bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 30/06/14
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 11 mois

 

Je lis ce soir  ceci dans un communiqué du C.N.B. en ligne sur nos boites de courriels, à propos des contestations en cours  (c’est le C.N.B. qui parle).

 

« « Considère que la solidarité de la profession, déjà largement sollicitée, n’a pas à être encore appelée à se substituer aux carences de la solidarité nationale.

« « Constate que le gouvernement refuse ainsi de prendre la mesure de la gravité de la situation, préférant s’accommoder d’un système exsangue alors que l’accès au droit et à la justice pour tous constitue une exigence démocratique. » »

En français vernaculaire, le mien, le votre, voilà qui voudrait dire  que le gouvernement dit à la profession :

« Nous on en a assez donné pour le moment.

« Si vous en voulez davantage  pour l’A.J., on va vous taxer tous. »

Si c’est bien cela :

Non aux revendications d’A.J.

Oui au gouvernement, c’est ainsi, inutile de taxer tous les confrères.

Même pour une pseudo solidarité démagogique et professionnelle, les impôts, ça va comme ça.

Par bernard.kuchukian le 30/06/14
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 11 mois

 

Voici qu’on apprend que le maire U.M.P. de NICE interdit dans sa commune  l’usage ostentatoire de drapeaux autres que le français.

 Il a  du voler  l’idée au maire F.N. des 13ème et 14ème arrondissements de MARSEILLE, qui n’a même pas osé. Pour l’instant.

Mais bon, pour NICE, on ne dira rien. Vérité au-delà du Var, erreur en deçà.

Et puis vous verrez demain dans Le  Monde, qui n’a rien de l’organe de propagande de Madame LE PEN la montée d’inquiétude au Royaume –uni. Non contre  les amis de notre députée européenne, mais contre l’islamisme à l’école. Une longue étude est notamment consacrée à la transformation de BIRMINGHAM.

C’est vrai que là-bas, on n’a pas de valeurs républicaines, puisque c’est un royaume. Alors du coup, on avance les valeurs britanniques. Un vilain coté nationaliste franchouillard, pardon anglouillard.

A suite, malheureusement.

 

Par bernard.kuchukian le 30/06/14
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 11 mois

 

 

""La ingratitud es hija de la soberbia"".

                            ______________________________________

Souvent, l’été, c’est le temps des départs.

A ce qu’on murmure, Luc LE ROUX,  journaliste  judiciaire de LA PROVENCE, doit s’en aller,   préférant la clause de conscience à la nouvelle direction de Bernard TAPIE.

Avant son départ, il nous livre  dans le journal ce matin une demie page d’entretien avec la première présidente de la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE qui s’en va également.

Evidemment pour d’autres raisons.

Laquelle dresse un bilan plutôt flatteur – et franchement plutôt vrai – du bon  fonctionnement global de ladite Cour d’appel depuis quelques années. Le temps des retards homériques est heureusement passé.

Ce haut magistrat donne  à cela toutes sortes d’explications.

On peut regretter cependant qu’elle n’ait pas dit un mot un seul des avocats, non plus que des efforts considérables qu’ils ont faits avec l’adoption et le bon fonctionnement du R.P.V.A.

Car, qu’on le veuille ou non, de notre coté, ça marche, et on veut que ça marche.

Et le  barreau de Marseille, avec ses combats directs ou obligés (par des fous comme moi) y a été pour quelque chose.

L’ingratitude du juge vous dis-je.

ET ENCORE:

La présence du haut magistrat qui s'en va aura pratiquement correspondu avec le temps de la suppression des avoués, de la procédure MAGENDIE, et de l'arrivée des avocats en direct dans les procédures d'appel.

Il n'est pas admissible de constater que le traitement des affaires s'est alors accéléré et bien accéléré  et de n'avoir pas fait le rapprochement.

Et dire qu'on avait meme prétendu que les avoués étaient indispensables.

Mais personne n'aura le courage de dire tout cela. Moi, oui. Voici ce que je vous dis en partant,  Madame la première.

 

  ____________________________________________

L'ingratitude est la fille de l'orgueil.

Miguel de Cervantes y Saavedra, El Quijote, II, 1605

Par bernard.kuchukian le 30/06/14
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 11 mois

Le barreau de Marseille  et les autres a désormais  bien compris la situation. Mais un peu tard, et le mal a été fait.

