beaux contrats avec des entreprises françaises (comme il a raison le bougre, mais pardon, on ne suit plus, lui qui défend ainsi le grand capital international et français censé distribuer les commissions...

Permettez alors à un modeste avocat inconnu vieillissant et même pas vraiment marseillais (ce qui n'arrange rien) deux conseils. Connaissant personnellement les deux personnages que je cite, je puis m'engager :

1°. Que OUATARA fasse vite appel à notre confrère et ami Gilbert COLLARD (oui, pour équilibrer le coup).

2°. Contre réaction, à moins que le personnage soit déjà occupé, ou totalement désamorcé, que GBAGBO fasse appel au célèbre professeur Charles DEBBASCH, qui retraité de la fonction publique française, a à la fois un casier judiciaire un peu rempli, mais on s'en fout, n'est-il pas vrai, et surtout un talent de rédacteur de constitutions en tout genre. Il peut se déplacer librement, lui qui est ambassadeur itinérant de la puissante république du TOGO. Alors Charles DEBBASCH va vous trouver la solution. A ce sujet, je n'ai pas trouvé moi (mais je n'ai été que son étudiant) dans la constitution ivoirienne de 2000 l'équivalent de notre célèbre article 16. Si c'est ainsi, mais quel con a donc rédigé cette constitution ? J'espère, et je serais alors bien déçu, que ce n'est pas DEBBASCH.

Et puis une interrogation. Là, je ne connais pas personnellement celui que je cite. Par contre, professionnellement, c'est toute autre chose.

Un certain René MEY, prédicateur français, aujourd'hui au Mexique, certains disent en fuite, propriétaire par ailleurs d'un empire financier et immobilier tout acheté à crédit en France, à travers deux douzaines de sociétés civiles en en faillite, dont les immeubles sont vendus et à vendre aux enchères, se vante d'avoir été le conseiller de GBAGBO dans le temps.

Attention, président GBAGBO, choisissez mieux vos conseillers.

Par bernard.kuchukian le 30/12/10
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Non, trop c'est trop.

Voici l'arreté au journal officiel d'hier sur la communication électronique à la Cour d'appel pour les seuls avoués finissants.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=8FD6C4085AAC5E01...

On lira sur le site de notre confrère HUVELIN que c'est parfaitement théorique, car suivant telle circulaire rien n'est prêt pour l'instant et que le propre premier président de la Cour d'appel de PARIS, Monsieur MAGENDIE, qui est généralement au fait des choses, annonce que l'informatique à la Cour, c'est seulement pour le 1er avril 2011.

Je rappelle qu'on nous a toujours dit là Haut que tout était prêt depuis le 1er janvier 2010.

Et que seul ou presque, j'annonce depuis deux ans que toutes les juridictions ne sont pas prêtes pour la communication électronique surtout si elle doit etre compliquée. Avec un boitier.

Cerise sur le gateau, voyez donc le site personnel de notre confrère Jacques JANSOLIN, l'arreté d'hier pour les avoués finissants a complètement oublié un certain boitier. On dirait meme que la communication est prévue soit à la parisienne, soit à la marseillaise (théorique pour Marseille, puisque notre accès à la plateforme e-barreau est "bouché").

Voici donc qu'on prend au bénéfice des avoués les recettes des avocats intelligents (Paris)et/ ou astucieux (Marseille), sauf qu'on interdit toujours à ceux en plus astucieux de profiter de leur astuce.

Quand on ne les fait pas taire. Vous voyez ce que je veux dire.

Cette année qui verra sans doute demain la promulgation de la loi de suppression des avoués, ne se termine pas dans l'intelligence de la profession, c'est évident. Mais comment peut etre etre bete à ce point ?

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P.S. Un merci spécial à un de mes avoués à Versailles dont la lecture entre les lignes d'un courrier d'il y a une dizaine de jours m'annonçait que le bonheur n'était pas encore arrivé dans le pré.

Par bernard.kuchukian le 30/12/10
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Le voici, bien à sa place, l'épilogue des six premiers livres. Il en reste sept autres que je mettrai prochainement en ligne.

Ils seront précédés d'une dédicace à Madame de MONTESPAN, juste avant "Les animaux malades de la peste". Dieu que LA FONTAINE avait du talent et savait comment dire les choses.

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Bornons ici cette carrière.

Les longs Ouvrages me font peur.

Loin d'épuiser une matière,

On en doit prendre que la fleur.

Il s'en va temps que je reprenne

Un peu de forces et d'haleine

Pour fournir à d'autres projets.

Amour, ce tyran de ma vie,

Veut que je change de sujets :

Il faut contenter son envie.

Retournons à Psyché : Damon, vous m'exhortez

A peindre ses malheurs et ses félicités :

J'y consens : peut-être ma veine

En sa faveur s'échauffera.

