bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 15/08/12
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A la différence de la bonne quinzaine des superbes monastères orthodoxes du pays, et de leurs fresques murales exceptionnelles, BELGRADE n'a rien de bien grandiose. On y passe. C'est tout.

Sauf un immense monument dans un grand parc au coeur de la ville, avec cette mention gravée au pied d'une statue en bronze : « A la France ».

Oui, car le monument a été édifié en reconnaissance, pendant la première guerre mondiale, de l'aide de l'armée d'Orient de FRANCHET D'ESPERREY (1) qui avait sauvé de la débâcle l'armée serbe alliée, et lui avait permis de se distinguer ensuite.

Hors de France, les monuments à la gloire de notre pays sont suffisamment rares pour signaler celui-ci.

Qu'aurait pu nous dire (mais j'avais un guide touristique en mains) la charmante vieille dame si distinguée, qui nous a indiqué notre chemin. En français. Toujours la même chose. Plus personne ne parle le français dans ces terres qui furent jadis les siennes dans la société bourgeoise. L'anglais a tout balayé. Sauf les vieux.

Ah oui, autre chose, rien à voir, mais il y a de quoi en sourire. Je suis passé devant un grand bâtiment administratif, au bas duquel est une plaque en serbe (que je ne comprends pas plus que mes lecteurs) et en anglais. C'est le siège de l'autorité locale anti-corruption. C'est bien.

Le sourire c'est maintenant. A droite de la porte d'entrée est un distributeur automatique de billets de banque fonctionnant à cartes de crédit.

Quand on a terminé de se taper dessus ici, on a un certain humour.

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(1) Né à MOSTAGANEM en Algérie française, c'est un des deux maréchaux de France (avec JUIN) que les Pieds-noirs ont donnés au pays.

Par bernard.kuchukian le 12/08/12
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Passage au Monténégro, microscopique Etat des Balkans, ayant recouvré son indépendance après l'éclatement tragique de la Yougoslavie. Cote magnifique, cartes postales touristiques superbes.

Amusement maintenant. Le Monténégro a été indépendant de 1876 à 1918, avec un roi. Je crois que le dernier s'appelait PETAR. On n'invente pas ces choses là.

On visite l'ancienne capitale de ce royaume d'opérette : CETINJE.

C'est un grand village aux rues parallèles, avec le palais royal (une maison d'un étage sur rez de chaussée) et surtout on voit les anciennes ambassades pardon légations de ce temps là. Tailles proportionnelles aux puissances ou aux prétentions de l'époque. Juste avant 1914. En plus ou moins bon état.

Certaines ont été reconverties en bâtiments administratifs. On voit ainsi la légation ottomane, devenue école de théâtre, celle de Bulgarie, devenue restaurant, celle de Serbie, magasin des souvenirs, coté petites.

Coté grandes, comme étaient les Etats du temps jadis, la légation de Russie, construite en style baroque par un architecte italien, dans les années 1900, somptueuse et défraichie, l'immense légation d'Italie, dans un parc superbe, la légation d'Autriche-Hongrie, avec sa propre église, et aussi la légation de France, elle aussi défraichie. On dit le plus beau bâtiment administratif du pays. Devenue une bibliothèque Les armes de la République y sont encore, avec une Légion d'honneur.

Cette ville microscopique elle aussi avec ses maisons d'un étage sur rez de chaussée, alignées entre les légations et les bâtiments publics modestes, m'a fait penser à Tintin. On n'est pas dans le sceptre d'Otokar (c'est plus tard), mais l'ambiance y est. Je n'ai pas rencontré le capitaine Haddock ni les Dupont. Mais j'ai vu quelques Français.

Et puis comme toujours dans ces pays là où plus personne ne parle le français, on rencontre un seul vieux monsieur (ici c'était un vieux monsieur) ou une vieille dame, vêtus avec soin, qui eux parlent un français châtié.

Souvenirs ou nostalgie d'un temps où la France était quelque chose au moins dans cet étranger là.

