bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 21/10/12
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L'odieux assassinat d'AJACCIO n'interdit pas, au contraire et justement, la question suivante. L'avocat doit il être obligatoirement lisse ?

C'est quoi au juste « être lisse » ?

C'est être discret, modeste, obéissant. Ne jamais « faire de vagues », comme on dit en français vernaculaire qui veut bien dire ce qu'il dit.

Pas d'histoire, jamais de plainte, à tort ou à raison.

Ne jamais se battre, ne jamais protester.

Le silence. Je dirais même la médiocrité. C'est alors même à se demander comment ses clients peuvent l'avoir choisi pour les défendre.

L'avocat idéal pour les requins.

Ce billet me remémore une sériée télévisée policière américaine passée.

On est dans un commissariat de Manhattan. On vient de tuer un avocat. C'est grave là bas.

Rapports de ses inspecteurs au commissaire, un superbe black. Chef, on a enquêté. On n'a rien trouvé du tout sur ce type.

Le commissaire, interloqué et superbe : c'est impossible, un avocat sans histoires, ce n'est pas un avocat.

Par bernard.kuchukian le 21/10/12
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La culture à MARSEILLE, c'est aussi le parler local.

Je reprends donc les mêmes, et je poursuis.

L'académique dictionnaire du marseillais veut bien évoquer le couillon. Mais y on sent les réticences. Du mauvais parler.

Alors, on dit que le terme a souvent un caractère affectueux, ce qui est vrai aussi. Et puisque, lui, a été un (véritable) académicien français, on est bien obligé de citer une fois Marcel PAGNOL, dans son livre de souvenirs, Le temps des secrets, »allez, zou, ne sois pas couillon ».

Dans son dictionnaire du « Parler marseillais » Robert BOUVIER, va plus loin. Il définit le mot comme l'adjectif dévalorisant servant traiter quelqu'un d'imbécile.

Et voici le retour de PAGNOL, cette fois-ci en homme de théâtre et de cinéma, avec dans Marius, César qui dit à son fils : « quand on fera danser les couillons, tu seras pas à l'orchestre ».

Fini PAGNOL. On cite l'expression « les couillons lui ont viré » qui veut dire que le pauvre homme ou plus curieusement la pauvre femme n'en n'a pu supporter davantage et qu'il ou elle a tout envoyé promener.

Enfin, la superbe expression : « tous les couillons vont à la ville » se dit de quelqu'un qui prend les autres pour des niais.

C'est une expression qu'il faudrait appliquer souvent au barreau.

ARMOGATHE et KASBARIAN confirment ce qui précède. Avec une application à la mer : « et les hameçons ? Parce que le poisson marseillais, Mossieur, c'est un finaud. Il te voit venir de loin, et alors, couillon, tu es couillon, tu le restes ».

Là, Michel FICETOLA est dépassé : il ne trouve guère de couillonade complémentaire à ajouter.

A la vérité, moi non plus.

Par bernard.kuchukian le 21/10/12
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L'analyse scientifique des particularités locales d'une même langue est un sujet technique de haut niveau. La plus belle que je connaisse est celle du doyen André LANLY, commencée comme une thèse de troisième cycle à la faculté des lettres d'ALGER avant l'indépendance, sur « Le français d'Afrique du Nord ». BORDAS l'a éditée.

Il est amusant de constater que ces particularités qu'on trouve dans le parler des derniers pieds-noirs nés en Algérie, sont désormais passées dans celui des Algériens d'Algérie ou de France, quand ils s'expriment en français. Ceci veut bien dire que la langue n'est pas figée. Elle change, elle évolue. C'est cela le français vernaculaire.

Depuis la publication, chez Jeanne LAFFITTE en 1985, du dictionnaire du « Parler marseillais » du regretté Robert BOUVIER, que ce dernier avait sous titré « dictionnaire argotique », la matière a connu un certain succès ici à MARSEILLE. D'autres ouvrages ont suivi, qu'on m' excuse si je ne les cite pas tous.

Préfacé par Jean-Claude IZZO, aujourd'hui disparu, auteur de romans policiers locaux et non locaux, Daniel ARMOGATHE (1) et Jean-Michel KASBARIAN (2) ont écrit un « Dico marseillais » toujours publié chez LAFFITTE.

