bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 07/01/14
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Que voit-on dans le paysage actuel ?

Un quidam qui en plus fait beaucoup de fric avec cela, qui attaque au théâtre, indirectement ou directement juifs et Shoah. Alors le monde politique et médiatique indigné lui tombe légitimement dessus. C'est affreux, horrible, inadmissible, tout ce que vous voudrez y passe. On va tordre les lois, faire du contentieux public qui sera surement perdu par l'Etat français au nom de la liberté d'expression.

Mon sujet n'est pas là.

Il est un autre génocide, antérieur en date, aussi abominable que celui des juifs, je parle de celui des Arméniens et des Assyro-Chaldéens au début du XXème siècle, dont la volontaire ignorance a été déterminante pour décider du suivant.

Et je dis encore heureux que DIEUDONNé ne s'en moque pas.

Parce que celui-là, dont les pouvoirs publics français refusent que la négation soit sanctionnée, malgré les efforts et le travail judiciaire et administratif admirable de mon ami Philippe KRIKORIAN, celui-là n'intéresse personne.

Il y a ainsi finalement des bons martyrs, et des martyrs sans intérêt.

Ainsi s'écrit l'histoire des journalistes et des hommes politiques de France. Et même d'Europe, puisque la Cour européenne, on le sait, vient pratiquement de légitimer la critique moqueuse des Turcs en Suisse contre le génocide arménien.

Par bernard.kuchukian le 06/01/14
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Sous -titre : et les avocats qui n'y sont pour rien, victimes collatérales.

Tout MARSEILLE qui passe par là le déplore, voici une bonne quinzaine maintenant qu'un quidam protestataire, venu du Vaucluse voisin, s'est installé avec sa fourgonnette, entre le mur de notre maison de l'avocat et la barrière sur la rue. Pile poil.

Et qu'il a déployé deux grandes banderoles fustigeant la profession et surtout la société de courtage d'assurance des barreaux.

Il est là, paisible, du matin au soir.

Il n'a pas un immense succès, à moins que ce ne soient les regards aussi réprobateurs que silencieux des passants.

Je suis allé lui demander de m'expliquer son affaire.

Il reproche à son avocat du temps d'avoir manqué de perspicacité dans un important procès de droit social contre un géant de la grande distribution en lui ayant conseillé la transaction, là où les autres membres du personnel placés dans son cas ont préféré plaider en appel, et ont obtenu de substantielles indemnités. Evidemment au-delà de la transaction.

Alors, il recherche la responsabilité de l'avocat, ou plutôt il part du principe que l'assureur de l'avocat doit lui verser une indemnité équivalente à la perte par rapport aux gains des copains placés dit-il dans la même situation que lui.

Son reproche suprême est contre la société de courtage d'assurances de R.C.P. des avocats qui, selon lui, aurait du obtenir de l'assureur qu'il paie.

J'ai beau lui expliquer que lui, victime, a une action directe contre l'assureur, dont tout le monde connait le nom, qu'il m'a dit ne pas connaitre, et que je lui ai communiqué en tant que de besoin.

Rien à faire, il part du principe que la société de courtage fait de confortables bénéfices [ce que je ne savais pas et que je découvre avec intérêt] et qu'elle est seule responsable de tous ses malheurs.

Monsieur le bâtonnier, Mesdames et Messieurs les membres du conseil de l'ordre, je ne veux surtout pas me mêler de cette affaire. Mais ça commence sérieusement à faire désordre. Ne croyez-vous pas ?

Par bernard.kuchukian le 06/01/14
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J'ai ce soir une pensée amicale envers Monsieur Bruno MEGRET et son épouse, ces parias dont plus personne ne parle. Lorsque Catherine MEGRET tenait la mairie de VITROLLES, elle avait décidé de réserver les prestations aux seuls Français ou ressortissants de l'Union européenne.

Le couple s'était retrouvé en correctionnelle.

Les MEGRET sont passés à autre chose. Lui, brillant X - Ponts est retourné à son métier d'origine.

Voilà qu'on apprend aujourd'hui que le gouvernement britannique ( donc d'un Etat membre de l'Union européenne) vient de décider de réserver la gratuité de ses soins médicaux aux seuls membres de l'Union européenne, et de faire payer les autres.

A suivre, obligatoirement.

Par bernard.kuchukian le 06/01/14
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Je viens de lire quelque part, je ne retrouve plus, que nos confrères anglais se sont mis en brève grève avec quelques manifestations aujourd'hui en raison de la baisse de leurs revenus, consécutive à je ne sais quelle mesure ministérielle.

Shocking, non ?

Je me permets ce mot, car je n'ignore pas le niveau exceptionnel des tarifs britanniques, à coté desquels nous sommes des nains.

Je l'écris non seulement par expérience rapportée de clients, mais aussi par le souvenir du temps où, parce qu'elle avait encore un réseau européen continental d'agences, j'avais l'honneur d'être l'avocat d'une très grande banque britannique.

J'ai le souvenir de seigneurs ...

