bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 20/12/14
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Premier point.  Ce qu’il a dit.

Il nous a dit quoi Éric ZEMMOUR exactement ?

Le Canard enchainé de ce 17 décembre 2014 rapporte ceci. Il parait que lorsque le correspondant du « Corriera della Serra » lui demande s’il prône la « déportation de  cinq millions de musulmans français », il répond : « Je sais c’est irréaliste, mais l’histoire est surprenante ? Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds noirs, vingt ans plus tard, quitteraient  l’Algérie pour rentrer en France ? (…) Cette situation du peuple dans le peuple, des musulmans à l’intérieur des Français, nous mènera vers le chaos et la guerre civile ».

Deuxième point. Ce que je suis.

Moi, je suis fils de déporté,  et déporté moi-même,  au sens de la question posée par le journaliste italien à ZEMMOUR.

KUCHUKIAN par mon père, je suis d’une famille de SMYRNE, à l’époque Asie mineure, dans l’Empire ottoman, aujourd’hui IZMIR, Turquie. 

Ma famille y vivait  assez paisiblement depuis des siècles. Comme des centaines de milliers d’autres Chrétiens qui vivaient sur ces terres historiquement les leurs. En effet les Turcs n’y sont arrivés qu’au 14ème siècle seulement. Pour les tuer et les chasser. Ceux qui y sont demeurés ont régulièrement  été poursuivis, et le mouvement s’est accéléré en 1915, avec le premier génocide du XXème siècle, celui pour qui on a fini par  inventer le mot,  celui des Arméniens.  Les Turcs de l’époque ont pris leurs biens, les ont déportés et tués. 1.500.000 d’entre eux sont morts. A côté d’eux, il y a eu mes cousins Assyro-Chaldéens, d’autres chrétiens, 500.000 environ, même sort, mêmes poursuivants.

A SMYRNE, grâce à un général allemand du nom de  Otto LIMAN VON SANDERS, on a évité le massacre. En 1915.

Mais en 1922, par le glaive et le feu, on a forcé tous les chrétiens  qui y étaient encore à quitter le pays. Ma famille, mais aussi tous les Grecs. Qui étaient même majoritaires en nombre.

Ceci  a été une déportation de plusieurs centaines de milliers de personnes, et je crois même que le gouvernement grec vient de voter une loi sur les déportations des Grecs pontins. C’est ainsi qu’on les appelle.

Fin provisoire du premier acte.

Les KUCHUKIAN sont francophiles et francophones, ils croient comme des dizaines de milliers d’Arméniens en la France, traditionnelle protectrice des minorités chrétiennes en Orient, depuis FRANCOIS 1er, qui avait dû se rappeler que le dernier roi d’Arménie, choisi par les Arméniens, avait été un LUSIGNAN, chevalier français natif du Poitou.

Ils viennent s’établir à ALGER en terre française. En 1922.

En 1962, l’indépendance de l’Algérie française, l’abandon de nos biens, de nos terres, de nos familles, de notre histoire.

Mon père a déjà connu l’exode. Ce sera son deuxième. 

Pour les autres, ma mère qui n’est pas Arménienne, mais à côté de lui, une  Française  pur jus, c’est son premier.

Et pour moi aussi, j’ai 15 ans.

Il y a des années que je vis à l’avance ce qui va m’arriver là. Les réunions de famille dramatiques.  

On prend deux valises, et on abandonne tout.  Ah, les accords d’EVIAN …

Quand vous vous retrouvez avec des parents en pleurs et quelques valises sur le Kairouan, entre ALGER et MARSEILLE, vous avez tout compris d’un certain sens de l’histoire.

Et quand vous arrivez à MARSEILLE indifférente, non,  hostile, haineuse envers les pieds noirs. C’est pareil. 

Je me souviendrai toujours du  seul premier mot aimable,   en arrivant dans ce nouveau monde, avenue des Chartreux. Je rêvais du mieux enfin, et croyais que c’était celui d’une Marseillaise. Mais non, elle s’appelait BENHAMOU, et elle  venait du Maroc… Evidemment.

