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Par bernard.kuchukian le 13/11/12
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Je viens de découvrir que pour le suivi des recours devant la Cour européenne des droits de l'homme, celle de Strasbourg, on distribue aux pétitionnaires des étiquettes autocollantes, à peine plus modernes que celles qu'on collait jadis sur les lettres missives pour y indiquer les références des dossiers.

C'est sur qu'on est à des dizaines d'années de retard de la communication numérique des juridictions du Texas, et même du R.P.V.A. français.

C'est bien cela, la liberté passe par l'étiquette autocollante.

Par bernard.kuchukian le 09/11/12
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Je mettrai en ligne sur ce blog au plus tard le jeudi 16 novembre à onze heures le texte intégal de l'assignation directe qui a été délivrée à ma requete devant le Trbunal correctionnel de Marseille pour atteinte à la liberté et entrave à avocat dans l'exercice de ses fonctions.

Par bernard.kuchukian le 09/11/12
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Qui suis à la fois candidat involontaire à la sanction, et candidat volontaire à l'élection.

Par bernard.kuchukian le 08/11/12
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Voici maintenant deux ans que ma nièce Isabelle m'offre à mon anniversaire le 31 aout, un roman qui devient un peu plus de deux mois plus tard le prix Goncourt.

L'an dernier, c'était « l'Art français de la guerre. »

Cette année, c'est « Le sermon sur la chute de Rome. »

Ou je vieillis, ou il y a autre chose, mais franchement je trouve ces romans illisibles.

Ni le geste ni le nez littéraire de ma nièce n'y sont pour rien, c'est sur.

Coté jurés Goncourt, c'est à revoir peut être.

Merci Isabelle en tout cas.

Par bernard.kuchukian le 07/11/12
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En fait, j'ai peur depuis la mort d'un bâtonnier. Pas ceux du Conseil national des barreaux, mais de Félix AUDA, bâtonnier des Alpes de Haute Provence à DIGNE.

Bien sur, ce n'est pas PARIS. Mais la mort accidentelle par arrêt cardiaque dans les locaux de la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE, où il n'y avait ni médecin ou service d'urgence, ni défibrillateur en attendant l'arrivée des pompiers au bout de 40 minuties, m'a interpelé et révolté.

Alors je suis allé voir ce soir mon médecin habituel. Il me connait bien puisque je le vois régulièrement tandis que comme tout mon coté maternel, je suis soigné pour hypertension.

Le toubib m'a dit lors que les hommes de plus de 50 ans, très enrobés comme moi au surplus, et hypertendus sont évidemment, ce n'est pas une découverte, sujets à des accidents cardio vasculaires plus que les autres. Il m'a même établi un certificat médical conforme.

Ce soir, j'ai peur.

Oui j'ai peur, car je suis convoqué le samedi 17 novembre 2012 à 9 H 30 , dans les locaux de la maison de l'avocat d'AIX EN PROVENCE, rue Riffle Rafle (quel nom !) devant un conseil régional disciplinaire.

C'est la toute première fois de ma vie d'avocat en 43 ans dans quelques jours 44 ans, que je suis ainsi convoqué.

Et si sous le coup de l'émotion, j'avais un problème cardiaque.

Et si à mon tour il m'arrivait malheur comme c'est arrivé à ce pauvre AUDA ?

Dès demain, j'écrirai sous pli recommandé A.R. à ce machin disciplinaire pour savoir si les locaux sont équipés d'un défibrillateur. Comme je leur ai demandé des tas de choses et Philippe KRIKORIAN également du genre, nom des avocats qui siègeront, modalités de leur élection, etc. toutes choses qui créeront une dixième et peut être une onzième Q.P.C. (celle-ci sur l'absence de greffier : peut -il exister une juridiction sans greffier ?). Comme nous n'avons jamais eu de réponse. Je suis inquiet.

J'ai peur.

