bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 19/09/13
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On sait mes critiques régulières contre AIR FRANCE, enfin contre le parisianisme de cette société, qui conduit à son déclin. Sixième année consécutive de pertes au bilan. Comité central d'entreprise en faillite.

Aujourd'hui, on apprend que LUFTHANSA l'allemande achète plein d'avions nouveaux, et qu'AIR FRANCE qui a fait s gloire avec CONCORDE (on a vu la fin) va devoir bazarder ses vieux BOEING 747 trop couteux en carburant. Je suppose que pour tenir les lignes, elle en prendra en location de nouveaux. RYANAIR a déjà fait son plein d'achats l'an dernier.

Pendant ce temps, on va vous annonce à la télévision :

Que le service de la compagnie nationale est exceptionnel, mon oeil,

Que son personnel, y compris celui en sureffectif qu'on va devoir licencier, est exceptionnel,

Que son réseau, qui ignore totalement la province est exceptionnel,

Que RYANAIR est une société de négriers dont les avions à la différence de ceux d'AIR FRANCE seraient des tombeaux volants,

Que les droits de ceci ou de cela, pardon de ceux-ci ou de ceux -là

Qu' on va trouver des solutions palliatives au départ de province par telle compagnie TRANSAVIA, qui dans la réalité dessert surtout pour K.L.M. les Pays-Bas,

Qu'on va fermer l'escale de MARSEILLE pas rentable (sauf que RYANAIR et LUFTHANSA y trouvent leur beurre).

Et finalement, qu'on va laisser la place à la TURKISH AIRLINES, les Turcs par qui ont passera au départ de province, et par ISTANBUL.

C'est quand à la fin, que les crétins pontifiants qui dirigent ces boites à pertes cesseront de dire sans arrêt avec onction et solennité méprisante comme ils le font habituellement les plus gros mensonges de la terre ?

Par bernard.kuchukian le 19/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 9 mois

Je me permets de citer intégralement LE POINT dans un document tout récent, que la plupart des journalistes aux ordres (lesquels) ne veulent pas considérer.

C'est la reprise académique de ce que je soutiens régulièrement ici en même temps que je le fais pour nos frères chrétiens d'Orient.

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"Wahhabites" : c'est le vocable généralement employé par les Russes pour désigner les terroristes qui sévissent dans leurs Républiques musulmanes du Nord-Caucase. Le rite wahhabite, en vigueur en Arabie saoudite et au Qatar, se caractérise par une vision et une pratique particulièrement rigoristes de l'islam. Beaucoup plus rigide encore que l'islam chiite pratiqué dans l'Iran des mollahs. Pour Moscou, le danger qui menace la Fédération de Russie n'est pas théorique, et c'est une véritable guerre que livre le Kremlin au fondamentalisme sunnite. La montée en puissance des groupes islamistes en Syrie, la mobilisation des brigades internationales du djihadisme mondialisé apportent de l'eau au moulin de la diplomatie russe. Comme le risque de voir les chrétiens syriens, majoritairement orthodoxes, dont la Sainte Russie est le protecteur historique, massacrés ou chassés du pays.

Bien sûr, Moscou utilise aussi la carte syrienne dans un jeu compliqué de rapport de force avec l'Occident en général et les États-Unis en particulier. Mais il serait erroné de résumer la position russe à une simple affaire de marchands de tapis ou à la défense d'intérêts commerciaux d'ailleurs presque inexistants en Syrie. Quand Poutine dit redouter l'effondrement de l'État syrien et le chaos qui s'ensuivrait - à l'instar de ce qui s'est passé en Irak -, peut-on lui donner tort ?

Poutine n'est pas Staline

Mais, objectera-t-on, peut-on faire confiance à un tel individu ? Poutine, martèlent à satiété les nouveaux missionnaires de la morale universelle, est un affreux dictateur formé au KGB. Il foule au pied les droits de l'homme et la démocratie, fait poursuivre les valeureuses Femen, embastille les gentils oligarques. Pas étonnant qu'un tel satrape, s'indigne-t-on boulevard Saint-Germain, défende Bachar el-Assad. "Asinus asinum fricat" (l'âne frotte l'âne), disait-on jadis dans la Rome antique.