Heureux si ce travail est la dernière peine

Que son époux me causera!

Par bernard.kuchukian le 30/12/10
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La perte d'un époux ne va point sans soupirs.

On fait beaucoup de bruit, et puis on se console.

Sur les ailes du Temps la tristesse s'envole;

Le Temps ramène les plaisirs.

Entre la Veuve d'une année

Et la veuve d'une journée

La différence est grande : on ne croirait jamais

Que ce fût la même personne.

L'une fait fuir les gens, et l'autre a mille attraits.

Aux soupirs vrais ou faux celle-là s'abandonne;

C'est toujours même note et pareil entretien :

On dit qu'on est inconsolable;

On le dit, mais il n'en est rien,

Comme on verra par cette Fable,

Ou plutôt par la vérité.

L'Epoux d'une jeune beauté

Partait pour l'autre monde. A ses côtés sa femme

Lui criait : Attends-moi, je te suis; et mon âme,

Aussi bien que la tienne, est prête à s'envoler.

Le Mari fait seul le voyage.

La Belle avait un père, homme prudent et sage :

Il laissa le torrent couler.

A la fin, pour la consoler,

Ma fille, lui dit-il, c'est trop verser de larmes :

Qu'a besoin le défunt que vous noyiez vos charmes?

Puisqu'il est des vivants, ne songez plus aux morts.

Je ne dis pas que tout à l'heure

Une condition meilleure

Change en des noces ces transports;

Mais, après certain temps, souffrez qu'on vous propose

Un époux beau, bien fait, jeune, et tout autre chose

Que le défunt.- Ah ! dit-elle aussitôt,

Un Cloître est l'époux qu'il me faut.

Le père lui laissa digérer sa disgrâce.

Un mois de la sorte se passe.

L'autre mois on l'emploie à changer tous les jours

Quelque chose à l'habit, au linge, à la coiffure.

Le deuil enfin sert de parure,

En attendant d'autres atours.

Toute la bande des Amours

Revient au colombier : les jeux, les ris, la danse,

Ont aussi leur tour à la fin.

On se plonge soir et matin

Dans la fontaine de Jouvence.

Le Père ne craint plus ce défunt tant chéri;

Mais comme il ne parlait de rien à notre Belle :

Où donc est le jeune mari

Que vous m'avez promis? dit-elle.

Par bernard.kuchukian le 30/12/10
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La Déesse Discorde ayant brouillé les Dieux,

Et fait un grand procès là-haut pour une pomme,

On la fit déloger des Cieux.

Chez l'Animal qu'on appelle Homme

On la reçut à bras ouverts,

Elle et Que-si-que-non, son frère,

Avecque Tien-et-mien son père.

Elle nous fit l'honneur en ce bas Univers

De préférer notre Hémisphère

A celui des mortels qui nous sont opposés;

Gens grossiers, peu civilisés,

Et qui, se mariant sans Prêtre et sans Notaire,

De la Discorde n'ont que faire.

Pour la faire trouver aux lieux où le besoin

Demandait qu'elle fût présente,

La Renommée avait le soin

De l'avertir; et l'autre diligente

Courait vite aux débats et prévenait la Paix,

Faisait d'une étincelle un feu long à s'éteindre.

La Renommée enfin commença de se plaindre

Que l'on ne lui trouvait jamais

De demeure fixe et certaine.

Bien souvent l'on perdait à la chercher sa peine.

Il fallait donc qu'elle eût un séjour affecté,

Un séjour d'où l'on pût en toutes les familles

L'envoyer à jour arrêté.

Comme il n'était alors aucun Couvent de Filles,

On y trouva difficulté.

L'Auberge enfin de l'Hyménée

Lui fut pour maison assignée.

Par bernard.kuchukian le 30/12/10
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Si j'osais, le barreau non plus.

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Le monde n'a jamais manqué de Charlatans.

Cette science de tout temps

Fut en Professeurs très fertile.

Tantôt l'un en Théâtre affronte l'Achéron,

Et l'autre affiche par la Ville

Qu'il est un Passe-Cicéron.

Un des derniers se vantait d'être

En Eloquence si grand Maître,

Qu'il rendrait disert un badaud,

Un manant, un rustre, un lourdaud;

Oui, Messieurs, un lourdaud; un Animal, un Ane :

Que l'on amène un Ane, un Ane renforcé,

Je le rendrai Maître passé;

Et veux qu'il porte la soutane.

Le prince sut la chose; il manda le Rhéteur.

J'ai, dit-il, dans mon écurie

Un fort beau Roussin d'Arcadie :

J'en voudrais faire un Orateur.

- Sire, vous pouvez tout, reprit d'abord notre homme.

On lui donna certaine somme.