Et toujours des vexations  et humiliations qui ont suivi.

Et encore, je n’étais  pas le plus à plaindre. L’expérience d’un premier exode  a fait qu’il a pu prévoir  à l’avance un petit appartement de repli à MARSEILLE. Sous la pression, et la crainte de ce plus être protégés par la France. Les nôtres quoi. On a bien fait quand on sait les massacres d’après à ORAN dans l’indifférence totale des troupes commandées par le  général KATZ. Complice ces assassins.

C’est une autre déportation, celle que j’ai vécue directement et dont je souffre encore.

Troisième point.  Et alors ?

Et alors, qui proteste aujourd’hui contre l’assassinat et la déportation des Arméniens, des Assyro-Chaldéens et des Grecs, commis par les Turcs à l’époque, donc par des musulmans  ?  Personne.  

Surement pas ceux qui s’indignent contre Éric ZEMMOUR.

Et alors, qui proteste aujourd’hui contre la déportation d’un million de pieds noirs en 1962, dont les biens, la terre, l’histoire cette fois-ci sous la poussée de musulmans ? Personne.

Qui proteste contre la confiscation de leurs biens, les spoliations, les humiliations ? Personne.

Qui a simplement eu à l’époque de l’humanité à défaut de considération à l’époque au bénéfice de ces déportés. Personne ?

C’est même pire : on en arrive à plaindre les descendants de ceux qui ont poussé les autres à la mer pour leur prendre leurs biens à défaut d’avoir pris leurs vies (la valise ou le cercueil).

Et qui après avoir pris leur pays là-bas, voudraient aller plus loin.

A ce sujet, peut-on charitablement rappeler que l’islam est une religion de conquête  militaire en Algérie ?  SAINTE MONIQUE et SAINT AUGUSTIN étaient des Berbères.

Le Canard enchainé a écrit « ZEMMOUR déménage ».

Non, pan sur le pec, c’est toi le Canard qui sur ce coup a déménagé. Bon, c’est vrai qu’ il n’a jamais vécu de déportation, lui.

Par bernard.kuchukian le 20/12/14
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Marine LE PEN a mille fois  raison, et tous avec elle.  

Il faut désormais boycotter I-Télé, et soutenir Éric ZEMMOUR.

Qui de vous à moi doit jubiler. Il y a de quoi…

Cette histoire, ça rappelle un peu le temps de Georges MARCHAIS, vous savez le    « Taisez-vous EL KABBACH ».

Et sur la blogosphère celui permanent du : Taisez-vous KUCHUKIAN ».

Chacun à son niveau, KOA.

Par bernard.kuchukian le 20/12/14
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Les moins  anciens n’ont pas connu Claude DARGET. L’excuse est facile.

Moi,  oui, notamment parce qu’il n’avait pas caché sa défense de l’Algérie française.

Il a été longtemps une vedette du journal télévisé.

Le rôle de Claude DARGET ainsi que des autres présentateurs du journal télévisé s' estompe lorsqu'Alain PEYREFITTE en avril 1962,  est nommé secrétaire d’Etat à l'information, c’est alors après 1961, le temps de l’art. 16 et la dictature du général de GAULLE.  

Le sous ministre déclarait à Léon ZITRONE que dorénavant, « le journaliste devrait s'effacer devant l'information ».

DARGET est alors cantonné à deux émissions : l'une de philatélie, dont il est amateur averti, l'autre qu'il anime depuis 1952  La Vie des animaux dont ses commentaires sont tout aussi acerbes, mais évidemment sans portée politique réelle.

En mai 1968, plusieurs journalistes de l'ORTF se mettent en grève, protestant ainsi contre la pression de l'État sur leur liberté d'expression.

DE GAULLE considère le geste comme une trahison au moment où le pays traverse une grave crise et beaucoup de licenciements sont prononcés, dont celui de Claude DARGET, qui se retire pour s'occuper uniquement de ses activités philatéliques.

