bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 15/05/12
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Le monde entier, tellement sûr de lui et de ses idées bien pensantes, supérieures et condescendantes, découvre tout abasourdi un parti carrément nazi au nouveau Parlement grec. Du nazi brut de brut.

On n'est même plus au détail de l'histoire avec les chambres à gaz : c'est encore plus simple, il n'y en a pas eu.

AUCHWITZ, c'est où ce truc ?

Voilà en gros ce que dit le responsable du nouveau parti hellène, au nom pourtant charmant : » L'AUBE DOREE »

Remarquez que s'il avait un peu de culture historique et meme beaucoup, il pourrait dire que de nombreux juifs de Salonique, descendants des maranes espagnols ont été sauvés des nazis par ... le général FRANCO.

Questions : on va le poursuivre ce quidam ? Non.

Pire, on va lui donner de l'argent. Enfin l'Europe va en donner à la Grèce ou lui en faire cadeau forcé. Il en profitera nécessairement.

C'est peut être comme pour les Arméniens.

Les Turcs et leurs amis ont bien raison de nier ce génocide, puisqu'en plus on va leur filer des euros. Il faut aider la Turquie, n'est-ce pas ?

Là, non peut être, parce qu'une fois payés les Grecs, il n'y en aura plus pour les Turcs.

Je résume, seule la négation du génocide des juifs est susceptible de rapporter de l'argent. En Grèce au moins.

Quelque part, je ne suis pas tranquille.

Par bernard.kuchukian le 15/05/12
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Attention, je n'ai rien contre les Allemands en général, bien au contraire: je suis pour 1/8ème Bavarois (un SEBALD de BAMBERG). C'est dire.

Mais faute d'avoir jamais pu la faire, je contemple l'histoire.

Et je constate que les voyages de l'autre côté du Rhin correspondent toujours à quand ça va mal.

MUNICH en 1938, BADEN-BADEN en 1968, ce jour BERLIN...

Je n'aime pas ce voyage à BERLIN

Au surplus, si au-delà du temps, il y avait des aruspices modernes venus de ROME, il y aurait de quoi être inquiet par cette curieuse foudre qui a atteint le jour de son installation, dès son premier voyage l'avion de notre nouveau président.

Pire, ce char foudroyé par l'éclair, voilà qui rappelle l'infidélité de SEMELE et la foudre de ZEUS qui tombe mal sur le palais de sa royale maitresse.

Qui est ZEUS, qui est SEMELE, et surtout, qui sera DIONYSOS, leur fils né dans la cuisse du ZEUS JUPITER ?

Ce soir, ces questions grecques ne seront pas posées à BERLIN, et pourtant, les Grecs sont là et bien là.

Dieux du ciel, ça commence mal.

Par bernard.kuchukian le 15/05/12
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On apprend ce matin qu'une députée ou ancienne députée ou candidate à la députation de MARSEILLE a fait enregistrer au commissariat de police du 5ème arrondissement de la ville une plainte contre « le Conseil constitutionnel » parce qu'il a rendu la décision qu'on sait à propos du harcèlement sexuel.

La plainte ne fait pas sérieux, mais sait-on jamais ?

Alors voilà ; puisque désormais on peut démarcher la clientèle quand on est avocat, moi je fais offre de services juridiques au Conseil constitutionnel voire à ses membres.

J'offre un avantage de plus ; moi j'étais présent aux débats qui l'ont conduit à dire inconstitutionnelle la loi sur le harcèlement sexuel. J'ai donc bien suivi les débats. Qui étaient d'ailleurs de grande qualité (1)

Honnêtement, j'annonce cependant que je n'étais pas seul comme autre avocat dans la salle. Il y avait aussi François DANGLEHANT et Georges BERLIOZ. Sauf erreur de ma part, Didier LE PRADO n'était pas encore arrivé.

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(1) André SOULIER va être content.

Par bernard.kuchukian le 15/05/12
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En 1957, Albert CAMUS a au moins écrit deux choses.

D'abord, un truc sur la peine de mort. J'ai en parlé hier.

