bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 28/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Un Vieillard sur son Ane aperçut en passant

Un Pré plein d'herbe et fleurissant.

Il y lâche sa bête, et le Grison se rue

Au travers de l'herbe menue,

Se vautrant, grattant, et frottant,

Gambadant, chantant et broutant,

Et faisant mainte place nette.

L'ennemi vient sur l'entrefaite :

Fuyons, dit alors le Vieillard.

- Pourquoi? répondit le paillard.

Me fera-t-on porter double bât, double charge?

- Non pas, dit le Vieillard, qui prit d'abord le large.

- Et que m'importe donc, dit l'Ane, à qui je sois?

Sauvez-vous, et me laissez paître :

Notre ennemi, c'est notre Maître :

Je vous le dis en bon François.

Par bernard.kuchukian le 28/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Le Mulet d'un prélat se piquait de noblesse,

Et ne parlait incessamment

Que de sa mère la Jument,

Dont il contait mainte prouesse :

Elle avait fait ceci, puis avait été là.

Son fils prétendait pour cela

Qu'on le dût mettre dans l'Histoire.

Il eût cru s'abaisser servant un Médecin.

Etant devenu vieux, on le mit au moulin.

Son père l'Ane alors lui revint en mémoire.

Quand le malheur ne serait bon

Qu'à mettre un sot à la raison,

Toujours serait-ce à juste cause

Qu'on le dit bon à quelque chose.

Par bernard.kuchukian le 27/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Qu'à Dieu ne plaise.

------------------------------------------------------------------

Les Animaux, au décès d'un Lion,

En son vivant Prince de la contrée,

Pour faire un Roi s'assemblèrent, dit-on.

De son étui la couronne est tirée.

Dans une chartre un Dragon la gardait.

Il se trouva que sur tous essayée

A pas un d'eux elle ne convenait.

Plusieurs avaient la tête trop menue,

Aucuns trop grosse, aucuns même cornue.

Le Singe aussi fit l'épreuve en riant,

Et par plaisir la Tiare essayant,

Il fit autour force grimaceries,

Tours de souplesse, et mille singeries,

Passa dedans ainsi qu'en un cerceau.

Aux Animaux cela sembla si beau

Qu'il fut élu : chacun lui fit hommage.

Le Renard seul regretta son suffrage,

Sans toutefois montrer son sentiment.

Quand il eut fait son petit compliment,

Il dit au Roi : Je sais, Sire, une cache,

Et ne crois pas qu'autre que moi la sache.

Or tout trésor, par droit de Royauté,

Appartient, Sire, à votre Majesté.

Le nouveau Roi bâille après la finance,

Lui-même y court pour n'être pas trompé.

C'était un piège : il y fut attrapé.

Le Renard dit, au nom de l'assistance :

Prétendrais-tu nous gouverner encor,

Ne sachant pas te conduire toi-même?

Il fut démis; et l'on tomba d'accord

Qu'à peu de gens convient le Diadème.

Par bernard.kuchukian le 27/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Cette fable est adorable. Ne faut-il pas croire au Destin, moi qui eut jadis un postillon qu'on surnomait Fricasse dans mes ancetres en ligne directe, qui faisait la ligne Montauban - Toulouse ?

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Un Souriceau tout jeune, et qui n'avait rien vu,

Fut presque pris au dépourvu.

Voici comme il conta l'aventure à sa mère :

J'avais franchi les Monts qui bornent cet Etat,

Et trottais comme un jeune Rat

Qui cherche à se donner carrière,

Lorsque deux animaux m'ont arrêté les yeux :

L'un doux, bénin et gracieux,

Et l'autre turbulent, et plein d'inquiétude.

Il a la voix perçante et rude,

Sur la tête un morceau de chair,

Une sorte de bras dont il s'élève en l'air

Comme pour prendre sa volée,

La queue en panache étalée.

Or c'était un Cochet dont notre Souriceau

Fit à sa mère le tableau,

Comme d'un animal venu de l'Amérique.

Il se battait, dit-il, les flancs avec ses bras,

Faisant tel bruit et tel fracas,

Que moi, qui grâce aux Dieux, de courage me pique,

En ai pris la fuite de peur,

Le maudissant de très bon coeur.

Sans lui j'aurais fait connaissance

Avec cet animal qui m'a semblé si doux.

Il est velouté comme nous,

Marqueté, longue queue, une humble contenance;

Un modeste regard, et pourtant l'oeil luisant :

Je le crois fort sympathisant

Avec Messieurs les Rats; car il a des oreilles

En figure aux nôtres pareilles.

Je l'allais aborder, quand d'un son plein d'éclat

L'autre m'a fait prendre la fuite.

