bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 20/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

5ème jour.

Taisez vous Kuchukian !

Par bernard.kuchukian le 19/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

OUI, parfaitement OUI à la censure sur la blogosphère.

NON, je ne suis pas devenu fou, ce soir.

La censure contre toute communication en ligne exprimée en une autre langue que le français, comme l'exigeait le bon François 1er dans son édit de Villers-Cotterets.

A la rigueur, dans une langue de l'Union européenne, mais alors avec sa traduction en français.

Une explication: s'il ne comprend pas, le C.N.B. ne peut pas censurer. Ses partenaires commerciaux idem.

Or, les memes peuvent censurer ceux qui s'expriment en français. C'est inadmissible, inconstitutionnel, etc.

Par bernard.kuchukian le 19/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Ne t'attends qu'à toi seul, c'est un commun Proverbe.

Voici comme Esope le mit

En crédit.

Les Alouettes font leur nid

Dans les blés, quand ils sont en herbe,

C'est-à-dire environ le temps

Que tout aime et que tout pullule dans le monde :

Monstres marins au fond de l'onde,

Tigres dans les Forêts, Alouettes aux champs.

Une pourtant de ces dernières

Avait laissé passer la moitié d'un Printemps

Sans goûter le plaisir des amours printanières.

A toute force enfin elle se résolut

D'imiter la Nature, et d'être mère encore.

Elle bâtit un nid, pond, couve, et fait éclore

A la hâte; le tout alla du mieux qu'il put.

Les blés d'alentour mûrs avant que la nitée

Se trouvât assez forte encor

Pour voler et prendre l'essor,

De mille soins divers l'Alouette agitée

S'en va chercher pâture, avertit ses enfants

D'être toujours au guet et faire sentinelle.

Si le possesseur de ces champs

Vient avecque son fils (comme il viendra), dit-elle,

Ecoutez bien; selon ce qu'il dira,

Chacun de nous décampera.

Sitôt que l'Alouette eut quitté sa famille,

Le possesseur du champ vient avecque son fils.

Ces blés sont mûrs, dit-il : allez chez nos amis

Les prier que chacun, apportant sa faucille,

Nous vienne aider demain dès la pointe du jour.

Notre Alouette de retour

Trouve en alarme sa couvée.

L'un commence : Il a dit que l'Aurore levée,

L'on fit venir demain ses amis pour l'aider...

- S'il n'a dit que cela, repartit l'Alouette,

Rien ne nous presse encor de changer de retraite;

Mais c'est demain qu'il faut tout de bon écouter.

Cependant soyez gais; voilà de quoi manger.

Eux repus, tout s'endort, les petits et la mère.

L'aube du jour arrive; et d'amis point du tout.

L'Alouette à l'essor, le Maître s'en vient faire

Sa ronde ainsi qu'à l'ordinaire.

Ces blés ne devraient pas, dit-il, être debout.

Nos amis ont grand tort, et tort qui se repose

Sur de tels paresseux à servir ainsi lents.

Mon fils, allez chez nos parents

Les prier de la même chose.

L'épouvante est au nid plus forte que jamais.

Il a dit ses parents, mère, c'est à cette heure...

- Non, mes enfants dormez en paix;

Ne bougeons de notre demeure.

L'Alouette eut raison, car personne ne vint.

Pour la troisième fois le Maître se souvint

De visiter ses blés. Notre erreur est extrême,

Dit-il, de nous attendre à d'autres gens que nous.

Il n'est meilleur ami ni parent que soi-même.

Retenez bien cela, mon fils; et savez-vous

Ce qu'il faut faire? Il faut qu'avec notre famille

Nous prenions dès demain chacun une faucille :

C'est là notre plus court, et nous achèverons

Notre moisson quand nous pourrons.

Dès lors que ce dessein fut su de l'Alouette :

C'est ce coup qu'il est bon de partir, mes enfants.

Et les petits, en même temps,

Voletants, se culebutants,

Délogèrent tous sans trompette.

Par bernard.kuchukian le 19/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Un Cerf s'étant sauvé dans une étable à boeufs

Fut d'abord averti par eux

Qu'il cherchât un meilleur asile.

Mes frères, leur dit-il, ne me décelez pas :

Je vous enseignerai les pâtis les plus gras;

Ce service vous peut quelque jour être utile,

Et vous n'en aurez point regret.

Les Boeufs à toutes fins promirent le secret.

Il se cache en un coin, respire, et prend courage.

Sur le soir on apporte herbe fraîche et fourrage

Comme l'on faisait tous les jours.

L'on va, l'on vient, les valets font cent tours.

L'Intendant même, et pas un d'aventure

N'aperçut ni corps, ni ramure,

Ni Cerf enfin. L'habitant des forêts

Rend déjà grâce aux Boeufs, attend dans cette étable

Que chacun retournant au travail de Cérès,

Il trouve pour sortir un moment favorable.

