bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 02/10/12
Dernier commentaire ajouté il y a 8 années 6 mois

Allez voir le site de Christian BAILLON PASSE qui commente la plus récente décision de l'Autorité de la concurrence du 26 septembre 2012 à propos des prérogatives des ordres professionnels.

Pour trancher la question de compétence en matière de comportements imputables à des ordres professionnels, l'Autorité de la concurrence a indiqué (décision n° 09-D-17) qu'elle distingue entre :

- « Les comportements qui, parce qu'ils invitent les professionnels ou des tiers à adopter telle ou telle attitude sur le marché, constituent une intervention dans une activité de services ;

- Et ceux qui ne sont pas détachables de l'exercice du pouvoir de contrôle et du pouvoir disciplinaire confié à l'ordre (...) qui constituent des prérogatives de puissance publique ».

Si on voulait bien maintenant rue de l'Echelle (1) se rappeler de mes recours contre les décisions d'imposer le boitier Navista. Remarquez qu'on n'est pas beaucoup plus avancés, puisque d'un coté Paris est libre, et la province asservie.

(1) Siège de l'Autorité de la concurrence.

Par bernard.kuchukian le 01/10/12
Dernier commentaire ajouté il y a 8 années 6 mois

Le moins qu'on en puisse dire est qu'on ne sait plus comment s'occuper au Tribunal de commerce de MARSEILLE. Les vraies affaires ont déserté la maison comme les entreprises. On est donc dans autre chose.

Lisons La PROVENCE. La semaine dernière, c'était tel juge commissaire qui était mis en examen pour avoir détourné au moins 120.000 euros avec la complicité ou la coaction d'une collaboratrice d'un liquidateur judiciaire local.

Ce matin, voyez par vous-même, on apprend qu'un quidam inconnu, en tout cas de moi, propose rien moins que la reconstitution d'un procès criminel meme dans les locaux de la juridiction consulaire.

Premier spectacle demain soir. Entrée payante sur réservation. Il parait même que des magistrats (celui en examen ?) participeront à cette reconstitution avec des avocats (lesquels ?).

Bénévolement -soyons prudents- ils devront prendre part à « l'aventure » (je cite).

C'est, je cite encore, « un joyeux mélange » entre une affaire jugée de banlieue, on imagine un meurtre (je cite « joyeux mélange » pour un meurtre, cour d'assises) et le premier meurtre d'HAMLET.

Le spectacle s'appelle « Please continue »). L'impayable auteur de cette bouffonerie a déclaré à la journaliste de LA PROVENCE laquelle a réussi à rester soft, qu'il avait pensé utiliser un vrai cas, mais que c'était obscène de mettre en scène des personnages qui ont été condamnés ou sont en passe de l'être.

J'avais constaté déjà qu'on marchait désormais sur la tète dans la juridiction des marchands marseillais. C'était notamment à l'époque d'une exposition dans les couloirs sur les génocides dans le monde. On avait tout simplement oublié celui des Arméniens et des Assyro-Chaldéens.

Remarquez, me direz -vous, le bâtonnier en exercice et un ancien vont bien organiser une réunion genre formation artistique dans les locaux de la friche de la Belle de Mai. Oui, une fiche, c'est-à-dire les anciens locaux d'une manufacture de tabacs, dont on ne sait plus que faire. Bon, les bâtonniers sont dans les champs.

Mais grands dieux, quel crédit peut-on désormais donner à des gens censés représenter le pouvoir économique au point de le juger, qui délaissent leur tribunal à des saltimbanques de mauvais gout, dans une période d'une exceptionnelle gravité pour la ville. Et je ne parle pas de la justice.

C'est bien NERON qui jouait la comédie dans ROME en feu, non ?

Il me semble que le président actuel, s'il le peut serait mieux inspiré de s'occuper de l'avenir d'EUROCOPTER (1) qu'à l'accueil de spectacles « joyeux et mélangés » là où est rendue la justice. qu'il doit présider.

Mais enfin, quel crédit restera-t-il à la justice ? En attendant, on a maintenant la révélation de ce que certains juges consulaires en pensent.

Remarquez, il y a bien longtemps, je l'ai écrit ici plusieurs fois, une débitrice que je vendais aux enchères m'avait bien dit que les avocats et les juges sont des pitres sous un chapiteau.

A Marseille, au moins dans ce Tribunal de commerce, on dirait que c'est le cas maintenant.

Dramatique.

___________________________________

(1) Je suis actionnaire d'E.A.D.S., la maison mère. J'ai le droit de critiquer.

Par bernard.kuchukian le 01/10/12
Dernier commentaire ajouté il y a 8 années 6 mois

On reparle encore aujourd'hui des roms et de Marseille, et certains avancent des grands principes. Tiens sur la blogosphère.

Ils se croient au patronage, chez les scouts, à l'église (et encore), chez les assistantes sociales, chez les saules pleureurs.

