bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 04/01/11
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Notre ami Eric ZEMMOUR ce matin dans sa chronique sur R.T.L. compare nos confrères Roland DUMAS et Jacques VERGES à DUPONT et DUPOND (dans TINTIN comme chacun sait).

J'estime qu'Eric ZEMMOUR est mon ami. Bien qu'on s'écrive si peu.

Rien à ajouter.

Par bernard.kuchukian le 03/01/11
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Régulièrement j'essaie d'attirer l'attention sur le sort des Chrétiens d'Orient.

Je trouve que l'actualité "s'accélère" dramatiquement ces temps -ci à propos des 8.000.000 de Coptes d'Egypte. C'est pas rien 8.000.000 de Coptes.

On apprend ce jour que des églises coptes de France auraient reçu des menaces.

On peut imaginer que ce sera ensuite le sort des Assyro-Chaldéens (en France, parce qu'en Irak il y a longtemps qu'on les tire au fusil mitrailleur et à la bombe).

Pour l'instant, les Arméniens apostoliques sont tranquilles, mais il est vrai qu'il n'en n'existe plus beaucoup dans ces pays là. Les Turcs les ont déjà liquidés. Il n'en reste guère en Turquie, et jusqu'ici, cherchez l'erreur, les mollahs les protégent en Iran.

Plus tard, viendront les Chrétiens tout court. En France meme.

Elle fait quoi, elle dit quoi l'église de France, si préoccupée par le sort des Roms. Dont l'intégrité physique est parfaite, n'est-ce pas ?

Par bernard.kuchukian le 03/01/11
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On dirait aujourd'hjui, toutes des emmerdeuses. Et insatisfaites. Mais, c'est la FONTAINE qui parle, pas moi.

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Que le bon soit toujours camarade du beau.

Dès demain je chercherai femme;

Mais comme le divorce entre eux n'est pas nouveau,

Et que peu de beaux corps, hôtes d'une belle âme,

Assemblent l'un et l'autre point,

Ne trouvez pas mauvais que je ne cherche point.

J'ai vu beaucoup d'Hymens, aucuns d'eux ne me tentent :

Cependant des humains presque les quatre parts

S'exposent hardiment au plus grand des hasards;

Les quatre parts aussi des humains se repentent.

J'en vais alléguer un qui, s'étant repenti,

Ne put trouver d'autre parti,

Que de renvoyer son épouse,

Querelleuse, avare, et jalouse.

Rien ne la contentait, rien n'était comme il faut,

On se levait trop tard, on se couchait trop tôt,

Puis du blanc, puis du noir, puis encore autre chose;

Les valets enrageaient, l'époux était à bout :

Monsieur ne songe à rien, Monsieur dépense tout,

Monsieur court, Monsieur se repose.

Elle en dit tant, que Monsieur à la fin

Lassé d'entendre un tel lutin,

Vous la renvoie à la campagne

Chez ses parents. La voilà donc compagne

De certaines Philis qui gardent les dindons

Avec les gardeurs de cochons.

Au bout de quelque temps, qu'on la crut adoucie,

Le mari la reprend. Eh bien! qu'avez-vous fait?

Comment passiez-vous votre vie?

L'innocence des champs est-elle votre fait?

- Assez, dit-elle; mais ma peine

Etait de voir les gens plus paresseux qu'ici;

Ils n'ont des troupeaux nul souci.

Je leur savais bien dire, et m'attirais la haine

De tous ces gens si peu soigneux.

- Eh, Madame, reprit son époux tout à l'heure,

Si votre esprit est si hargneux

Que le monde qui ne demeure

Qu'un moment avec vous, et ne revient qu'au soir,

Est déjà lassé de vous voir,

Que feront des valets qui toute la journée

Vous verront contre eux déchaînée?

Et que pourra faire un époux

Que vous voulez qui soit jour et nuit avec vous?

Retournez au village : adieu. Si de ma vie

Je vous rappelle et qu'il m'en prenne envie,

Puissé-je chez les morts avoir pour mes péchés

Deux femmes comme vous sans cesse à mes côtés.

Par bernard.kuchukian le 03/01/11
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Sommes nous les animaux, où est la peste, qui est le lion, en voilà des questions.

