bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 06/07/13
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Non, je n'ai pas changé d'avis sur MARSEILLE, capitale européenne de la culture 2013. C'était hier soir la réception biannuelle de notre barreau, évidemment sur l'esplanade créée devant le fort Saint-Jean en récupération d'un quai de Joliette désaffecté.

Facile, il n'y a plus rien dans le port, et sans problème n'importe quel observateur est capable de donner de tète en les voyant les noms des navires qui passent ici. L'heure de l'ouverture de la réception coïncide toujours avec celle du départ d'un roulier vers la Corse.

Je pense qu'à cet instant, notre bâtonnier Erick CAMPANA, voyant passer le « Danièle-Casanova », a du penser à ce malheureux « Napoléon-Bonaparte » (1), qui plutôt aurait pu le saluer, alors qu'il doit trainer quelque part, caché, avant qu'on en fasse de la ferraille.

Réception, dans une ville dont le Tribunal de grande instance n'a plus ni président, ni procureur. Ville sans justice ?

J'ai par contre été heureusement étonné par le nombre de confrères qui m'ont parlé Q. P.C. et interrogé sur le sujet.

Qui commence donc à agiter les esprits, enfin. Ferais -je enfin quelques émules ? Dieu, si seulement j'avais pu réussir cela.

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(1) Son armateur la S.N.C.M. n'a même plus les moyens de mettre à jour son site Internet, sur lequel il apparait encore et en effet dans sa flotte en service...

Par bernard.kuchukian le 05/07/13
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Ah ça non, alors, voici en effet qu'on annonce le rétablissement par le PAKISTAN de la peine de mort.

Et personne ne proteste parmi les avocats de France.

Mais où va-t-on mes chers confrères, où va-t-on ?

Par bernard.kuchukian le 05/07/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 9 mois

Ah bon, alors qu'on me poursuit toujours au disciplinaire, et non ce n'est toujours pas terminé, du moins officiellement, par acte clair et non ambigu, la suite bientôt, voici que je découvre que mes hauts pairs (les élus quoi) protestent avec véhémence contre les pouvoirs publics.

Tout y passe, les premiers présidents qui se mêleraient de ce qui ne les regarde pas, au point que notre C.C.B. national va faire ses doléances au garde des sceaux, et hier mon bâtonnier exprimant le voeu du conseil de l'ordre, qui emboitant le pas du S.A.F. proteste contre je cite « la provocation » de la réduction de 20 % de certaines indemnités en matière de défense des étrangers. On écrit aussi que c'est « inadmissible ». On parle d' »affront ».

Bigre. Encore un petit peu, on va dire que le ministre a trahi. Vite, vite, poursuivons le devant le C.R.D. ou ailleurs pour manquement à la délicatesse, à l'honneur, etc. etc.

A ça, mais... Moi, je suis outré qu'on puisse ainsi parler aux élus du peuple, le Gouvernement De La République. Vous avez vu tout ce que j'ai écrit en majuscules ...

Par bernard.kuchukian le 04/07/13
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J'ai commenté ici en mai dernier, avec toute mon émotion, et je vous assure qu'elle était aussi vraie que grave, le très beau film italien réalisé en partant du dernier ouvrage de mon compatriote Albert CAMUS, « Le premier homme », celui qu'il ne terminera jamais et dont le manuscrit incomplet sera trouvé à coté de lui dans la Facel-Vega de son éditeur.

J'ai eu du mal à me procurer le C.D rom correspondant, qu'il faut aller chercher en Italie, car le film a été distribué par la RAI.

C'est avec bonheur, je ne m'étais pas trompé, que j'y lis la lettre de la fille d'Albert CAMUS, Catherine, adressée au réalisateur, pour lui dire son admiration pour son travail et le film qu'il a fait.

Quelque part, je suis tranquillisé sur ma perception du personnage. S'il le fallait, une réconciliation de plus et totale avec le petit peuple pied-noir.

Par bernard.kuchukian le 03/07/13
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Les applications numériques nouvelles récentes, coté juridictions administratives, plus celle qu'on annonce, coté juridiction consulaire, ne sont pas comprises par la profession, qui refuse par peur, crainte ou incompétence.

