bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 30/11/13
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500 personnes à MARSEILLE, plus sans doute à PARIS, c'est un bide.

L'antiracisme primaire est en échec.

Comme un écho de cet échec annoncé, je me crois autorisé à citer largement le journaliste Jean BIRNBAUM dans Le Monde, où il écrit et dirige la division des livres, à paraitre demain.

On n'a pas le droit d'y changer un mot, tant est pertinente l'analyse, qui ne vient surtout pas d'un raciste, fasciste, réactionnaire, bref le catalogue de tous les noms habituels.

« Si la gauche n'avait plus que l'antiracisme pour l'extirper de son sommeil doctrinal, il ne lui resterait vraiment pas grand-chose.

C'est pourtant ce que laisse penser l'intervention de Manuel VALLS au " meeting républicain " organisé par le Parti socialiste, à Paris, mercredi 27 novembre : ceux qui ont insulté Christiane TAUBIRA, s'est enthousiasmé le ministre de l'intérieur, " ont fait la démonstration que la gauche pouvait enfin se réveiller, que la gauche était capable d'indignation ".

La déclaration est à double tranchant.

D'un côté, alors que le pouvoir traverse une période délicate, la lutte contre le racisme semble effectivement devenue le dernier repère consensuel d'une gauche déboussolée ;

Mais d'un autre côté, trente ans après la marche contre le racisme et pour l'égalité, ce repère se révèle être le lieu de la plus grande confusion, voire d'un certain obscurantisme.

Bien sûr, cet état de fait ne date pas d'hier.

Quelques années seulement après la fameuse marche, le politologue Pierre-André TAGUIEFF lançait déjà cet avertissement aux antiracistes : si vous ne voulez pas nourrir la bête immonde que vous prétendez chasser, vous devez ouvrir les yeux sur son nouveau visage.

Car le racisme n'invoque plus la biologie pour délirer sur l'inégalité entre les hommes, il fait désormais l'éloge de la différence culturelle et proclame l'incompatibilité des moeurs.

Là où le raciste « old school » opposait des surhommes à des sous-hommes, le raciste « new age » distingue des assimilables et des non-assimilables. "

Avec l'apparition d'un racisme différentialiste et culturel, nous sommes entrés dans une zone d'ambiguïté ", prévenait TAGUIEFF dans un ouvrage collectif, Face au racisme (La Découverte, 1991).

Plus de deux décennies ont passé, et la zone d'ambiguïté est donc devenue l'espace d'une extrême confusion.

En témoigne le simple fait que le même TAGUIEFF se trouve désormais régulièrement traité de raciste sur les réseaux sociaux et dans la " gauchosphère ".

En attestent aussi des épisodes apparemment anecdotiques mais significatifs.

Ainsi de ce débat sur le Front national organisé en 2012 à la Fête de L'Humanité, interrompu aux cris de " FOUREST, raciste, dégage ! " par des militants venus protester contre la présence de l'essayiste Caroline FOUREST, laquelle s'est toujours réclamée de la gauche antiraciste.

Ainsi encore, plus récemment, de cette chanson associée au film La Marche, interprétée par des rappeurs aussi emblématiques que KOOL SHEN et AKHENATON, consciences morales de toute une génération, et qui considèrent apparemment que rien n'est plus urgent que de " réclamer un autodafé pour ces chiens " de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

Ce qui est en cause, ici, c'est la question de l'islamophobie.

Car un certain antiracisme a évolué de concert avec le racisme doctrinal.

Escamotant les enjeux sociaux et politiques, l'un comme l'autre placent l'identité culturelle et religieuse au coeur de leur discours.

Voilà pourquoi toute femme portant le voile islamique peut se trouver soupçonnée de haïr la France et ses valeurs.

Et pourquoi, symétriquement, toute personne attachée à la laïcité peut être taxée de racisme, du seul fait qu'elle critique le voile comme un symbole d'oppression.