L'un des Boeufs ruminant lui dit : Cela va bien;

Mais quoi! l'homme aux cent yeux n'a pas fait sa revue.

Je crains fort pour toi sa venue.

Jusque-là, pauvre Cerf, ne te vante de rien.

Là-dessus le Maître entre et vient faire sa ronde.

Qu'est-ce-ci? dit-il à son monde.

Je trouve bien peu d'herbe en tous ces râteliers.

Cette litière est vieille : allez vite aux greniers.

Je veux voir désormais vos bêtes mieux soignées.

Que coûte-t-il d'ôter toutes ces araignées?

Ne saurait-on ranger ces jougs et ces colliers?

En regardant à tout, il voit une autre tête

Que celles qu'il voyait d'ordinaire en ce lieu.

Le Cerf est reconnu ; chacun prend un épieu;

Chacun donne un coup à la bête.

Ses larmes ne sauraient la sauver du trépas.

On l'emporte, on la sale, on en fait maint repas,

Dont maint voisin s'éjouit d'être.

Phèdre sur ce sujet dit fort élégamment :

Il n'est, pour voir, que l'oeil du Maître.

Quant à moi, j'y mettrais encor l'oeil de l'Amant.

Par bernard.kuchukian le 19/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

L'Usage seulement fait la possession.

Je demande à ces gens de qui la passion

Est d'entasser toujours, mettre somme sur somme,

Quel avantage ils ont que n'ait pas un autre homme.

Diogène là-bas est aussi riche qu'eux,

Et l'avare ici-haut comme lui vit en gueux.

L'homme au trésor caché qu'Esope nous propose,

Servira d'exemple à la chose.

Ce malheureux attendait

Pour jouir de son bien une seconde vie;

Ne possédait pas l'or, mais l'or le possédait.

Il avait dans la terre une somme enfouie,

Son coeur avec, n'ayant autre déduit

Que d'y ruminer jour et nuit,

Et rendre sa chevance à lui-même sacrée.

Qu'il allât ou qu'il vînt, qu'il bût ou qu'il mangeât,

On l'eût pris de bien court, à moins qu'il ne songeât

A l'endroit où gisait cette somme enterrée.

Il y fit tant de tours qu'un Fossoyeur le vit,

Se douta du dépôt, l'enleva sans rien dire.

Notre Avare un beau jour ne trouva que le nid.

Voilà mon homme aux pleurs; il gémit, il soupire.

Il se tourmente, il se déchire.

Un passant lui demande à quel sujet ses cris.

C'est mon trésor que l'on m'a pris.

- Votre trésor? où pris? - Tout joignant cette pierre.

- Eh! sommes-nous en temps de guerre,

Pour l'apporter si loin? N'eussiez-vous pas mieux fait

De le laisser chez vous en votre cabinet,

Que de le changer de demeure?

Vous auriez pu sans peine y puiser à toute heure.

- A toute heure? bons Dieux! ne tient-il qu'à cela?

L'argent vient-il comme il s'en va?

Je n'y touchais jamais. - Dites-moi donc, de grâce,

Reprit l'autre, pourquoi vous vous affligez tant,

Puisque vous ne touchiez jamais à cet argent :

Mettez une pierre à la place,

Elle vous vaudra tout autant.

Par bernard.kuchukian le 19/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Vouloir tromper le Ciel, c'est folie à la Terre;

Le Dédale des coeurs en ses détours n'enserre

Rien qui ne soit d'abord éclairé par les Dieux.

Tout ce que l'homme fait, il le fait à leurs yeux

Même les actions que dans l'ombre il croit faire.

Un Païen qui sentait quelque peu le fagot,

Et qui croyait en Dieu, pour user de ce mot,

Par bénéfice d'inventaire,

Alla consulter Apollon.

Dès qu'il fut en son sanctuaire :

Ce que je tiens, dit-il, est-il en vie ou non?

Il tenait un moineau, dit-on,

Prêt d'étouffer la pauvre bête,

Ou de la lâcher aussitôt

Pour mettre Apollon en défaut.

Apollon reconnut ce qu'il avait en tête :

Mort ou vif, lui dit-il, montre-nous ton moineau,

Et ne me tends plus de panneau;

Tu te trouverais mal d'un pareil stratagème.

Je vois de loin, j'atteins de même.

Par bernard.kuchukian le 19/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Toute puissance est faible, à moins que d'être unie.

Ecoutez là-dessus l'esclave de Phrygie.

Si j'ajoute du mien à son invention,

C'est pour peindre nos moeurs, et non point par envie;

Je suis trop au-dessous de cette ambition.

