bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 13/02/11
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Plus vont les choses, plus me me dis que MARSEILLE est la vitrine de la France qui ne va pas.

Ce qui veut dire aussi le coin de la vitrine de ceux qui se battent parce que les choses ne vont pas, qu'ils ont en honte, et qu'ils veulent que ça change: je parle par exemple du modeste combat de l'ordre marseillais contre le R.P.V.A. Navista. Tandis qu'il faut tuer la formule, si vraie pourtant, que MARSEILLE est un cimetière d'initiatives.

Mais revenons à l'essentiel, ce qui ne va pas. A deux ans de cette connerie de ville européenne de la culture. A laquelle les avocats vont participer, parait-il en exposant des robes, ou alors qu'on fout tranquillement le feu au Tribunal d'instance, en guise de manifestation.

La PROVENCE qui n'est pas dans le périmètre de mes copains, pas plus que la municipalité en place (encore que j'y ai de bons et fidèles amis) écrit le 12 février à propos d'un de ses rares monuments historiques.

L' hôpital de la Charité, construit sur les plans de Pierre Puget, sous Louis XIV, pour les Invalides de la marine, est une merveille. Rare ici. On l'a bien rénové (il a même servi à VERNEUIL dans MAYRIG comme reconstitution du collège de sa jeunesse, évidemment, ce n'était pas là).

Ce monument historique a une fréquentation extravagante, et pour cause, il est ouvert n'importe comment alors qu'il sert de salles de (bonnes) expositions.

Il compte en effet 280 employés (bigre), sur lesquels 100, vous avez bien lu, sont tout le temps en congés de maladie.

C'est quand qu'on en finira avec les voleurs de fonds s publics.

Par bernard.kuchukian le 12/02/11
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Et oui, les femmes sont partout majoritaires désormais, et le monde a changé.

"Le Monde" (dont feu mon père disait qu'il ne voit que le coté négatif des choses) publiait, ce n'est pas fait par hasard, c'est subtil"Le Monde", meme sous la direction des banquiers. Publiait le 11 février 2011 une photo prise au Tribunal de Nantes, mercredi 9 février de Nathalie BOUREEAU, Presse Océan.

Titre: blessés par les propos présidentiels, les magistrats nantais sont déterminés".

Et ensuite:

Photo 12 X 19 : 11 magistrates, 3 assises, 8 debout.

Pas un mec.

En gras:" il y a des fois, on a envie de leur donner les clés du palais de justice": une jeune procureure, tribunal de Nantes.

C'est subtil "Le Monde", pour passer les messages.

Par bernard.kuchukian le 12/02/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 3 mois

On l'attendait tous, sans savoir exactement pour quand (j'avais prévu mars, mais c'est février) et on imaginait qu'on n'allait pas être déçus.

Il est arrivé, après une première communication d'usage sur la dignité, nous sommes tout de suite entrés dans le vif du sujet. Le Conseil national des barreaux. Il sert à quoi ce machin-là ? Bravo Dominique, on n'est pas déçus.

Et on en redemande. Je me crée déjà un dossier nouveau GOUVERNANCE.

Oui, parce que le C.N.B., c'est jamais qu'un morceau de la question de la gouvernance des avocats. Avec un empilement de pouvoirs locaux ou pseudo nationaux, une lutte salutaire d'influences et d'actions, comme il se doit dans une profession de liberté, des intérêts et une vue des choses pas tout à fait la même suivant qu'on est à la tête d'un cabinet de 30 collaborateurs à Paris en ayant comme clients les banquiers majors mondiaux, les gros dossiers financiers ou industriels, ou avocat au barreau de (je ne mettrai aucun nom) dont le tribunal a été récemment supprimé par la carte judiciaire nouvelle, qui vit d'une toute petite clientèle locale de petites choses si ce n'est pas de l'A.J. Les premiers ne sont pas nécessairement plus dignes que l'autre.

Il est certain alors que la prétentieuse attitude dominatrice du C.N.B. ne passe pas.

Sauf que c'est pas tout à fait vrai et que certains sont si petits et si terrorisés qu'ils n'osent pas lire l'art. 18 de la loi de 1971, et ses prérogatives. Et s'ils l'ont lu, ils n'ont pas les moyens financiers, techniques et intellectuels, de faire face (je parle du R.P.V.A., vous avez compris).

Dans ta communication, cher Dominique, tu as oublié de citer la seule institution professionnelle qui fasse me semble-t-il à peu de chose près l'unanimité. Histoire de me laisser quelque chose à dire, merci.

Je parle des caisses.