- Mon fils, dit la Souris, ce doucet est un Chat,

Qui sous son minois hypocrite

Contre toute ta parenté

D'un malin vouloir est porté.

L'autre animal tout au contraire

Bien éloigné de nous mal faire,

Servira quelque jour peut-être à nos repas.

Quant au Chat, c'est sur nous qu'il fonde sa cuisine.

Garde-toi, tant que tu vivras,

De juger des gens sur la mine.

Par bernard.kuchukian le 27/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Jupiter eut jadis une ferme à donner,

Mercure en fit l'annonce; et gens se présentèrent,

Firent des offres, écoutèrent :

Ce ne fut pas sans bien tourner.

L'un alléguait que l'héritage

Etait frayant et rude, et l'autre un autre si.

Pendant qu'ils marchandaient ainsi,

Un d'eux, le plus hardi, mais non pas le plus sage,

Promit d'en rendre tant, pourvu que Jupiter

Le laissât disposer de l'air,

Lui donnât saison à sa guise,

Qu'il eût du chaud, du froid, du beau temps, de la bise,

Enfin du sec et du mouillé,

Aussitôt qu'il aurait bâillé.

Jupiter y consent. Contrat passé; notre homme

Tranche du Roi des airs, pleut, vente et fait en somme

Un climat pour lui seul : ses plus proches voisins

Ne s'en sentaient non plus que les Américains.

Ce fut leur avantage; ils eurent bonne année,

Pleine moisson, pleine vinée.

Monsieur le Receveur fut très mal partagé.

L'an suivant voilà tout changé.

Il ajuste d'une autre sorte

La température des Cieux.

Son champ ne s'en trouve pas mieux,

Celui de ses voisins fructifie et rapporte.

Que fait-il? Il recourt au Monarque des Dieux :

Il confesse son imprudence.

Jupiter en usa comme un Maître fort doux.

Concluons que la Providence

Sait ce qu'il nous faut, mieux que nous.

Par bernard.kuchukian le 27/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Borée et le Soleil virent un Voyageur

Qui s'était muni par bonheur

Contre le mauvais temps. (On entrait dans l'Automne,

Quand la précaution aux voyageurs est bonne)

Il pleut; le Soleil luit; et l'écharpe d'Iris

Rend ceux qui sortent avertis

Qu'en ces mois le manteau leur est fort nécessaire;

Les Latins les nommaient douteux pour cette affaire.

Notre homme s'était donc à la pluie attendu :

Bon manteau bien doublé; bonne étoffe bien forte.

Celui-ci, dit le Vent, prétend avoir pourvu

A tous les accidents; mais il n'a pas prévu

Que je saurai souffler de sorte

Qu'il n'est bouton qui tienne : il faudra, si je veux,

Que le manteau s'en aille au Diable.

L'ébattement pourrait nous en être agréable :

Vous plaît-il de l'avoir? - Eh bien, gageons nous deux,

(Dit Phébus) sans tant de paroles,

A qui plus tôt aura dégarni les épaules

Du Cavalier que nous voyons.

Commencez. Je vous laisse obscurcir mes rayons.

Il n'en fallut pas plus. Notre souffleur à gage

Se gorge de vapeurs, s'enfle comme un ballon,

Fait un vacarme de démon,

Siffle, souffle, tempête, et brise en son passage

Maint toit qui n'en peut mais, fait périr maint bateau :

Le tout au sujet d'un manteau.

Le Cavalier eut soin d'empêcher que l'orage

Ne se pût engouffrer dedans.

Cela le préserva; le Vent perdit son temps :

Plus il se tourmentait, plus l'autre tenait ferme;

Il eut beau faire agir le collet et les plis.

Sitôt qu'il fut au bout du terme

Qu'à la gageure on avait mis,

Le Soleil dissipe la nue,

Recrée, et puis pénètre enfin le Cavalier,

Sous son balandras fait qu'il sue,

Le contraint de s'en dépouiller.

Encore n'usa-t-il pas de toute sa puissance.

Plus fait douceur que violence.

Par bernard.kuchukian le 27/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Les Fables ne sont pas ce qu'elles semblent être.

Le plus simple animal nous y tient lieu de Maître.

Une Morale nue apporte de l'ennui;

Le conte fait passer le précepte avec lui.

En ces sortes de feinte il faut instruire et plaire,

Et conter pour conter me semble peu d'affaire.

C'est par cette raison qu'égayant leur esprit,

Nombre de gens fameux en ce genre ont écrit.

Tous ont fui l'ornement et le trop d'étendue.

On ne voit point chez eux de parole perdue.

Phèdre était si succinct qu'aucuns l'en ont blâmé.

Esope en moins de mots s'est encore exprimé.

Mais sur tous certain Grec renchérit et se pique

D'une élégance Laconique.