Philippe BOUVARD retrouve plus tard Claude DARGET  pour l'interviewer à la télévision. Lorsqu'il demande à celui-ci :

« Qu'avez-vous fait en quittant la télévision ? »,

DARGET  lui répond, philosophe et avec son impertinence coutumière qui est voisine de celle de BOUVARD : « Ma foi, j'ai fait ce que vous feriez si demain on vous mettait à la porte ». BOUVARD :

"Je suis tenté de comparer [face à lui] ses successeurs à de simples lecteurs de téléprompteurs".

Mais les temps ont changé.

Car ZEMMOUR est plus libre encore que le pauvre DARGET, dans le temps,  qu’il n’a pas besoin de la télévision pour vivre, tant ses livres sont vendus.

L’histoire ne se reproduit pas. Elle bégaie. Mais on sait soigner les bégaiements désormais.

Par bernard.kuchukian le 19/12/14
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Première partie.

Le 21 octobre 1923, le quotidien marseillais Le Petit Provençal publiait la lettre que le sénateur maire socialiste  de la ville, le docteur (protestant) Siméon FLAISSIERES, venait d’adresser au préfet des Bouches-du-Rhône :  

« Depuis quelque temps se produit vers la France, par Marseille, un redoutable courant d’immigration des peuples d’Orient, notamment des Arméniens. Ces malheureux assurent qu’ils ont tout à redouter des Turcs. Au bénéfice de cette affirmation, hommes, femmes, enfants, au nombre de plus de 3000, se sont déjà abattus sur les quais de notre grand port. Après l’Albano et le Caucase, d’autres navires vont suivre et l’on annonce que 40000 de ces hôtes sont en route vers nous, ce qui revient à dire que la variole, le typhus et la peste se dirigent vers nous, s’ils n’y sont pas déjà en germes pullulants depuis l’arrivée des premiers de ces immigrants, dénués de tout, réfractaires aux mœurs occidentales, rebelles à toute mesure d’hygiène, immobilisés dans leur indolence résignée, passive, ancestrale. (…)

Des mesures exceptionnelles s’imposent et elles ne dépendent pas des pouvoirs locaux. La population de Marseille réclame du gouvernement qu’il interdise vigoureusement l’entrée des ports français à ces immigrés et qu’il rapatrie sans délai ces lamentables troupeaux humains, gros danger public pour le pays tout entier ».

Fin de citation.

(Je n’ai pas connu, je n’étais pas né).

Deuxième partie.

Extraits de Paris-presse l'intransigeant " Dernière heure " jeudi 26 juillet 1962.

 

Propos tenus par Monsieur Gaston DEFFERRE, maire (protestant, bizarre) de MARSEILLE :

" Que les " pieds noirs " aillent se réadapter ailleurs "

Il y a cent cinquante mille habitants de trop actuellement à Marseille. C'est le nombre des rapatriés d'Algérie qui pensent que le Grand Nord commence à Avignon et qui ne veulent pas quitter la ville du soleil malgré les sollicitations des autorités officielles

Cette présence massive de ces Français d'Afrique du Nord pose de graves problèmes au sénateur-maire, M. Gaston Defferre.


" Et les enfants ? Ici, pas question de les inscrire à l'école, car il n'y a déjà pas assez de place pour les petits Marseillais.

-Est-il vrai qu'il règne dans la ville de Marseille une certaine tension entre Marseillais et " pieds noirs " ?

- " Oui, c'est vrai. Au début, le Marseillais était émus par l'arrivée de ces pauvres gens, mais bien vite les " pieds noirs " ont voulu agir comme ils le faisaient en Algérie quand ils donnaient des coups de pieds aux fesses aux Arabes. Alors les Marseillais se sont rebiffés. "

" Mais, vous-même, regardez en ville : toutes les voitures immatriculées en Algérie sont en infraction… "

- Dans certains milieux politiques de Marseille on laisse entendre qu'aux prochaines élections, grâce aux 150.000 personnes qui sont arrivées récemment, votre siège de maire risque d'être en danger?