On nous explique que la conférence des bâtonniers (que préside le marseillais Marc BOLLET) a été reçue par le garde  des sceaux, et qu’on ne veut rien entendre.

Il parait qu’on veut maintenir le projet de taxation de nos professions pour aider l’aide juridictionnelle (c’est bien cela).

Et alors bien dans l' affolement général, on vient de se rendre compte qu’un  train en cachait un autre, et quel autre train : celui de la taxation générale, à coté duquel celui de l’aide juridictionnelle, c’était du rien du tout.

Du coup, on dirait qu’on va lever le pied sur l’aide juridictionnelle.

Mais n’est-ce pas trop tard ? C’est qu’ils sont astucieux  à la chancellerie, ministre en tète.

Bref, la parade a été trouvée chez nous. Alors qu’une nouvelle grève est annoncée pour le 7 juillet, on est resté dans les trains ci-dessus.

On  va donc  affréter un T.G.V. entre Marseille et Paris pour ce jour de grève là et transporter 160 confrères aux frais de la profession pour aller manifester notre mécontentement.

Moi, je vous dis qu’ils sont malins comme des singes à la chancellerie et même davantage.

Ils pourraient même  distiller maintenant et en conséquence le bruit que ces manifestations sont celles de petits bourgeois et surtout de petites  bourgeoises qui en profiteront pour aller faire les soldes à Paris.

Au tarif des joaillers de la place Vendôme, la taxe décriée risque de faire cher, non ?

Par bernard.kuchukian le 30/06/14
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 11 mois

 

Et voilà, on va vous annoncer que la première banque française perd 9 milliards de dollars, soit une année et demi de ses meilleurs bénéfices, certains vont même vous dire que c’est la faute aux Américains.

On n’en parlera plus dans quelques jours, parce que les journaux,  qui ont besoin de la publicité de la banque,  seront priés de se taire (sans compter ceux dont le capital est propriété de la même  banque, ou qui sont engagés avec elle).

Je suppose que pour faire bonne figure et limiter la casse américaine, on aura déclaré qu’il y a eu des dysfonctionnements (Dieu que ce mot est beau) à l’intérieur.

On fera peut être tomber une tète ou deux, et on repartira comme avant.

C’est très français : plus c’est haut, moins on sanctionne les fautifs. Pour la SOCIETE GENERALE on a même fait mieux, on a trouvé ce pauvre Monsieur KERVIEL,  qui aura joué le disjoncteur maintenant derrière ses barreaux.

Qui trinque ici.

Les actionnaires, bien sur, on a tort de s’en moquer, car le capital finit par n’avoir plus confiance en ces curieux Français.  Donc l’économie générale.

Des clients partiront de la B.N.P. On tapera sur quelques primes internes, et puis tout redeviendra comme avant. Vous verrez.

Aucune tète ne tombera.

Alors, les uns nous parlent de patriotisme économique (Marine LE PEN)  et les autres de patriotisme économique (Arnaud MONTEBOURG) : bien sur, le second copie la première.

 

Mais comment au juste soutenir le patriotisme quand on voit le niveau des   responsables économiques et financiers français ?

Dire que pendant ce temps là, les parquetiers  qui n’ont rien compris, c’est vrai qu’à leur niveau, continueront à se déchainer devant les tribunaux de commerce pour demander des sanctions contre les  dirigeants des  petites sociétés faillies.

Les grands qui ont fait des conneries de la taille des grandes banques mondiales ne risquent rien eux, ils n’ont pas joué leur argent, mais le notre collectivement.

En affaires, on ne tape que sur les petits.

Notamment dans les tribunaux de commerce dont les  acteurs  sont évidemment clients des mêmes  banques dont ils ont besoin pour eux.

Encore heureux que toutes les compositions ne comportent pas de juges consulaires banquiers…

Par bernard.kuchukian le 29/06/14
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 11 mois

Je remets de l'ordre dans d'anciens billets, ce qui va donner lieu à des critiques techniques sur leur traitement thématique actuel. Mais, que le C.N.B. se rassure, ce n'est rien du tout par rapport à la suite.

