bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 28/03/12
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 5 mois

Alors qu'une troisième Q.P.C. cette fois-ci sur les 150 € est arrivée ce jour, tandis que nous devons plaider les deux premières mardi à peine, voici que le Conseil national des barreaux joue maintenant les carabiniers d'opérette, pour arriver une fois que le travail a été fait par les autres. Voici qu'il évoque ce jour son action aux cotés des autres organismes.

Je suis noyé de nouveaux mémoires, et le C.N.B. oublie que la question a été posée par Philippe KRIKORIAN, avec une intervention de Jacques JANSOLIN, et le concours de son avocat Bernard KUCHUKIAN.

Nous, on n'est pas des "organismes".

Atmosphère, atmosphère ...

Par bernard.kuchukian le 24/03/12
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

Des confrères aixois, successeurs en avocats, d'une importante étude d'avoués disparue désormais, viennent d'en faire une qui mérite d'etre remarquée.

On m'a envoyé en effet:

Une constitution

Des conclusions

Des pièces

En deux envois parallèles, le meme jour.

A. Par le R.P.V.A.

B. A mon adresse courriel habituelle (hors celle du R.P.V.A.) avec prière d'accuser réception. Ce que j'ai fait immédiatement.Je joue le jeu.

Je crois que ceci veut dire qu'en pratique, on constate un fonctionnement sans doute approximatif des transmissions entre avocats par le R.P.V.A., ce qui est certainement vrai pour les pièces.

Par bernard.kuchukian le 24/03/12
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

J'essaie de rester dans le strict cadre professionnel de notre blogosphère, avec et y compris lorsque je frôle le politique. Car, toujours, il y a chez moi l'avocat ou la justice en sous-jacent.

Je ne traite donc pas du coup d'Etat au Mali par exemple. On s'en fout.

Il parait -c'est dans Le Monde du jour- qu'un candidat à la prochaine élection présidentielle aurait déclaré que son adversaire principal serait nul.

La nullité est un sujet bien connu dans notre profession. On peut être nul et geignard et devenir et rester avocat. Il parait même que les nuls sont si nombreux qu'ils sont majoritaires. Et donc représentatifs à travers leurs élus. En tout cas ainsi représentés.

Je connais la question.

Aussi, je serais à la place d'Untel qui a dit que l'autre tel est nul, je me méfierais. Méfi comme on dit à Marseille. Parce que ne pas être nul ne suffit pas pour être élu. Au contraire même. La nullité donne un avantage. Compte tenu du principe de la représentativité.

Par bernard.kuchukian le 24/03/12
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

Voyons, il y a des mois et des mois qu'on a discuté, voire bataillé, contre ceux deux taxes là.

Et puis, elles sont entrées en application.

Et puis, on a encore protesté, mais plus mollement.

Les déclarations vertueuses de principe se sont tues ensuite.

Et puis, voici que pendant ce temps-là, un avocat, tout seul, je veux parler de mon ami Philippe KRIKORIAN, continuait le combat.

Un combat pas si impossible que cela, puisqu'il a réussi à porter le débat de la constitutionnalité de ces deux taxes iniques devant le Conseil constitutionnel.

Et puis, logiquement, ceux qui l'ont toujours aidé, Jacques JANSOLIN et moi, sont intervenus à ses côtés. C'était normal, et nous avions nous aussi des arguments. Et le même point de vue, le même combat. Celui de la majorité mais tellement silencieuse.

Et puis, c'est plus étonnant, trois barreaux, le Conseil national des barreaux, une fédération d'avocats, ont pris le train en marche, de ce recours, alors que ce sont eux qui auraient dû le conduire au départ...

J'appelle cela le syndrome de BASTIA : oui, vous savez, le petit (par le nombre de ses avocats, surtout pas par leur qualité, au contraire) barreau de BASTIA qui, tout seul a attaqué en Q.P.C. l'abominable réforme créant des sous-avocats. Et qui, tout seul, a gagné. On le félicite, mais vite parce que si on insiste, on va devoir se rendre compte que ce combat-là, c'est la représentation nationale d'abord qui aurait dû le mener, et peut être aussi les grands barreaux, comme celui de Marseille (mais sommes-nous encore un grand barreau ?)

Alors, les autres ont pris la honte comme on dit par ici. Et aussi le train en marche dans le wagon de tête, en gare d'arrivée. Pour critiquer, d'ailleurs en ordre dispersé, les taxes en question.