Par bernard.kuchukian le 07/08/12
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Va-t-on vers une balkanisation du proche orient ?

La Syrie pourrait parfaitement éclater, avec les Kurdes au nord, et les Turcs qui ne sont pas contents.

Les Chiites persans seront ravis d'aider à cette division ?

Tant que les chrétiens d'Orient, nombreux en Syrie (1.500.000 sauf erreur) ne sont pas touchés, pourquoi pas ?

Et si c'était un plan américain ? Des amis tunisiens me l'ont dit au moment du départ de BEN ALI. Les Américains cherchent à morceler le monde arabe. Ils vont meme y parvenir parait-il en Lybie prochainement.

Par bernard.kuchukian le 06/08/12
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Mon ami Jean de VALON, et moi avons attiré plusieurs fois l'attention sur le délabrement des bâtiments de justice à MARSEILLE, spécialement de leurs ascenseurs.

Celui du Tribunal de commerce a des excuses. Il a 80 ans. Entre les pannes, il marchote (1).

Les quatre du Tribunal de grande instance, deux au nord, deux au sud, sont nettement plus récents. Sauf qu'ils ne fonctionnent plus pour le tout-venant.

Je résume la situation à ce matin. Les deux ascenseurs nord sont en panne complète. Il en reste deux au sud, mais il faut les économiser. Alors ils sont interdits au public. Et réservés aux porteurs de badge, soient les magistrats et les greffiers.

Si vous êtes avocat ou autre visiteur (mais attention, il faut montrer patte blanche, et immobiliser un document d'identité), le poste de garde à l'entrée vous remet, contre décharge sur un registre numéroté, daté et signé, une carte magnétisée qui vous permet de circuler dans l'ascenseur et ailleurs. Et quand vous rendez la carte, on signe à nouveau. Bien entendu, ceci ne vous a pas dispensé, si vous n'êtes pas avocat, carte professionnelle montrée, du contrôle général à l'entrée du bâtiment.

Deux hypothèses pour expliquer ces méthodes.

Soit la sécurité (oui mais elle est déjà assurée à l'entrée générale par les policiers). Au surplus, le libre accès des cinq étages est possible une fois qu'on est entré dans le bâtiment. Oui, mais par les escaliers, à pied. Ce n'est donc pas cela.

Soit les économies, pour éviter « d'user » les ascenseurs (2).

J'ai donc tendance à privilégier la deuxième hypothèse.

Où vont donc se nicher les économies ?

Cci me rappelle que dans la France de la Libération, sur pression des idées stalinistes transmises par les communistes alors proches du pouvoir, on avait décidé que l'ascenseur et le téléphone étaient des instruments bourgeois luxueux à proscrire.

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(1) Florence ZENOU, greffière en chef associée, ne le prend plus pour accéder à son bureau au haut 3ème étage du bâtiment, depuis qu'elle est restée bloquée, pendant quelques heures, dans l'obscurité, en attendant sa libération par les Marins pompiers.

(2) Ils ont une quinzaine d'années à peine.

Par bernard.kuchukian le 05/08/12
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Ce billet est un texte d'ordre, de discipline (1) d'éthique.

Pas plus qu'on ne plaide par procureur, on ne doit pas écrire sur la blogosphère par personne interposée. La règle du jeu est alors faussée : on ne peut plus échanger alors avec le titulaire du blog lui-même, mais avec quelqu'un d'autre, qui n'est pas un commentateur, mais l'auteur du billet.

Exemple : notre excellent confrère CASTON accueille, sans les commenter, sans prendre parti, directement les communications de notre confrère Jean-Louis SCHERMANN.

Je dis non. Si SCHERMANN que j'aime bien a quelque chose à écrire, qu'il ouvre un blog comme tout le monde.

Et on verra quoi lui répondre.

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(1) Je vais plaire.