Oui parce qu'en plus, comme certains suivez mon regard croient à un tas de choses à l'église, et même au père Noel, ce soir, moi je crois en la garantie des droits et en l'art. 6-1 de la convention des droits de l ‘homme. Le droit de ne comparaitre qu'en toute sécurité physique devant des juges.

Ne souriez surtout pas. On ne rit pas de ces choses, surtout contre un vieux.

Voyez donc Madame AUBRY , mise en examen ce matin pour mise en danger de la vie d'autrui dans les affaires d'amiante.

Imaginez une fraction de seconde que je décède sur le champ d'une crise cardiaque devant mes confrères inconnus juges, sans défibrillateur pour essayer de me sauver, moi dans l'au delà, je les verrais tous en examen et poursuivis en correctionnelle. Pour mise en danger de la vie d'autrui.

Par bernard.kuchukian le 07/11/12
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C'est le remake d'une vieiille histoire.

Le barreau de Marseille n'a jamais organisé d'arbre de Noel pour les enfants des confrères, ou du personnel. C'est tout juste si on installait un arbre de Noel dans l'entrée de la maison de l'avocat. Je ne vous parle pas de crèche.

Tiens même l'an dernier.

Il y a 25 ans environ, enfin du temps du bâtonnat d'Henri BOLLET donc le père, je m'étais insurgé contre cette situation. Je ne sais plus quel était l'âge de mes enfants (peut être même n'étaient-ils plus en celui de croire au père Noel, je ne sais plus).

Ce qui m'avait rendu furieux à l'époque, c'est que le bâtonnier en exercice avait circularisé en fin d'année un appel de son épouse pour qu'on apporte à la maison de l'avocat des vêtements destinés, il semble me souvenir à la Bosnie Herzégovine, alors en combats avec les Serbes.

J'avais à mon tour diffusé une circulaire de ma façon, reprochant au barreau, pas même capable même d'organiser un arbre de Noel pour les gamins des confrères, de s'occuper des Balkans en guerre. Evidemment, tout le monde m'était tombé dessus, comme toujours, et on s'était même moqué sympathiquement de moi à la revue, enfin, si on peut dire. Cette année là j'étais en effet devenu Kuchukina, pourquoi est-il si méchant (sur le modèle de la bouteille rouge d'Orangina).

On avait même associé mon nom au film, « Le père Noel est une ordure ». Rires dans la salle des gogos qui avaient élu le bâtonnier défaillant dans des obligations aussi primaires que celle-ci.

Le temps a passé. Une ou deux fois, on a organisé depuis cette époque un erzatz d'arbre de Noel. J'ai vaguement protesté lorsqu'est né mon petit fils. On nous avait alors vaguement envoyé à un spectacle de cirque.

Et puis voilà que je reçois ce jour une circulaire ordinale, émanant de la commission du jeune barreau, qui, « sous l'égide du bâtonnier » (Dieu que c'est bien écrit) nous annonce un grand arbre de Noel. Pour une fois, ce n'est donc pas pour un concours de boules ou un apéritif.

Sur le moment, je me suis dit que j'allais rappeler une fois encore que le pouvoir n'est pas au jeune barreau, mais au barreau tout entier et que le bâtonnier reste le chef de l'ordre. Encore que constitutionnellement, une de mes neuf questions prioritaires de constitutionnalité (oui, neuf, dont deux copies littéralement de questions en cours de traitement à la Cour de cassation, dont une que s'est posée la Cour de cassation à elle-même) dans ma procédure disciplinaire sera sur ce thème.

Passons, pour l'instant, l'avent va bientôt commencer. N'en déplaise à un commandant de mes grands amis, je ne bride pas mon plaisir.

Car je me suis dit finalement et en effet que c'est enfin une excellente idée, que m'aura volée le bâtonnier sortant. Mais comme c'est pour les gosses, j'accepte volontiers ce vol. L'ordure est beau joueur.

Et enfin quelque chose de bien sous le bâtonnat sortant, à la fin seulement, avant le temps de Noel.