Phèdre enchérit souvent par un motif de gloire;

Pour moi, de tels pensers me seraient malséants.

Mais venons à la Fable ou plutôt à l'Histoire

De celui qui tâcha d'unir tous ses enfants.

Un Vieillard prêt d'aller où la mort l'appelait :

Mes chers enfants, dit-il (à ses fils, il parlait),

Voyez si vous romprez ces dards liés ensemble;

Je vous expliquerai le noeud qui les assemble.

L'aîné les ayant pris, et fait tous ses efforts,

Les rendit, en disant : Je le donne aux plus forts.

Un second lui succède, et se met en posture;

Mais en vain. Un cadet tente aussi l'aventure.

Tous perdirent leur temps, le faisceau résista;

De ces dards joints ensemble un seul ne s'éclata.

Faibles gens! dit le père, il faut que je vous montre

Ce que ma force peut en semblable rencontre.

On crut qu'il se moquait; on sourit, mais à tort.

Il sépare les dards, et les rompt sans effort.

Vous voyez, reprit-il, l'effet de la concorde.

Soyez joints, mes enfants, que l'amour vous accorde.

Tant que dura son mal, il n'eut autre discours.

Enfin se sentant prêt de terminer ses jours :

Mes chers enfants, dit-il, je vais où sont nos pères.

Adieu, promettez-moi de vivre comme frères;

Que j'obtienne de vous cette grâce en mourant.

Chacun de ses trois fils l'en assure en pleurant.

Il prend à tous les mains; il meurt; et les trois frères

Trouvent un bien fort grand, mais fort mêlé d'affaires.

Un créancier saisit, un voisin fait procès.

D'abord notre Trio s'en tire avec succès.

Leur amitié fut courte autant qu'elle était rare.

Le sang les avait joints, l'intérêt les sépare.

L'ambition, l'envie, avec les consultants,

Dans la succession entrent en même temps.

On en vient au partage, on conteste, on chicane.

Le Juge sur cent points tour à tour les condamne.

Créanciers et voisins reviennent aussitôt;

Ceux-là sur une erreur, ceux-ci sur un défaut.

Les frères désunis sont tous d'avis contraire :

L'un veut s'accommoder, l'autre n'en veut rien faire.

Tous perdirent leur bien, et voulurent trop tard

Profiter de ces dards unis et pris à part.

Par bernard.kuchukian le 19/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Socrate un jour faisant bâtir,

Chacun censurait son ouvrage :

L'un trouvait les dedans, pour ne lui point mentir,

Indignes d'un tel personnage;

L'autre blâmait la face, et tous étaient d'avis

Que les appartements en étaient trop petits.

Quelle maison pour lui! L'on y tournait à peine.

Plût au ciel que de vrais amis,

Telle qu'elle est, dit-il, elle pût être pleine!

Le bon Socrate avait raison

De trouver pour ceux-là trop grande sa maison.

Chacun se dit ami; mais fol qui s'y repose :

Rien n'est plus commun que ce nom,

Rien n'est plus rare que la chose.

Par bernard.kuchukian le 19/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

La Bique allant remplir sa traînante mamelle

Et paître l'herbe nouvelle,

Ferma sa porte au loquet,

Non sans dire à son Biquet :

Gardez-vous sur votre vie

D'ouvrir que l'on ne vous die,

Pour enseigne et mot du guet :

Foin du Loup et de sa race!

Comme elle disait ces mots,

Le Loup de fortune passe;

Il les recueille à propos,

Et les garde en sa mémoire.

La Bique, comme on peut croire,

N'avait pas vu le glouton.

Dès qu'il la voit partie, il contrefait son ton,

Et d'une voix papelarde

Il demande qu'on ouvre, en disant Foin du Loup,

Et croyant entrer tout d'un coup.

Le Biquet soupçonneux par la fente regarde.

Montrez-moi patte blanche, ou je n'ouvrirai point,

S'écria-t-il d'abord. (Patte blanche est un point

Chez les Loups, comme on sait, rarement en usage.)

Celui-ci, fort surpris d'entendre ce langage,

Comme il était venu s'en retourna chez soi.

Où serait le Biquet s'il eût ajouté foi

Au mot du guet, que de fortune

Notre Loup avait entendu?

Deux sûretés valent mieux qu'une,

Et le trop en cela ne fut jamais perdu.

Par bernard.kuchukian le 19/12/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 5 mois

Un confrère nous informe que CANON FRANCE a décidé de lancer la journée sans e-mail.

Bon, voilà, une autre forme de censure.

Tiens, j'avais l'intention de changer mon matériel CANON.

J'irai donc chez HEWLETT PACKARD. C'est bien H.P.

Ou ailleurs. Je signale à tous l'utilité des scanners individuels, qui, à terme, supprimeront les photocopies. C'est un autre débat.