L'ennui, c'est que cette caricature ne correspond pas à la réalité. La Russie est loin d'être une démocratie exemplaire. Mais les libertés y sont davantage respectées que, par exemple, en Chine, pourtant regardée par le monde entier avec les yeux de Chimène et ceux de l'oncle Picsou. La télévision est sous contrôle, mais il existe une presse écrite indépendante très critique. L'Internet demeure libre, même si une loi permettant aux autorités de bloquer les contenus jugés nuisibles ou dangereux pour les enfants inquiète certains. La récente élection municipale à Moscou prouve que le parti de Poutine ne fait pas la pluie et le beau temps : l'opposant Alexaï Navalny a réalisé officiellement un score de 27 %, 35 % selon lui.

"La fin du communisme a été une bénédiction, la fin de l'URSS, une malédiction", entend-on souvent à Moscou. Poutine, comme beaucoup de Russes, partage sûrement ce point de vue et une certaine nostalgie impériale. Mais c'est, avant tout, un pragmatique, comme vient de le démontrer son initiative sur la Syrie. Il navigue entre deux pôles encore puissants : les nostalgiques du communisme et un nationalisme de plus en plus exacerbé. Tout en cherchant à s'appuyer sur les couches montantes : 40 % des Russes appartiennent aujourd'hui à la classe moyenne.

"Poutine est une sorte de centriste à la sauce locale", analyse un bon connaisseur. Évidemment, ce n'est pas François Bayrou. Mais ce n'est pas Staline non plus...

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Mon cousin, Staline.

Par bernard.kuchukian le 18/09/13
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Tous les conseils des ordres brandissent l'arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation qui a retenu l'abus de confiance de tel confrère du nord du pays (pour une fois où nous ne sommes pas dans le coup, ici dans le sud).

Au lieu de verser les fonds des clients à la CARPA, il les avait placés sur son compte professionnel, et en avait tiré quelques avantages financiers personnels.

On apprend aussi que ces fonds venaient des indemnisations publiques pour les victimes de l'amiante.

On fait remarquer la sévérité de la peine.

On ne signale pas que les dépôts des fonds ont été tout de même pour 1.596.878 €. Bigre.

Allez voir sur Legifrance, la décision de la chambre criminelle est du 23 mai 2013.

Par bernard.kuchukian le 18/09/13
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Au surplus, le 22 c'est un mardi, jour d'audience des Q.P.C.

On imagine que c'est la véritable raison.

Mais le bâtonnier ne nous a pas donné d'autre date pour la maison de l'avocat de MARSEILLE. Coïncidence.

Ceci dit, même sans la présence effective du propre président du Conseil constitutionnel, ce sera sans doute pour une autre fois, nous aurons à discuter entre nous avocats quant au « statut constitutionnel de défenseur de l'avocat. »

La formule est ainsi écrite sous la plume du président du Conseil constitutionnel.

Ce sera le 22 octobre prochain à la Maison de l'avocat de Marseille avec l'animation de notre confrère Philippe KRIKORIAN.

Par bernard.kuchukian le 17/09/13
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Je suis abasourdi par la mise en ligne par notre ami Nicolas CREISSON sur son blog d'un arrêt de la Cour de cassation du 3 juillet dernier (N°12-23.553) rendu en matière disciplinaire d'avocat.

Pour deux raisons.

La première, est la quasi absence de commentaires.

La seconde, c'est moi qui vais donc commenter, est l'ignorance encyclopédique de tous en pareille matière.

La décision précitée parait viser la désinvolture incroyable et la légèreté inouïe de ceux qui étaient appelés à juger des choses pourtant très graves reprochées à un confrère.

lA Cour ne retient pas un seul moyen de cassation, mais TROIS. Et encore, elle s'arrête là, en ajoutant qu'il est en effet « inutile d'examiner les autres griefs du pourvoi. » C'est tout un programme non ?

Les violations du droit, pour sanctionner des choses présentées comme exceptionnellement graves, sont ici incroyables.

1. L'arrêt d'appel cassé n'a pas indiqué que le professionnel poursuivi ou son conseil ont été invités à prendre la parole le dernier. Mais enfin, c'est le B.A. BA du droit pénal, et sauf à être un âne bâté, tout le monde sait bien que même en l'état actuel, la matière disciplinaire est civile MAIS AVEC LES GARANTIES DU DROIT PENAL.

2. L'arrêt ne s'intéresse pas à savoir si le parquet général avait bien communiqué son avis d'audience au professionnel poursuivi, afin que celui-ci puisse y répondre. Il faudrait que les représentants du parquet général cessent de se comporter habituellement comme des cow-boys en pareille matière, et dès qu'ils ont à donner un point de sur un avocat. A bon entendeur, salut, provisoirement.