Les cris des identitaires

Les femmes et les hommes de bonne volonté, qui voudraient être attentifs aux nouvelles formes d'intolérance tout en demeurant fidèles à un universalisme exigeant, se tiennent, eux, sur la corde raide. Coincés entre les identitaires de droite, qui ont élevé l'" anti-antiracisme " au rang d'idéologie dominante, et les identitaires de gauche, qui classent comme racistes non seulement la gauche laïque issue du mouvement ouvrier, mais aussi la tradition républicaine dans son ensemble, ces femmes et ces hommes se font rarement entendre.

Dans les grands médias comme sur les réseaux sociaux, leur voix est recouverte par les cris des identitaires des deux rives, qui se donnent la main pour fustiger ces " belles âmes " coupées du réel et impuissantes.

(...) Trente ans après, nous en sommes toujours là.

Faute de se " réveiller ", la gauche antiraciste pourrait encore louper sa marche. «

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Quant à l'analyse, il n'y a rien à ajouter.

Si j'osais, j'écrirais « amen », c'est de l'hébreu. Mais l'islam le dit aussi.

Par bernard.kuchukian le 30/11/13
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C'est sans arrêt que le mot « exceptionnel » est employé dans les plus récentes délibérations du conseil de l'ordre.

Je prends en exemple ses deux dernières réunions.

D'abord, celle qui a changé « à titre exceptionnel » notre règlement intérieur, pour permettre, à la parisienne, l'élection éventuelle d'un tandem infernal, composé de dauphin et vice dauphine (1), avec une future sous-bâtonnière disciplinaire, chargée de recueillir tous les matins S.V.P. les plaintes et doléances. Un bureau des pleurs d'avocats en quelque sorte.

On sait la suite et l'heureux échec, si lamentable, de cette tentative abominable.

Du coup, sachez que j'ai évidemment décidé l'abandon du recours exceptionnel, moi aussi je suis exceptionnel, que j'avais envisagé et même commencé par la saisine préalable contre cette délibération : à la Cour d'appel, on m'aurait objecté justement que suivant les règles classiques du procès civil, je n'aurais plus eu intérêt.

Ensuite, celle du 12 novembre, lors de laquelle le rapporteur disciplinaire (2), délégué général (3) a déclaré, si j'ai bien compris, ne plus s'en sortir avec les dossiers de R.C.P., ceux de contestations des honoraires, et ceux d'ordre déontologique.

Le pauvre homme.

Alors comme il n'est surtout pas question de nous le tuer par un accident du travail ordinal, le bâtonnier a demandé la participation « exceptionnelle » de l'ensemble des membres du conseil pour l'aider.

Et à l'unanimité, quels grands coeurs, ils se sont tous « portés volontaires » je cite pour participer « exceptionnellement jusqu'à la fin de l'année » (soit 50 jours entre le 12 novembre et le 31 décembre 2013), afin de traiter les dossiers qu'on va leur confier.

Plus tard, je trouve singulière, pardon très révélatrice dans la base populaire des avocats, la réponse cinglante de la masse des confrères électeurs faite voici quelques jours à peine à ces personnages exceptionnels, lorsqu'ils ont éliminé non pas exceptionnellement mais RADICALEMENT le couple infernal candidat à l'instauration de la terreur disciplinaire.

On peut traduire par « foutez-nous la paix. »

Merci les amis. Le 5ème des travaux d'HERACLES ici le nettoyage des prétendues écuries d'AUGIAS n'aura donc pas lieu.

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(1) Rien à voir avec la célèbre petite RENAULT des années 60, y compris dans la série GORDINI, qui ne tenait pas la route, car son moteur étant placé à l'arrière par où se faisait aussi la traction, le coffre placé à l'avant devait être lesté. A n'importe quoi. Y compris à la pomme de terre.

(2) Et oui, on a un « rapporteur disciplinaire » à MARSEILLE. Comme s'il n'existait pas des choses plus graves.

(3) Comme si le bâtonnier pouvait déléguer généralement et pour tout le temps ...

Par bernard.kuchukian le 30/11/13
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Ceux qui me suivent savent que j'attaque systématiquement, désormais que j'en connais le texte, par leur mise en ligne sur le site Internet du barreau (1), suivant code d'accès, toutes les décisions du conseil de l'ordre de Marseille qui distribuent des subventions. Certaines autres aussi quand il le faut.