Par bernard.kuchukian le 05/08/12
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Je ne voudrais en aucun cas ajouter aux problèmes que doit résoudre l'actuel locataire du palais de la Moncloa (1), mais celui-ci mérite attention toute particulière.

Un député polonais a trouvé dans les archives de son pays (2) qu'au XVIème siècle, la Pologne, par sa reine, avait prêté 430.000 ducats d'or à l'Espagne par son roi Philippe II, pour aider celui-ci à couvrir ses dépenses de guerre contre la France et le contrôle du royaume de Naples.

Il parait que les Espagnols n'auraient remboursé que 10 % de la somme, et qu'en convertissant l en or fin le poids du ducat de l'époque, la dette résiduelle espagnole serait donc aujourd'hui de 57 millions d'euros papier.

J'ignore quelle suite aura cette réclamation (les intérêts ne sont pas compris).

Je me risque aux commentaires suivants.

1. La guerre en ce temps, ce n'était pas bien cher. Avec 57 millions d'euros, aujourd'hui tu n'as plus rien.

2. C'était vraiment une petite guerre. On sait par exemple ce qu'a couté au Trésor royal l'aide de la France aux insurgés américains lors de la guerre d'indépendance. L'équivalent d'une année complète du budget général de l'Etat.

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(1) La résidence du premier ministre à Madrid.

(2) Ce qui veut dire que les nazis ont tout massacré, personnes et bâtiments, mais qu'on n'a pas touché au papier. La rigueur germanique...

Par bernard.kuchukian le 05/08/12
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Bien sûr, on va beaucoup parler de la création des zones prioritaires de sécurité.

C'est la Q.P.S., vous savez la question prioritaire de sécurité. Déjà, on entend les policiers protester contre l'affectation de des moyens ici, et pas d'autres là. On va vous dire qu'auparavant, on avait fait quelque chose du même genre, ou qu'après. M'en fous.

Au-delà de l'échec probable de ces mesures, c'est le principe de leur instauration qui m'intéresse. C'est-à-dire la révélation institutionnelle de l'existence de zones de non droit et de non sécurité en France. C'est le réalisme des socialistes français (1) désormais au pouvoir.

Pour MARSEILLE, c'est l'horreur. On a eu beau cacher les choses, et on la fait avec succès jusqu'ici, y compris par ce célèbre feuilleton télévisé « Plus belle la vie », les masques tombent.

Voyez la ville.

Partez du Vieux Port.

Remontez la Canebière, poursuivez tout droit, sur l'ancienne route nationale 8 qui va du Vieux Port à BRIGNOLES. C'est désormais la départementale D 908 qui traverse la ville suivant un axe sud-est (la mer) nord ouest (la terre).

Répartissez maintenant les arrondissements placés en zone prioritaire de sécurité avec les populations correspondantes.

Tous sans aucune exception sont à gauche de cet axe. Au nord. 3ème, 13ème, 14ème, 15ème et 16ème arrondissements. 80 km² sur les 240 de la ville au total. Un tiers de la ville.

Les autres, censés plus surs, sont tous à droite de cet axe. A l'est et au sud.

La frontière est bien tracée (2)

Ainsi donc, suivant la division sociologique (et politique) de la ville, celle-ci est désormais coupée en deux. La mer étant à l'ouest, Zone A, les quartiers nord, zone B, les quartiers est et sud.

J'espère qu'on n'aura pas de barbelés un jour ou l'autre comme à NICOSIE par exemple.

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(1) Tiens, je viens de me rappeler leur prise de pouvoir en 1956, et le renforcement de leur défense de l'Algérie française à l'époque, sous Guy MOLLET, François MITTERAND, étant ministre de l'intérieur, Jacques SOUSTELLE, étant gouverneur général et Robert LACOSTE, étant ministre résidant. Je suis encore plus inquiet.

(2) Mon raisonnement mérite une petite correction, en sens contraire, de quelques centaines mètres pour deux arrondissements, le 4ème et le 13ème. Mais c'est plus en raison de la mauvaise division des ces arrondissements que par vérité sociologique.

