bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 07/02/13
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La crise actuelle a du bon.

Je ne suis pas un grand voyageur d'Air France, mais voici plusieurs fois en peu de temps que je constate sur la ligne Marseille - Paris et retour un service inhabituel.

C'est bien la première fois que dans un des avions de soirée, hier soir, les passagers, dont j'étais, qui rentrent chez eux, fatigués, somnolent quelquefois.

Alors, on nous a distribué des petits coussins rouges. Quelle délicate attention...

Merci Air France.

Par bernard.kuchukian le 06/02/13
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Je vous parle d'un temps que je ne connaitrai pas, alors je serai mort. Ou au moins, j'aurai cessé toute activité professionnelle. On a le temps ...

Ce temps là, ce sera celui où l'avocat viendra à l'audience avec son ordinateur portable, et plaidera son dossier d'après lui, le dossier papier fermé, mais à portée de main.

Matériellement, il faudra bien que cet ordinateur soit sur un support.

A moins que les ordinateurs portables aient disparu, et qu'on plaide alors debout, mais une tablette à la main.

J'ai du mal à imaginer.

La profession peut elle réfléchir à la question ?

Par bernard.kuchukian le 06/02/13
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La seule chose fondamentale dans la situation actuelle est celle-ci. La France a perdu 1.000 usines au cours des trois dernières années.

Cet appareil productif n'a été remplacé par rien du tout, sauf des discours. Pour sauver non pas cet appareil productif, mais des hommes. En chargeant d'autres hommes.

Et une fois encore, si Jacques ATTALI avait raison. Il a raison, malheureusement.

Par bernard.kuchukian le 05/02/13
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Il parait que Monsieur MONTEBOURG s'attaque en justice maintenant aux arrangements HERSANT TAPIE.

Aie, je sais que le boulet va aussi passer du coté du Tribunal de commerce de Paris.

Après tout, je ne sais pas, mais je me doute un peu.

Si un jour je deviens socialiste, ce sera pour MONTEBOURG.

Par bernard.kuchukian le 05/02/13
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Oui, mais il ne tient qu'à nous de les envahir.

Pegasus, une excellente compagnie charter turque fait déjà la liaison directe Istanbul- Marseille, mais avec des horaires farfelus.

Voici qu'on annonce Turkish, excellente compagnie, une régulière. Laquelle veut parait-il développer : je lui suggère Marseille-Smyrne, et aussi Trébizonde qui fait rêver.

Trébizonde, jadis partie maritime sur la Mer noire de la Grande Arménie. Trébizonde, l'Adjarie géorgienne toute proche.

Bon et si pour faire bonne contenance, Air France nous mettait en ligne un Marseille-Erevan ?

Par bernard.kuchukian le 05/02/13
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Voyons, il parait bien que Marseille est capitale européenne de la culture en 2013 (avec Kosice, sympathique ville, jadis hongroise, de la Slovaquie actuelle, que je dois bien être un des très rares Français à connaitre, et dont personne ne parle jamais). Prière au passage de ne pas confondre Slavonie, Slovaquie, Slovénie.

Tout au long de l'année 2012, se sont succédés les actes préparatoires de ces manifestations grandioses et solennelles, qui allaient changer l'aspect de la ville, sa réputation, son avenir, le monde quoi.

Ainsi par exemple, au barreau de Marseille, avait-on décidé, dans un premier temps d'organiser une exposition culturelle des robes d'avocat dans le monde. Je crois qu'on a laissé tomber. Puis, on avait décidé de faire venir sur place à la maison de l'avocat, un artiste, qui allait librement s'inspirer de sa présence dans les locaux, où on lui avait réserve un bureau, pour créer à sa guise. Apparemment, il n'a rien créé du tout. Je crois qu'on a laissé tomber aussi. Puis, on a décidé d'organiser dans la salle du conseil de l'ordre une exposition de tableaux modernes, vendus par une obscure société dont, enquête faite, j'avais trouvé qu'elle travaillait en chambre. On ignore qui a acheté ou loué (ou pouvait aussi les louer) ces oeuvres d'art, que j'avais été voir, par curiosité, quelques barbouillages.

Pourquoi parler ici du barreau. Non parce qu'il fait dans l'artistique. Je connais bien la question.

Mais parce que la maladie de la culture a touché jusqu'au plus haut des classes sociales de la société : les avocats par exemple.

Mais elle a aussi touché les classes les plus misérables, ou les moins recommandables, les habitants d'une célèbre cité du 11ème arrondissement de Marseille, dont certains ont fait très fort.

Ils sont en effet allés immobiliser sur la voie ferrée toute proche, bien sur après avoir franchi les barrières de sécurité qu'ils ont détruites, le T.G.V. Marseille-Nice. Pour cela ils ont allumé des torches sur la voie ferrée. Le chef de train (2) a eu un heureux sang froid, a pu stopper le convoi, n'a pas ouvert les portes et a appelé des renforts. Ouf.

Selon l'A.F.P. et le Nouvel Observateur, les huit auteurs de cette plaisanterie, sont tout de même en examen. Mais le parquet minimise, aux dernières nouvelles ce n'était pas crapuleux, il parait que le but de cette attaque d'un train en ville de culture européenne, était, retenez votre respiration, j'y vais : ARTISTIQUE.

L'art consiste donc si j'ai bien compris Mesdames et Messieurs, à bloquer les trains en bande organisée (huit personnes S.V.P.) en utilisant notamment des fusées et autres instruments pyrotechniques. Tiens, si ça se trouve, le matériel correspondant venait justement, peut être volé, de la ville de Marseille, que dirige notre maire si bien aimé, à l'occasion d'un des feux d'artifice grandioses dans la ville à l'occasion de ces événements historiques.