Il renferme toujours son conte en quatre Vers;

Bien ou mal, je le laisse à juger aux Experts.

Voyons-le avec Esope en un sujet semblable.

L'un amène un Chasseur, l'autre un Pâtre, en sa Fable.

J'ai suivi leur projet quant à l'événement,

Y cousant en chemin quelque trait seulement.

Voici comme à peu près Esope le raconte.

Un Pâtre à ses brebis trouvant quelque méconte,

Voulut à toute force attraper le Larron.

Il s'en va près d'un antre, et tend à l'environ

Des lacs à prendre Loups, soupçonnant cette engeance.

Avant que partir de ces lieux,

Si tu fais, disait-il, ô Monarque des Dieux,

Que le drôle à ces lacs se prenne en ma présence

Et que je goûte ce plaisir,

Parmi vingt Veaux je veux choisir

Le plus gras, et t'en faire offrande.

A ces mots sort de l'antre un Lion grand et fort.

Le Pâtre se tapit, et dit à demi mort :

Que l'homme ne sait guère, hélas! ce qu'il demande!

Pour trouver le Larron qui détruit mon troupeau,

Et le voir en ces lacs pris avant que je parte,

O monarque des Dieux, je t'ai promis un veau :

Je te promets un boeuf si tu fais qu'il s'écarte.

C'est ainsi que l'a dit le principal Auteur :

Passons à son imitateur.

Un Fanfaron amateur de la chasse,

Venant de perdre un Chien de bonne race,

Qu'il soupçonnait dans le corps d'un Lion,

Vit un berger. Enseigne-moi, de grâce,

De mon voleur, lui dit-il, la maison,

Que de ce pas je me fasse raison.

Le Berger dit : C'est vers cette montagne.

En lui payant de tribut un Mouton

Par chaque mois, j'erre dans la campagne

Comme il me plaît, et je suis en repos.

Dans le moment qu'ils tenaient ces propos,

Le Lion sort, et vient d'un pas agile.

Le Fanfaron aussitôt d'esquiver.

O Jupiter, montre-moi quelque asile,

S'écria-t-il, qui me puisse sauver.

La vraie épreuve de courage

N'est que dans le danger que l'on touche du doigt.

Tel le cherchait, dit-il, qui changeant de langage

S'enfuit aussitôt qu'il le voit.

Par bernard.kuchukian le 26/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Enfin, le pape BENOIT XVI, beaucoup forcé par les évènements, n'hésite plus à en parler publiquement. Et à condamner encore mollement, mais déjà à en parler.

Il faut dire qu'il est BENOIT XVI, et que "l'autre BENOIT", BENOIT XV, voici près d'un siècle, avait osé à l'époque protester contre le massacre des Arméniens, qu'on appelait pas encore génocide. Il n'y avait pas foule en 1915 pour lire sa déclaration "Miserrina Armenorium gens propre ad interitum adductur".

Quel dommage que l'Eglise en général ait mis autant de temps pour se rendre compte que ceux-là même qu'elle a défendus par le passé sont ceux qui tuent, violent et poussent à l'exil des chrétiens des terres d'Islam.

Il est à craindre que ce soit maintenant trop tard.

Ceci est ici écrit par un morceau d'Arménien pied-noir, catholique romain, qui ne pardonnera jamais à l'Eglise de Rome d'avoir pris le parti des Algériens contre les Français en Algérie, les poussant à l'exil, accordant même la barre cardinalice à DUVAL, archevêque d'ALGER, et à son "prêtre de main", au traitre abbé SCOTTO, à cause de qui je suis fier de n'avoir jamais reçu sa communion solennelle, sur l'opposition violente de ma mère.

Parce que lui, prêtre en Algérie, et même dans le petit peuple viscéralement catholique de Bab-el-Oued, sortait du Tribunal correctionnel d'Alger pour avoir aidé les terroristes sanglants du F.L.N. avant de retourner à son presbytère, tandis que sans doute suivant son souhait toutes les églises de mon pays désormais perdu deviennent des mosquées.

Par bernard.kuchukian le 26/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Quelques réflexions sur la suite.

Avec la loi de suppression des avoués, plus exactement de « réforme de la représentation devant les cours d'appel », par batonnier régional interposé, les bâtonniers des barreaux d'une même cour d'appel devront soumettre à la délibération du conseil de l'ordre qu'ils président toute question d'intérêt commun relative à la procédure d'appel (art. 18 et 21 de la loi du 31 décembre 1971 ainsi modifiée).

Il y aura là, évidemment et surtout, l'informatique et la communication électronique. Après avoir rappelé que ces deux postes précis seront et demeureront en effet expressément dans le périmètre exclusif de chaque conseil de l'ordre, il va donc falloir se mettre d'accord. Localement, pardon régionalement au sens du ressort de chaque cour d'appel.

