bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 18/05/12
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Je n'évoque pas ici la grasse indemnisation qu'on va leur accorder incessamment, malgré la décision du Conseil constitutionnel qu'on connait, et en exécution d'un décret que seul j'ai attaqué. Le Conseil d'Etat m'a dit irrecevable.

Alors, allons -y, ouvrons les caisses.

Non, je parle de certains d'eux devenus avocats.

Pas plus tard que ce matin, un huissier de justice de la place de MARSEILLE est venu me signifier en personne 41 pages de conclusions dans une procédure pendante devant la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE, à la demande deux anciennes avouées devenues avocates. Cout de l'acte inutile : 81 €.

Ces mêmes 41 pages m'avaient été notifiées à l'identique avant-hier numériquement et le plus légalement du monde, par le canal du R.P.V.A. à l'adresse qui est la mienne dans le système en place par le Conseil national des barreaux.

J'ajoute que même l'huissier significateur ce matin était ahuri de la chose.

Et dire que ce sont ces avocates, anciennes avouées, qui ont de droit le titre de « spécialistes des procédures d'appel ».

Au secours.

Par bernard.kuchukian le 18/05/12
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Ceci pourrait bien être notre dernier message ensemble, et il est aigre doux. Plus aigre que doux d'ailleurs.

Ce serait dommage, mais je resterai intraitable, surtout si une réponse désagréable et anonyme devait suivre. Elle serait immédiate censurée.

Je constate que je ne peux participer à la gamelle générale. On pourrait m'acheter. C'est cher. Je dois dire que personne ne m'a rien proposé rien, même pas cher. Ma conscience n'a donc pas été troublée.

Alors, je me paie le luxe d'être intraitable. C'est le luxe des pauvres, des bafoués, des proscrits, des gens honnêtes, quoi.

Je vous concède que la polémique est certes un art remarquable. Mon maitre en la matière était Léon DAUDET, mais je n'ai pas son talent. Malheureusement.

Je me moque d'être lu ou de ne l'être pas. D'être élu aussi. Ce qui compte c'est ce que j'ai dit : ma conscience est en paix.

Je me moque aussi de porter atteinte au résultat d'une certaine élection, alors surtout que celle-ci ne choisit rien, et désigne quelqu'un qui n'a aucune fonction. Je ne ferai l'injure à personne ici de rappeler les arrêts de cassation rendus sur le sujet : le barreau qui fait choix un dauphin, peut parfaitement ne pas le confirmer. Les premiers à l'avoir fait, sauf erreur de ma part, sont des confrères antillais.

Tout est également possible dans un barreau paupérisé suivant ce que vous écrivez, par la volonté de ceux qui ont détenu le pouvoir et en ont abusé, par des textes certes légaux mais illégitimes : politiquement et personnellement, je connais parfaitement la question pour avoir milité et eu des responsabilités locales dans un parti qui représente un cinquième des Français et n'a cependant aucun élu. Et je ne parle pas de Marseille, où de mon temps, c'était un quart de l'électorat aux législatives de 1993 : qui peut parler ici de légitimité. Personne au demeurant.

La déloyauté, l'opportunisme, pour employer votre vocabulaire ne sont surement pas dans ce camp, mais dans celui de celles et ceux qui utiliseraient leurs appuis politiques familiaux pour capter des marchés publics.

Et si les institutions ne sont pas capables de traiter de ces déviances, c'est qu'elles mêmes sont corrompues.

Quant à moi, je n'ai pas que le courage des mots, puisque je les exprime publiquement. Judiciairement aussi, puisque la voie politique est fermée par un système injuste et étanche.

La suite sera sans doute dans la presse en fin de semaine prochaine, si elle le veut bien, après passage chez tel juge d'instruction.

Je rappelle que les juges d'instructions s'occupent des mis en examen et aussi des parties civiles.

Par bernard.kuchukian le 18/05/12
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Pour être transportée, en étapes successives jusqu'à LONDRES, où auront lieu dans quelques mois des jeux olympiques, dont on nous dira encore plus tard qu'ils ont été un gouffre financier et qu'il ne fallait pas les organiser, la flamme olympique est partie hier évidemment d'OLYMPIE.

Ville grecque comme on sait.

Par les temps actuels, il y a comme un malaise, et le terme est certainement faible, une disproportion entre la gravité des évènements et le dérisoire de la taille de l'allumette, à moins qu'il ne s'agisse d'un clin d'oeil subliminal de l'histoire. En pleine débâcle financière et économique, la Grèce n'aurait plus qu'une flamme à exporter vers la City de LONDRES. Avant d'y mettre le feu.

Face à ce type d'évènements, je pense toujours à cette formule que disait régulièrement un ami cher, une pensée d'un philosophe chinois au nom oublié.

Il disait en gros ceci : dans toutes les révolutions et dans tous les bouleversements, il existe toujours quelque part dans un coin un vieux penseur qui reste en silence à tailler ses pinceaux et à peindre ses calligraphies.

Par bernard.kuchukian le 17/05/12
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L'information est sure. Et je le connais.

