bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 25/04/11
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Je signale (je ne suis pas commissionné et je reconnais que je le connaissais pas jusqu'ici) un excellent moteur de recherches en produits de toute nature sur e-commerce: www.nextag.fr

Par bernard.kuchukian le 25/04/11
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Ceux des journalistes, qui se taisent, silence, il ne faut pas dire la vérité. Chut. Et puis, cette affaire concerne un avion italien, et l'Italie et la Libye, c'est proche. Il y a tant d'argent libyen en Italie. Hein ? Les banques notamment. Hein ?

C'est quoi cette histoire de détournement raté d'un avion d'ALITALIA ce jour entre PARIS et ROME ?

Le quidam, l'auteur du détournement, serait un détraqué mental, qui voulait pousser jusqu'à TRIPOLI.

Ah, oui, mais évidemment on ne peut pas mentir tout le temps ; on apprend ainsi qu'il est diplomate, conseiller à l'ambassade du KAZAHKSTAN à l'UNESCO à PARIS.

Les diplomates sont donc fous.

Bizarre, parce que cette république du KAZAHKSTAN, capitale ALMATY, issue de l'ancienne U.R.S.S., est peuplée de 70 % de musulmans chiites sous la présidence d'un tyran appelé Noursoultan NAZARBAYEV, qui se fait réélire à 91 % régulièrement. Qui pourchasse chrétiens et juifs, lesquels fuient le pays. Qui est célèbre, au moins auprès d'AMNESTY INTERNATIONAL, pour ses brutalités policières et la torture judiciaire. Et qui enfin vit de ses ... exportations de pétrole.

Ça ne vous rappelle rien.

Mais pourquoi nous ment - on ?

Par bernard.kuchukian le 25/04/11
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Triste lendemain de triste anniversaire. Franchement, on se fout complètement du génocide des Arméniens. Ah, vous me parleriez de Sidi Ben quelque chose dans un pays fournisseur de pétrole, ce serait différent.

Pourtant, suivant le site du docteur ABRAHAMIAN sur www.keghart.com , évidemment c'est américain, après avoir malicieusement rappelé qu'un gourou indien avant analysé comme suit la politique américaine: "Washington, la conscience congelée de l'humanité", on cite cependant un communiqué de la présidence U.S., datée du 23 avril. Ce sera mon avant derbnier mot de la fin pour cette célébration.

Nous nous souvenons solennellement des évènements horribles qui ont eu loieu voici 96 ans, soit dans les pires atrocités du 20ème siècle. En 1915, 1,5 millions d'Arméniens ont été massacrés ou conduits à la mort dans les derniers jours de l'empire ottoman.

Le 24 avril, le service de presse a un peu corrigé (www.whitehouse.gov/the presse-office ) C'est devenu: en ce jour solennel de souvenir, nous nous rappelons que voici 95 ans, est arrivé une des pire atrocités du 20ème siècle. Dans ce moment noir de l'histoire, 1,5 millions ... (la suite sans changement).

Quelles subtilités.

Je passe sur le reste. Du bla-bla: pas un mot pour condamner ceux qui ont commis ces faits là. De la compassion tout au plus.

Alllez, on passe à autre chose.

Par bernard.kuchukian le 25/04/11
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Jacques JANSOLIN, dont toute la blogosphère sait qu'il est mon ami, a commencé à poser des questions pertinentes à propos du premier des décrets de sortie des avoués. Celui du 21 avril.

Il ne s'est pas exprimé sur celui du 22 avril. Je l'ai fait pour lui, mais celui du 22 avril ne concerne que le personnel salariés des avoués. Là, ce ne sont pas des questions qui se posent, mais des coups de pied où je pense qui se perdent. Honte à nos élus. Tous sans exception.

Revenons au 1er décret, celui du 21 avril.

Par lui on sait que les avoués qui ne voudront pas devenir avocats devront le faire savoir à leur président de chambre d'ici au 1er octobre 2011. C'est dans pas bien loongtemps.

On suppoose que cette renonciation faite, ils pourront demander à etre indemnisés. C'est un autre débat.