Par bernard.kuchukian le 05/08/12
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La chambre de commerce de MARSEILLE a beau rappeler, ce qui est vrai, que les consuls sont en fait son invention (oui, mais il y a près de 600 ans), idem les échelles du Levant, certains de rappeler même que le droit des assurances maritimes a été écrit avant la Révolution par un avocat marseillais du nom d'EMERIGON, rien n'y fait.

La chute se poursuit, inexorable. Si la chose n'était pas aussi grave, on pourrait parodier la formule du général de Gaulle, en déplacement normand, qui avait déclaré : « je salue FECAMP, port de mer et qui entend le rester ». Ici pour MARSEILLE, ce serait plutôt : « port de mer qui n'entend pas le rester. »

J'écris cela parce que la France vient de ratifier une convention relative à l'installation et au fonctionnement d'une filiale de l'Organisation des Nations Unies, appelée « le Tribunal international du droit de la mer », qui siègera à HAMBOURG. Car cette ville est, elle, un grand port de mer, et le demeure.

Cette histoire me rappelle un mot d'audience à la barre. Un confrère aujourd'hui décédé, le regretté Denis BLANC, vendait aux enchères l'ilot de Gaby, un gros rocher en rade de MARSEILLE, avec une maison dessus construite au temps béni des colonies, pour une chanteuse cocotte célèbre. Il lui fallait décrire la zone maritime de quelques centaines de mètres entre l'ilot et la cote. Denis n'osait pas appeler cela la mer Méditerranée. Alors il l'avait appelé la « mer marseillaise « .

Par bernard.kuchukian le 04/08/12
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C'est BEAUMARCHAIS, je crois, qui fait dire quelque part à Figaro que les faits sont têtus. L'inventeur de l'échappement des pendules (1) vient ainsi contribuer à sa façon et sans le vouloir, mais pour quelque chose d'inattendu à l'opération « MARSEILLE 2013-Capitale de la culture », dans laquelle le barreau de notre ville, avec le conseil de l'ordre et le bâtonnier actuel sont parties. Même notre banquier de CARPA. aussi. C'est dire. Que du beau monde.

Même si le président de cette chose-là vient de se faire battre à plate couture aux législatives dans un arrondissement ne figurant pas dans la liste ci-après, et de se faire renvoyer aussi de la présidence de l'Institut du monde arabe (2)

Alors voilà, on sait depuis ce soir que le gouvernement de la République a classé cinq des seize arrondissements municipaux de la ville de Marseille en zone de sécurité prioritaire.

Le 3ème arrondissement, celui de la gare Saint-Charles, de la faculté des sciences, et de la friche culturelle constituée dans une ancienne manufacture de cigarettes qui organise des spectacles bizarres, le 13ème arrondissement, celui de La Rose, qui n'a que le nom de bien joli, avec tout de même le campus universitaire de Château Gombert, et le musée provençal local, le 14ème arrondissement, célèbre pour des tours d'ensembles H.L.M. où aucun policier n'ose plus entrer, célèbre aussi pour la fabrique de pastis RICARD et le château qui va avec, les 15ème et 16ème arrondissements célèbres pour ses zones franches qui n'ont créé aucun emploi, et ont permis cependant à des petits malins :

* D'aller s'installer pour ne pas payer les impôts que paient les autres (y compris une jolie collection de grands avocats, « pignon sur rue », biens sous tous rapports, comme on dit),

* Les plus gros, de faire de juteux investissements : je sais entre autres, mais je ne vous dis pas tout, que le compagnon d'un très haut fonctionnaire du Fonds monétaire international y a investi (3)

C'est dans ce cadre idyllique qu'on va faire de la culture l'année prochaine. Pourvu que ce ne soit pas encore celle des stupéfiants et du maniement du 11,43. Ou plus gros calibre encore.

On peut en douter.