Si mon petit fils qui ira, puisqu'il y a droit à l'arbre de Noel, sa mère étant avocat, si mon petit fils, qui ne sait pas encore écrire, pouvait le faire, je pense qu'il enverrait une lettre au père Noel du barreau, pour lui demander d'arrêter de faire des misères à son papi.

Et donc d'abandonner les poursuites disciplinaires prévues contre moi pour le 17 novembre à 9 H 30 à la maison de l'avocat d'AIX EN PROVENCE.

Parce que son papi, lui, n'est surtout pas une ordure.

Et que père Noel ou pas, son papi, il va non seulement se défendre, mais qu'encore il a bien l'intention de rendre les coups. Et que ça fera mal.

Mais mon petit fils n'a que 5 ans.

Ne t'inquiètes pas cependant, petit, papi n'est pas, lui, au contraire de tant d'autres, un père Noel ordure.

Par bernard.kuchukian le 06/11/12
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NON, évidemment pas Monsieur MIRACLE.

C'est un énarque de plus, tempéré par une formation d'H.E.C. (lorsque Bernard ne la dirigeait pas encore), qui a fait carrière au Trésor. A dirigé la S.N.C.F, entreprise à monopole d'Etat, à une époque où elle collectionnait les pertes et vivait à coups d'énormes subventions publiques, puis, bâton de maréchal, a terminé sa carrière à la tète d'E.A.D.S.

Celle-ci est tout sauf une entreprise dans la vraie compétitivité, puisqu'on rapporte que ses participations et filiations, savoir AIRBUS est aidée par les Etats européens, comme un monopole européen, c'est un sujet d'énorme contentieux avec BOEING et les Américains. Tandis qu'EUROCOPTER (MARIGNANE) vit des commandes publiques, on fait dans l'armement. C'est un monopole d'Etat de plus.

Franchement, pour évoquer la compétitivité, on aurait pu trouver mieux. Mais au juste, aurait-on pu ?

Sans compter que ses conclusions défoncent avec allégresse des portes ouvertes.

N'importe quel avocat de province, moi le premier, a découvert bien avant lui depuis 15 ans au moins la désertification industrielle française, puis européenne au profit du marché chinois. J'avais dans le temps des dizaines de clients qui fabriquaient à Marseille des chaussures dans leurs ateliers. Ils sont tous fermés depuis longtemps. J'ai eu ensuite des dizaines de clients qui en fabriquaient en Italie ou en Espagne ou au Portugal. Il ne reste plus que ça et là des bureaux de style qui préparent les commandes qu'on passe en Chine. Au mieux.

J'ai été pendant des années l'avocat d'un tas de fabricants dans la confection. Et celui du premier ou deuxième grossiste de France par le volume d'activité en matière de tissus. Il a fait faillite, lorsque les barrières douanières ont ouvert complètement l'Europe à la Chine voici quelques années : 800 % d'importations de plus d'un coup.

Le même gros commerçant et industriel était à l'époque le propriétaire du plus important fabriquant français et européen de velours, la célèbre société COSSERAT d'AMIENS. Jadis dans l'empire BOUSSAC. 600 personnes employées. Il a fait faillite et personne n'a repris : il m'expliquait à l'époque voici dix ans déjà que, lorsque les Chinois étaient encore un peu tenus, il devait se battre dans les conditions suivantes.

Pour faire du velours, il faut un treillis en coton et y piquer des touffes qu'on arasera ensuite et qui passeront enfin à la couleur. En ce temps déjà, le produit chinois arrivé livré en France était moins cher que le cout de fabrication au seul niveau du treillis et des touffes, sans arasage ni couleur. Alors on racontait qu'il était de moins bonne qualité, et on savait très bien en plus qu'on mentait pour vendre le produit français aux Français gogo.

La suite on la connait.

Au mieux, ces hommes d'affaires, dans mon cas local, arméniens ou juifs, ont cessé toute activité industrielle ou de fabrication. Les plus dynamiques se sont reconvertis dans le commerce de détail en chaines. Bien d'ailleurs. Ce sont des survies pour eux. Mais ils ne vendent plus désormais que du chinois. Il n'y a plus de français, ni d'européen, quelquefois même plus de tunisien ou de marocain, puisque souvent les juifs surtout avaient gardé le contact avec l'Afrique du nord. Et que là bas aussi, les Chinois ont tout envahi. Et si vous avez encore des doutes, allez donc vous promener dans le Sentier.