Oui, mais, une fois la renonciaiton déclarée, une fois l'indemnisation empochée, les anciens avoués d'appel ayant renoncé pourront-ils s'inscrire plus tard au barreau,; une fois passé ce purgatoire financier ? Autrement dit, cette renonciation sera-t-elle définitive ?

Dans un premier temps, je pensais répondre non. Non, MAIS je rappelle ce qui s'était passé en 1972 par certains avoués de première instance, grands malins. Ceux qui avaient été indemnisés et grassement indemnisés, ne pouvaient plus devenir avocats dans le ressort de la cour d'appel où était le Tirbunal de grancde instance de leur postulation à monopole passée. Alors, certains avaient joué avec la géographie.

Par exemple, profitant de l'évidente ignorance parisienne de la géographie française, à la chancellerie:

Une fois indemnisés comme j'ai dit, Untel, qui avait son étude à Lyon (Cour d'appel de Lyon), était devenu avocat à Vienne (Cour d'appel de Grenoble), à 30 km plus bas par l'autoroute au surplus.

Untel qui était avoué à Tarascon (Cour d'appel d'Aix-en-Provence) était devenue avocat à Avignon (Cour d'appel de Nimes), à 20 km plus loin, mais sans autoroute - ou inversementt, je ne me souviens plus-. Chapeau les amis, avec l'argent public.

Dans un deuxième temps, je relis l'art. 97 du décret du 27 novembre 1991: y sont dispensés de tout ce qu'on réclame aux pauvres bougres qui entrent dans les centres de formation professionnelle d'avocats, puis en sortent, les membres et anciens membres d'un tas de choses, etc... les avoués près les cours d'appel. On a bien écrit les avoués, pas les "anciens avoués", ce qui parait vouloir dire qu'il faut etre avoué en exercice pour passer automatiquement avocat. Raisonnement confirmé par une réponse ministérielle n° 55266 au Journal officiel, débats de l'Assemblée nationale question du 10.8.1992, p. 3738, mentionnée à La Semaine juridique 1992, V, 155.

Cependant, les très malins pourront encore contourner l'obstacle. Il s'agit des avoués, devenus anciens avoués qui auront préalablement été avocats, C.A.P.A. en poche. Parce que ceux-là passeront par l'art. 93.

L'histoire n'est pas terminée. Loin s'en faut. Mais le non l'emporte comme règle générale pour l'instant.

Par bernard.kuchukian le 25/04/11
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Et puis de quoi il se mele, Benoit XVI, en nous conseillant l'accueil des réfugiés d'Afrique du nord ?

On se mele nous de la qualité gustative des osties ?

Il est complètement gateux ce pape là.

Dieu que c'était le bon temps quand les monarques et l'empereur (je parle de Napoléon 1er) lui clouaient le bec.

Par bernard.kuchukian le 25/04/11
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Faute de cloches retour de ROME pour Paques, nous avons eu une distribution de décrets pour la sortie des avoués.

Aujourd'hui, c'est lundi. Le journal officiel ne parait pas. Inutile d'aller chercher.

La suite dans la semaine.

Par bernard.kuchukian le 25/04/11
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On vient de me rappeler mes écrits d'il y a un peu moins de huit ans à l'occasion d'une campagne électorale ordinale.

C'était l'époque de la norme ISO, vous savez ce machin américain qui vous apprenait à savoir comment vous travaillez.

Le chic des chics à l'époque était d'être ISO. Plus un numéro, qui changeait régulièrement, histoire de faire payer par l'organisme dispensateur de la norme.

Moi, je n'ai jamais été ISO.

Mais plein d'autres l'ont été. Et puis, ils ont bien fini par se rendre compte que ce machin là avait été inventé pour l'industrie, pas pour les services et spécialement ceux d'un avocat, parce qu'un avocat, c'est un artiste.

Je sais qu'à l'occasion d'une discussion plus ou moins générée par mes critiques de l'ISO, un confrère ami avait sorti en plein conseil de l'ordre: ISO, ISO, vous imaginez MICHEL ANGE, ou PICASSO obligés à respecter la norme ISO.