Il devait au bout de dix ans

Mettre son Ane sur les bancs;

Sinon, il consentait d'être en place publique

Guindé la hart au col, étranglé court et net,

Ayant au dos sa Rhétorique,

Et les oreilles d'un Baudet.

Quelqu'un des Courtisans lui dit qu'à la potence

Il voulait l'aller voir, et que, pour un pendu,

Il aurait bonne grâce et beaucoup de prestance;

Surtout qu'il se souvînt de faire à l'assistance

Un discours où son art fût au long étendu,

Un discours pathétique, et dont le formulaire

Servît à certains Cicérons

Vulgairement nommés larrons.

L'autre reprit : Avant l'affaire,

Le Roi, l'Ane, ou moi, nous mourrons.

Il avait raison. C'est folie

De compter sur dix ans de vie.

Soyons bien buvants, bien mangeants,

Nous devons à la mort de trois l'un en dix ans.

Par bernard.kuchukian le 30/12/10
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Aide-toi.

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Le Phaéton d'une voiture à foin

Vit son char embourbé. Le pauvre homme était loin

De tout humain secours. C'était à la campagne

Près d'un certain canton de la basse Bretagne

Appelé Quimpercorentin.

On sait assez que le destin

Adresse là les gens quand il veut qu'on enrage.

Dieu nous préserve du voyage!

Pour venir au Chartier embourbé dans ces lieux,

Le voilà qui déteste et jure de son mieux.

Pestant en sa fureur extrême

Tantôt contre les trous, puis contre ses chevaux,

Contre son char, contre lui-même.

Il invoque à la fin le Dieu dont les travaux

Sont si célèbres dans le monde :

Hercule, lui dit-il, aide-moi; si ton dos

A porté la machine ronde,

Ton bras peut me tirer d'ici.

Sa prière étant faite, il entend dans la nue

Une voix qui lui parle ainsi :

Hercule veut qu'on se remue,

Puis il aide les gens. Regarde d'où provient

L'achoppement qui te retient.

Ote d'autour de chaque roue

Ce malheureux mortier, cette maudite boue

Qui jusqu'à l'essieu les enduit.

Prends ton pic et me romps ce caillou qui te nuit.

Comble-moi cette ornière. As-tu fait? - Oui, dit l'homme.

- Or bien je vas t'aider, dit la voix : prends ton fouet.

- Je l'ai pris. Qu'est ceci? mon char marche à souhait.

Hercule en soit loué. Lors la voix : Tu vois comme

Tes chevaux aisément se sont tirés de là.

Aide-toi, le Ciel t'aidera.

Par bernard.kuchukian le 30/12/10
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Fable pour avocats.

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Chacun se trompe ici-bas.

On voit courir après l'ombre

Tant de fous, qu'on n'en sait pas

La plupart du temps le nombre.

Au Chien dont parle Esope il faut les renvoyer.

Ce Chien, voyant sa proie en l'eau représentée,

La quitta pour l'image, et pensa se noyer;

La rivière devint tout d'un coup agitée.

A toute peine il regagna les bords,

Et n'eut ni l'ombre ni le corps.

Par bernard.kuchukian le 30/12/10
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En ce monde il se faut l'un l'autre secourir.

Si ton voisin vient à mourir,

C'est sur toi que le fardeau tombe.

Un Ane accompagnait un Cheval peu courtois,

Celui-ci ne portant que son simple harnois,

Et le pauvre Baudet si chargé qu'il succombe.

Il pria le Cheval de l'aider quelque peu :

Autrement il mourrait devant qu'être à la ville.

La prière, dit-il, n'en est pas incivile :

Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu.

Le Cheval refusa, fit une pétarade :

Tant qu'il vit sous le faix mourir son camarade,

Et reconnut qu'il avait tort.

Du Baudet, en cette aventure,

On lui fit porter la voiture,

Et la peau par-dessus encor

Par bernard.kuchukian le 30/12/10
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Un autour est un épervier.

Les injustices des pervers

Servent souvent d'excuse aux nôtres.

Telle est la loi de l'Univers :

Si tu veux qu'on t'épargne, épargne aussi les autres.

Un Manant au miroir prenait des Oisillons.

Le fantôme brillant attire une Alouette.

Aussitôt un Autour planant sur les sillons

Descend des airs, fond, et se jette

Sur celle qui chantait, quoique près du tombeau.

Elle avait évité la perfide machine,

Lorsque, se rencontrant sous la main de l'oiseau,

Elle sent son ongle maline.

Pendant qu'à la plumer l'Autour est occupé,

Lui-même sous les rets demeure enveloppé.

Oiseleur, laisse-moi, dit-il en son langage;

Je ne t'ai jamais fait de mal.

L'oiseleur repartit : Ce petit animal

T'en avait-il fait davantage?