Du coup, j'imagine qu'il y en aura une deuxième. Je vais me renseigner.

On peut imaginer que la campagne (tiens, le nom tombe à pic) se fera sur le thème suivant. « Au juste, il sert à quoi le dauphin ? »

Sur quoi, je crois savoir que l'actuel répondra : « A parfaitement rien c'est sur, puisqu'il n'a aucun pouvoir, qu'il siège vaguement au conseil de l'ordre, que la majorité qui suit le bâtonnier du moment n'y dit rien, n'y fait rien, que sa première fonction est de fermer sa gueule, et que le bâtonnier en titre gouverne en despote sans lumière » (1)

Ce qui serait marrant dans cette affaire, c'est que la deuxième soit celle qu'on imagine, oui parce qu'elle, elle siège audit conseil.

A MARSEILLE, par les temps actuels, comme on n'a rien d'autre, on n'a que des embrouilles.

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(1) Le contraire de despote éclairé.

Par bernard.kuchukian le 17/05/12
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Ah ca non alors. Vous vous souvenez avec quelle fougue, je suis intervenu aux cotés de notre confrère François DANGLEHANT qui avait réussi à faire poser la Q.P.C. des juges consulaires, avec notre confrère Georges BERLIOZ aussi. Bon, on a perdu par la décision du 4 mai, mais c'est partie remise. Espoir.

Je tombe ce matin dans LA PROVENCE, qui n'est pas comme on sait de mes amies (la famille, je ne vous dis pas) sur un article relatif aux poursuites pénales suivies devant le Tribunal correctionnel de Marseille contre le propre président en personne de la Chambre de commerce locale, rien moins que pour harcèlement moral. Alors, voilà, il parait que l'affaire venue hier a été remise en janvier, le temps d'une Q.P.C. au Conseil constitutionnel.

Ainsi donc, non seulement on me tape dessus, mais en plus on pique mes idées.

Ils y vont fort chez (là, devrais mettre le nom d'une grande marque de sodas, mais il n'y a aucune raison de leur faire de la publicité sur la blogosphère).

Signé KUCHUKINA (certains comprendront).

Par bernard.kuchukian le 17/05/12
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Plus le budget d'un ministère est faible, plus il y a de ministres pour le gérer. Ce n'est pas sérieux. C'est pourtant vrai désormais en France.

Il y a en effet désormais deux ministres de la justice, un principal, et un délégué. A ma connaissance, la situation est totalement inédite.

Bien qu'il n'y en ait que deux, je suis perdu dans les hypothèses de travail qui ont conduit à cette étonnante dualité.

1. Le ministre premier est de couleur, et on l'a donc flanqué d'un autre ministre blanc.

2. Le ministre premier est nul, ou se considère comme tel, et alors on l'a flanqué tout de suite d'un double.

Je trouve ces deux hypothèses parfaitement odieuses. La première à peine plus que la seconde. Et si j'étais Madame TAUBIRA ...

A moins qu'il existe une troisième hypothèse. Les deux ministres ne vont pas s'entendre entre elles, et les sujets seront traités directement à l'Elysée.

Je dois dire qu'un certain nombre de nominations du premier gouvernement de Monsieur HOLLANDE permettent d'imaginer cette voie là.

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P.S. J'ai connu voici une bonne quinzaine d'années une autre situation de dualité ministérielle, heureusement sans rapport, dans un dossier d'adoption d'un jeune Cambodgien.

On sortait là bas des Khmers rouges, mais ils étaient encore là, et tous les documents administratifs du pays étaient établis en double, Khmers rouges (devenus rosés) et nouvelle administration issue des élections en principe libres : il m'avait fallu l'expliquer à une chambre du conseil complètement ahurie devant un machin pareil (et qui avait bien raison de l'être).

Par bernard.kuchukian le 17/05/12
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C'est suffisamment rare quand on le fait sans haine.

Je n'ai pas l'honneur de connaitre personnellement le journaliste correspondant, Monsieur Bruno CROZAT.

Je découvre donc heureux que le magazine « PROFESSION AVOCAT », qui doit être un bimestriel, édité par le groupe WOLTERS KLUWER (LAMY et autres) parle en bien de différents confrères, dont notre amie Nathalie KERDREBEZ (j'allais écrire courageuse amie, mais certains méprisants minables l'interpréteraient mal) et moi-même.

Je crois ainsi comprise que mon idée d'avoir saisi tout seul comme un grand l'AUTORITE DE LA CONCURRENCE, sans même que les autorités locales de la profession me suivent, Dominique MATTEI compris, resterait la seule sur le tapis pour sortir de l'ornière du boitier NAVISTA .

Si ça pouvait être vrai. Remarquez, si on en sort, vous verrez l'armée de ceux qui diront qu'ils ont toujours protesté contre le boitier NAVISTA, et qu'on n'a jamais vus et entendus ailleurs que bien cachés au fond de leurs cabinets. Et même pas là non plus.