En plus, il parait que c'était hors de prix ce machin là.

Alors, plus personne n'en parle.

Le barreau a ses modes, lui aussi.

Nigauds, va, comme dit KERDREBEZ.

Remarquez, on a maintenant le R.P.V.A. à la sauce Navista. C'est pas mieux.

Par bernard.kuchukian le 24/04/11
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Et ils aiment çà.

Enfin, pas tous, mais l'immense majorité, sans compter la totalité de leurs bâtonniers, des conseils des ordres, des institutions dites représentatives, des syndicats, le S.A.F. en tête. Tous cocus. Et moi, une fois encore, j'avais raison, toujours raison avant les autres. Je vous avais tous avertis. Personne ne m'a écouté. On n'écoute pas KUCHUKIAN.

Je vous avais bien dit qu'à l'occasion de la fusion des professions, on mépriserait le personnel salarié diplômé des avocats. Et évidemment, indirectement les avocats eux-mêmes. Oui, vous savez, les juristes de cabinets d'avocat. Pour eux sans C.A.P.A., l'intégration à la profession exigeait d'abord la maitrise en quatre ans, puis huit années de pratique professionnelle.

J'avais dit et écrit, attention à l'occasion de la fusion, on fera un sort à part aux personnels des études d'avoué, on leur fera des cadeaux que notre profession à nous n'a pas été capable de faire à son propre personnel. Aucune réaction, le dédain. Je ne parle pas des crétins qui dirigent la formation professionnelle et les centres. Minables professeurs Nimbus. Déjà, j'avais signalé dans un silence total qu'on faisait le cadeau de l'entrée libre aux centres de formation professionnelle des avocats au bénéfice des salariés des avoués, sans avoir à passer l'examen concours d'entrée. J'avais suggéré aux pauvres bougres qui eux ont passé cet examen-concours, de se révolter. Rien, aucune réaction, on resté bien rangés dans la file des imbéciles heureux.

J'ai signalé hier qu'on faisait toujours les coups bas en fin de semaine ou pendant un long weekend end. C'est Pâques. Le journal officiel publie le décret du 22 avril 2011 qui permet aux salariés d'avoués de devenir librement avocats. Librement ou presque. Je rappelle que pour qu'un juriste de cabinet d'avocat puisse lui devenir avocat, il faut une maitrise obtenue en quatre ans, plus huit années de pratique professionnelle en cabinet d'avocat, à panacher éventuellement en entreprise. Huit et quatre, douze.

Voici, par la grâce de l'art. 5 du décret précité, que bénéficient des dispenses de diplôme, de la formation théorique et pratique et du certificat d'aptitude à la profession d'avocat, les collaborateurs d'avoué qui justifient d'une pratique professionnelle de :

1. De deux années, s'ils sont docteurs en droit, titulaires d'un D.E.S. ou d'un master,

2. De trois années, s'il sont maitres en droit,

3. De quatre années, s'ils sont titulaires d'une (simple) licence en droit.

Je fais court : compte tenu de ce qu'à diplôme égal, le juriste de cabinet d'avocat a besoin de 8 années d'exercice professionnel, et que pour celui d'avoué c'est trois, j'en déduis qu'un avoué finissant c'est 2,66 fois un avocat.

Et je n'évoque pas cette nouvelle catégorie d'avocats nouveaux qui n'auront qu'une simple licence en trois années alors qu'il en faut quatre pour les autres. C'est vrai qu'il existe aussi des anciens conseils juridiques devenus avocats qui n'ont que le certificat d'études primaires. J'espère qu'aucun d'entre eux n'est devenu bâtonnier.

Il y a pire, voyez donc les conclusions du rapporteur public AGUILA, sous l'arrêt du Conseil d'Etat :SYNDICAT DES AVOCATS DE FRANCE - KUCHUKIAN (appelée Mlle. Sophie A). C.E. 25.7.2007, n° 288.720. Au recueil Lebon. Apparemment, le gouvernement a le droit de faire comme il veut.