On les respecte, et on doit le faire, car on est bien content de les trouver en cas de connerie locale.

Or, il y a quelques années, on a supprimé l'indépendance locale des caisses, rattachées aux ordres directement, malgré la lutte personnelle, dont je me souviens, et à laquelle j'avais modestement aidé de notre ami Antoine VERSINI (1) qui présidait alors la CARSAM. Aujourd'hui, dans l'affaire du R.P.V.A., elles restent le seul espoir de sérieux, d'absence de coups fourrés. Et d'indépendance.

Rappelez-vous ce que disait NAPOLEON (2) de la Banque de France, « je la veux dans la main du pouvoir, mais point trop. »

Mais il n'y a plus de Banque de France (3)

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(1) Encore un Corse

(2) Décidemment

Du coup, dois-je abandonner mon projet de changement de nom, de KUCHUKIAN en CUCHUCHIANI

Par bernard.kuchukian le 12/02/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 3 mois

Nostalgie. Pardon, comme écrivait Henry de MONTHERLANT, "NOSTALGERIE".

Je vois que l'armée va lacher le président algérien, comme elle a laché le général BEN ALI, et le général MOUBARAK.

Je vois que des manifestants sont place du 1er mai pour aller d'est en ouest qui est la géographie de ma ville natale, vers la place des Martyrs. Traduction en français, du champ de Manoeuvres, avant Belcourt, à la place du Gouvernement.

Et je crois qu'il va y avoir une manifestation de soutien d'Algériens à Lyon, place Belcourt.

Comme ils me seraient tous sympathiques, si le champ de manoeuvres s'appelait toujours ainsi et Belcourt d'Alger aussi, parcourue par la rue de Lyon. Qui ne s'appelle plus ainsi non plus.

Belcourt comme à Lyon aujourd'hui.

Et comme je ne voudrais pas que Belcourt à Lyon ait un jour à changer de nom.

Pour la place du Gouvernement, devenue des Martyrs, je ne pense pas que les Algériens de France aillent manifester sous les sabots du cheval du duc d'Orléans en exil à Neuilly sur Seine.

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P.S. Je ne suis pas sur que tous les lecteurs comprendront mon exercice de géographie politique. Il est limpide pourtant pour qui a souvenir de l'Algérie française.

Par bernard.kuchukian le 11/02/11
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La grève des magistrats, l'intervention du chef de l'Etat. Les déclarations de ce dernier.

Finalement:

1. La France est toujours en 1945, pleine de grands principes qui ont pris l'eau, et servent tout au plus aux petits malins à profiter de la situation, mais il est encore interdit de le dire clairement. Tiens, on n'a pas parlé du nombre anomal de centenaires Algériens dont on paie les retraites depuis la France. Ceci ajouté à l'obligation de payer les dégâts de leurs arrières petits enfants en France, c'est pas mal, non ? C'est quand qu'on va ouvrir les yeux ?

2. Cette pharmacienne franco-algérienne, qui vient se plaindre de ce que ceux dont elle parle la langue cassent tout à Nice y compris dans sa pharmacie de capitaliste enrichie sur le dos de la sécurité sociale, faux exemple d'intégration bien habillée, alors qu'à l'évidence, elle en veut encore plus pour les siens et que ça suffit comme ça.

3. On voit bien qu'elle -et ceux qui l'ont envoyée là- n'ont tojujours pas compris et qu'ils biaisent. Le problème, c'est évidemment l'immigration, le multiculturalisme, la charia, etc. On en revient tojujours là.

4. Et les jeunes des banlieues, ce sont bien ceux là, issus de systèmes inadpatbales en France, qui ont quiçtté leurs pays justement parce qu'on n'en veut pas.

5. Pendant ce temps là, on est tojujors en 1945, avec la protection de la jeunesse délinquante et ces conneries, et ces juges des enfants qui traitent angéliquement la peste avec des tisanes.

On arrete là, la suite est du meme genre.

Marine LE PEN a justement dit que le président s'est fait procureur de lui-meme hier.

Ben oui, et si Monsieur SARKOZY veut encore récupérer l'électorat du Front national l'an prochain, il va lui falloir aller plus loin encore. Elle n'a pas fini de monter Marine.

Cette histoire confirme une chose: le mouvement des magistrats est politique et la campagne présidentielle est lancée.

Par bernard.kuchukian le 10/02/11
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C'est une citation du cardinal de RETZ:

Une des sources de l'abus que les hommes font presque toujours de leur dignité est qu'ils s'en éblouissent dès qu'ils en sont revetus, et l'éblouissement est cause qu'ils tombent dans les premières fautes, qui sont les plus dangereuses pour une infinité de raisons.