Michel FICETOLA s'y est essayé aussi avec « Le marseillais de A à Z ».

Finalement, la vénérable Académie de MARSEILLE a fini par publier son « Dictionnaire du marseillais » voici quelques années sous la direction effective du professeur Jean CHELINI (3)

Le dernier de ces ouvrages se veut académique, solennel. C'est normal, l'Académie de Marseille est correspondante de l'Académie française.

Les autres sont nettement plus proches de la réalité.

C'est le mot « con » qui m'intéresse aujourd'hui vu par eux.

Chez BOUVIER, la formule est elliptique. Il nous dit que « con » est un adjectif dont la signification est identique quand on l'attribue à une personne ( ?) Il ajoute qu'il sert également d'interjection pour appuyer un propos en fin de phrase. C'est bien cela : « qu'est ce qu'il fait froid, con ! ». Courant à MARSEILLE (le con, pas le froid).

ARMOGATHE et KASBARIAN ne considèrent le mot comme une injure que lorsqu'il est suivi d'autre chose.

Exemples : « con de tes os », « con de ta mère »(expression qu'on doit trouver aussi dans l'ouvrage du doyen LANLY).

Et une que je trouve admirable, que j'ai souvent entendue, qui rappelle que MARSEILLE est encore un peu port de mer : « con à la voile ».

Une plus technique, qui exige des explications : « con sur un siéton », qui exprime par métaphore la platitude absolue d'un cerveau borné, le siéton étant une sous-coupe.

Enfin, l'équivalent de : « bonté divine » passe dans « con de Manon ».

Quant à FICETOLA, il n'a pas grand-chose à ajouter, sauf une expression savoureuse : « à la saint con » pour définir une fête fictive. Je cite : « tu sais, quand la pétanque deviendra une vraie discipline olympique, à la saint-con ».

Tandis que la maison d'édition de Jeanne LAFFITTE va peut être disparaitre en même temps que son restaurant - librairie « Les Arcenaulx », à transformer nous dit-on en café d'une chaine américaine, genre STARDUST, tandis que MARSEILLE serait parait il l'année prochaine capitale européenne de la culture, voici mon billet sur le sujet.

Sur la connerie, quoi.

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(1) Saint-Charles, années 60 ?

(2) Inspecteur de l'éducation nationale.

(3) J'ai plaisir à vous saluer, cher professeur.

Par bernard.kuchukian le 20/10/12
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Bof, on s'en fout.

Oui, parce qu'on a l'O.M., qu'on va avoir la capitale européenne de la culture (oh con...) que notre ville est la cité du droit (même que c'est écrit sur le papier à lettre du barreau).

Et puis nous a aussi des oeuvres d'art (à vendre ou à louer) dans la salle du conseil de l'ordre. Je suis même allé les voir. Sept grabouIllages, comme disaient mes gosses quand ils étaient petits. J'arrête. Je fatigue.

Mais enfin, c'est quand qu'on va virer tous ces chefs minables ?

Par bernard.kuchukian le 20/10/12
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Que le malheureux repose en paix. Rien ne devrait permettre l'assassinat.

Mais, c'est mal parti.

Le blog de Jean-Pierre CHEVENEMENT, ancien ministre de l'intérieur, sous entend que le défunt n'était pas une oie blanche. Et qu'il avait trempé directement dans des affaires de grand banditisme.

Bien au delà, on a bien compris de la célèbre formule de Paul LOMBARD : « on n'a pas toujours comme clients le secrétaire perpétuel de l'Académie française ou le cardinal archevêque de PARIS, personnages très respectables, dont il faut cependant bien convenir qu'ils n'ont pas souvent de contentieux. »

On a le même sous entendu, sulfureux, sur le blog de la maçonnerie de l'Express (LUMIERE). Avec justement quelques allusions maçonniques.

Jacques DALLEST, procureur de la République de MARSEILLE (« Marseille est volcanique ») était présent pour la forme, hier, lorsque le bâtonnier de la ville, grand pourfendeur de la liberté d'expression, la mienne spécialement, s'est cru obligé de faire l'éloge du bâtonnier décédé. Monsieur DALLEST est bien resté silencieux, hier.