C'est Pâques aujourd'hui, la fête de la résurrection. Drôle de résurrection en tirant vers le bas, sous le regard abruti de la représentation de la profession.

Par bernard.kuchukian le 24/04/11
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Nous sommes le 24 avril, jour de Pâques et celui de la célébration du Christ ressuscité, pour tous les Chrétiens, cette année, par suite de coïncidence des calendriers. Y compris pour les Chrétiens d'Orient, les orthodoxes, et les apostoliques arméniens compris.

C'est aussi celui 96ème anniversaire du décret toujours impuni à ce jour de TALAT Pacha ordonnant le génocide des Arméniens. Parce qu'ils étaient des chrétiens et qu'en les exterminant, outre l'éradication de leur foi, on prenait aussi et surtout leurs biens.

C'est aujourd'hui la joie du christos anesti, le Christ est ressuscité, et la tristesse et la révolte des Arméniens. J'espère, mais ceux-là je m'en méfie comme de la peste, qu'il ne se trouvera pas des hommes d'église (certainement pas de celles apostolique, catholique et réformée des Arméniens) pour prêcher ce jour le pardon aux Turcs. Mais sait-on jamais.

Je suis désespéré, chaque année autour de cette date du 24 avril, de constater qu'il faille encore justifier jusqu'à l'existence même du génocide arménien, que certains nient encore de fait. « Ça ne nous intéresse pas ». « On en a bien assez comme ça avec les Juifs ».

Alors, on ressort les mêmes documents, les mêmes témoignages. Comme si les évidences de l'horreur avaient encore besoin de se justifier.

On a oublié les rapports de MORGENTHAU, l'ambassadeur (juif) des Etats-Unis à CONSTANTINOPLE, d'Arnold Joseph TOYNBEE, alors jeune conseiller de l'ambassade du Royaume uni dans la même ville, avant de devenir l'immense historien qu'il a été ensuite. Je ne continue pas.

Et chaque année, on fait et refait les comptes des Etats qui ont ou n'ont pas reconnu le génocide. Et on découvre que le premier d'entre eux a été ... l'Uruguay, et que des tas d'autres pays, presque insolites dans cette histoire s'y sont agrégés. Insolites parce là-bas, des Arméniens, il doit bien en avoir seulement une poignée au mieux et qu'ils sont loin de la Turquie. Parce que les grosses pièces, en rapport avec la puissance turque, trainent les pieds. Le Vatican (deux fois en 2000), dans le camp des champions toutes catégories qui dénoncent le génocide des Arméniens, mais surtout sans dire qui l'a fait. Comme la France en 2001. Israël c'est plus simple n'a elle jamais reconnu le génocide arménien. Evidemment, elle a besoin d'entrainer ses aviateurs dans le ciel de la Turquie.

Le summum, c'est tout de même les Etats-Unis.

La chaine de télévision ARTE a retrouvé récemment un discours de Monsieur Barack OBAMA, alors sénateur démocrate, dénonçant le génocide arménien et les Turcs refusant de le reconnaitre, et puis le même, devenu président, avec des déclarations plus subtiles. C'est que c'est puissant les Turcs. Et bien placés. Et pas bête.

Qui parle donc des grands principes, du droit des gens, des tribunaux internationaux ? Pas pour les Arméniens, çà.

Plus malins, les Turcs de l'époque que les Nazis, eux parfaits organisateurs par contre. Ils massacraient méthodiquement, mais administrativement : on a les listes. Les 200.000 Arméniens massacrés à la fin du XIXème siècle, les 1.500.000 à partir de 1915, ne sont pas même sur une liste. Ce sont des Arméniens massacrés anonymes.

Aujourd'hui, jour de Pâques, la zadig arménienne, la résurrection, faute de pouvoir saluer nommément la mémoire de ces martyrs inconnus, je veux saluer ici et inviter avec moi ceux qui me lisent à saluer la mémoire de quatre personnages.

Ce sont ceux que le parti Dachnak avait désignés en 1920.