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Un mal qui répand la terreur,

Mal que le Ciel en sa fureur

Inventa pour punir les crimes de la terre,

La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)

Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,

Faisait aux animaux la guerre.

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :

On n'en voyait point d'occupés

A chercher le soutien d'une mourante vie;

Nul mets n'excitait leur envie;

Ni Loups ni Renards n'épiaient

La douce et l'innocente proie.

Les Tourterelles se fuyaient :

Plus d'amour, partant plus de joie.

Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,

Je crois que le Ciel a permis

Pour nos péchés cette infortune;

Que le plus coupable de nous

Se sacrifie aux traits du céleste courroux,

Peut-être il obtiendra la guérison commune.

L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents

On fait de pareils dévouements :

Ne nous flattons donc point; voyons sans indulgence

L'état de notre conscience.

Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons

J'ai dévoré force moutons.

Que m'avaient-ils fait? Nulle offense :

Même il m'est arrivé quelquefois de manger

Le Berger.

Je me dévouerai donc, s'il le faut; mais je pense

Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :

Car on doit souhaiter selon toute justice

Que le plus coupable périsse.

- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi;

Vos scrupules font voir trop de délicatesse;

Et bien! manger moutons, canaille, sotte espèce,

Est-ce un péché? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur

En les croquant beaucoup d'honneur.

Et quant au Berger l'on peut dire

Qu'il était digne de tous maux,

Etant de ces gens-là qui sur les animaux

Se font un chimérique empire.

Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.

On n'osa trop approfondir

Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,

Les moins pardonnables offenses.

Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,

Au dire de chacun, étaient de petits saints.

L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance

Qu'en un pré de Moines passant,

La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense

Quelque diable aussi me poussant,

Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.

Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.

A ces mots on cria haro sur le baudet.

Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue

Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,

Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.

Sa peccadille fut jugée un cas pendable.

Manger l'herbe d'autrui! quel crime abominable!

Rien que la mort n'était capable

D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.

Selon que vous serez puissant ou misérable,

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Par bernard.kuchukian le 02/01/11
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Je ne suis pas Irakien mais je ne souviens très bien, parce que la télévision irakienne de Saddam HUSSEIN avait en pleine guerre son canal officiel et payant sur tel satellite, que je recevais dans mon salon, de son ministre de l'information Mohamed SAID AL-SAHHAF.

On l'avait surnommé "ALI LE COMIQUE", tant les contrevérités qu'il proférait de façon imperturbable étaient extravagantes.

Les bombes pleuvaient de partout, et il restait sur du message qu'il devait transmettre.

Sauf erreur de ma part, c'était tellement drole qu'il n'a pas été inquiété après l'invasion américaine du pays et le sanglant coup d'Etat anti-baassiste, il s'est exilé quelque part dans le golfe et il y vit peut etre encore tranquile aujourd'hui.

En ce début d'année 2011, il ne manque pas de personnages importants, des décideurs, à vous de choisir, je vous laisse le soin de trouver où, qui sont autant de cousins français (cousins germains, ça ne va pas) d'ALI LE COMIQUE.

Par bernard.kuchukian le 02/01/11
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On dirait en notre temps "Les voeux."

Le septième des douze livres de Jean de LA FONTAINE ne s'ouvre pas par la fable qui suit. Elle n'est que sixième dans le livre. Quant au livre, il s'ouvre par une dédicace de courtisan à Madame de MONTESPAN.

Le fabuliste n'est alors plus tout jeune, et il faut bien glorifier alors les grands du monde. C'est sans doute alimentaire, comme on dirait aujourd'hui. Et il va lui falloir attendre encore 4 ou 5 ans pour etre admis à l'Académie. Je ne mettrai donc pas en ligne l'apologue en question.

Par contre, en ce temps de voeux plus ou moins vides de sens, voici ce qu'écrivait le fabuliste: les lettrés trouvent de la ressemblance avec un roman hébreu du XIIIème sièckle,"Les Paraboles de Sendabar" où se trouve parait-il un récit analogue.

Chacun y trouvera ce qu'il imaginera.