Il a juste attendu ce matin pour annoncer, pour l'enquête pénale, avec une rapidité exceptionnelle (2), le dessaisissement d'AJACCIO au profit de MARSEILLE.

Soit dit au passage beaucoup plus vite, à plus d'un an près, que le dessaisissement d'AJACCIO au profit de MARSEILLE, dans l'affaire de l'assassinat du très regretté Fabrice VIAL

Lui, je l'ai très bien connu et apprécié, puisque j'étais l'avocat de sa société de menuiseries. Et on peut se demander où l'on en est...

Alors je dis ici à tous les chevaliers habituels de la sensiblerie mécanique, et événementielle, dès que quelqu'un passe de vie à trépas, d'être comment dire, plus prudents, plus modérés. Plus circonspects. Voilà, j'ai trouvé le mot.

________________________

(1) Ce mauvais bâtonnier, dont le mandat se termine heureusement dans deux mois, ne devait certainement pas savoir que notre regretté confrère SOLLACARO avait traité publiquement le préfet BONNET, de cattin. Et dit à une cour d'assisses que c'était une "junte birmane". On suppose que s'il avait été le bâtonnier en exercice, le sortant marseillais n'aurait pas manqué de poursuivre notre bouillant confrère disciplinairement en l'accusant de manquements à la délicatesse la courtoisie, j'en passe et bien d'autres. Cependant, moi, on ne m'a pas tiré dessus et je suis encore en vie.

(2) On doit savoir qu'une telle démarche suppose une double intervention concomitante des procureurs généraux des cours d'appel concernées. C'est généralement un peu long. J'imagine alors que le téléphone a beaucoup été occupé entre AIX et BASTIA ces jours-ci.

Par bernard.kuchukian le 19/10/12
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Voyez donc sa dernière circulaire.

Désolé, moi j'en étais resté à GAFFIOT.

Peut etre le batonnier est-il dans un mouvement qui pratiquerait le latin de cuisine du bas Empire ?

Un thème de formation professionnelle nouvelle ?

Par bernard.kuchukian le 19/10/12
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J'ai été censuré une nouvelle fois ce soir pour le texte suivant, qui a donc été effacé, et que j'ai évidemment retrouvé dans mon ordinateur. Personnel, à la maison, aucune connexio avec le boitier Navista.

Voici.

Que de fois, le Conseil national des barreaux a été critiqué sur ce blog et d'autres aussi quant à sa politique.

Ces attaques -qui étaient aussi celles de mon bâtonnier du moment, Dominique MATTEI, et de tous les avocats de Marseille, en cet heureux temps là, concernaient NAVISTA, et plus généralement ainsi les entraves au développement la communication numérique. Pour l'instant, la bataille du nomadisme est perdue, tout le monde s'en fout. Dont acte.

L'absence remarquable avait aussi été signalée du C.N.B. dans la bataille menée devant le Conseil constitutionnel lors de la création des super-avocats au pénal. Le barreau de Bastia, et mon ami Philippe KRIKORIAN ont eu raison de cette odieuse réforme. Ils ont gagné. C'est leur gloire. Le C.N.B., lui, n'a pas bronché.

Puis, il y a eu l'affaire des taxes, des octrois des 35 € et 150 €. Là, c'était plus subtil. Alors que quelques courageux barreaux allaient au Conseil constitutionnel, et aussi quelques avocats déterminés, encore mes amis Philippe KRIKORIAN et Jacques JANSOLIN, ce dernier pour qui j'ai eu l'honneur d'intervenir rue Montpensier, le C.N.B. est intervenu mollement, uniquement pour s'attaquer aux 35 €. Surtout pas aux 150 € pour les anciens avoués. Là, on a perdu.

Je vois maintenant que le C.N.B. protesterait contre la tarification prochaine - je crois inévitable en matière de droit des personnes - des honoraires des avocats. Premièrement, il a mis le temps. Deuxièmement, c'est bien mou. Troisièmement, mais n'était-il pas d'un avis contraire auparavant ?