Chez beaucoup d'Arméniens, paisibles et pacifiques, les gens du Dachnak ne sont pas toujours pas bien vus. Moi j'aime.

Le Dachnak, c'est un parti révolutionnaire, je dirais plutôt un parti d'activistes. Mais quels activistes mes amis !

Ils connaissaient à l'époque ceux qui avaient décidé du massacre, les têtes, les politiques. Lesquels, avant d'être condamnés à mort par un tribunal turc d'opportunité en 1920, avaient quitté le pays auparavant lorsque l'empire ottoman était tombé. Et s'étaient réfugiés ailleurs.

Alors, ils décidèrent, assez secrètement, en 1920 l'Opération NEMESIS, du nom de la déesse grecque de la vengeance. Et quelques têtes brulées partirent ainsi exécuter les penseurs du génocide. Se considérant aussi comme exécuteurs solitaires de la décision de justice de CONSTANTINOPLE, condamnée elle-même à rester lettre morte.

Du travail arménien, besogneux, mais bien fait :

* Soghomon TEHLIRIAN, à BERLIN, le 15 mars 1921, exécuta TALAT Pacha, ministre de l'intérieur, chef du gang. A la différence des autres vengeurs, TEHIRLIAN fut le seul à être poursuivi et jugé. Il fut acquitté par la Cour d'assises de BERLIN.

* Aram, ou Arshavir CHIRAGUIAN, ou SHIRAGUIAN, à ROME, le 5 décembre 1921, exécuta SAID HALIM Pacha, premier ministre.

* Le même CHIRAGUIAN, à BERLIN, le 17 avril 1922, exécuta DJEMAL AZMI, encore appelé le bourreau de TREBIZONDE. Oui, à BERLIN où il était retourné, parce qu'entretemps, c'est bien une romance arménienne, CHIRAGUIAN était allé se marier à CONSTANTINOPLE à sa chérie qui lui manquait.

* Aram YERGANIAN, compagnon de CHIRAGUIAN, à BERLIN, le 17 avril 1922, exécuta Behaeddin CHAKIR, le docteur CHAKIR, idéologue du génocide.

* Le même YERGANIAN, exécuta JEMAL Pacha, ministre de la marine, à TBILISSI, capitale de la Géorgie, le 25 juillet 1922.

* Agop MELKONIAN, qui s'était converti en MELKUMOV dans l'Armée rouge, exécuta ENVER Pacha, ministre de la guerre, passé lui chez les Russes blancs, à BOUKHARA, au Tadjikistan, le 4 aout 1922.

Alors qu'il existe à ISTANBOUL capitale de la Turquie, deux monuments en marbre, un très important à la gloire de TALAT Pacha, et l'autre moins important à celle d'ENVER Pacha, et qu'on donne encore leurs noms à des avenues, des rues, des écoles, je veux saluer comme je peux ceux-là :

TEHLIRIAN, CHIRAGUIAN, YERGANIAN, et MELKONIAN.

Ces quatre moururent ... de vieillesse, pratiquement inconnus.

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P.S. Pas de panique, je me suis relu plusieurs fois par rapport à l'art. 24 de la loi du 29 juillet 1881.

Par bernard.kuchukian le 23/04/11
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Il existe à MARSEILLE deux quotidiens.

Un communiste, l'autre quotidien communiste de France, le premier étant l'HUMANITE. C'est LA MARSEILLAISE. Tirage réel quasiment secret. On se demande comment peut vivre le journal. On prétend qu'à la Libération, des amis à lui ont confisqué des immeubles de collaborateurs et que la vente successive de ceux -ci permet la survie. Je ne sais pas. Je sais que c'est très bien écrit, mais pour dire des choses que je désapprouve totalement, et que son directeur, Michel MONTANA, aux antipodes de mes idées politiques, est un monsieur charmant, avec qui il m'arrive même de déjeuner et d'amis communs.

Un deuxième, LA PROVENCE, issue de la fusion du PROVENCAL socialiste et du MERIDIONAL conservateur bien à droite. Propriété du groupe HERSANT. J'ai tout dit. Ce quotidien est malheureusement insipide dans son contenu général.