- " De toute façon, les élections n'auront lieu que dans trois ans et d'ici là, de l'eau peut couler sous le pont. "

" De plus, personnellement je les attends pour la bagarre. Voilà dix ans que mes ennemis politiques essaient de me faire basculer, mais il n'y a jamais eu à Marseille un maire qui ait fait autant que moi pour l'activité économique de la ville. Et ça, mes compatriotes le savent "

- Dans certains milieux de Marseille on prétend que vous avez à votre disposition une police spéciale, genre " barbouzes " est-ce exact ?

- " Non, je n'ai pas de " barbouzes " à ma disposition mais simplement des militants. Ils sont groupés en section en sous-sections. Il y en a à Marseille un peu plus de 15.000. "
" C'est la deuxième fédération de France. Et croyez-moi, ces gens savent se battre. Aux prochaines élections réunions électorales, si les " pieds noirs " veulent nous chatouiller le bout du nez, ils verront comment mes hommes savent se châtaigner. "… Ce ne sont pas eux qui viendront, mais nous qui iront casser leurs réunions. " N'oubliez pas que j'ai avec moi une majorité de dockers et de chauffeurs de taxis ! "

-Pensez-vous que les " pieds noirs " donnent l'impression d'être politiquement organisés ?
- " Non, pas du tout. Sinon ils auraient agi depuis longtemps. Il existe des membres des commandos Delta à Marseille, mais pour l'instant ils sont sans chefs et sans têtes de file. Ils sont donc inutilisables, du moins pour le moment. "

- Avez-vous embauché dans vos services municipaux des fonctionnaires " pieds noirs " ?

- " Pas question que j'embauche des fonctionnaires car, depuis mon arrivée à la municipalité de Marseille, je me suis séparé déjà de 1.500 employés. "
-
- Voyez-vous une solution aux problèmes des rapatriés à Marseille ?

-" Oui, qu'ils quittent Marseille en vitesse ; qu'ils essaient de se réadapter ailleurs et tout ira pour le mieux. "

 

Fin de deuxième citation.

(Je m’en souviens très bien, j’avais 15 ans).

 

Troisième partie.

A écrire.

 

Par bernard.kuchukian le 19/12/14
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Il y avait les commentaires anonymes, dont j’ai obtenu le rétablissement de la possibilité de censure, et je censure.

Voici maintenant quelque chose de plus insidieux : le billet qui rapporte une lettre anonyme de critiques.

Pour l’instant, c’est vaguement gentil pleurnichard, le pauvre  anonyme.

La suite bientôt.

Qui parle de loyauté ?

Par bernard.kuchukian le 19/12/14
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Ah la culture,  ma bonne dame, la culture ! Je ne parle pas de celle des commissionnaires de la culture. Non, là c’est l’incitation à l’injure contre les Français.

Voici quelques semaines, j’avais pourtant essayé d’orienter vers cet événement littéraire,  qui a bien failli lui donner le Goncourt, je crois qu’il en était tout prêt. Et il le méritait.

Je parle de Kamel DAOUD, journaliste à ORAN, polémiste de talent,  récemment reçu par un autre Oranais comme lui, Jean-Pierre ELKABACH, dans la bibliothèque du Sénat de la République.

DAOUD  a eu l’idée de donner une suite à « L’étranger » de mon compatriote pied noir Albert CAMUS (et Algérois comme moi).

En écrivant un roman « Meursault contre-enquête », dans lequel il donne un nom à l’Arabe qu’a tué MEURSAULT.

MEURSAULT     dont il voit bien qu’il a été lui-même la victime de l’histoire, celle de 99 % des pieds noirs, ceux de Belcourt comme CAMUS, et de Bab-el-Oued comme moi. Pas les colons, ni les fonctionnaires venus de métropole pour gagner plus d’argent encore.

Le style remarquable de DAOUD, et ce qu’il écrit par ailleurs lui valent maintenant des ennuis, c’est un comble, dans l’islam.  

Les salafistes algériens ont lancé contre lui une fatwa. Peut-être même  que sa vie est en danger.

