bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 07/11/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 5 mois

Voici que le bâtonnier nous annonce la fête des enfants du barreau de Marseille, d'arbre de Noel, le 8 décembre prochain à 18 H dans les salons Vaufrèges de mon ami HADDAD.

Il ajoute qu'on sera alors à quelques semaines près, avec les célébrations des fêtes d'Hanouka (le nouvel an juif qui se termine le 6 décembre, c'est moi qui ajoute), et d'Achoura (sauf qu'Achoura, c'est le 13 novembre).

Quelques erreurs cependant, car Hanouka, c'est surtout la fête des lumières, pardon de la lumière, pas spécialement celle des cadeaux. Avec les erreurs d'un calendrier lunaire corrigées par un pape arménien. Idem pour l'Achoura qui est un peu la fête des enfants.

Non, si l'organisation ordinale avait une meilleure culture religieuse, elle s'arrêterait au 6 décembre, fête de mon fils et surtout de la Saint-Nicolas, le seul qui ait jamais prévu de faire des cadeaux enfants.

Bon, on aurait pu aussi attendre le passage des rois-mages au début janvier, époque à laquelle les Espagnols donnent leurs cadeaux aux enfants, ou encore le nouvel an des orthodoxes et des églises autocéphales d'Orient comme celle de Géorgie, et d'Arménie. Avec là encore la distribution des cadeaux.

Bon, vous avez vu que ce billet est de technique religieuse.

Mais que surtout il parle des cadeaux qu'on doit faire aux enfants. Comme c'est l'usage chez des catholiques romains de France (j'en suis un). Je déplore à ce sujet de constater que des activités seront proposées aux enfants d'avocats, mais pas le moindre petit cadeau. Impoliment une photo souvenir avec le père Noel, qui est d'ailleurs une vague invention de Coca Cola.

Même chez Mac Do et Quick, c'est mieux. Serait-on fauchés à ce point là ?

Désolé cher bâtonnier moi KUCHUKIAN suis en mesure de t'apprendre que dans la jeunesse à ALGER, on célébrait tout. Les fêtes chrétiennes, les juives et celles de l'islam. Et on faisait des cadeaux aux gosses.

Triste fin cosmopolite et pseudo oecuménique.

Par bernard.kuchukian le 07/11/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 5 mois

Evidemment, personne ne sait, pas même vraiment le gouvernement et les parlementaires, ce qu'il adviendra finalement de la question lors du vote final de la loi de finances pour 2014. Mais les temps étant durs, la marge d'erreur est faible.

Bon, il est écrit dans le projet qu'on supprimera la taxe des 35 € au 1er janvier 2014. On aurait pu supprimer aussi celle des 150 € des avoués qui n'a aucun support constitutionnel. Mais c'est une autre histoire. Quelle patience il faut avoir ...

Soit dit au passage, cette suppression supprimera aussi une grande partie des prérogatives du Conseil National des Barreaux qui ont charge de répartir les 35 €.

Voici maintenant ce qu'on comprend à l'heure actuelle de ce qui sera certainement ainsi mis en place, qui règlera vraisemblablement la question par une pirouette.

Pour tout ce qui est de la rémunération de l'intervention au cours de la garde à vue et matières rattachées, l'Etat affectera chaque année une dotation à chaque barreau. Ce n'est pas nouveau. Sauf qu'évidemment, le montant sera fonction de la situation de la finance publique.

Et ensuite, les modalités et le montant de la rétribution de l'avocat seront déterminés dans chaque barreau par le règlement intérieur.

Nouveau : Ce règlement pourra prévoir que les avocats désignés ou commis d'office interviendront, à temps partiel, au cours des mesures selon des modalités fixées par convention avec l'ordre.

Bref, on enverra l'argent qu'on pourra aux barreaux, et ceux-ci devront se débrouiller en interne.

Avec un quart, un tiers, un demi-service pour les avocats volontaires.

Du coup, la réforme « de la garde à vue « sera elle-même réduite proportionnellement. On recule.