Je viens de prendre connaissance de la délibération du 12 novembre courant, désormais en ligne.

Je regrette de ne pas pouvoir techniquement c'est-à-dire en droit l'attaquer, en ce sens qu'elle n'a misérablement pas prévu que le père Noel du bâtonnier distribuera des vrais cadeaux aux enfants à l'arbre de Noel du 12 décembre (des bonbons et des photos, ce ne sont pas des cadeaux).

Vous me voyez devant la Cour d'appel faire reproche au bâtonnier de n'avoir pas distribué sa hotte préalablement remplie par les lutins, qui seraient ici les membres du conseil de l'ordre (2).

Je constate surtout avec plaisir qu'on ne distribue désormais plus de subventions sauf à l'association des avocats honoraires, 4.000 €

Vous avez bien lu, des avocats honoraires, pas des avocats « retraités ».

Bon, sérieusement, vous me voyez attaquer 4.000 € de subventions aux avocats honoraires à l'exact moment où je travaille à les priver du droit de vote dans une réforme de la profession. Non, je ne le ferai pas (3).

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(1) Une fois encore. Je suis juste. Remarquable initiative du bâtonnier Erick CAMPANA.

(2) Les membres du conseil de l'ordre en lutins, Bernard tu es bon.

(3) Le budget « lettres recommandées » du cabinet KUCHUKIAN va donc s'améliorer.

Par bernard.kuchukian le 29/11/13
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Lorsqu'un candidat perd les élections après avoir fait un tapage médiatique important, il est d'usage qu'il remercie ses électeurs. L'usage intensif d'Internet pour la campagne électorale devrait faciliter cette démarche.

J'étais donc curieux de lire sur Internet les remerciements du couple infernal, de déontologie de combat, qui vient heureusement de perdre très méchamment l'élection au dauphinat et au vice-dauphinat.,

Dur à retrouver.

J'y suis parvenu cependant.

Point de remerciements, toutefois.

Une annonce : « site en maintenance ».

Tout un programme (futur ?)

Que la divine Providence nous évite cela.

Par bernard.kuchukian le 29/11/13
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Je découvre ce soir une invitation personnelle circulaire, mais à mon adresse de courrier électronique, par le président de la Chambre de commerce de MONTPELLIER.

C'est pour une conférence-débat de la présentation de l'association de 1901 « 60.000 rebonds », sur le thème : « Rebondir après un échec ».

Je crois comprendre que c'est une initiative du MEDEF.

Une référence, un nom de client en marge, j'imagine qu'on m'a trouvé dans la base de données de la Chambre de commerce locale à l'occasion de formalités au registre du commerce ou au greffe du Tribunal de commerce.

Ou ailleurs, peu importe.

C'est lundi soir 2 décembre à 18 H 30 à MONTPELLIER.

L'invitation vient un peu tard et je crains de ne pouvoir y aller.

C'est très dommage.

En préalable, j'aurais eu le plaisir de complimenter quant au choix exceptionnel de la date : le 2 décembre, AUSTERLITZ.

C'est la plus grande bataille jamais gagnée par l'armée française, sous les ordres d'un NAPOLEON génial qui avait su attendre le bon moment.

Vous savez, le soleil qui se lève à midi sur la plaine d'AUSTERLITZ, le brouillard qui se dissipe, les troupes adverses qui sont déjà parties de leur place supérieure, les Français en nombre inférieur qui attendaient et sortent de leur petit bois (1).

Et le Corse, impérial, qui laisse tomber son gant : « Messieurs, allez-y ».

J'aurais ainsi eu l'occasion pour une fois de dire du bien d'une chambre de commerce : ici celle qui invite pour quelque chose de bien en citant implicitement Jacques ATTALI. On parle plus facilement des réussites que des échecs.

Ensuite, je me répète, pour regretter que ce genre d'initiative ne soit pas pris par la Chambre de commerce de MARSEILLE, accompagné de sa chambre ardente du Tribunal de commerce de notre ville, celle des sanctions en matière de procédures collectives.

Enfin, justement, pour de ne pas participer avec véhémence à ce débat fondamental par les temps qui courent.