C’est vrai qu’il a écrit ceci (p. 78 et suivantes de son roman, chez ACTES SUD, l’éditeur d’ARLES) :

« Nous sommes vendredi. C’est la journée la plus proche de la mort dans mon calendrier. Les gens se travestissent, cèdent au ridicule de l’accoutrement déambulent dans les rues encore en pyjama ou presque alors qu’il est midi, trainent en pantoufles comme s’ils étaient dispensés ce jour-là, des exigences de la civilité. La foi, chez nous, flatte d’intimes paresses, autorise un spectaculaire laisser-aller chaque vendredi, comme si les hommes allaient vers Dieu tout chiffonnés, tout négligés. As-tu constaté comme les gens s’habillent de plus en plus mal ? Sans soins, sans élégance, sans souci de l’harmonie des couleurs et des nuances. Rien. Ces vieux qui, comme moi, affectionnaient le turban rouge, le gilet, le nœud papillon, ou les belles  chaussures brillantes se font de plus en plus rares. C’est l’heure de la prière que je déteste le plus –et ce depuis l’enfance, mais davantage encore depuis quelques années. La voix  de l’iman qui vocifère à travers le haut-parleur, le tapis de prière roulé sous l’aisselle, les minarets tonitruants, la mosquée à l’architecture criarde et cette hâte hypocrite des fidèles vers l’eau et la mauvaise foi, les ablutions et la récitation. « 

Je ne cite rien d’autre.

DAOUD, je tutoie l’Arabe il me tutoie aussi,  tu m’as réconcilié avec mon pays natal.

Par bernard.kuchukian le 19/12/14
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Comment se  fait –il que personne ne proteste  contre ces messages,  j’imagine  d’abominable  prosélytisme chrétien, et même catholique romain, qu’on voit désormais fleurir sur la blogosphère.

Et qui s’expriment par ces deux mots abominables : « JOYEUX NOEL ».

Oui,  parce que vous irez chercher dans tous les dictionnaires de la terre, Noel c’est seulement  la célébration de la naissance,  dans la  nuit du 24 au 25 décembre,  disent la plupart des chrétiens, dans celle  du 5 ou 6 janvier,  suivant les orthodoxes et les apostoliques arméniens, du même Christ, appelé Jésus de Nazareth. Lequel  sera circoncis quelques jours après sa naissance, et  qui était donc juif.

Donc, en vertu du principe de délicatesse, etc. etc. pas de Joyeux Noel, vous allez attaquer l’autre religion, ou l’agnostique.

Du coup, ai-je le droit de signaler que dans le hall d’entrée de mon cabinet professionnel, j’ai installé comme chaque une crèche réglementaire, c’est-à-dire composée de Marie, Joseph, un âne, et un bœuf, il y doit y avoir aussi un ou deux moutons, sans compter trois rois mages, dont un de couleur.

Bon c’est chronologiquement  en vrac, puisque Jésus y est aussi, tandis que les rois mages sont  eux en avance.

J’y ajoute aussi un santon provençal, celui du prêtre arménien apostolique, le même qui avait été offert voici quelques années par le président du Conseil régional au catholicos des Arméniens apostoliques  KAREKIN II, le pape de l’église autocéphale arménienne,  en voyage justement apostolique à MARSEILLE, à l’occasion d’un grand diner auquel j’avais été convié.

L’absence du sénateur maire de MARSEILLE, Monsieur Jean-Claude GAUDIN, grand ami du conseil de l’ordre de notre barreau, puisqu’il les invite à diner,  avait été remarquée.

J’écris cela aussi,   parce que le Tribunal administratif de MONTPELLIER vient de valider ce jour, l’installation de la crèche de l’hôtel de ville de BEZIERS, dont le maire,  apparenté au  Front national, était évidemment la cible indirecte du recours.

Et je note que dans le hall de la maison de l’avocat à MARSEILLE, il n’y a pas de crèche.

Par bernard.kuchukian le 19/12/14
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Et à d’autres ans doute que je ne connais pas. Mais j’ai des circonstances en effet  d’être un avocat de banques ou d’institutionnels qui,  eux ont sans doute plus souvent le contact avec les bureaux de la publicité financière jadis conservation des hypothèques.