Quant aux conseils des ordres, je vous dis qu'il pourra y avoir du contentieux sur leurs délibérations.

Par bernard.kuchukian le 06/11/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 5 mois

Présentation publique hier soir des candidats au dauphinat marseillais. Ils sont six.

L'un d'eux définit le rôle du vice bâtonnier : être présent chaque jour à la maison de l'avocat pour recueillir les plaintes et doléances des confrères.

A la vérité, ce n'est pas nouveau.

Le thème de la plainte quotidienne avait été évoqué dans son programme par tel confrère candidat malheureux, aujourd'hui malade, et retiré de la profession, qui voici quelques années avait proposé, lui, de se tenir tous les matins à la porte d'entrée de la maison de l'avocat pour nous dire bonjour. Je lui avais amicalement fait remarquer qu'il fallait bien faire attention au racolage car à l'époque il trainait encore quelques dames de petite vertu dans le secteur de la rue Paradis.

Non, sérieusement, cette conception du bâtonnier, digne de la petite cour de la maternelle, a quelque chose de désolant.

D'abord parce la fonction d'un avocat ne doit pas être de se plaindre quotidiennement des confrères, comme on va se plaindre à la maitresse d'école, et ensuite parce qu'un élu doit avoir des choses plus grandes à faire.

Encore que, électoralement, ce que j'écris est surement faux.

Il y a bien longtemps, j'avais été invité au Palais Bourbon par un confrère marseillais député, et nous avions rencontré dans les couloirs Edouard FREDERIC DUPONT, jadis avocat lui aussi. Ce dernier avait été élu pendant 50 ans sans arrêt en plaidant gratuitement pour les concierges de PARIS dont il était devenu le héraut.

Jean-Marie LE PEN qui nous l'avait présenté nous avait expliqué que l'autre lui avait donné le secret de sa longévité. Le lundi suivant son élection du dimanche, il reprenait sa visite quotidienne et systématique des concierges de son arrondissement électoral pour recueillir leurs désidérata.

Par bernard.kuchukian le 05/11/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 5 mois

C'est bizarre cette société française, pleine de pseudo culture et tout et tout, qui va se déchainer pour tresser les louanges du plus pale crétin auteur d'un bouquin à trois sous, impossible à vendre, parce qu'illisible.

Et qui ne parle pratiquement pas du décès récent du père de S.A.S.

Pas un mot en tout cas sur les sites officiels et en premier lieu celui de la culture.

Bon, le roman policier même vendu par millions, ça ne comptera pas. Trop populaire. Aie, pas de populaire. Derrière le peuple, il y a, ou la la.

J'imagine maintenant que le défunt ait été Agatha CHRISTIE, naturalisée française, peut être. Encore que je ne sois pas très sur de ses idées politiques.

Mais comme je connais celles du regretté Gérard de VILLIERS, j'imagine qu'il était bon à jeter aux chiens.

Une fracture grave se crée en France, par le dogmatisme de certains bien-pensants de gauche. On connait bien ça au barreau aussi, non.

Salut en tout cas Monseigneur, cher prince Malko Linge, dans l'au-delà vous pourrez au moins contempler le toit enfin terminé de votre château autrichien.

Par bernard.kuchukian le 03/11/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 5 mois

Je retrouve un communiqué vieux de huit ans maintenant.

------------------------------------------

« L'assemblée générale du C.N.B. a adopté une résolution visant à la création d'un intranet de la profession d'avocat.

Dans un premier temps, nous disposerons d'une messagerie électronique sécurisée et d'une certification avec authentification de notre qualité d'avocat (véritable "signature électronique spécifique à la profession d'avocat").

Dans un second temps, il sera mis en place un "portail de services à forte valeur ajoutée", comprenant notamment : l'accès aux greffes des TGI (une convention cadre doit être conclue avec le Ministère de la Justice), les services du cadastre, le fichier des hypothèques...

"Les avocats pour avancer dans un monde moderne".

_____________________________________

Pour le portail de services à forte valeur ajoutée, il faudra encore attendre.