Un instant, je songe. Bernard, imagine qu'un ministre du Front national s'il en existe jamais un prenne un jour dans son bureau de la place Beauvau une mesure de ce genre. Quelle histoire. Oui parce que les populatioons importantes sinon dominantes dans ces arrondissements là ne vont pas à la messe tous les dimanches. Si vous voyez ce que je veux dire. Pourtant, la Q.P.S. (4) est posée depuis des dizaines d'années d'abord et surtout par papa LE PEN. Là, on n'a pas rêvé.

Le procureur de la République, Monsieur DALLEST, doit être satisfait, et on l'approuve. Les faits sont têtus.

Notre célèbre sénateur maire va bien trouver encore une formule de victoire, et pourtant, il ne devrait pas.

Quelle fin minable de parcours municipal, non ?

J'ai lu - j'en reparlerai - que notre confrère KIRKYACHARIAN, sitôt élu dauphin à Montpellier, avait déclaré à ce moment là : »je me sens enfin Montpelliérain ».

Moi, ce soir, vous avez compris que je ne me sens plus du tout Marseillais.

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(1) Pierre CARON était un horloger hors pair, qui avait, par achat et/ou veuvage récupéré le joli titre de la terre de BEAUMARCHAIS et écrit son Figaro. Vie tumultueuse. Y compris judiciairement. Je m'attends à des critiques sur ce blog. Ce n'est pas le sujet, et moi, ce BEAUMARCHAIS là, il me botte.

(2) Il y a aussi un volet judiciaire parallèle. La partie civile peut en parler. Mais elle ne le fait pas pour l'instant. Les initiés me comprendront.

(3) Facile à trouver, non ?

(4) Question prioritaire de sécurité. C'est moi qui viens d'inventer le mot. J'en veux la paternité absolue.

Par bernard.kuchukian le 03/08/12
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Ce billet est spécialement dédié à notre confrère Pierre DOYEN.

En plus, la situation que je décris, je l'ai sous le coude, et je peux la mettre en forme de mémoire séparé en 24 heures pour une audience du début septembre.

Cour d'appel.

Q.P.C. sur la constitutionnalité d'une juridiction, je ne vous dirai pas laquelle. La Cour veut d'abord statuer sur elle. Débats. Elle rend un premier arrêt interlocutoire, puis un deuxième rejetant la demande de Q.P.C. soutenant qu'elle ne serait pas possible dès lors qu'elle met en cause une juridiction. Je dis que la Cour d'appel se trompe, c'est évident. Passons. Enfin pour l'instant. Pas bien longtemps. Renvoi à plaider le fond de l'affaire.

A cette date, projet de deuxième Q.P.C. C'est parfaitement possible. Cette fois-ci on ne met plus en cause la juridiction, mais la nomination du juge. Le texte de référence est différent. La motivation aussi, car là on est passé au sujet de la séparation des pouvoirs. Il se trouve en effet que le juge est par ailleurs le chef de l'organisation administrative de ses justiciables. Pan dans le mille, art 16 de la déclaration universelle des droits de l'homme. Il n'y a pas ... si pas de séparation des pouvoirs. Imparable.

Seulement voila, on se retrouve devant la même chambre de la même Cour d'appel et avec les mêmes magistrats, au moins deux sur trois.

La récusation est possible à tout moment avant que le juge statue (1) Art. 341 -5°. Imparable : ce sont les mêmes juges qui poursuivent leur examen de l'affaire, après avoir dit qu'on ne peut mettre en cause la constitutionnalité de la juridiction dont la décision fait l'objet de l'appel. Or, l'appelant soutient que parce quelle émane d'un juge inconstitutionnel la décision attaquée est nulle, inexistante, qu'elle n'est pas une décision de justice.

La récusation de tous les juges est possible (art.355 du Code de procédure civile).

Non, je ne suis pas devenu fou, je viens de me baigner, il ne fait pas trop chaud ce soir, malgré les cigales, qui me paraissent justement un peu faibles en son.

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(1) Et encore, arret PRINCIPAUTE D'ANDORRE.