Et puis, maintenant que les débats sont fixés, et que l'information en a été donnée, plus aucune réaction. Une poignée de consultations sur ma communication d'hier...

Oh, ce n'est pas qu'on ne soit pas d'accord. Mais on n'a pas le courage de s'exprimer. Y compris lorsque le combat est mené dans son intérêt. C'est tout de même ahurissant pour des avocats, non ?

Par bernard.kuchukian le 23/03/12
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

C'est le mardi 3 avril prochain à partir de 9 H 30 que le Conseil constitutionnel doit entendre les parties concernées dans l'affaire de l'inconstitutionnalité revendiquée des taxes de 35 € et 150 €.

Il doit y avoir là mon excellent confrère et ami, Philippe KRIKORIAN, le syndicat national F.O., les représentants des barreaux de Dijon, Strasbourg, Saint-Denis de la Réunion, de la F.N.U.J.A. et du C.N.B. (ceux deux là arrivant en gare dans le wagon de tete du train qu'ils n'ont surtout jamais pris auparavant), et votre serviteur pour mon autre excelLent confrère et ami Jacques JANSOLIN.

Par bernard.kuchukian le 22/03/12
Dernier commentaire ajouté il y a 5 années 10 mois

Nous sommes ici hors le Conseil constitutionnel, et dans la concurrence, suicidaire pour les clients, que donnent les consultations imbéciles des juges consulaires au titre de « la prévention « . Je suis furieux ce soir.

Je reçois ce jour un brave type d'artisan, plus tout jeune. A deux doigts de la retraite : 62 ans. Son secteur d'activité dégringole (je suis au courant).

Il m'explique qu'il a été reçu par untel juge au Tribunal de commerce de Marseille, qui lui a donné des conseils sur ses difficultés.

Alors, je dis à mon client de passage qu'il y a une solution pour sauver de la procédure collective inévitable le seul bien qu'il possède dans la vie : l'appartement dans lequel il vit. Aller vite demain matin chez un notaire pour passer une déclaration d'insaisissabilité, puis déposer ensuite le bilan. Au moins l'appartement sera-t-il à l'abri. Et lui et son épouse pourront profiter de leur modeste retraite d'artisan. Chez eux.

Las, ce brave homme m'annonce qu'il est déjà en redressement judiciaire parce que son consultant lui a proposé plutôt d'obtenir plus tard un plan en six ans dont je viens de voir qu'il ne pourrait jamais le tenir.

Je me fous d'être censuré.

Ils sont ces juges à jouer à vouloir jouer à l'avocat. Ce sont simplement des

Par bernard.kuchukian le 22/03/12
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

Oui, parce que s'ils avaient une douzaine, il aurait fallu deux régiments complets de gendarmes.

Inquiétant cette naiveté, non ?

Par bernard.kuchukian le 22/03/12
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

Pourvu que je me trompe.

Bon, ce n'est pas pour demain.

Par bernard.kuchukian le 22/03/12
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois
Par bernard.kuchukian le 22/03/12
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

Ce matin, en chemin vers l'audience des ventes, je m'arrête au Tribunal administratif pour déposer un recours en matière de marché public. Une montagne de pièces en trois exemplaires.

Volontiers frondeur voire provocateur, je déclare à la réception que ce serait bien au Tribunal administratif de faire comme je viens de faire au Conseil constitutionnel, ce jour même à qui je viens d'adresser un mémoire d'intervention avec mes pièces par courriel. Tout bête.

Réponse horrifiée, vous n'y pensez pas. Et puis il faudrait que chaque partie ait une adresse de courrier électronique. Je lui réponds qu'il faudra bien y arriver un jour ou l'autre en rendant obligatoire cette adresse.

Alors, mon fonctionnaire superbe. Voyons, mais avoir une adresse de courrier électronique, ce n'est pas gratuit. Il faut avoir un abonnement à Internet. Tandis qu'une boite aux lettres suffit.

Moi le lui rétorquer : observation absurde. Quand on a une boite aux lettres, c'est qu'on a un logement, et pour avoir un logement, il faut payer, pour l'acheter, pour le prendre en location, et même pour payer la taxe d'habitation (dont la compétence est justement du Tribunal administratif).

Imperturbable, mon interlocuteur attaque alors le tamponnage de chacune des 24 pièces (en tout 300 pages) des trois dossiers que je viens de déposer.

Sic transit ...