Et puis, je lis qu'il s'attaquerait aussi aux art. L.322-4 et R.322-23 du Code des procédures civiles d'exécution. Pour l'immensité des avocats qui n'ont pas suivi, on va faire simple. En codifiant des textes de procédure civile, on en a modifié certains. C'est ainsi qu'on a dit qu'en matière de vente amiable sur autorité judiciaire (par exemple à l'occasion d'une saisie-immobilière), l'acte notarié serait établi sur consignation du prix et des frais à la Caisse des dépôts. L. 322-4. Et non plus chez les avocats. Vous avez compris que le loup de la Caisse des dépôts est entré dans la bergerie des CARPA.

Le C.N.B. n'est pas très communicatif. Il serait intéressant de savoir pourtant comment il procède pour cette action qu'il annonce cependant.

Parce que demander à faire changer la loi par un recours éventuel en Conseil d'Etat contre les règles générales de tenue des actes notariés me parait comment dire, intéressant (1).

Et de vous à moi, personne ne voit malheureusement en quoi cette disposition serait contraire au bloc de constitutionnalité...

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(1) La piste éventuelle de la directive services qui ouvre un boulevard de libertés, superbement ignorée par ailleurs du C.N.B. en matière d'illicéité de l'interdiction formelle du démarchage et aussi de la délicatesse, ne lui servirait même pas ici. C'est qu'elle ne s'applique ni aux notaires ni aux huissiers. Faisons simple. Nous cultivons avec délectation le cumul de tous les inconvénients possibles.

Par bernard.kuchukian le 19/10/12
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Celles et ceux qui suivent les péripéties marseillaises de la blogosphère savent qu'en raison de travaux à répétition depuis 150 ans, on va encore déménager, cette fois-ci le Tribunal d'instance de notre ville.

On va l'installer dans une caserne désaffectée d'allure extérieure superbe, appelée du MUY. C'est à coté de la gare Saint-Charles, dans un quartier pas bien sympathique, loin en tout cas du quartier de la justice marseillaise.

C'est provisoire jusqu'à la fin de 2014. Mais vous savez ce que c'est le provisoire français, c'est du solide. Il est évident que ça durera davantage.

Une journaliste de LA PROVENCE, que je n'ai pas l'honneur de connaître jusqu'ici (mais enfin Denis, pourquoi ne me présentes-tu pas tes collègues de qualité) nous explique tout cela dans le journal de ce jour.

Elle nous apprend ce que lui a dit le propre président du Tribunal de grande instance.

Ce bâtiment, magnifique par ailleurs (style et époque NAPOLEON III) ne sera pas appelé « caserne du Muy », mais « palais BUGEAUD ».

C'est à l'évidence parce que la caserne du Muy est ... 21 rue Bugeaud.

Je suis aux anges. Mais alors aux anges. Si vous saviez.

Oui, d'abord parce que je prouve que je suis capable d'apprécier un haut magistrat et de l'écrire publiquement.

Ensuite, parce qu'on ne peut ignorer.

On ne peut ignorer qui était Thomas Robert BUGEAUD, marquis de la Piconnerie, duc d'Isly, maréchal de France (1784-1849). Vous savez, la casquette.

Il fut le grand colonisateur de l'Algérie française, qu'il pacifiât.

ENSE ET ARATRO était sa devise. Par l'épée et par la charrue.

Il combattit les Marocains, et eut leur défaite à la bataille d'Isly. C'est à deux pas d'OUJDA (frontière marocaine)

ALGER, la plus belle rue d'Alger la blanche et la française, coloniale, colonialiste même si vous le voulez, la rue d'Isly.

Celle où plus tard, l'armée française tuera par dizaines et de sang froid, mes frères et soeurs qui criaient "Algérie française" avant de venir nous soutenir dans la Bab-el-Oued assiégée par les memes mlilitaires. C'était le 26 mars 1962.

Au milieu de la rue d'Isly, trônait, place d'Isly, devant le quartier général, jusqu'en 1962 la statue en pied du maréchal BUGEAUD.