Dans la réalité, on est dans une situation de guerre civile localisée à des points précis, dans lesquels ne peut plus exister l'ordre républicain, puisque les policiers sont tués, et que dans ces conditions, légitimement ils refusent d'aller exposer leurs vies en vain.

Monsieur DALLEST, le procureur de la République local, le sait bien qui attire l'attention, mais en vain lui aussi depuis des années.

Suivant sa formule que je me Suis permis de faire mienne, et il le sait, Marseille est un volcan. Et un volcan cà pète un jour ou l'autre. Pas nécessairement sur le cratère principal, mais via les fumeroles, par les cratères secondaires. On est actuellement dans les sorties des cratères secondaires.

La ville a malheureusement pour maire un personnage charmant mais désormais gâteux. Complètement dépassé par la situation. Comment parler de culture lorsqu'on se flingue dans les cités des quartiers nord et que le feu est un moyen d'expression ?

Car les roms n'ont rien à foutre des grands principes, eux qui n'ont aucune loi.

Alors les nord-africains qui les pourchassent à la place de la police appliquent la loi sommaire du bled. Car il y en a une dans le Coran. Lorsque le cadi n'a pas pu régler le litige, il faut bien le régler soi même.

Et on ne peut pas dire que tout cela se fait brusquement. Le feu couve depuis longtemps. C'est finalement ahurissant qu'il ait fallu l'intervention d'une sénatrice socialiste et beurette (on dit beurette au féminin ?) charmante par ailleurs, pour dénoncer la réalité et essayer de la faire comprendre. Le pire est qu'on la critique : c'est aussi stupide que de contester que l'eau de mer est salée.

Même exprimée par une sénatrice socialiste arabe, ou berbère, je ne sais pas, la vérité est la vérité.

Imaginez une seconde que les mêmes propos aient été tenus par un député du Front national.

L'Etat a démissionné, localement, et il n'est pas besoin d'être grand clerc pour s'en rendre compte. Il y a dans cette affaire, je ne veux rien dramatiser, un peu de la fin de Byzance.

Promenez vous dans les quartiers tranquilles de la ville, tiens mon 12ème arrondissement.

Là où il n'y avait pas de murs de clôture des propriétés, ils se montent tous. Y compris au fond de mon jardin, le paisible voisin ayant décidé d'ajouter 50 cm en hauteur à la fontaine qui nous sépare.

Là où étaient des portails ajourés, ils sont tous désormais fermés. C'est à des petits détails de ce genre qu'on apprécie la dégradation situation sociologique.

Dieu fasse qu'il ne manque plus bientôt que les barbelés.

Par bernard.kuchukian le 01/10/12
Dernier commentaire ajouté il y a 8 années 6 mois

Un conseil en préalable.

Celui de prendre connaissance des messages Internet que nous adresse régulièrement la délégation des barreaux de France à BRUXELLES, la DBF.

Il y a là souvent d'excellentes choses. C'est un peu le marché de la jurisprudence européenne, et on y fait de belles emplettes.

Ce matin, une excellente.

L'arrêt du 27 septembre 2012 de la Cour européenne des droits de l'homme, STRASBOURG.

Pour l'instant, la décision n'est qu'en anglais.

Le français fout le camp, et il faudra attendre un peu.

C‘est l'affaire de notre consoeur PECNIK, avocate en Slovénie, je suppose au barreau de LLUBLIANA, capitale de ce petit Etat sympathique, le premier à avoir quitté la nébuleuse balkanique de la Yougoslavie.

Pour mes lecteurs décorés, mais peu compétents en géographie (1), la Slovénie, à ne pas confondre avec la Slovaquie, ni la Slavonie (2) est un Etat longiligne, entre l'Italie à l'ouest, l'Autriche au nord, la Croatie à l'est.

Un passage entre l'Autriche et la mer adriatique. On y fabrique des RENAULT des Clio je crois, et des réfrigérateurs et de l'électro-mébager GORENJE.

Voici que notre consoeur précitée a été condamnée à une amende pour outrage à magistrat en 2002, parce qu'elle avait critiqué en appel la décision d'un juge.

En attendant d'avoir le texte français, si on comprend bien le communiqué, il est dit que pour considérer qu'il y a eu violation de l'art. 6-1 de la convention européenne des droits de l'homme, et elle le dit, la Cour constate qu'il existe une différence entre la « grave insulte » retenue pour justifier l'amende et le "ressenti" du magistrat plaignant.

Si vous avez suivi l'actualité judiciaire franco-française des jours derniers, vous avez constaté que sur réquisitions conformes du Parquet, le tribunal correctionnel de PARIS a relaxé mon ami Eric ZEMMOUR, qu'on poursuivant pour diffamation (injures c'était pareil). Le Parquet faisait remarquer au plaignant qu'il ne fallait pas confondre avec « susceptibilité ».

___________________________________

(1) CLEMENCEAU, je crois

(2) Je connais les trois.