Car tout le monde ne peut pas rebondir en cas d'échec, et l'arsenal des sanctions qui tombent sur la tète de certains et non des autres qui ont fait aussi mal fait une sélection.

Quel est alors le critère de cette sélection ?

Cette soirée de MONTPELLIER, n'est-elle pas aussi un pied de nez à Paul VALERY, le Sétois, celui qui nous disait que nous autres civilisations sommes mortelles.

Oui, mais, quid de la résurrection en matière commerciale ?

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(1) Je connais AUSTERLITZ et le fameux petit bois existe toujours. Je m'y suis même garé.

Par bernard.kuchukian le 29/11/13
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Je cite les propos à l'époque de l'indépendance de l'Algérie du général de GAULLE, rapportés par Alain PEYREFITTE.

Pourtant, sur fond de trahison, et de scandaleuse injustice raciale, l'un ni l'autre ne peuvent historiquement être mes amis.

Les miens et moi-même avons trop souffert du racisme anti pied-noir.

Voici.

«Il ne faut pas se payer de mots!

C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle.

Mais à condition qu'ils restent une petite minorité.

Sinon, la France ne serait plus la France.

Qu'on ne se raconte pas d'histoires!

Les musulmans, vous êtes allés les voir? Vous les avez regardés, avec leurs turbans et leurs djellabas? [...]

Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français.

Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de Musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante?

Si nous faisons l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé?

Mon village ne s'appellerait plus COLOMBEY-LES-DEUX-EGLISES, mais COLOMBEY-LES-DEUX-MOSQUEES!»

A un plus vieux gaulliste que PEYREFITTE, un authentique gaulliste historique de la Résistance, Jacques SOUSTELLE, le chouchou de tous les pieds noirs dont je suis, le mien donc, qui lui défendait l'Algérie française en 1959, il avait dit pratiquement la même chose, ajoutant encore : « Lorsque 60 % des députés seront des Arabes, vous direz quoi SOUSTELLE ? »µ

C'est tout pour demain. En réponse à ceux qu'on appelle au défilé demain, contre le racisme.

Par bernard.kuchukian le 29/11/13
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Qu'il me pardonne, je ne le connaissais malheureusement pas jusqu'ici. C'est tenu sur les blogs des abonnés du Monde, dont je suis pourtant.

C'est celui de Denis DONIKIAN

denisdonikian.blog.lemonde.fr

C'est une mine de choses tout à fait remarquable.

Par bernard.kuchukian le 29/11/13
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Oh rien du tout.

Vous savez mon combat et aussi celui de Jacques JANSOLIN (c'est facile à compter, on est deux) pour le nomadisme numérique des échanges entre avocats.

C'est-à-dire la possibilité de pouvoir accéder au R.P.V.A. de n'importe quel point dans le monde, sans passer par le boitier Navista obligatoire en tel point.

A part les Parisiens, qui eux ont tout compris, et n'ont pas Navista, toute la profession s'en fout.

Mais n'est ce pas, avec une grande distinction, quoi ...

Avec et y compris à MARSEILLE, d'où pourtant est née la révolte géniale et courageuse sous Dominique MATTEI.

Les confrères sont indifférents, qui nous voient comme les vaches regardent passer les trains. Paisibles. Pas concernés.

Et moi, je vais au Conseil d'Etat, et moi j'inonde la Cour d'appel de recours, etc.

Et on me regarde comme l'emmerdeur public n° 1.

Qui a cependant tout de même réussi à faire fléchir l'institution ordinale marseillaise, laquelle a finalement décidé que l'envoi par le R.P.V.A. c'est comme la notification entre avocats en toute matière. J'imagine la tète des membres du conseil de l'ordre quand ils ont su que le texte correspondant avait été rédigé ensemble par le bâtonnier et moi.

Application ce matin. Je me marre.

Une consoeur trouve amusant de m'adresser par le R.P.V.A. avant-hier et à six jours de l'ordonnance de clôture, des conclusions fleuve dans lesquelles elle change de système de défense.

Je ne me démonte pas, je modifie ma défense et lui notifie ce matin ma réponse. Par le R.P.V.A. aussi. Tout va bien, on pourra clôturer lundi, je suis pressé.