Par bernard.kuchukian le 17/05/12
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L'arrivée du nouveau garde des sceaux place Vendôme, qui a toute ma sympathie, je vous l'assure, et que je crois bien avoir été le premier à saluer sur cette blogosphère, déjà en lui présentant une requête en disparition de l'esclavage du boitier Navista, va en fait râler plus d'un dans ce pays. Et dans le monde judiciaire. Je veux évoquer ici les véritables racistes bourgeois et distingués, bienpensants qui clament les grands principes et ne les appliquent pas.

En m'appelant KUCHUKIAN, c'est une question que je connais parfaitement. Et que connaissent certains, pas tous bizarrement, dont les noms de famille n'ont pas la chance, l'occasion, ou l'opportunité d'une particule. Ou d'avoir été reconnu comme victime de l'histoire.

Les Arméniens savent bien qu'ils ne sont pas de bonnes victimes de l'histoire. On n'est en effet victime de qualité en France que lorsque son bourreau a bien voulu le reconnaitre aussi. Les Turs le refusant.

Pour les Juifs, c'est bon, les Allemands ont reconnu.

Voyons, dès lors que les Blancs américains du nord ont gagné la guerre contre ceux du sud pour l'abolition de l'esclavage, alors 150 ans plus tard, enfin, un demi-Noir ou demi-Blanc (comme vous voudrez) peut devenir un président de l'Union.

C'est pareil pour le traitement des esclaves par les Français : maintenant que c'est reconnu, c'est bon.

Il est un accident historique cocasse que le maire de NANTES soit le premier ministre d'un garde des sceaux guyanais. Il ne manque pas d'humour Monsieur HOLLANDE.

Bref, Madame TAUBIRA, sachez que d'autres que les Noirs descendants d'esclaves, parfaitement Blancs, sont également discriminés dans la France d'aujourd'hui.

Même si je dois radoter, je rappelle, ne variateur, que jamais absolument jamais un seul nom arménien n'a réussi à être élu au conseil de l'ordre des avocats de Marseille.

Jamais.

Il y a un racisme hideux (1) et quelconque dans notre profession, mais attention bourgeois, même de gauche, et bienpensant.

Ce matin pour terminer, j'ai souvenir d'avoir un jour évité, manu militari, un incident dans une cour d'appel, lors des salutations au président avant l'audience.

J'avais été saluer dans son bureau ce magistrat qui n'avait pas encore revêtu son costume d'audience. J'avais découvert qu'il était antillais. En quittant la pièce, après cette salutation, reconduit aimablement par mon hôte, j'avais vu arriver tel autre confrère qui allait faire la même démarche de présentation que moi et s'apprêtait à passer devant. Je lui avais pris vivement le bras. En disant : (...) Madame le président, voici mon confrère Untel du barreau de (...) qui sera aussi dans notre dossier.

En sortant, le Untel en question m'avait remercié et m'avait dit, « tu m'as fait éviter une gaffe, je l'avais prise pour la femme de ménage ».

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(1) La machine avait d'elle meme changé le e. En une autre voyelle.

Par bernard.kuchukian le 16/05/12
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1°. Nous avons une garde des sceaux de couleur, ce qui est une première. Je suppose que c'est le parallèle de la désignation à l'époque de Madame Rachida DATI.

Ce soir, j'ai déjà une demande à l'attention de Madame Christiane TAUBIRA, elle qui lutte contre les discriminations.

Il y en a une toute petite qu'elle peut régler en un tour de main : abroger les dispositions réglementaires qui ne permettent qu'au barreau de Paris de se passer du boitier Navista.

Oui, parce que nous autres avocats de province et la province commence je le rappelle à la droite dans le sens de circulation des véhicules du périphérique intérieur de Paris, sommes à la fois les esclaves du boitier Navista, dont les maitres parisiens sont eux à l'intérieur du même périphérique.

Nous réclamons notre libération, et refusons d'être encore des esclaves et exclus de la liberté parisienne.

Vous avez compris que la couleur de la peau n'a rien à voir ici, non ?

2°. Voici que Monsieur Arnaud MONTEBOURG arrive au ministère de l'industrie (sous une autre dénomination). Il aura dans son périmètre de compétence les chambres de commerce et d'industrie.

Voici une excellente nouvelle : je suppose que le nouveau ministre exigera sous peu que les délégués consulaires n'aient plus aucun rôle dans la justice consulaire. Voilà comment en modifiant le Code de commerce, on obtiendrait déjà un peu de leur indépendance.

Pour la suite de mon raisonnement regardez la vidéo au Conseil constitutionnel Q.P.C. 241 : tout y est.

Par bernard.kuchukian le 16/05/12
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Je dois à un ami Arménien militant, fidèle, et curieux, la copie que je mets en ligne ci-après du tableau de l'ordre des avocats au barreau de CONSTANTINOPLE en 1886,

Deux observations fondamentales:

1°. C'est plein d'Arméniens. Meme au conseil de l'ordre.

2°. C'est écrit en turc comme on l'écrivait à l'époque en caractère arabes à l'époque, mais aussi en caractères latins, et la souscription avec authentification est... en français.