3. Et cerises sur le gâteau, il faudrait que les avocats sachent que les ordres n'existent pas, que ce sont les barreaux qui existent, qu'en matière disciplinaire, c'est le bâtonnier (en vertu de son droit propre) qui poursuit (art. 188 du décret) et non la profession, même si elle cherche le règlement de comptes contre le confrère quelle n'aime pas. Et que les magistrats sachent par ailleurs qu'en appel, on n'intime pas le juge de première instance. Oui, parce que dans l'affaire du 3 juillet, le procès était entre l'avocat, le parquet général, l'ordre des avocats, et ... « le conseil régional de discipline ». Du coup, je me demande si dans un tel cas, il n'y a pas matière à poursuivre au pénal les membres du conseil régional de discipline ou leur président, pour dénonciation calomnieuse. A chercher.

La Cour d'appel de renvoi, celle d'AIX EN PROVENCE, n'aura surement pas besoin de ces rappels. Elle risque d'avoir du pain sur la planche, tant les graves erreurs de droit ont été accumulées ici, par mépris en général de l'avocat.

Par bernard.kuchukian le 17/09/13
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Le président syrien serait bien inspiré d'adresser au président américain ses condoléances suite au massacre de Washington hier.

Douze + un morts. Sans compter les blessés.

Ce serait mal vu.

Pourtant, il ajouterait que rien n'est plus important pour un dirigeant que d'assurer la sureté intérieure de l'Etat qu'il commande, en particulier contre le terrorisme, où qu'il soit.

En Syrie, comme aux Etats-Unis.

Et en France.

Je résume, avant de vous occuper de ce qui se passe à DAMAS, voyez donc ce qui se passe à WASHINGTON et peut se passer à tout instant à MARSEILLE.

Par bernard.kuchukian le 17/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 9 mois

Notre gouvernement actuel ne sait pas compter, et comme les avocats non plus, c'est une valse de cocus.

Voyons, il parait que les 35 € sont prévus pour rapporter 60 millions d'euros l'an.

Or la réduction des 10 % sur les indemnités d'aide juridique, qui doit compenser la suppression de cette taxe, rapporterait 30 millions.

Où trouvera-t-on 30 millions soit la différence ?

Personne ne répond.

Je rappelle que lorsque le petit groupe d'avocats, dont je suis, avaient été au Conseil constitutionnel pour critiquer la taxe des 35 €, on nous avait répondu que ce n'était pas cher.

J'imagine que le président DEBRé a du déclarer en privé que nous n'étions pas des damnés de la terre. Ce en quoi il n'a pas tort.

Par bernard.kuchukian le 16/09/13
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Et leurs confrères paieront pour cela...

Une main aussi anonyme que malicieuse et documentée a placé ce matin dans ma boite aux lettres le document cadre qu'on lira en annexe. Le document parait authentique, en tout cas la signature du bâtonnier ressemble bien. Je m'étonne cependant que ce ne soit pas le président lui-même de la chambre de commerce qui signe.

C'est une ahurissante convention cadre de partenariat entre l'ordre des avocats de Marseille (l'ordre n'existe pas, on aurait du traiter au nom du barreau de Marseille) et la chambre de commerce et d'industrie de Marseille-Provence. Ahurissante d'abord parce que le bâtonnier n'a aucun pouvoir en la matière. C'est le conseil de l'ordre qui a le pouvoir. Ensuite, on est hors la loi des avocats le tout quant à la forme. Pour l'instant, la convention est gardée secrète.

Je résume. Sur 10 pages, les avocats sont censés découvrir qu'il existe des commerçants et réciproquement, le tout grâce à la Chambre de commerce. Qu'on va payer pour cela 15.500 euros(art. 5, page 9).

On insiste lourdement sur le fait que les avocats prêteront gracieusement leurs services à des entrepreneurs désignés par la chambre de commerce. Le mot gracieusement est employé.

Deux fois en page 2, trois fois en page 4, une fois en page 5, deux fois en page 6, une fois en page 7, deux fois en page 8, une fois en page 9.

Il s'agit de bien faire comprendre : pour la chambre de commerce, l'avocat est gratuit. Et il en est fier.

Non seulement gratuit, mais en plus on lui paie ces 15.500 euros.

Mais de quels avocats s'agit-il ?