Et puis surtout, le 14 décembre 1957, son discours de Suède.

Le texte lui-même n'est pas fondamental.

C'est ce qu'il répondit à la conférence de presse correspondante, à la question d'un journaliste à propos du F.L.N. et de la guerre d'Algérie, qui est resté à la postérité, et constitue finalement seul lien de sympathie active des pieds-noirs de l'Algérie française pour celui qui en littérature, fut le plus célèbre d'entre eux :

« Si j'avais à choisir entre cette justice et ma mère, je choisirais encore ma mère ».

Je relève cependant un passage savoureux dans le discours lui-même.

Je cite CAMUS :

« Un sage oriental demandait toujours, dans ses prières, que la divinité voulut bien lui épargner de vivre une époque intéressante. Comme nous ne sommes pas sages, la divinité ne nous a pas épargnés et nous vivons une époque intéressante. En tout cas, elle n'admet pas que nous puissions nous désintéresser d'elle. »

CAMUS d'ajouter :

« Les écrivains d'aujourd'hui savent cela. S'ils parlent, les voila critiqués et attaqués. Si, devenus modestes, ils se taisent, on ne leur parlera plus que de leur silence, pour le leur reprocher bruyamment ».

Changez « écrivains » en « bâtonnier et conseil de l'ordre », le tour est joué. A MARSEILLE, çà c'est de la culture.

Par bernard.kuchukian le 15/05/12
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J'ai le tort, on a tous le tort, de ne pas surveiller de près ce monstre sans forme, sans fond, et surtout sans principe, que constitue la sécurité sociale dans notre pays.

Au nom de celle-ci tout est possible, y compris transformer notre blogosphère, pour certains (pourquoi ai-je mis un s) en tribune de défense des praticiens, qui non seulement la considèrent comme une vache à lait à production infinie, mais encore ont complètement oublié que ce sont les assurés sociaux qui OBLIGATOIREMENT doivent abonder à un système que personne ne peut diriger. On rappelle que ça dure depuis 1945 et que chaque année, c'est encore plus grave.

Petite histoire personnelle : je n'y vais jamais, c'est mon épouse qui y va habituellement, je passe hier soir à la pharmacie. Celle qui constitue une rente de situation puisque je l'ai désignée auprès de ma mutuelle complémentaire. On me livre des médicaments. Dans le système actuel le tiers payant, je ne paie rien au pharmacien (par contre à l'U.R.S.S.A.F., R.S.I., C.S.G., stop, je ne vous dis pas).

Vous me connaissez, j'ai l'esprit critique. Frondeur même. Faute de pouvoir faire ma révolution.

Alors, je demande à la pharmacienne, enfin à son employée, si mes boites différentes sont des génériques. Pour une on me dit non, il n'existe pas de générique (c'est du BAYER), pour l'autre, oui. Alors, je demande le générique, alors qu'on m'avait donné tout d'abord du non générique, sans m'indiquer l'existence dudit générique. Et le prix. Que je ne vais pas payer bien sur, tiers payant : la boite normale (28 comprimés) est à 18 €, le générique (30 comprimés) est à 9 €. J'ai pris celle-ci. Ce matin, je vais bien : le comprimé générique ne m'a pas achevé.

J'ai fait économiser hier soir 9 € à la sécurité sociale, une goutte d'eau dans l'océan. De son coté, la marge c'est la marge et ce business est bien rémunérateur non, le pharmacien ne m'a pas proposé directement le générique

Par bernard.kuchukian le 15/05/12
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Et si la dictature n'était finalement pas la seule solution pour la Grèce ?

Au point actuel, il n'y a plus qu'à dissoudre le peuple lui-même.

Comme jadis on l'a fait en Russie avec la révolution bolchévique, en Italie avec le fascisme, en Allemagne avec le nazisme, en Espagne avec le franquisme.

Deux observations :

* On l'a bien fait en Grèce dans les années 1970 avec les colonels de la bande à PAPADOPOULOS, mais ça n'a pas marché, et ce sont les Chypriotes qui en en fait les frais et perdant le nord de leur ile.