Par bernard.kuchukian le 02/11/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 5 mois

Un ami député m'a montré dans son petit bureau de l'Assemblée nationale (ah oui alors, ils sont petits les bureaux des députés) une pile de bouquins qu'il reçoit comme tous ses confrères députés aussi. On imagine que les auteurs d'ouvrages politiques ou un peu sensibles essaient de faire la promotion de leur livre auprès de la représentation nationale. Il m'a même proposé de m'en offrir et d'y faire mon choix.

Je n'y ai rien trouvé d'intéressant pour moi.

Peu importe. Le sujet n'est pas là.

L'essentiel c'est qu'aucun député ne s'amuse à faire jamais comme cette journaliste de télévision qui a revendu à AMAZONE le livre dédicacé qu'elle avait reçu d'un élu marseillais, lequel en avait besoin d'un exemplaire et l'a acheté d'occasion.

Voir mon autre billet de ce jour.

Non, mais ?

Par bernard.kuchukian le 02/11/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 5 mois

La Provence de ce matin raconte les mésaventures de Monsieur Patrick MENNUCCI, célèbre candidat à la prochaine municipale de MARSEILLE, qui a écrit parait-il un livre relatif à la campagne électorale de Madame Ségolène ROYAL qu'il avait soutenue. Il parait aussi que le livre est épuisé en librairie, et que pourtant, il a voulu en faire un cadeau à son fils. Un bémol, on suppose qu'il l'avait déjà fait le cadeau, et que le fils l'a égaré, ce qui n'est pas bien gentil pour son papa. Passons.

Bref, MENNUCCI fait alors comme tout le monde, il achète le livre en ligne sur Internet et, on ne nous le dit pas, mais moi je vous le dis, chez AMAZONE.

Qui lui en déniche un exemplaire d'occasion. Et le lui vend.

C'est là que l'histoire commence à être amusante. Il parait en effet que le livre d'occasion vendu à MENNUCCI comporte la dédicace qu'il avait faite lui-même à l'époque à Madame Ruth ELKRIEF célèbre journaliste parisienne. Tout le monde se s'étonner et personne de n'aller jusqu'au bout du raisonnement. Moi j'y vais.

Si l'histoire qui précède est bien exacte, sait-on jamais entre les hommes politiques avides de publicité et les journalistes de gloire, elle signifie que la journaliste précitée, censée être un relais de diffusion du bouquin en question, l'avait fichu dans un coin, et en a fait le ménage un beau matin en le bradant à AMAZONE. La suite vous la connaissez.

Ce n'est pas bien gentil, mais j'ai la certitude que c'est courant. Le journaliste de La Provence n'a pas voulu se mouiller et attaquer une consoeur, mais tous les journalistes doivent revendre tout ou partie des machins qu'on leur envoie pour faire la publicité.

Dans le temps, mon épouse avait une camarade dont le père était journaliste au Provençal, qui y était chargé de la chronique ... des disques.

Au lycée où elles étaient toutes les deux, elle revendait, à prix réduit, c'est vrai, les disques, généralement des 45 tours, flambants neufs, que recevait gratuitement son père au journal.

Par bernard.kuchukian le 01/11/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 5 mois

Pour tout dire, elle n'est pas la seule à avoir été, comment dire surprise, de l'arrivée récentes des trois otages de je ne sais plus où, tant ces affaires d'otages sont fréquentes, permettent d'enrichir l'actualité et accessoirement ou principalement leurs auteurs par les rançons.

La répétition fait qu'on est en droit de se poser finalement des questions.

Au lieu, sans arrêt, sans arrêt, sans jamais se fatiguer, d'aller charger le complot raciste et odieux dans le propos d'une femme politique qui dérange.

Encore heureux qu'il existe encore des hommes et des femmes politiques qui dérangent, parce quand on voit le résultat des autres depuis 30 ans en France, on se dit que la bien pensance, ça coute cher. Aux autres.