                   _______________________________________________

Si je comprends bien, la France vit dans la terreur de manifestations algériennes sur son territoire si jamais l'équipe de football de là-bas gagne encore. Soit dit au passage,  deux choses:

1. Moi qui regarde de temps à autre la télévision algérienne (et oui, ça me rappelle les studios du boulevard Bru à Alger, le siège de la télévision locale, où on avait fait quelques émissions avec des copains de lycée), je sais  que leur équipe de foot est très bonne. Les commentateurs (en français) algériens lui font une seule critique: avoir du mal à tenir le choc jusqu'au bout des 90 minutes.

2. Encore une fois, j'approuve ici Eric ZEMMOUR, et ses dénonciations, et ses craintes sur le sujet. ZEMMOUR, c'est mon idole à moi.

 

Et je retrouve alors mon billet de mi-février 2014:

 

Il parait que le député socialiste Razzy HAMMADI a été malencontreusement filmé dans les rues de MONTREUIL alors qu'il assénait des coups de poing à un adversaire tout en l'apostrophant dans les termes suivants : « Fils de pute ! ... Enculé de ta race ! » et en formulant cette menace : « Je vais faire descendre toutes les cités de MONTREUIL ».

 

Interrogé le 19 janvier par BFMTV sur le comportement de cet honorable parlementaire, on dit que M. Claude BARTOLONE, président de l'assemblée nationale, a fustigé non pas ce comportement, mais les « salopards » qui, en diffusant la vidéo sur Internet, l'avaient porté à la connaissance du public en le détachant de son contexte, celui d'une agression dont, selon ses propres dires, M. HAMMADI aurait été victime.

 

On ne s'étonnera pas de trouver le mot « salopards » dans la bouche d'un président de l'assemblée nationale qui, le 12 février dernier, avait traité d' « abrutis » les députés centristes quittant l'hémicycle pour protester contre le refus du premier ministre de répondre lui-même à une question posée par leur chef de file : depuis que l'élection de mai 2012 a mis un terme à l'ère de la vulgarité sarkozyste, l'heure de la distinction socialiste a sonné et Jean-Luc MELENCHON, qui se flatte de parler « dru et cru », est manifestement devenu l'arbitre suprême de ses élégances.

 

Le jugement porté par M. BARTOLONE ne laisse pas cependant de susciter plusieurs interrogations. On s'étonnera tout d'abord que le quatrième personnage de l'État ne voit aucun inconvénient à ce qu'un représentant de la nation victime.

 

Pauvre de nous si le moindre sympathisant du Front national avait dit le dixième de cela

Par bernard.kuchukian le 29/06/14
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 11 mois

 

J’ai connaissance des conclusions du C.N.B. devant la Cour d’appel de PARIS, puisque nous sommes un petit groupe, heureusement plus nombreux cependant qu’en première instance, à le poursuivre contre  la fermeture de l’ancien site de la blogosphère.

A cette occasion, j’y lis de vilains mensonges quant à certaines interventions devant le juge des référés de Paris. Désolé les amis, mais je sais encore faire la différence entre une intervention principale et autre chose.

Le sujet n’est pas là.

Il est que malicieusement, le C.N.B.  qui m’en veut véritablement, me cite désormais dans ses conclusions. Je suis bien le seul. Je suis sa tete de Turc, ce qui, convenez en pour un Arménien, est équivalent à une injure publique.

En gros, il écrit : KUCHUKIAN nous absout, tout va bien désormais sur blog avocats.

Du calme, je n’ai jamais écrit cela. J’ai écrit que le site de remplacement est enfin  correct, qu’il a cependant des défauts, ou des oublis qu’il faut traiter. Bref, il n’est pas le miroir de l’ancien.

Ces améliorations ne sont que la conséquence du maintien des poursuites et en particulier de celle d’appel. Sans quoi, nous n’aurions rien eu. La procédure a le mérite de vous avoir faire écrire des choses précises.

Il faudra traiter la question de vos obligations en général.

Mais quant à vos engagements, gens du C.N.B.,  désolez, mais ils ne sont pas encore tous tenus.

Impossible de transférer avec les codes que vous nous avez donnés.

Quant à la clé U.S.B. offerte à chaque blogueur, je ne l’ai pas reçue alors qu’on me l’a annoncée par une lettre recommandée A.R. d’envoi dans laquelle elle n’était pas.

Des confrères amis  me contactent en off par courriel pour me signaler la même chose.

Dites, là – haut : ON NE MENT PAS.

Nous avons je crois jusqu’à la mi – juillet pour vous répliquer.

On le fera. 

L’affaire n’est pas encore terminée.