* Ces affaires-là se terminent toujours en conflit armé, avec de la guerre civile.

Aie.

Par bernard.kuchukian le 15/05/12
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Notre excellent confrère et ami HYRON nous indique la publication qu'il ne met cependant pas en ligne du rapport du jury de l'Ecole nationale de la magistrature. Sans doute de 2012 pour les concours de 2011. Ce commentaire sera donc complété le moment venu.

Si le rapport est du même ordre que celui de 2011 pour 2010, il restera ce qu'il est, c'est-à-dire quelque chose d'administratif. Tout va bien, et tout a raison de bien aller.

Au juste, pourquoi pas un rapport sur les rapporteurs ? Oui parce qu'on peut aussi se demander si les critères de nomination au jury sont bons.

Bons par rapport à quoi ?

Oui, parce que pour reprendre la trilogie (1) de la chambre commerciale de la Cour de cassation posant la Q.P.C. des juges consulaires, ces membres du jury sont-ils :

A la fois, compétents, indépendants, et impartiaux ?

Tout est dans tout et réciproquement.

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(1) C'est fou ces trois points, non ?

Par bernard.kuchukian le 14/05/12
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Tous les juges occasionnels sont passés ou vont passer les uns derrière les autres devant le Conseil constitutionnel.

Il y a eu les juges de proximité, dont tous les efforts de formation de qualité, les pauvres, n'auront servi à rien, puisqu'on va supprimer leurs prérogatives juridictionnelles. Pardon parce que le pouvoir a décidé de les supprimer.

Il y a eu les échevins des tribunaux des affaires de sécurité sociale et des baux ruraux. Il y a eu un peu le bâtonnier, pas comme juge d'Etat, mais plutôt comme organe administratif de la fixation des honoraires des avocats.

Il y a eu, le 4 mai, les juges consulaires, et deux de mes confrères ainsi que moi-même en avons fait les frais devant le Conseil constitutionnel. L'honneur de la profession d'avocat est cependant sauf.

A chaque fois, on vous dit que tout va bien, que le système du juge d'Etat non professionnel et surtout occasionnel marche bien.

On retient tous nos souffles maintenant en attendant le moment où une Q.P.C. sur les conseils de prudhommes arrivera rue Montpensier.

Voici que des plus malins que nous ont tourné la difficulté et se sont attaqués à la commission arbitrale des journalistes chargée de fixer les indemnités revenant aux journalistes professionnels en cas de rupture et spécialement de la clause de conscience.

Ce jour, le Conseil a rejeté aussi, et ajouté, il me semble que c'est nouveau :

Considérant que, d'autre part, si le dernier alinéa de l'article L. 7112-4 du code du travail dispose que la décision de la commission arbitrale ne peut être frappée d'appel, le principe du double degré de juridiction n'a pas, en lui-même, valeur constitutionnelle ; que les dispositions contestées n'ont ni pour objet ni pour effet d'interdire tout recours contre une telle décision ; que cette décision peut en effet, ainsi qu'il résulte de la jurisprudence constante de la Cour de cassation, faire l'objet, devant la cour d'appel, d'un recours en annulation formé, selon les règles applicables en matière d'arbitrage et par lequel sont appréciés notamment le respect des exigences d'ordre public, la régularité de la procédure et le principe du contradictoire ; que l'arrêt de la cour d'appel peut faire l'objet d'un pourvoi en cassation ; qu'eu égard à la compétence particulière de la commission arbitrale, portant sur des questions de fait liées à l'exécution et à la rupture du contrat de travail des journalistes, ces dispositions ne méconnaissent pas le droit à un recours juridictionnel effectif

Bon, vous avez compris. Deux choses :

1°. Dès lors que le juge occasionnel est encadré par un juge professionnel, tout va bien : échevinage, commission arbitrale, etc.

2°. Dès lors qu'il n'existe pas de contestation sur l'existence même de la juridiction (le tribunal de commerce), le juge consulaire d'occasion, c'est bon.