Alors, à tout hasard, on s'abrite derrière le boitier Navista, qui n'apporte rien du tout, sauf peut être un niveau d'identification un peu supérieur à celui de la clé Certeurope, laquelle n'est jamais qu'une puce électronique du genre de ce que vous avez dans les téléphones cellulaires ou sur votre carte de crédit.

Et qui vous offre en payant des choses gratuites...

Le pire de l'histoire, c'est que cette inutilité couteuse continue à marcher. Normal, on est collectivement tous des gogos.

Et dans cette collectivité de gogos, il n'en n'est même pas pour dire que même si le boitier apportait quelque chose, ce qui n'est pas vrai pour les clients (mais vrai pour ses vendeurs) il faudrait encore une mise en concurrence des prestataires.

C'est bien de GAULLE qui disait que les Français sont des veaux.

Par bernard.kuchukian le 03/07/13
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Voici un nouveau débat, dans lequel la profession va briller par sa médiocrité, même si C.C.B. va aller voir la garde des sceaux. Ces visites à peu de jours du 14 juillet et des nominations et promotions dan s l'ordre de la Légion d'honneur, voilà qui ne dit rien de bon.

Tout tourne autour d'une résolution commune des premiers présidents de cours d'appel, telle qu'on nous l'a présentée. Si l'information est exacte, il y a en elle deux choses.

Une inacceptable. L'autre non seulement acceptable, mais parfaitement normale.

Je commence par cette dernière.

On présente des observations techniques sur le procès, la façon d'articuler et présenter les demandes : on est ici dans le droit fil d'autres souhaits antérieurs, dont le plus célèbre est la numérotation des pièces, réforme contre laquelle tant d'avocats se sont élevés, moi le premier, pour constater rapidement qu'elle était, certes dans l'intérêt des magistrats, mais aussi et peut être surtout dans l'intérêt des juges.

Untel président d'une chambre importante de la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE, dont je viens d'apprendre qu'il est désormais en retraite, m'avait franchement donné son point de vue sur le sujet un jour. Je lui avais franchement donné le mien : il m'avait alors appris que la Cour ne lisait pas toutes les pièces, et ne s'intéressait qu'à celles principales qui avaient donné lieu aux débats contradictoires devant elle, les autres étant considérées comme acquises. C'était d'une parfaite logique et cohérence avec notre exigence d'oralité des débats. Rien à dire.

Bref, que les magistrats souhaitent s'exprimer sur la procédure, il n'y a rien de plus normal, dès lors que les avocats, autres professionnels seraient conviés.

Jusqu'ici rien à dire, tout est aussi raisonnable que normal et bon.

Là où rien ne va plus et c'est inacceptable, c'est lorsque les magistrats veulent définir la possibilité d'accès à la justice en telle ou telle manière. Car ceci ne les regarde pas. Ceci regarde le peuple français à travers ses élus qui eux seuls font la loi. Car les magistrats appliquent la loi qu'ils n'ont pas faite, tandis qu'ils ne sont pas un pouvoir, mais une autorité, comme le leur rappelle l'art. 64 de la constitution.

Par bernard.kuchukian le 02/07/13
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Régulièrement, je rappelle cette formule, celle que m'avait dite une débitrice en colère il y a bien longtemps pour qualifier les hommes de loi en général. Le bâtonnier GIROUD l'illustre admirablement sur son blog en y ayant inséré de sympathiques vignettes colorées de cirque.

Rien n'est plus d'actualité que ces temps -ci avec la découverte par certains naïfs de la surveillance électronique du monde contemporain par les plus puissants en tout cas les plus techniquement évolués. Quand on sait que la propre C.I.A. est doublée par au moins une autre administration spécialisée en la matière et que le total des personnels travaillant autour du numérique est de 4 millions aux Etats unis, on a tout compris.

Le secret, ça n'existe que pour les avocats ignorants de ces choses là, ignorants et sots au point de nous faire payer par Navista et compagnie la facilitation de la copie de nos données