A mon âge ...

Alors voilà, cette consoeur là, qui évidemment comme les autres, n'a jamais rien fait pour soutenir le combat du numérique, et dont j'imagine qu'elle devait être bien planquée dans le camp des regardeurs de ceux qui se battent, eux comptant les points et surtout ne prenant pas partie, m'a téléphoné ce matin.

Elle m'a expliqué qu'elle n'était pas au cabinet (moi j'y suis), et qu'elle savait qu'elle avait reçu mes conclusions par le R.P.V.A.

J'imagine à ce propos qu'elle a reçu une alerte sur son téléphone cellulaire. Mais comme le R.P.V.A. provincial passe par le boitier Navista, impossible pour elle d'ouvrir le message.

Tranquille, elle m'a demandé de doubler mon envoi par un autre part Internet à une adresse commerciale de courriel, classique.

Non. Et puis quoi encore ?

Elle n'avait qu'à nous soutenir, elle comme les autres dans notre combat pour le nomadisme.

Oui parce que si le sous combat pour l'envoi numérique n'avait pas été gagné, il aurait tout de même fallu qu'elle se déplaçât, premièrement à la maison de l'avocat, et deuxièmement à son cabinet pour avoir l'acte signifié par l'huissier audiencier.

Croyez vous qu'elle aurait alors demandé à l'huissier audiencier de le lui adresser par courriel ?

Qu'elle assume.

Le manque de courage, la désinvolture distinguée, ça suffit. Je me marre. Vous dis-je.

Par bernard.kuchukian le 27/11/13
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Ouf ...

Par bernard.kuchukian le 27/11/13
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Ah, bon ...

Je tais, par simple charité chrétienne (1) le nom du confrère qui met en ligne ce jour sur un blog de notre blogosphère le communiqué présenté comme une interview d'un journaliste du DALLOZ, du président de la CAISSE NATIONALE DES BARREAUX FRANÇAIS.

Comme d'habitude, c'est de l'information officielle, genre STALINE (2) révisé BREJNEV, bien dans le rang. Chut, on se tait. Le titre est pourtant tonitruant : « Les avocats ne se laissent rien imposer ».

On s'attend alors à des choses extraordinaires.

Quand on a lu, c'est du bidon, car on vous annonce le caractère désormais obligatoire de la cotisation à la retraite complémentaire.

Ce qui va poser aussi un problème de terminologie. C'est que si la cotisation à la retraite de base est obligatoire, et que celle à la retraite complémentaire est également obligatoire, c'est que toutes les deux sont désormais obligatoires. Hein ?

De vous à moi, c'est une bonne chose et en tout état de cause, c'est quelque chose d'inévitable. Les avocats ne peuvent pas se mettre en dehors des règles générales. On est tous sur le même bateau...

Bon, mais alors le titre du DALLOZ est un mensonge, une supercherie. Parce qu'on vous annonce qu'il faut fermer nos gueules.

Et un quidam, que je ne connais pas, commente comme sur notre blogosphère en signalant qu'on a doublé le taux des cotisations de la tranche C.3.

Deux observations :

1. Le DALLOZ essaie de copier notre blogosphère. Il n'y arrive pas. Ils sont nuls ces gens là. Nous sommes les plus forts (sauf les confrères qui ne font que copier).

2. Le président de la C.N.B.F. est archi nul. Parce qu'il ne répond pas à ma question et à celle de tel député grand ami faite au gouvernement. Pourquoi en effet les cotisations obligatoires des avocats retraités actifs ne produisent-elles pas de droits nouveaux ?

Dites, cher président de la C.N.B.F., je vous ai posé PERSONNELLEMENT la question lorsque vous êtes venu à MARSEILLE en chair et en os. J'attends encore une réponse.

Vous y serez bien obligé un jour ou l'autre, puisque j'ai assigné la C.N.B.F. en justice.

Certains avocats sont fabuleux, non ?.

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(1) Je suis malheureusement catholique romain. Plus d'une fois, je regrette de n'être pas apostolique.

(2) Ah, mon grand cousin géorgien...