 

Par bernard.kuchukian le 29/06/14
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 11 mois

 

Oui, Marine LE PEN chérie, vous avez mille fois raisons et plus. Si c’est possible.

Il faut mettre fin au système de droit et de fait de la double nationalité, surtout la  franco-algérienne, comme c’est la plus scandaleuse, ou toute autre, dès lors que l’autre n’est pas dans l’Union européenne.

Pour la franco-algérienne, il existe au surplus des quantités d’arguments de droit. Même ces  accords d’Evian scélérats, qui n’ont jamais été appliqués  coté algérien, ne prévoyaient pas le scandale que vous dénoncez à juste titre.

Au surplus, la double nationalité joue dans un seul sens.

C’est quoi  en effet ce système dans lequel après avoir chassé les pieds noirs d’Algérie et volé leurs biens, les Algériens s’installent en France, sans qu’on touche à leur patrimoine, qu’on contribue au contraire à constituer, tandis qu’on leur donne une nationalité française sur laquelle ils ont craché en 1962. Pour laquelle les pieds noirs ont été spoliés et humiliés.

Et ce n’est pas tout, chère Marine, vous en avez encore oublié.

Voyons,  il existe toujours sauf erreur de ma part –comme j’aimerais me tromper- des accords militaires qui prévoient  que les beurs Français peuvent aller faire leur service militaire dans l’armée algérienne, puisque là-bas on est Algérien.

S.V.P., traitez aussi ce scandale là.

Ca suffit à la fin.

 

Par bernard.kuchukian le 29/06/14
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 11 mois

Le tout récent mouvement protestatif des avocats mérite,   pour une fois une  étude dans le détail. Ici, dans le détail chronologique. 

Oui, chronologique.

Parce que lorsque le mot d’ordre de grève a été lancé, c’était seulement pour protester,  comme d’habitude,  contre le faible taux de rémunération de l’aide juridictionnelle,  inchangé depuis des années, etc. etc.

De la revendication syndicale  classique donc,  du temps où les salariés,   plus ou moins surs de leur emploi,  protestaient parce qu’ils étaient mal payés. C’est qu’aujourd’hui,  de crainte de ne plus être payés du tout  par crainte de  de licenciements, ils ne protestent plus à propos de leurs rémunérations.

Je rappelle au passage à ceux qui l’ont jamais appris que les avocats ne sont pas des salariés, article 1, et que dans ces conditions,  entre autres, ils ne sont pas tenus aux obligations de respect  ou de déférence particulière envers leurs élus, qui ne sont surtout pas leurs employeurs, art. 2.

Il y a à écrire là-dessus.

Et puis, rapidement, le but de la protestation  a tourné. Il est devenu l’opposition au projet qu’on prête au gouvernement de créer une taxe parafiscale contre la seule profession,  afin de financer l’aide juridictionnelle. Projet scandaleux, inadmissible, tout ce que vous voulez. Je suis d’accord.

C’est sans doute alors,  et alors seulement,  qu’on s’est enfin rendu compte de ce que depuis des années,  et encore cette fois-ci,   les représentants élus de la profession, par leurs actions irréfléchies à propos de l’aide juridictionnelle, en temps de crise extrême, par leurs contradictions ( notamment aucune protestation contre les cadeaux faits aux anciens avoués) ont poussé certains au pouvoir socialiste à 3 % à imaginer une taxe à 7 %.

Le manque de discernement, de réflexion, la trahison des intérêts de tous pour la démagogie des autres ont ainsi conduit à ce « revirement », qui doit bien faire sourire en haut lieu. 

Et qui correspond à l’effet « boomerang » contre nous tous des protestations de l’aide juridictionnelle.

C’est que là haut, ils ont de la mémoire.

Ils se sont sans doute souvenus de cette vieille histoire il y au moins 20 ans, lorsque sous la direction d’un bâtonnier ancien militant communiste, jadis régulièrement inscrit au parti, le conseil de l’ordre marseillais avait tout simplement décidé de répartir proportionnellement au chiffre d’affaires des avocats la répartition de la prime de l’assurance obligatoire  de responsabilité civile collective souscrite par le barreau.

Evidemment, j’avais vivement protesté, et pas moi seulement. Le barreau local avait pratiquement failli exploser. Parce qu’alors j’avais soulevé la question de savoir si du coup nous avions l’obligation d’être assurés en R.C.P. collectivement par le barreau, ou si nous pouvions aller nous assurer ailleurs, moins cher évidemment pour ceux qu’on allait surtaxer.