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Il est au Mogol des follets

Qui font office de valets,

Tiennent la maison propre, ont soin de l'équipage,

Et quelquefois du jardinage.

Si vous touchez à leur ouvrage,

Vous gâtez tout. Un d'eux près du Gange autrefois

Cultivait le jardin d'un assez bon Bourgeois.

Il travaillait sans bruit, avait beaucoup d'adresse,

Aimait le maître et la maîtresse,

Et le jardin surtout. Dieu sait si les zéphirs

Peuple ami du Démon l'assistaient dans sa tâche!

Le follet de sa part travaillant sans relâche

Comblait ses hôtes de plaisirs.

Pour plus de marques de son zèle,

Chez ces gens pour toujours il se fût arrêté,

Nonobstant la légèreté

A ses pareils si naturelle;

Mais ses confrères les esprits

Firent tant que le chef de cette république,

Par caprice ou par politique,

Le changea bientôt de logis.

Ordre lui vient d'aller au fond de la Norvège

Prendre le soin d'une maison

En tout temps couverte de neige;

Et d'Indou qu'il était on vous le fait lapon.

Avant que de partir l'esprit dit à ses hôtes :

On m'oblige de vous quitter :

Je ne sais pas pour quelles fautes;

Mais enfin il le faut, je ne puis arrêter

Qu'un temps fort court, un mois, peut-être une semaine,

Employez-la; formez trois souhaits, car je puis

Rendre trois souhaits accomplis,

Trois sans plus. Souhaiter, ce n'est pas une peine

Etrange et nouvelle aux humains.

Ceux-ci pour premier voeu demandent l'abondance;

Et l'abondance, à pleines mains,

Verse en leurs coffres la finance,

En leurs greniers le blé, dans leurs caves les vins;

Tout en crève. Comment ranger cette chevance?

Quels registres, quels soins, quel temps il leur fallut!

Tous deux sont empêchés si jamais on le fut.

Les voleurs contre eux complotèrent;

Les grands Seigneurs leur empruntèrent;

Le Prince les taxa! Voilà les pauvres gens

Malheureux par trop de fortune.

Otez-nous de ces biens l'affluence importune,

Dirent-ils l'un et l'autre; heureux les indigents!

La pauvreté vaut mieux qu'une telle richesse.

Retirez-vous, trésors, fuyez; et toi Déesse,

Mère du bon esprit, compagne du repos,

O médiocrité, reviens vite. A ces mots

La médiocrité revient; on lui fait place,

Avec elle ils rentrent en grâce,

Au bout de deux souhaits étant aussi chanceux

Qu'ils étaient, et que sont tous ceux

Qui souhaitent toujours et perdent en chimères

Le temps qu'ils feraient mieux de mettre à leurs affaires.

Le follet en rit avec eux.

Pour profiter de sa largesse,

Quand il voulut partir et qu'il fut sur le point,

Ils demandèrent la sagesse :

C'est un trésor qui n'embarrasse point.

Par bernard.kuchukian le 02/01/11
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C'est pour moi : on ne lit jamais assez les textes qu'on met en ligne, et l'arrêté du 23 décembre 2010, relatif à la communication par voie électronique dans les procédures avec représentation obligatoire devant les cours d'appel (ouf, que déjà, ce titre est bien long) ne change rien à l'affaire.

Attention, il est important, car c'est la toute première fois qu'on dit que la communication électronique est obligatoire avec une juridiction.

Voyez :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=8FD6C4085AAC5E01....

Déjà, notre ami le bâtonnier GIROUD avait attiré l'attention sur le fait que ce texte, applicable théoriquement et pratiquement à partir de demain 3 janvier, ne concerne en réalité que quelques cours d'appel et pas toutes. Je les ai comptées : elles sont au nombre de 11.

D'accord, sans doute les plus importantes, PARIS, VERSAILLES, AIX. Une grande autre moitié non négligeable est pour l'instant « hors du coup », LYON, GRENOBLE, CHAMBERY, BORDEAUX, ROUEN, DOUAI, COLMAR, REIMS, etc.

Ensuite, notre excellent confrère HUVELIN avait eu le tuyau, et heureusement mis en ligne immédiatement la circulaire du premier président MAGENDIE, annonçant le différé au 1er avril prochain de la communication électronique dans la Cour d'appel de PARIS.