A bien relire à la fin d'une journée remplie de revendications de si grands principes.

Par bernard.kuchukian le 10/02/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 3 mois

CHRONIQUE MARSEILLAISE D'UNE JOURNEE FONDAMENTALE DE GREVE ESSENTIELLE

16 H. Jeudi 10 février 2011: je descends de mon bureau, à l'angle de la rue Grignan, ça sent le brulé.

Je remonte la rue, des pompiers partout, au carrefour Vieux palais de justice, Tribunal de commerce, attroupement, encore des pompiers, il y a le feu au palais de justice. Il parait que des archives brulent. C'est vrai, de la fumée partout, des tuyaux, etc.

C'est la fete, quoi !

Il y a là journalistes caméras, etc. le propre procureur de la République , en personne, Monsieur DALLEST que je salue et qui bien embété, on le serait à moins, mi amusé tout de meme, car il faut du recul, me demande en souriant si j'ai un bon alibi. A qui je réponds plus sérieusement que j'ai quelques mètres cubes d'archives dans ma cave, et que s'il trouve l'incendiaire, il peut me l'envoyer, pour que, moyennant juste rémunération, on traite mon problème de stockage.

Et puis le président PION, grand défenseur avec notre barreau de l'informatique judiciairee, et observateur sympathique des activistes du R.P.V.A. que nous sommes, qui en souriant, me fait remarquer que ce qui se passe, ce sont les défauts du support papier. Et oui.

Débarque là un autre journaliste, senior (mon préféré-ceux qui me lisent savent pourquoi-) qui en profite pour interwiever le procureur sur l'affaire des deux petites Suissesses disparues entre continent et Corse.

Et enfin des confrères qui rigolent.

Je ne sais pas si le feu est accidentel, drole de coincidence, alors ou manifestation de protestation, mais de qui (c'est grave l'incendie, c'est criminel) c'est pas en tout cas avec ça qu'on fera relever le niveau général de la ville, et du milieu de la justice.

Il manquait juste le saucisson et le pinard.

Dans la rue, un petit garçon du meme age que mon petit fils, aux anges. Il a dans les mains un camion de pompiers avec la grande échelle et il me montre que la vraie est devant lui. Aux anges vous dis-je.

Je vais me faire couper les cheveux, avant de revenir au bureau: c'est tout à coté.

Un marin pompier entre dans le salon pour laisser son numéro de téléphone à une coiffeuse qu'il a vue quelques instants plus tot. Marin pompier dragueur.

Par bernard.kuchukian le 10/02/11
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Et le conseil de l'ordre.

C'est ce soir, après les manifestation dont on nous dit qu'elles ont eu lieu (il y a meme eu le feu dans les archives du Tribunal d'instance de Marseille, quelle coincidence), qu'on a en ligne l'admirable communiqué annexé.

Par bernard.kuchukian le 10/02/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 2 mois

Et voilà, le mot est enfin lancé, la vérité apparait.

Ce qui se passe aujourd'hui est une manifestement de corporatisme, celui des juges.

Qu'on ne se méprenne surtout pas sur ce que j'écris. Je n'ai rien contre le corporatisme, qu'il soit celui des patrons, des ouvriers, des fonctionnaires, des avocats, et des magistrats. Chacun droit défendre ses intérets, et puisque la grève est constitutionnelle, pourquoi pas, meme si c'est dangereux après.

Par contre, qu'on cesse cette hypocrisie de la fausse vertu. On est comme on est, et on défend son pré carré.

Mais alors le dira le batonnier GIROUD, et les textes et l'interdiction de faire grève ? Je lui répondrai que la constitution ne la prévoit pas. Et si on fait encore du droit constitutionnel, qu'il existe au bout du raisonnement, à la fin des fins, quand tout finit en chienlit comme disait le général, qu'il existe l'art. 16. Quand plus rien ne va, alors le dysfonctionnement étant total, le président a légalement tous les pouvoirs et devient un dictateur légal.

Comme l'a été le général de GAULLE entre le 22 avril 1961 et je ne me souviens plus de la fin, bien plus tard.

Et tous ses actes ont été "actes de gouvernement" inattaquables suivant la jurisprudence RUBEN DE SERVENS (Conseil d'Etat, cherchez).

Par bernard.kuchukian le 10/02/11
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 3 mois

Oui, quand en 2008, le Lions Club remettait son grand prix Melvin Jones à Madame TRABELI épouse BEN ALI.

Si meme les francs-maçons étaient aussi dans le coup...