Ce n'est pas très clair, mais on écrit en page 7 que l'animation dans des stages organisés sera assurée par des formateurs avocats conseils (gratuitement), et que ceux-ci seront préalablement sélectionnés par la chambre de commerce par appel d'offres.

A ce niveau, je rappelle que les chambres de commerce sont des établissements publics qui appellent l'impôt spécial obligatoire auprès de tous les commerçants. Voici donc un tel établissement public qui fait payer ses appels d'offres. Du jamais vu. Et du bonheur en droit pénal spécial. Je rappelle que je reste partie civile dans une affaire de favoritisme sur marchés publics Celle des H.L.M. de Marseille, laquelle n'est pas terminée, bien au contraire. Au moins pour celle-ci, la profession n'a pas payé les honoraires des confrères proches de certains milieux politiques.

Enfin, on désigne des référents dont on communique les noms. Il y a là le bâtonnier lui-même et quatre confrères, dont un membre du conseil de l'ordre, d'une part, et l'associé d'un des candidats au prochain dauphinat, d'autre part. Sans compter, tout simplement le confrère qui a désormais la clientèle d'un mandataire judiciaire de Marseille, dont j'étais l'avocat jusqu'il ya deux ans, et qui a rompu la relation avec moi en ne payant pas mes honoraires.

Il est évident que cette convention, si elle existe et j'ai bien l'impression quelle existe, est un pur scandale, qu'on est en toute illégalité, puisqu'elle n'est pas dans les prérogatives du bâtonnier et contraire au périmètre des possibilités du conseil de l'ordre. Je vais devoir saisir le parquet général. On trahit encore les intérêts collectifs, soient ceux de chacun d'entre nous.

Car, c'est tout simplement une opération de captation de clientèle commerciale au profit de certains seuls amis, avec sans aucun doute des contre parties qu'on ne connait pas.

On pulvérise à ce sujet l'ignominie et le mensonge en annonçant que les avocats gratuits choisis par la chambre de commerce payés par le barreau à la chambre de commerce pour aider ceux que celle-ci désignera ne connaitront pas les fichiers des participants afin de garantir la non captation de clientèle (page 7).

Ainsi donc, les confrères ne sauront rien de ceux qu'ils conseilleront aux frais de la profession.

Finalement, la convention ne prévoit pas l'usage des cagoules, soit pour les avocats, soit pour les clients.

Un avenant à la convention parait avoir donc été oublié par mon informateur.

Par bernard.kuchukian le 16/09/13
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Les lecteurs de « La Semaine juridique », édition générale, n° 38 peuvent lire ce jour une ode béate aux greffiers des tribunaux de commerce.

Par le président de leur conseil national. L'histoire classique du gala des organisateurs de galas.

Je viens donc de transmettre au journal, avec prière d'insérer, dans la rubrique « libres propos » une réplique cinglante.

Sans compter que moi, j'y suis abonné depuis plus de 40 ans.

J'ignore si « La Semaine juridique » me publiera.

Nous le verrons bien la semaine prochaine, et le cas échéant, c'est la blogosphère des avocats qui aura le dernier mot. Je vous l'assure.

Par bernard.kuchukian le 16/09/13
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Inutile d'aller chercher. Je viens de vérifier. Rachida DATI est toujours bien inscrite sur la liste du barreau de PARIS.

Donc, notamment en cette qualité de consoeur, je puis lui adresser ici un message de grande sympathie.

Le monde médiatique nous apprend en effet qu'à la rentrée du Parlement de STRASBOURG, ces jours-ci, elle discutait en public avec Monsieur Bruno GOLNISCH.

Oh, le hideux monstre raciste du Front national (1). Que n'avait-elle pas fait lorsque les journalistes se sont rués la dessus.

Alors, vous la connaissez, elle les a chassés, en ajoutant, avec a propos : « les cons ».

Ah quel mot délicieux dans la bouche d'un ancien magistrat, ancien ministre de la République, députée européenne et élue parisienne.

Madame DATI, vous a avez toujours eu ma sympathie. Je l'ai exprimée souvent sur ce blog lorsque vous étiez le garde des sceaux. Rien n'a changé.

Surtout pas, lorsque les journalistes en question nous annoncent qu'après cette altercation, l'entretien DATI - GOLNISCH s'est poursuivi devant un verre.

Entre gens civilisés, quoi...

(1) Je rappelle que les sanctions disciplinaires prononcées par l'université contre lui ont été cassées donc annulées sans renvoi par la chambre criminelle.