C'est pourtant pas n'importe quoi la Cour d'appel de PARIS.

Je me demande si cette date du 1er avril est bien sérieuse. Une bonne fois pour toutes, on devrait éviter de citer le 1er avril comme date référence dans quelque chose d'officiel. On verra à la fin de mon propos que c'est en réalité sans doute plus sérieux qu'une simple question de date.

Ces deux premiers éléments démontrent déjà une chose acquise : on n'est pas prêt. Lire : les cours d'appel.

Mais ce qui n'avait pas attiré tout d'abord mon attention est ici : l'article 1er de l'arrêté avec le périmètre de la communication électronique nouvelle. Je le cite.

* Dans le sens « avoués vers cour d'appel » : déclarations d'appel + constitutions (rien d'autre).

* Dans le sens « cour d'appel vers avoués » : accusés de réception associés (aux déclarations d'appel et constitutions) communication des évènements de mise en état et événement associés à l'arrêt (date d'audience, je suppose), copie de la décision (de l'arrêt) et plus généralement consultation par les avoués des informations relatives aux affaires les concernant.

Bon, vous présenterez ce machin là comme vous voudrez, c'est ce que donne actuellement, quand il fonctionne le R .P.V.A. des avocats avec les tribunaux. C'est pas grand-chose de bien nouveau et extraordinaire par rapport à Internet. Rien de plus. C'est simplement plus compliqué et plus cher qu'Internet.

Vous avez bien compris que dans ce système « nouveau », on ne notifie pas sa constituions aux autres mandataires de justice (avoués comme avocats jusqu'ici dans les tribunaux) pas plus que ses conclusions et ses pièces. Et surtout pas davantage aux juridictions. Sauvés les huissiers audienciers, les coups de tampon, et les photocopies.

L'empire du support papier fourni par l'avoué (comme par l'avocat) demeure ainsi intact.

Et pourquoi donc ?

Mesdames et Messieurs, parce que les greffes ne sont ni prêts intellectuellement, ni équipés matériellement. Dans quels dossiers informatiques stocker en effet ces données à recevoir, avec quel logiciel, avec quel plan de traitement ?

Et si de plus les magistrats demandent légitimement des supports papier des documents reçus - il n'est pas sérieux d'affirmer qu'on ne peut traiter un dossier qu'uniquement sur un écran- où est le budget spécial imprimantes, encres et papiers correspondant, au moment même où l'Etat français a décidé - j'ai mis le texte en ligne sur ce blog voici quelques mois- de traiter qualitativement les fonctionnaires, d'une manière inversement proportionnelle à l'emploi des rames de papier 21 x 29,7...

Je comprends bien mieux maintenant le ton désabusé de tel avoué correspondant à la Cour d'appel de VERSAILLES avant la parution de cet arrêté, qui donnait récemment le sentiment de préférer le système « bout de ficelle », au sens non organique, prévu par un texte, qu'on y emploie actuellement, mais avec immense bonheur - pour autant que le « client » modeste que je suis de cette juridiction puisse l'avoir constaté-. Savoir en plus de tous ces machins de base, la communication sous Word des pièces et conclusions, bêtement par Internet. Et ça marche...

Et aussi le commentaire vieux de quelques mois d'un important magistrat du parquet de MARSEILLE, en réunion de travail, résumant parfaitement la situation comme suit : on traite jusqu'ici la communication électronique dans la justice comme le simple remplacement de la photocopie voire de la télécopie par l'ordinateur. Et on fait fausse route.

Et enfin, mais là je rêve, que PARIS se diffère au 1er avril. Serait-ce qu'on aurait enfin vu que le système parisien de communication électronique est supérieur à NAVISTA. Et qu'imposer aux Parisiens ce machin-là serait... une régression au moins intellectuelle.

Et je ne parle pas de MARSEILLE.

Mais attention, " taisez-vous KUCHUKIAN".

Par bernard.kuchukian le 01/01/11
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Voici qu'on apprend ce 1er janvier que les politiques grecs annoncent vouloir fermer hermétiquement, cloturer, leur petite frontière terrestre avec la Turquie d'Europe à cause de l'immigration.