L’affaire a donné lieu à deux arrêts de la Cour de cassation, MINASSIAN, d’un coté, KUCHUKIAN, de l’autre.

Puis à une décision que chacun pourra retrouver facilement sur le site jurisprudentiel en ligne sur Internet  de l’Autorité de la concurrence, du Conseil de la concurrence (ça s’appelait ainsi à l’époque).

J’avais perdu gagné en ce sens que pour éviter  à la fois les foudres de la Cour d’appel, et aussi de sanctionner la collusion des assureurs qui refusaient de proposer des prix (j’avais en main des documents écrits parfaitement explicites de courtiers sérieux), la profession avait calmé le jeu, et renoncé à son projet proportionnel.  En proposant un système toujours en place, qui fonctionne parfaitement.

Encore mieux,  mon barreau avait été condamné à la suite de cette affaire à une lourde amende,  toujours par le Conseil de la concurrence, parce que tel autre bâtonnier lui avait menti. C’est également en ligne sur le site jurisprudentiel de l’Autorité de la concurrence. On ne ment pas à ces gens là.

Bref, pour en revenir à la taxation collective désormais critiquée par toute la profession, à ce qu’il parait, on est allé chercher dans les archives.

Et alors, on en revient – je sais je parle encore de moi – à mes questions prioritaires de constitutionnalité.

Deux ont été évidemment rejetées, sur le thème suivant. Est-il conforme à la constitution de subordonner l’activité d’avocat à l’inscription à un barreau déterminé ?

Derrière la question, il y a l’idée qu’il peut exister différents types d’activités, ce qui peut vouloir dire aussi de principes de solidarité.

Vous avez compris que certains travaillent déjà le recours devant le Conseil constitutionnel contre quelque chose d’encore en projet.

Cela dit, parce que ceux-là,  la profession prétend encore par des poursuites ignobles les déstabiliser ont bien du mérite. N’est-il pas vrai, Monsieur le bâtonnier chef des poursuites, et auteur de tel appel irrecevable ?

 

Par bernard.kuchukian le 28/06/14
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 11 mois

 

A mon âge et dans ma situation, l’avantage  c’est une hauteur de vue indiscutable et incomparable.

Je constate quoi  de changé depuis l’époque d’il y a 44 ans lorsque je suis  devenu avocat.

Les notaires,  qui avaient une position supérieure dans les professions juridiques,  l’ont non seulement conservée, mais encore développée, par le maintien de leur « numerus clausus » et ainsi le repli sur eux. Ils n’ont pensé qu’à une seule chose : conserver  et consolider leurs intérêts propres. Ils défendent leurs intérêts, ceux des clients, ils s’en foutent.

Je vous renvoie à ce qu’a écrit Jacques ATTALI. Le pauvre, on l’a complètement oublié celui-là. Et pourtant.

Les huissiers de justice, qui n’avaient pas une position supérieure, l’ont acquise maintenant. Eux aussi n’ont pensé qu’à une seule chose : conserver et consolider leurs intérêts propres.

Les experts comptables se sont peu à peu créé un statut de qualité,  alliant libéralisme et haute technicité,  par une rigueur considérable à l’entrée dans la profession : on ne devient pas expert comptable par hasard.

Je ne parle pas des avoués. Eux ils ont été les plus forts. Ils pouvaient  devenir avocats, ou partir. La plupart d’entre eux sont partis avec 1.250.000  € en poche chacun (merci le contribuable).

Et les avocats dans tout cela ?

Leur relatif statut de caste,  du moins dans la société bourgeoise d’avant guerre et même d’immédiat après guerre, s’est transformé en une vaste maison généralement pauvre dans laquelle tout le monde et n’importe qui est entré.

Sans filtrage, sans contrôle.

On n’a pas même essayé de ne prendre  que les meilleurs.

Ni surtout  ET C’EST LE PLUS GRAVE pris le soin de s’assurer qu’il y aurait de la place et du travail pour tout le monde.

Pire, en ayant ouvert toutes grandes les portes d’entrée, les médiocres sont arrivés, ont voté et sont arrivés au pouvoir, c’est beau la démocratie.