Il fallut bien la transporter en métropole en toute hâte après l'odieux abandon des départements français d'Algérie et du Sahara et la trahison des pieds-noirs (moi compris bien sur).

Merci, Monsieur le président, pour au moins quelques heures, avant que sous des pressions ignobles on vous demande de faire changer le nom du palais BUGEAUD, j'ai revécu l'histoire d'une partie de ma famille. Ceux qui ont servi sous ses ordres dans l'armée d'Afrique.

Et moi mon enfance.

Quand je passais devant la statue du maréchal colonisateur, place d'Isly.

Et mon adolescence, oui quand on allait à BUGEAUD.

Le plus grand lycée de l'Algérie française, un des plus grands de France.

A l'entrée de Bab-el-Oued. Le lycée BUGEAUD qui a produit deux prix NOBEL, Albert CAMUS (littérature, 1957), Claude COHEN TANUGGI (physique, 40 ans plus tard, 1997).

Où enseignèrent Fernand BRAUDEL (L'identité de la France) et bien d'autres plus tard, moins célèbres mais au moins, ceux-là je les ai connus).

Maintenant, je suis inquiet.

Oui, parce que BUGEAUD et l'Algérie française n'ont pas bonne presse : la statue du maréchal a été exilée dans un patelin de Dordogne, le seul qui l'ait réclamée en 1962, personne n'en voulait. C'est à EXCIDEUIL.

A sa place d'ALGER, on a installé une (petite) statue de l'émir ABDELKADER, petite peut être parce qu'à la fin de sa vie, l'émir était devenu l'ami de NAPOLEON III et celui de la France.

Initié à la franc-maçonnerie, il s'était retiré en Syrie, et avait décliné l'offre de l'empereur de créer pour lui sur place un grand royaume arabe, contre les Ottomans. Le Baass cinquante ans en avance. NAPOLEON III, le visionnaire.

Et puis dans l'Algérie indépendante de 1962, on a donné à la hâte le nom d'Emir ABDELKADER au Lycée BUGEAUD.

Ainsi va l'histoire.

Elle va d'ailleurs ainsi si curieusement -sachez le- qu'un ami, député Kabyle à l'Assemblée nationale algérienne, ancien élève du Lycée ABDELKADER après 1962, m'a confié qu'on continuait à l'appeler: « Lycée BUGEAUD ».

Alors, je vous demande de tenir bon.

Oui au "Palais BUGEAUD". Ne permettez surtout pas qu'on le change en « Palais Emir ABDELKADER ».

Bien qu'à MARSEILLE, le nom de BUGEAUD soit associé désormais à la seule gloire de la justice d'instance. Certains diront alors que c'est simplement une gloriette.

Par bernard.kuchukian le 18/10/12
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L'édition papier de Newsweek sera terminée le 31 décembre prochain. Grand signe, après d'autres.

Je ne sais pas ailleurs, et il n'y a aucune raison que ce soit différent, je constate que les kiosques à journaux de Marseille ferment les uns après les autres. Et des gros : celui devant la Banque de France, qui n'a pas même trouvé d'acheteur, le grand magasin de presse, le plus grand de Marseille, quai des Belges, transformé en glacier.

La presse, spécialement celle écrite, est en grande crise. Le phénomène a bien commencé outre atlantique, où les kiosques sont inexistants.

Il restera les Voici, Gala and co., qu'il faudra traquer, la presse technique sur abonnement.

Et les quotidiens locaux, à acheter chez le boulanger ou à la station service ou chez le marchand de légumes, peut être, pour les avis de décès (qu'on ne peut pas mettre en ligne), les faits divers, les annonces immobilières (mais il y a des gratuits), le P.M.U. et le sport. Encore que les mordus s'abonneront à l'Equipe, et encore peut être en ligne.

Voici le P.A.F. français dans peu de temps.

Par bernard.kuchukian le 18/10/12
Dernier commentaire ajouté il y a 8 années 5 mois

Pas seulement les officielles déclarations sur les bâtonniers.

L'affectueuse sympathie des amis de la blogosphère, et même des compagnons de combat de celle-ci, ne sait pas quoi dire et faire.

Nous sommes de tout coeur avec vous.