Jadis, quand on faisait de l'historique à Marseille, c'était par exemple au mariage d'un futur roi de France (Henri II et Catherine de Médicis), à quelques centaines de mètres de mon bureau. D'où la création de la rue neuve Sainte-Catherine. Maintenant on est passé carrément dans l'art de la bande organisée et du crime sur voie ferrée.

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(1) Cette cité Air Bel qui était déjà un repaire dangereux lorsqu'avec mes compagnons politiques, je faisais mes visites de quartier dans le 11ème arrondissement aux élections municipales, il y a 20 ans... Je constate que les dirigeants de la ville, qui ont gagné sans arrêt les élections depuis cette époque, ont triomphé là aussi. Compliments.

(2) Il parait qu'un chef de train sur T.G.V. a un niveau d'ingénieur en électricité.

Par bernard.kuchukian le 05/02/13
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Il a bien longtemps, un avocat parisien, pareil à la réputation qu'il a généralement en province et en Provence en particulier, était à plaider à Aix en Provence.

Au bâtonnier FILIPPI, qui était là, il demande, parait-il pointu, (en fait je n'en sais rien) :« comment plaide-t-on ici ?

L'autre du tac au tac : « debout et en français ».

Pour le français, l'observation de FILIPPI parait toujours valable. J'en sais quelque chose, lorsque j'ai essayé, voici quelques mois de citer un dicton en anglais dans une plaidoirie au Conseil constitutionnel, dicton dont j'allais donner ensuite la traduction en français.

Non m'a dit avec le sourire, lorsqu'il m'a interrompu, le président DEBRE, « en français tout de suite ».

Mais debout ? Un avocat (valide j'entends) doit-il obligatoirement plaider debout ? En voilà une bonne question.

Il ne manque pas de juridictions où on plaide assis. Il parait qu'on le fait au Conseil d'Etat devant quelques formations.

J'ai personnellement plaidé quelquefois assis devant telle formation des référés du Tribunal de grande instance de Paris. Aux tribunalux de commerce de Paris, ou du pourtour parisien, tout le monde est assis devant le juge rapporteur. A celui de Marseille, pour les affaires audiencées au salon d'honneur (jadis les référés, aujourd'hui les procédures collectives), mais aussi devant les juges commissaires ou rapporteurs, c'est pareil, on plaide assis. Personne n'a jamais trouvé à y redire, au contraire.

J'essaie finalement de trouver un point commun à ces façons de faire.

Il est, je crois, le suivant : dès lors qu'il n'existe pas de barre isolée, avec un lutrin permettant à l'avocat de poser son dossier, donc dès lors notamment qu'on est autour d'une table, ou d'un bureau, c'est tellement plus sympathique de le faire assis.

Bon, pour autant qu'il y ait de quoi s'asseoir. Ma fille m'a rapporté qu'allant plaider devant la commission de discipline d'une prison, il lui avait fallu attendre... l'arrivée d'une chaise.

Par bernard.kuchukian le 05/02/13
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Il est désolant que ma communication du discours PORTALIS sur le Code civil n'ait pas plus de succès.

Et pourtant, je cite à nouveau :

« Un tribunal n'est pas dans une région assez haute pour délibérer des règlements et des lois. Il serait circonscrit dans ses vues comme il l'est dans son territoire ; et ses méprises ou ses erreurs pourraient être funestes au bien public.

Il y aurait bientôt autant de législations que de ressorts. »

Par bernard.kuchukian le 04/02/13
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A propos de la loi de 1881 sur la presse.

La commission des lois du Sénat travaille actuellement une proposition de loi venue de l'Assemblée nationale, tendant à porter de trois mois à une année le délai de prescription pour les faits de provocation à la diffamation et à l'injure en raison du sexe, de l'identité ou du handicap.

Tandis que dans le même temps, le Conseil constitutionnel est sur le point d'audiencer, dans les jours à venir, une Q.P.C., posée par la Cour de cassation, de la constitutionnalité des dispositions dérogatoires à la règle admise depuis plus de 130 ans, portant de trois mois à une année le délai de prescription des faits de provocation à la diffamation et à l'injure en matière raciale.

Pour ramener la prescription à trois mois.

Comme disait voici quelques années à la radio Philippe MEYER, nous vivons une époque moderne.

C'est d'autant plus exact ici qu'aujourd'hui, les informations circulent des milliers de fois plus vive qu'en 1881, tandis qu'il faudrait donc plus de temps pour les apprécier.

Moi qui croyais que l'histoire s'accélérait, on dirait finalement que non.

Par bernard.kuchukian le 04/02/13
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1ère observation.

Le président l'a dit, on est partis pour un certain temps. Alors, profitons en pour employer les mots exacts, oui parce qu'il va bien falloir parler des habitants du Mali, du moins dans la zone concernée.

Au masculin, l'adjectif est « targui ». Au pluriel il donne « touareg ».

Au féminin, l'adjectif est « targuie ». Au pluriel, il donne « touarègue ».

2ème observation.

Si on s'occupait un peu de savoir ce qui est en dessous de cette affaire. La question berbère, par exemple.

3ème observation.

J'ai bien employé notamment le mot « touarègue » dans mes billets. Ils n'ont pas été critiqués pour le fond, mais seulement par certains pour les mots. Et bien non, je ne m'étais pas trompé non plus.

Ah, cette forme, si bien aimée des avocats, surtout pour oublier le fond.