Par bernard.kuchukian le 06/01/14
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Lors des voeux du Conseil constitutionnel au président de la République, lundi 6 janvier 2014, à 18 heures, à l'Elysée, Jean-Louis Debré, son président, a adressé au chef de l'exécutif un sévère rappel à l'ordre. « Le respect de la Constitution n'est pas un risque, c'est un devoir » .

Par bernard.kuchukian le 05/01/14
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« Bonne année à vous Sylvie ».

La formule n'est pas de moi, mais à l'occasion de l'élection présidentielle de 1965, à laquelle il était candidat, du grand Jean-Louis TIXIER VIGNANCOUR, qui fut l'avocat du général Raoul SALAN, dont il avait sauvé la tète en 1962.

On la dit aussi de Raymond CARTIER, journaliste alors célèbre à PARIS-MATCH, pour expliquer la dénonciation du cout de la colonisation au détriment des terres paysannes françaises, comme justement la Corrèze.

C'est bizarre cette attraction de la Corrèze pour le monde politique français.

Regardez-y par exemple le château de Monsieur Jacques CHIRAC et l'attachement de sa Bernadette CHAUDRON DE COURCEL d'épouse à ce terroir pourtant nouveau pour elle.

Que voyons-nous aujourd'hui ?

Faute de pouvoir traiter au-dedans les problèmes nés de la décolonisation et des apports d'immigrés qu'elle ne peut et ne doit assimiler, la France de Monsieur François HOLLANDE joue la politique de la canonnière en Afrique noire sub-sahélienne. après la Cote d'Ivoire, ça se poursuit au Mali puis maintenant en Oubangui-Chari (1) en attendant le Zambèze (2)

Et c'est parti pour couter en temps et en argent.

Alors, il fallait bien faire quelque chose pour la Corrèze. Le lot de consolation. Faute d'avoir trouvé localement l'équivalent des chutes Victoria (3).

Alors, on a procédé à la réouverture d'un tribunal de grande instance qu'on avait fermé, quelques mois plus tôt.

C'est curieux la haute politique française, non ?

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(1) Quitte à faire dans l'histoire coloniale africaine à française, autant appeler la République centrafricaine d'aujourd'hui de son nom du temps de l'Afrique équatoriale française, soit l'Oubangui-Chari. Qui s'est même appelé un temps Oubangui-Chari-Tchad (parce qu'il y avait avec un morceau de l'actuel Tchad).

(2) Quitte à faire dans l'histoire coloniale africaine, mais non française, le Zambèze c'est un fleuve, qui passe en Nabimie et se termine au Mozambique. Au milieu est l'actuel Zimbabwe (l'ancien territoire du Zambèze)

(3) Le Zimbabwe où sont les chutes Victoria.

Par bernard.kuchukian le 04/01/14
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Réfléchissons un peu. Et même beaucoup.

Numérique + R.P.V.A. = mécanisation de la fonction administrative du dossier du juge.

A la limite extrême, les avocats, voire les parties, converseront bientôt directement avec les juges, lorsque ces derniers auront bien les machines et programmes en main. Inutile d'avoir un intermédiaire. Et en plus, ça avance. Bien.

Alors, on en fait quoi des greffiers ? Leur l'actuelle fonction tend, avec les calendriers MAGENDIE, à imprimer seulement l'arrivée des conclusions, quand toutefois il n'y a pas de problème d'achat de papier et d'encre.

Une loi de dégagement des cadres. Vous n'y pensez-pas, ça ne se fait pas. Ce serait la preuve en plus de ce que les greffiers avaient raison de craindre pour leurs emplois en raison de l'arrivée du numérique.

Trouvé, voilà, on va les convertir en juges.

Aie, mais ça ne va pas marcher, et pour cause les vrais juges vont protester. Et ils auront raison. L'E.N.M. à BORDEAUX, c'est plus mieux que l'E.N.G. à DIJON.

Alors, c'est trouvé, on va en faire comme des juges du divorce. Mais ils ne seront pas juges, seulement des officiers publics d'enregistrement.

Ce sera, vous savez comme l'éternel refrain du « Canada Dry » du temps jadis (c'était de la limonade en réalité).

« Ca y ressemble, ça en a le gout et la couleur, mais ça n'est pas de l'alcool. »

Allez circulez...

Par bernard.kuchukian le 04/01/14
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Oui, affligeant, voici le niveau général des confrères qui n'ont rien à dire sur la blogosphère et qui triomphent facilement maintenant que la taxe des 35 € a été supprimée.

Tu parles d'une nouvelle, qu'ils n'ont pas même été les premiers à mettre en ligne, pour laquelle ils ne se sont jamais battus, ou presque, ni en protestations sur la toile, et encore moins aux cotés de nous, la poignée d'avocats qui sommes allés combattre devant le CONSEIL CONSTITUTIONNEL.