Il semble enfin et surtout que quand on a été otage dans des conditions aussi longues et aussi dures, suivant ce qu'on nous dit, on devrait être plus bavard à sa libération. Non ?

Le silence de ces journalistes est donc très étonnant. On finira bien par en convenir.

Mais au juste, ils allaient faire quoi là bas les journalistes ?

Par bernard.kuchukian le 01/11/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 5 mois

Voici que le sénateur maire de TOURS est mis en examen pour avoir célébré des mariages de Chinois de passage, pourtant célébrés entre personnes de sexe opposé. Pourtant, pour avoir trouvé la solution du mariage, produit d'exportation française en France, rapportant à l'économie et ne lui coutant rien, on aurait du le complimenter.

D'un autre coté, on menace de poursuites du même genre les autres maires de France, dont Madame BOMPARD, qui aimerait bien refuser de célébrer des mariages entre personnes du même sexe.

Comme c'est très à la mode actuellement, je me permets de conseiller à l'un et à l'autre de ces maires de présenter des excuses ou d'exprimer des regrets.

Nous vivons véritablement des temps surprenants, ne croyez vous pas ?

Par bernard.kuchukian le 01/11/13
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 5 mois

Je ne sais pas comment je fais, mais j'ai toujours le chic pour être là lorsqu'il ne faut pas. Et ca a commencé quand j'étais petit, avec le 13 mai 1958 sur le Forum d'ALGER. J'aurais mieux fait - les autres aussi - de n'y être pas.

J'attendais de plaider hier en 1ère chambre de la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE un dossier de pur droit civil, une affaire de gestion d'affaires dans un procès que j'avais par ailleurs gagné contre la puissante Chambre de commerce de Marseille.

Cette formation de la Cour juge habituellement le contentieux disciplinaire de tout le monde juridique ou judiciaire. Alors que la décision pouvait être comme d'habitude tenue à la disposition au greffe, je ne sais pas pourquoi le président a tenu à lire le dispositif de deux décisions disciplinaires qu'il rendait alors. Toutes les deux contre des notaires aixois, dont la presse a abondamment parlé, puisqu'ils sont convaincus d'avoir commandé et provoqué à tort des quantités extravagantes de procurations dans des opérations financières comment dire, allez, particulières. Sans compter l'absence de conseils aux clients floués, etc. Le tout avec des rémunérations exceptionnelles. Et il parait inhabituelles. C'est un bout de l'affaire APPOLONIA. Un an de suspension pour le notaire B., et une invitation à ne pas recommencer pour le notaire X.

Les avocats présents dans la salle qui connaissent soit beaucoup et directement en étant dans la série des dossiers, soit un peu et par la presse et les échos professionnels, étaient moi aussi, un peu surpris de la modicité de la condamnation, compte tenu de la gravité des faits, de leur répétitivité, et de l'aspect spéculatif condamné aussi.

Dans le même temps, quelques jours auparavant, au nom d'une liberté d'expression, mal à propos, tel confrère lyonnais, aussi crétin qu'inconséquent, a été radié, par le Conseil régional de discipline, pour avoir déclaré la partialité d'un magistrat a en raison de sa religion. Ce magistrat fut un temps avocat à MARSEILLE, je le connais bien, je le salue au passage et lui transmet mon meilleur et amical souvenir.

Les propos tenus sont aussi inadmissibles que la sanction prononcée est anormalement radicale.

Si chaque fois y compris dans la profession, qu'on a dit en colère de moi que « les Turcs n'ont pas bien fait leur travail », j'avais pu simplement obtenir des excuses...

Voulez-vous le fond de ma pensée plus généralement.

On ne peut approuver ici ni les notaires, ni l'avocat, ni les juges. C'est bien la preuve que quelque chose ne va pas dans le système disciplinaire. Car on en revient toujours à la question de la proportionnalité des situations, au prétendu droit disciplinaire incohérent qu'on leur applique, qui parait trop souvent être celui de l'émotion du moment. Ce qui n'a rien à voir avec la justice. Sauf peut être au bénéfice des notaires.