Ainsi donc il s’est créée une république des médiocres, nécessairement  de plus en plus nombreux revendicatifs d’un gâteau qui  lui a conservé la même taille,   tandis que les bons ont  été écartés de la gouvernance.

On le voit bien avec l’arrivée des fournées (attention à ce que j’écris) d’avocats nouveaux chaque année, fournées sorties d’une université dont le niveau moyen a  sans arrêt tiré vers le bas.

C’est si vrai ce que j’écris qu’on va devoir  passer à un titre universitaire à cinq  ans au lieu de quatre, et que comme on ne sait plus quoi faire des juristes, on va tous en faire des avocats. Avec des sessions et des modules semestriels, qui auront duré trois mois…

Du coup, la direction de la profession, à quelque niveau qu’on se soit placé, n’a été et n’est encore intéressée que par l’urgence. La réflexion est impossible lorsque les barrages cèdent et que les eaux sont là.

L’urgence, c’est la survie, du moins à ce qu’on nous raconte, de masses de confrères entrés dans la profession sans s’être interrogées sur la question de savoir si elle a besoin d’eux et s’ils y survivront.

La panacée ça devait être en effet  l’aide juridictionnelle : faire payer l’Etat afin que la justice soit pour tous. Et qu’au passage les avocats encaissent la rente.

Et là, on s’est trompé de guerre, et on s’en trompe encore. Parce que l’Etat s’en fiche et qu’il a bien raison. Et que la rente, il veut nous la faire payer.

Avocat stagiaire,  arrivé au cabinet de l’immense Paul LOMBARD qui fut mon maitre,  voici plus de 42 ans, ses premiers mots  pour moi furent les suivants : KUCHUKIAN, comme avocat, vous n’êtes pas là pour défendre la justice, mais des clients.

Et voilà l’erreur fondamentale de la bataille actuelle, à propos de laquelle j’ai écris et j’écris encore que nos élus sont des traitres à nos intérêts.  Ils défendent des idéaux, la justice. Pas les avocats en général. Même s’ils donnent l’impression de le faire à travers cette bataille de l’aide juridictionnelle qui va nous retomber sur la gueule. En réalité, ils se mettent au service d'une partie des avocats, celle qui les élit, et qui subsiste nous dit-on uniquement grace à l'assistanat public.

Dans un billet du 25 juin,  je tenais  ici chronique d’une « débâcle annoncée ».

On dirait que le bâtonnier du moment a recommencé de me lire (en attendant de me poursuivre au disciplinaire, sans doute, c’est une maladie).

Voici qu’en effet dans la PROVENCE  d’hier 27 juin, il me pique l’expression employée,  et fustige lui aussi  « une débâcle »,  mais celle des pouvoirs publics.

Ce faisant, il continue à se tromper. Parce les pouvoirs publics,  qui n’ont plus le sou,  ont parfaitement compris que les avocats sont mauvais collectivement.

Alors, par une démagogie supérieure ils nous disent ceci : vous qui aimez tellement les grands principes que nous ne pouvons ou voulons plus financer, faites le vous-mêmes.

Payez, ponctionnez la profession, vous qui êtes si fiers de votre solidarité. Sous entendu, bande de crétins. Vous ne voyez pas que vous jouez  collectivement contre votre camp ?

Remarquez, on les comprend.

Voyons, cher bâtonnier, vous rappelez –vous que le conseil de l’ordre que vous présidez a voté récemment de subventionner la Chambre de commerce de Marseille pour des machins juridiques.

Oui, chers lecteurs, vous m’avez bien lu, les avocats ont subventionné les  futurs clients éventuels de certains d’entre eux.

Or je vous assure que la Chambre de commerce de Marseille qui est richissime n’a pas besoin de nos subventions.

Il s’est alors  trouvé un crétin pour aller devant la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE  dénoncer cette monstruosité. Il s’appelle Bernard KUCHUKIAN.

Vous savez ce que lui a répondu la Cour d’appel ?

C’est tout simple.

Vous êtes un sur 2.000.  Le conseil de l’ordre,  au passage ici défendu  par l’un des propres avocats de la Chambre de commerce, lui-même  membre du conseil de l’ordre,   fait comme il veut.  

Circulez, il n’y a rien  à voir.

Alors, attendons nous à des jours encore pire.

Ceci dit, je n’aime pas qu’on copie mes expressions de blog pour en faire un usage contraire.

Salut.