Ils vont avoir, les mêmes, un sacré combat à livrer pourtant, maintenant que le vers est entré dans le fruit du divorce, avec le projet des greffiers. Qui n'attendent que cela, eux qui crèvent d'envie d'être juges...

Après les juges de proximité, ceci s'appelle aussi de la déjudiciarisation.

C'est écrit depuis des années dans les projets divers et variés.

Si on lisait davantage les commentaires des confrères - comme moi - qui ne se contentent pas de recopier les titres des publications des autres dans les journaux spécialisés, je veux dire les commentaires critiques, on saurait alors des tas de choses.

Qui ont de quoi faire réfléchir et s'inquiéter davantage encore.

J'imagine sans aucune difficulté que les magistrats de la chancellerie sont tout sauf, eux, des ânes. Eux lisent, et cherchent.

Ils ont du découvrir alors dans les textes européens, et ceci a été relayé sur mon blog à l'époque, voici plusieurs mois, une faculté étonnante ouverte aux seuls greffiers.

C'est la validation, sous forme équivalente aux exequaturs des décisions rendues dans les Etats de l'Union, ce qui ne requiert au surplus aucun avocat postulant (donc localement). Pour l'instant, j'ai seulement souligné postulant (localement).

Au surplus, on sait bien et tous que la chancellerie, quel que soit le ministre et sa couleur politique, considère la matière des personnes, donc le divorce, comme un sujet très sensible.

Mieux que cela, du produit « grand public » comme disent les spécialistes du grand commerce.

La matière des personnes est si sensible qu'on a inventé le P.A.C.S. et le mariage homosexuel. Imposés aux autorités municipales.

Alors, vous imaginez que, dans ces conditions, la défense des intérêts des personnes de sexe différents, mariés à l'ancienne, est totalement passée de mode. Même Marine LE PEN ne critique pas, c'est dire.

Enfin, l'exemple vient d'en haut : le président de la République ne s'est jamais marié.

Et il vit officiellement en concubinage à l'Elysée.

Bref, je vous avais bien dit que l'année commençait mal, attendez vous à des surprises bien mauvaises dans les mois à venir. Et pourvu que certains ne retrouvent pas les archives révolutionnaires de la période où on se mariait et on divorçait aussi par déclaration commune devant le maire.

Je renvoie inlassablement au chef d'oeuvre de Jean-Paul RAPPENEAU, « Les mariés de l'an II » [1971], le film dans lequel le maire de NANTES divorce, sur leur déclaration commune, les personnages joués par Jean-Paul BELMONDO et Marlène JOBERT. Historiquement, c'est un sans faute.

Finalement, quelque part, je vois déjà des tas de J.A.F. qui se diront soulagés de n'avoir pas à subir les assauts réguliers des pleurnicheurs de tout poil du genre : « il m'a ramené le petit avec une heure de retard » entre autres choses.

Réfléchissez bien avant de hurler contre ce billet.

Par bernard.kuchukian le 03/01/14
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Voyager en Catalogne, à BARCELONE, donne à réfléchir à des échéances de quelques années.

Les Catalans veulent en effet organiser un référendum à la fin de 2014 sur leur indépendance pure et simple.

Les Catalans veulent avant tout parler le catalan, le reste ils s'en fichent, puisque la région, pardon le pays, est économiquement auto-suffisant.

Alors, on est bien obligé de remarquer des détails qui en disent long.

Voyez par exemple les bulletins de télévision météo locaux, qui vont annoncent le temps partout en Catalogne, y compris à... PERPINHYIA (PERPIGNAN).

Et puis, on se rend compte aussi que la ligne du train à grande vitesse (l'AVE) a été totalement construite depuis des années par les chemins de fer espagnols, coté espagnol, pardon catalan. Sauf qu'au lieu de s'arrêter à la frontière française, elle s'arrête à ... PERPIGNAN, 25 kilomètres plus loin.

Et si l'avenir de l'Europe passait par les régions, ou les petits Etats ? Et si le Roussillon français devenait un jour un morceau de Catalogne nouvelle ? Si peu de chose à changer dans le traité des Pyrénées de 1659.

On pourrait penser à cela au moment où notre président du moment déclare protéger les langues régionales.

Alors, par ailleurs, un jour Kenavo, France et Français ?

Par bernard.kuchukian le 03/01/14
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A moins qu'il ne l'ait déjà, mais alors il ne le sait pas.

On sait cette question fondamentale, essentielle admirable, tout ce que vous voulez posée par notre (je sais Philippe, on n'est pas nombreux) Philippe KRIKORIAN.

Il l'a posée devant le Conseil d'Etat cet été.

Nous sommes au moins deux à nous être joints à lui, le bâtonnier GIROUD et moi-même.

Nous sommes informés de ce qu'en des temps de traitement record, la 6ème sous-section du Conseil d'Etat jugeant seule traitera l'affaire, au rapport public de Monsieur Xavier de LESQUEN,

Au Palais royal, et en séance publique le 16 janvier 2014 à 9 H 30.

Bon, ça n'intéressera personne dans la profession, une fois de plus.