Oh, bien sur on vous dira qu'il nous reste le luxe. C'est vrai, mais ça représente quel part de marché exprimée en milliards d'euros et en centaines de milliers d'emploi. Et même là : regardez donc à ROMANS. On ne fabrique plus. On vend de l'importé.

La plus belle est celle-ci, authentique je vous assure : il y a quelques années, la banque pour qui j'intervenais avait été interloquée et moi aussi de constater qu'un industriel turc, son débiteur, résident monégasque, prétendait importer de Chine en Turquie des tapis à dessins turcs, mais de fabrication chinoise. Pour les vendre en Turquie, et ailleurs, parce qu'ils étaient moins chers que localement. On a cru à une blague ou une mise en scène. L'enquête a révélé que c'était parfaitement vrai.

Alors lors que je lis que Monsieur GALLOIS vient de découvrir que l'industrie française est en crise, je me dis que des coups de pieds au c. se perdent.

Par bernard.kuchukian le 06/11/12
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LE 17 NOVEMBRE.

Par bernard.kuchukian le 05/11/12
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Vous voyez qu'on avait bien raison de les « titiller ». Moi et d'autres.

Cette fois-ci, c'est celui de BORDEAUX, qui ne veut pas être en reste par rapport à TOULOUSE, tant il est vrai que BORDEAUX est plus prestigieuse que la populaire TOULOUSE, et que d'ailleurs le Tribunal de commerce y siège dans un palais consulaire superbe construit par GABRIEL. Tandis qu'à TOULOUSE c'est petit et près du marché...

La Q.P.C. est désormais arrivée à la COUR DE CASSATION, et on attaque maintenant les caisses des congés payés du bâtiment et des travaux publics. Un ENAURME gâteau.

Voici.

1°- « Les dispositions de l'article L 3141-30 du Code du travail, en tant qu'elles sont de nature à permettre d'imposer un maintien d'affiliation obligatoire de l'employeur auprès d'une caisse de congés payés alors même que l'entreprise aurait changé d'activité et ne relèverait plus des secteurs professionnels concernés et que l'ensemble de son personnel relèverait d'une convention collective autre que celles du bâtiment, sont-elles conformes au principe d'égalité et au droit de propriété privée garantis par la Constitution » ?

2°- « En n'encadrant pas suffisamment le dispositif de l'article L 3141-30 du code du travail et en confiant ainsi au pouvoir réglementaire la détermination des professions, industries et commerces concernés sans définir aucunement le domaine et les principes d'une adhésion forcée aux caisses de congés payés, le législateur a-t-il méconnu sa compétence et porté une atteinte disproportionnée au principe d'égalité et au droit de propriété privée au regard des objectifs poursuivis ainsi qu'au principe de prévisibilité de la règle juridique garantis par la Constitution ? »

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Non, Monsieur RICHELME, non, je ne déblatère pas. Je me bats. Et d'autres aussi.

Par bernard.kuchukian le 05/11/12
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Là franchement, c'est trop maintenant. Stop.

Le décès du bâtonnier Mario S., on s'en fiche.

Et que bon, on n'a pas inventé le CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX pour tenir une chronique mortuaire.

P.S. Le seul décès qui m'ait touché est celui du bâtonnier Félix AUDA, bon, c'était celui de DIGNE. Parce que je le connaissais un peu, et surtout parce qu'on a eu la révélation pitoyable de ce que le palais de justice d'AIX EN PROVENCE, où il a eu son accident cardiaque, avant de décéder, n'était pas même équipé d'un défibrillateur, qui aurait pu peut être le sauver.

J'ai constaté à ce sujet, hier ou avant-hier, que chaque station du métro marseillais en a un au moins.

Point, c'est tout