Dans la région, on ne sait pas suffisamment que les frontières de la petite république indépendante arménienne sont gardés coté turc par l'armée russe, à la demande de l'Arménie. Deux façons de se protéger des Turcs.

Cette crainte des Turcs, désormais plus ou moins islamistes, c'est pas bon.

La fermeture au sol des frontières terrestres, c'est plus à l'ancienne comme avec en France la ligne Maginot, en Algérie française la ligne Morice, en Israel (première version) la ligne Bar-Lev.

C'est aujourd'hui un mur métallique de plusieurs mètres avec des moyens perfectionnés de surveillance empêchant le passage des piétons.

J'ai souvenir d'avoir garé il y a quelques années ma voiture coté californien tout contre un tel mur, dans le parking d'un hyper-marché. De l'autre coté, c'était le Mexique.

Et si la Turquie était remplacée dans l'O.T.A.N. par la République fédérative de Russie ? On aurait ainsi quelque protection coté tchétchène.

Par bernard.kuchukian le 01/01/11
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On a encore tué hier des Coptes donc des Chrétiens, dans leur église à Alexandrie.

Voici que le pape dit maintenant que les Chrétiens doivent etre protégés.

A bon, c'est donc qu'ils sont attaqués.

Merci Très Saint Père, mais l'église de Rome en met du temps à comprendre ...

L'étape suivante, espérons le rapidement, est qu'elle comprenne et réagisse bien. C'est encore une autre chose.

Par bernard.kuchukian le 01/01/11
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Oui, nous allons encore tous nous souhaiter une bonne année 2011.

C'est parfaitement conventionnel, çà ne veut rien dire, ou si peu, et cette pratique purement formelle permet d'évacuer la question. Parce que personne ne s'intéresse à savoir ce qui va suivre, sauf pour à la rigueur à se rappeler aux uns et aux autres qu'on est encore là. Et en comptant aussi ceux qui vous auront souhaité la bonne année pour savoir eux aussi s'ils sont encore là.

Ce qu'on mettra dans cette année-là, tout le monde s'en fout, et à part quelques-uns qui se sont triés sur le volet, personne n'a véritablement d'idée concrète.

Pour notre profession, ce raisonnement usé jusqu'à la corde pendant des lustres et au-delà même, peut être une fois totalement faux en 2011. Car, sauf accidents de parcours, pour autant qu'on cesse majoritairement d'être des gnous, il va s'en passer des choses dans la profession d'avocat, comme il ne s'en n'est passé depuis des lustres.

Nous finirons ainsi par devenir avoués d'appel, ou plus exactement les avoués d'appel ayant disparu, nous ferons complètement leur travail. Enfin, le travail pratique, parce que le travail intellectuel nous le faisions déjà. Nous allons ainsi gérer la procédure d'appel, et les changements de textes en place dès aujourd'hui bien que très importants ne seront finalement qu'un épiphonème.

Nous finirons bien par créer et gérer une véritable communication électronique, ou plus exactement avec conscience en 2011 de ce qu'elle est inévitable. Et que tous les obstacles en forme de paquets de cigarettes ou autres, finiront par céder.

En écrivant ceci, je sais bien qu'il va y avoir des retards et des reports. Mais, l'immense majorité des avocats (et je ne parle pas des avoués finissants) qui n'ont pas la moindre conscience de la question, ce dont je conviens volontiers que c'est poignant, va devoir commencer à toucher du doigt.

D'autre part, il n'est pas évident du tout que les réformes pénales fondamentales annoncées soient en place cette année. Leur importance pour la profession toute entière devrait toutefois continuer à faire bouillonner les esprits.

Le seul fondamental dans toute cette affaire, c'est le fantastique immobilisme de fond de la gestion de la justice (nous autres avocats somme dans le coup) au sens large du terme. Faire du sur place est une activité essentielle de nos activités. Untel a écrit récemment un ouvrage sur le ministère de la justice qu'il résume de quelques mots. Le ministère impossible.

Alors voilà, mon seul voeu pour 2011 est celui de me tromper lourdement sur ce point. C'est ce que je vous souhaite, pardon ce que je nous souhaite.