bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 31/12/13
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C'est mon petit-fils Lucas, 6 ans et demi, qui va nous faire sourire en cette fin d'année 2013.

Il a accompagné sa maman au bureau hier 30 décembre.

Il a commencé par des commentaires évidemment cocasses sur une vieille machine à écrire Underwood qui est exposée là, comme le souvenir d'un passé anté numérique révolu.

Puis, il est passé dans la rue, près du palais, devant le tableau d'affichage des ventes aux enchères au Tribunal.

Comme sa mère a une licitation affichée en janvier, elle lui a montré l'affiche correspondante.

Terreur de Lucas.

« Mais maman, c'est grave, on te recherche ».

Explication du petit-fils : un récent dessin animé de Lucky Luke, avec les affiches des Dalton effectivement recherchés.

Il l'a fallu lui dire alors que les affiches des avocats sont des papiers officiels, comme les autres, mais qu'ils recherchent les clients, et non ceux qui y sont écrits dessus. Ouf.

Tout ragaillardi et rassuré, Lucas a finalement accompagné sa maman à la maison de l'avocat pour chercher le courrier.

Et ensuite ce qui pouvait arriver est arrivé.

Il a vu en effet les trois bustes monumentaux dans la cour, ceux de EMERIGON, MONTYON, et ABATUCCI.

Et alors, son sang de jeune joueur (pas bon évidemment un peu tricheur) d'échecs à sa façon n'a fait qu'un tour :

« Trop fort les avocats avec vos pions géants ».

Par bernard.kuchukian le 31/12/13
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Vous avez le grand machin prévu en janvier prochain, je m'y suis inscrit. Voici la réponse qu'on me fait.

Nous avons bien reçu votre demande d'inscription au débat national "La Justice du 21ème siècle : le citoyen au coeur du service public de la Justice".

Votre inscription nous est bien parvenue dans les délais prévus. Néanmoins, la capacité maximale d'accueil des salles de conférence ayant été atteinte très rapidement, nous regrettons de ne pouvoir prendre en compte votre inscription.

Si des places se libéraient nous ne manquerions pas de vous recontacter.

Nous vous informons que vous serez en mesure de suivre l'ensemble des débats - sous la forme de vidéos pour les séances plénières et sous forme audio pour les 5 ateliers - sur le site internet du ministère; de la justice : Consulter la rubrique dédiée au débat national

Cordialement,

L'Equipe inscriptions

(1) A mon âge ...

Par bernard.kuchukian le 30/12/13
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Une dernière en l'état actuel des choses.

Je n'aime pas particulièrement DIEUDONNé. Pas plus que je n'aimais COLUCHE. Ceux qui font le procès de DIEUDONNE aujourd'hui sont ceux qui ont encensé et encensent encore COLUCHE. Allez comprendre.

Il faut écouter ce qu'il dit.

Et voir une chose. Il est le porte parole d'une frange malheureusement importante de la société française contemporaine qui est complètement « larguée ». Ceux à qui par démagogie on promet des tas de choses qu'on ne peut pas tenir. Alors, ceux-là se réfugient dans la révolte des mots.

Et alors, ils tapent partout où ça brille. La vérité est là, toute simple.

Par bernard.kuchukian le 30/12/13
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 9 mois

La S.N.C.M. est à l'extrémité des extrémités.

Le personnel menace donc de bloquer les bateaux et de faire grève courant décembre. On remue ciel et terre, et on injecte encore, en sachant bien que ça ne servira finalement à rien, mais à fonds perdus, de l'argent pour payer les salaires et le surplus de fin décembre. C'est maintenant payé.

Dès le 1er janvier qui suit, sous 48 heures donc, on a changé d'année, grève effective. Oui, c'est un avertissement. Pour qu'on recherche maintenant de quoi payer les salaires de fin février. Comme toutes les audaces sont permises, on vous explique que c'est "pour sauver l'entreprise". Ah bon...

Et ainsi de suite.

Très fort.

Par bernard.kuchukian le 30/12/13
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 9 mois

Voilà, c'est fait, c'est l'art. 128 de la loi de finances du 29 décembre 2013 pour l'année 2014, parue au journal officiel de ce matin, 30 décembre. Il n'y aura plus de taxe des 35 € à compter du 1er janvier 2014.

Du coup, d'autres dispositions sont abrogées, celles qui instauraient le Conseil national des barreaux comme gestionnaire de ce machin là.

Le C.N.B., c'est comme le couteau sans manche auquel il manque la lame et désormais la virole.

P.S. Revons du jour de la suppression de la taxe des 150 €...

Par bernard.kuchukian le 29/12/13
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 7 mois

Vous savez Conseil d'Etat, arrêt du 13 décembre 2013, interdiction de l'interdiction du démarchage des avocats.

Voyez maintenant le site Internet des actualités de la profession du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX.

Pas un mot.

Pas mieux sur le site du barreau de MARSEILLE. Pas un mot de mon batonnier.

KUCHUKIAN, qui c'est celui-là ?

Et le Conseil d'Etat, c'est quoi ce machin-là ?

Par bernard.kuchukian le 29/12/13
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 9 mois

Le Conseil constitutionnel a rendu ce dimanche matin sa décision pour valider, dans l'ensemble, la loi de finances pour 2014.

Les points corrigés par lui sont techniques et mineurs, mais je ne suis pas certain de tous les avoir compris.

Donc, par exemple, et cependant, la taxe des 35 € sera bien morte sous 72 heures.