Mais hors la médiocrité ambiante, il n'y a pas grand-chose à raconter à MARSEILLE. Alors il recopie les dépêches et dossiers de l'A.F.P., parle de l'O.M., traite les décès, les petites annonces. Son seul intérêt est dans les faits divers et la rubrique judiciaire. On n'a que çà chez nous.

Comme, malgré tout, les tirages vont mal, on essaie de vendre des dossiers spéciaux et d'intéresser les lecteurs. Point ici de numéro hors-série sur l'art, l'histoire, ou l'économie, le lecteur ne saurait pas lire.

On en tire les conséquences, on imprime donc sur du mauvais papier « Faits divers en Provence ». Recueil en 74 pages de 45 affaires de 1610 à 2006, tous les journalistes du journal s'y sont mis. On a aussi invité le procureur de la République, à un coquetelle et tiré une belle photo, et on vend le cahier 2,70 €.

Car, c'est la crise, les livres de témoignages d'avocats pénalistes, c'est trop cher, on ne les vend plus. On a donc fait dans le pas cher. Bonjour les droits d'auteur pour les journalistes (qui n'en n'ont d'ailleurs pas). Bien qu'il ne m'ait pas informé de cette publication exceptionnelle, que je viens de découvrir comme tout le monde, je lui en veux, je demanderai au chef du service des faits-divers-justice, qui est mon neveu, de me la dédicacer.

Il fallait bien un support publicitaire à ce tirage-là. Où le trouver ? Décemment, on ne pouvait pas aller chercher la publicité chez WEATHERBY (fabricant du 257 Magnum), ni chez BERETTA, célèbre fabricant italien d'armes de poing, ni chez KALACHNIKOV, j'en passe et d'autres. On a donc trouvé de la publicité pour FR3 et la radio France bleue. Aussi pour LA PROVENCE, normal. C'est neutre.

Plus audacieux, on a trouvé la publicité d'une célèbre maison de recherches généalogiques, à qui on fait appel pour trouver les héritiers. Déjà, on est entré dans le sujet. Mieux, on a trouvé la publicité d'une société de pompes funèbres. En plein dans le sujet.

Aussi deux publicités étonnantes. Une pour l'université Paul Cézanne, sous le titre, j'allais écrire stupéfiant, mais je n'ose pas : « passeport pour l'emploi » : dois-je aussi imaginer un certificat de spécialisation, « règlement de compte à l'arme lourde ». Une autre pour les annales des loyers, comprenne qui pourra, avec mention spéciale d'un guide des troubles de voisinage. Ce qui pourrait être une piste d'explication.

Mais la grosse cerise sur le gâteau est tout de même la publicité pour les ordres d'avocats.

Aix-en-Provence en deuxième de couverture, Marseille en troisième, Avignon en quatrième. Et même Carpentras en page intérieure.

Dans le détail publicitaire, le barreau d'AIX loue la « force tranquille » de son bâtonnier (déjà vu, réchauffé, ridicule auto flatterie) ; celui de CARPENTRAS évoque les relations avec l'administration, les cessions de fonds de commerce, ou la création d'entreprises ; celui d'AVIGNON vante des diplômes de ses avocats, l'assurance de R.C.P. et le maniement des fonds. C'est finalement celui de MARSEILLE, pas compliqué « tous les compétences du droit », « plus la Juriscup », qui seul est dans le coup, et là on est dans le sujet : « les gardes à vue et la défense pénale ». C'est sans doute pourquoi on a invité notre nouveau bâtonnier au coquetelle. Salut Jérôme.

Il me semble cependant que nos ordres auraient pu éviter cette faute de grand mauvais gout.

Parce que finalement, à part la publicité pour les marchands d'armes, interdite, on a ici la chaîne complète de qui à qui profite le crime : la formation professionnelle des tueurs, les pompes funèbres, la recherche des héritiers, la publicité à la radio et à la télévision, et bien sûr dans la presse écrite. Enfin, au sommet, les avocats.