Non, ce que vous n'avez peut-être pas compris c'est ceci au surplus et on l'exprime ce soir bien clairement.

Dès lors qu'il existe au-dessus du juge occasionnel un juge de recours professionnel, tout serait parfait dans le meilleur des mondes.

Tètes des magistrats occasionnels...

Un professeur de droit constitutionnel de l'université de droit LOYOLA de LOS ANGELES m'a expliqué exactement la même chose voici quelques semaines à sciences po d'AIX EN PROVENCE, quant au fonctionnement de la Cour suprême des Etats-Unis, appelée à statuer sur la constitutionnalité et l'indépendance des juges d'occasion locaux.

Il me l'a expliqué en anglais. A l'instant, je crains de mieux comprendre en français.

Par bernard.kuchukian le 14/05/12
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Alors que les maires de MARSEILLE et D'AIX EN PROVENCE se chamaillent pour l'organisation de ce bide grandiose que sera l'année prochaine, à moins qu'une catastrophe ne l'empêche (ce qui serait sa seule utilité de la catastrophe), « Marseille capitale européenne de la culture », voici qu'Albert CAMUS va leur échapper. Pour le centenaire de sa naissance.

Le grand homme, qui a eu le tort de naitre en 1913, aurait mieux fait de naitre en 1912, et on aurait pu parler en direct de lui pour le 50ème anniversaire de l'indépendance des départements de l'Algérie et du Sahara. Alors, on avait prévu de se rattraper en 2013 avec le thème de la peine de mort. Bon, c'est vrai que CAMUS a écrit un petit opuscule publié plus tard en livre de poche, en 1957 sur le sujet, et il n'a rien de fondamental. Loin de là.

Mais on était allé chercher à l'appui de ce projet camusien et aixois, l'historien séfarade par ailleurs plus ou moins gaucho de service, (je crois qu'il a été trotskyste), je veux parler de Monsieur Benjamin STORA, le genre poy poy, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil d'ailleurs il aurait du être gentil, et d'ailleurs CAMUS il était pour l'indépendance.

Désolé, Monsieur STORA, vous n'êtes pas plus représentatif des pieds noirs que Monsieur Enrico MACIAS, malgré ce que soutiennent les médias.

Je lis finalement avec plaisir que la fille d'Albert CAMUS, que je n'ai pas l'honneur de connaitre, bien qu'elle ait appartenu si brièvement au barreau de PARIS, a finalement et aimablement envoyé paitre ailleurs tous les organisateurs de ce machin là, y compris Maryse peut etre.

C'est bien elle Catherine CAMUS qui avait dit : "Moi, je n'ai pas de vérité sur Camus. Les certitudes m'effraient. Ce que je sais c'est que mon père était inclassable donc irrécupérable. Il ne risque rien".

Je n'ai aucune qualité pour l'en féliciter. J'en ai une, celle de pied noir authentique et représentatif -c'est bizarre non quand on s'appelle KUCHUKIAN ?- pour l'en remercier.

On dit même que son père, Albert CAMUS, était parait-il colonialiste.

On a écrit quelques chroniques là dessus, dont une que j'avais commentée voici un an et demi je crois, sur ce blog. Certains de ses personnages dans son théâtre le prouveraient. Et puis il y a le discours de STOCKHOLM entre la justice et sa mère (la grand-mère de notre consoeur). Et puis il y a surtout ce livre qu'on a caché pendant tant de dizaines d'années, abominables traitres à la cause, qui est certainement le plus beau de notre compatriote, pardon de mon compatriote.

« Le Premier homme » s'il avait été imprimé et distribué entre 1960 et 1962 aurait sans aucun doute été le plus bel ouvrage de défense des pieds-noirs et de leur attachement à leur terre natale, l'Algérie française.

Par bernard.kuchukian le 13/05/12
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Je viens de rajeunir de 19 ans.

J'espère que cette fois ci il n'y aura plus de dindon au repas.

J'étais à l'époque un morceau du dindon.