La vérité ne viendra donc pas - du moins d'après les textes de droit positif - d'En Haut, ni du Conseil national des barreaux ni de son association croupion.

On ne sait pas encore dans la pratique comment on fera pour désigner les bâtonniers régionaux. Tout au plus sait-on qu'ils seront désignés pour deux années, par « l'ensemble des bâtonniers des barreaux ». Cette imprécision interpelle déjà au moins sur trois points.

1°. Tiendra-t-on compte uniquement du nombre des bâtonniers, ou aussi de l'importance quantitative des avocats du barreau représenté par son bâtonnier ? Je donne simplement deux exemples limite, dans les cours d'appel de Paris et d'Aix-en-Provence.

Le ressort de Paris recouvre (sauf les intéressés, peu de gens le savent) les deux barreaux de l'Yonne. Dont le barreau d'Auxerre. Officiellement, il y a 21679 avocats à Paris et 60 à Auxerre. Si l'équation est un bâtonnier, une voix, celle d'Auxerre sera-t-elle égale à celle de Paris, 361 fois plus importante quantitativement (et je ne parle pas, bien que les avocats d'Auxerre soient statistiquement parmi les plus riches de France, des chiffres d'affaires). Autre exemple, la voix du bâtonnier des Alpes de Haute-Provence (45 avocats), sera-t-elle égale à celle du bâtonnier de Marseille (1676 avocats, 37 fois plus) ?

J'ai bien peur que le futur décret ne tienne pas compte de cette première observation.

2°. Il risque alors d'exister une autre, amusante cette fois-ci.

Je viens de pointer le nombre de barreaux et donc de bâtonniers par ressort de cour d'appel. Par un hasard inouï, 18 cours d'appel de France et outre-mer, sur une trentaine, ont un nombre pair de bâtonniers et donc de barreaux. Question, si on vote par tète de bâtonnier, sans tenir compte du nombre des avocats représentés, et si aucune majorité ne se décide, 2 contre 2 (Angers, Agen, Dijon, Versailles), 3 contre 3 (Lyon, Montpellier, Nancy, Nîmes, Toulouse), 4 contre 4 (Aix, Amiens), comment fera-t-on ?

Tirera-t-on au sort ?

3°. Cerise aigrelette sur le gâteau. Qui concerne uniquement le ressort de Paris pour l'instant. On sait que c'est comme au Conseil d'Etat avec le « privilège du considérant » au lieu de l' «attendu », les avocats parisiens ont le privilège de la communication électronique autocéphale (comme on dit dans certaines religions chrétiennes d'Orient). Cette communication autocéphale s'exprime actuellement au tribunal de grande instance et s'exprimera plus tard sans aucun doute à la cour d'appel.

Voici que dans ce ressort, le barreau de Paris serait une exception y compris par rapport aux autres barreaux. Bobigny, Créteil, Evry, Melun, Fontainebleau, Meaux, mais aussi les « provinciaux » Auxerre et Sens. Ceux-ci auront-ils droit au même traitement que lui dans sa communication électronique vers la Cour d'appel de Paris ?

Et s'ils ne l'avaient pas, comment devrait-on apprécier cette nouvelle rupture d'égalité ?

En voilà des questions nouvelles prochaines pour l'Autorité de la concurrence et le Conseil d'Etat.

Quand j'aurai terminé ma cure de silence [ce lendemain de Noel, 11ème jour nous sommes boxing day (1)], on reverra la question.

---------------------------

(1) Le boxing day est chez les Anglo-Saxons le jour des cadeaux aux plus pauvres. Devinez-donc qui sont les plus pauvres en communication électronique actuellement.

Par bernard.kuchukian le 25/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Pendant qu'un petit-neveu, déguisé en père Noel venait, courageux dans un froid glacial et un mistral épouvantable, passer devant les baies vitrées de notre maison du réveillon, ainsi se montrer à mon petit-fils ébahi, sonner à la porte et déposer les cadeaux à l'entrée, puis s'esquiver et revenir habillé "en civil" avec nous, je me posais la question suivante, à l'attention de nos amis blogueurs spécialistes du droit du travail.

Je pars déjà du principe que le père Noel est un service public.

Question: le père Noel a-t-il le droit de grève ? S'il l'a, doit-il déposer un préavis, et de quelle durée ?

Question subsidiaire, puisqu'il est un service public, parce qu'un père Noel en grève dans la nuit du 24 au 25 décembre, on ne le conçoit pas, autre question: peut-on le réquisionner ? Qui aurait ce pouvoir ?

Ou faut-il assurer un service minimum du père Noel ?

Bon Noel à tous quand meme.