Un passage me parfait intéressant, quant à l'abus de droit, dans la décision de ce jour.

La loi de finance voulait donner une définition largissime de l'abus de droit. C'était énaurme, puisque n'importe quel acte ayant pour motif principal d'éluder ou d'atténuer la charge fiscale aurait été un abus de droit.

Non, dit sagement le Conseil constitutionnel, qui déclare ainsi contraire à la constitution telle disposition de la loi de finances dans les termes suivants, je le cite:

“”118. Considérant que, compte tenu des conséquences ainsi attachées à la procédure de l'abus de droit fiscal, le législateur ne pouvait, sans méconnaître les exigences constitutionnelles précitées, retenir que seraient constitutifs d'un abus de droit les actes ayant « pour motif principal » d'éluder ou d'atténuer les charges fiscales que l'intéressé aurait dû normalement supporter .””

Par bernard.kuchukian le 29/12/13
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Est-il plus important d'" en finir" avec les pitreries de Monsieur M'BALA M'BALA,

Ou avec les incendiaires de chaque fin d'année des voitures dans la nuit du 31 décembre ?

Par bernard.kuchukian le 29/12/13
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C'est quoi à la fin cette histoire de quenelle ?

La quenelle c'est un bras d'honneur, mais droit. Et comme pied noir, désolé, je connais bien la question.

Dans les années 30, Edmond BRUA, l'immortel auteur de la Parodie du Cid, avait publié un recueil de Fables bônoises, réédité en 1972 chez BALLAND, pastichant à la pied noir Jean de la FONTAINE, que j'ai eu l'honneur d'introduire sur notre blogosphère.

L'ouvrage de BRUA avait été commenté en 1938 dans le quotidien « Alger républicain » par Albert CAMUS lui-même, qui écrivait notamment: « Ces fables suffisent à réjouir l'honnête homme ».

Dans sa septième fable, en vers bien entendu, appelée « Le bras d'honneur », BRUA écrit ceci dans la bouche de son célèbre BAGUR :

« « Et d'un oeil dédaigneux embrassant ces profanes,

Il vous leur taille un bras d'honneur

(C'est assavoir une basane

Chez le peuple africain mineur)

Ce geste apaisa la colère

Du populaire

-Oh ! oh ! s'écrient les regardans,

Son opinion nous intrigue.

-Ce n'est donc pas qu'en occident

Que les gens se mettent en ligue ?

-Ce salut là tient le mitan

Entre le bras qu'on lève et le poing que l'on tend. » »

Et dans sa fable, les Parisiens qui le reçoivent répondent ceci :

« « Nous ne professions point votre dogme à Paris,

Mais il nous parait fort commode

Et dès que nous l'aurons appris

Nous saurons le mettre à la mode » ».

Comme il pastichait LA FONTAINE, BRUA finit alors sa fable par une morale :

« « Les gens sont ainsi faits. Pour les prendre en défaut,

Le plus fort argument ne vaudra pas un zeste.

Mais « sortez »leur un nouveau geste

Et vous aurez le dernier mot. » »

DIEUDONNé aurait-il lu BRUA ?

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P.S. La définition couramment admise est la suivante. Le bras d'honneur est un geste qui marque la dérision, une manière impolie et obscène de marquer sa réprobation.

Il consiste à se taper d'une main le pli du coude de l'autre bras que l'on plie alors en dressant verticalement l'avant-bras avec le poing serré, ou parfois en faisant un doigt d'honneur.

J'ajoute que le doigt d'honneur est chose courante sur les routes américaines lorsque les conducteurs sont en colère ...

Par bernard.kuchukian le 28/12/13
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La crise mondiale, spécialement celle des pays anciennement industrialisés, face à la concurrence internationale des nouveaux accédants à l'industrie, avec des couts nettement plus bas, n'est certainement pas prête de s'arrêter. Bien au contraire.

Mais peut-on déterminer quand elle a commencé ?.

J'ai toujours entendu dire par les très vieux Arméniens qui survivent que le produit artisanal ou industriel le plus simple conçu dans une économie quelle qu'elle soit est la chaussure. Les cuirs et peaux donc. Le basique.

Je tombe alors sur une étude d'histoire sociale d'une cinquantaine de pages (en ligne sur Internet), fort bien faite en janvier 2012 par un ancien syndicaliste et homme politique socialiste local, Monsieur Raymond VACHERON. Elle est consacrée aux tanneries du PUY.

Il y rappelle l'histoire et la fin retentissante en 1974 des TANNERIES FRANCAISES REUNIES au PUY justement.

A l'époque, on n'avait pas encore les taux de chômage actuel. Et les frontières françaises n'étaient pas encore ouvertes à tout va.

Mais depuis 1969, la France n'était plus le premier producteur de peaux tannées, détrônée alors par l'Inde. Et l'Amérique latine de détrôner tout le monde en 1973.

En avril 1974, l'industriel propriétaire et président des TANNERIES DU PUY (1), malheureusement visionnaire, on a vu ce qui est arrivé plus tard dans tous les autres domaines industriels, écrivait ceci :

« « Le fait essentiel est que les pays qui composent le marché commun laissent se perpétuer, voire s'accentuer, l'hémorragie de la matière première (...) de telles pratiques consistent à rendre notre outil de travail inutile et donc de retirer le pain de la bouche des nombreux agents qui composent le personnel » ».

Trente neuf ans plus tard, la situation est identique, pardon elle s'est aggravée, et aucune solution de remplacement n'a été trouvée.

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(1) C'était Maurice SIDEM, mon petit-cousin.