C’est ainsi, mon nom de famille peut être ? L’atavisme, la prédétermination, etc. Allez savoir, hein ?

Bon cela dit, je suis excellent en contentieux bancaire et redoutable dans la matière des faillites. Avis aux amateurs, les SOCIETE GENERALE, B.N.P. PARIBAS, CREDIT LYONNAIS, BANQUE POPULAIRE, CREDIT MUTUEL, etc.  puisque je suis également redoutable sur la question du démarchage (c’est l’avis du Conseil d’Etat)

Bon, les autre clients  qui me restent et il m’en reste, je vous assure,  bénéficient donc des avancées que je découvre et fais connaitre.

Une petite chose, mais bonne nouvelle dans le bon sens, celui de l’intelligence de l’administration française.

Tous les praticiens qui connaissent la matière ont découvert que les services du ministère des finances ont mis en ligne de nouveaux imprimés pour commander états et documents. Leur particularité est que désormais on vous demande en plus de votre nom et de votre adresse postale votre adresse de courrier électronique.

C’est ce matin seulement que j’ai compris le pourquoi de la chose, lorsque le chef du bureau de Draguignan m’a retourné une réquisition ancien module en me priant d’en établir une nouveau modèle, avec mon adresse de courrier électronique dessus.

Sauf que désormais, il y a deux tarifs.

Si vous voulez des photocopies et un envoi par la Poste, c’est quelques euros comme avant pour le cout matériel de l’envoi (comme auparavant). Et alors bonjour la Poste…

Mais si vous voulez un envoi numérique, vous ne payez plus les quelques euros comme avant pour l’envoi (la Poste notamment).

Du coup, vous recevez votre commande en ligne sur votre ordinateur sous 48 heures. Ah bien sur me diront les grincheux, vous allez devoir payer l’encre et le papier. Sûr, mais vous aurez économisé les timbres.

Et surtout, vous aurez vos documents sans attendre.

Bravo le service de la publicité foncière de Draguignan, en attendant les autres.

Par bernard.kuchukian le 19/12/14
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Ce billet est écrit par un avocat qui avant d’entrer dans la profession, avait réussi à l’âge de 22 ans  en bon rang au cours d’entrée de ce qui est devenu l’Ecole nationale de la magistrature (Centre national d’études judiciaires), en 1969, et a été désigné à ce titre comme auditeur, avant de démissionner par sa seule volonté. Il y a donc longtemps qu’il sait ce que sont  un juge et un tribunal.

Un avocat X, nous explique  publiquement, nous sommes sur un blog,  et son nom est connu, qu’un C.D.R. (conseil régional de discipline des avocats) aurait décidé de reproduire ses débats en ligne sur Internet.

 La compétence douteuse est douteuse ici qui ne signale pas à cette occasion  l’art. 38 ter de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse.

Car, la communication audiovisuelle,  c’est tout simplement interdit, et passible d’une amende de 4.500 €, avec confiscation du matériel ayant servi.

Car le C.D.R. est apparemment  une juridiction judiciaire, mais sans greffier, drole d'histoire,  puisque ses décisions font l’objet d’appels devant les cours d’appels avec la cour de cassation au-dessus.

Elle est composée de juges non professionnels, occasionnels au sens de la formule célèbre désormais  de la chambre commerciale de la Cour de cassation lorsque Madame FAVRE la présidait, juste avant le renvoi de la Q.P.C. de la discipline des juges consulaires devant le Conseil constitutionnel.

Juges occasionnels comme ceux du C.D.R. Non professionnels de la justice ni permanents.

Un confrère ami  a parlé de juridiction d’opérette.

Moi j’avais plaidé « les juges d’occasion » dans l’affaire des juges consulaires. 

Deux observations encore :

1°. Le matériel à saisir le sera au profit de qui. De la juridiction ou de l’Etat ?  Non de l’Etat. Oui mais, il est où alors le représentant du parquet ?

2°. Par dérogation à la règle de l’art. 38 ter, les débats des Q.P.C. au Conseil constitutionnel sont filmés avec deux caméras aux positionnements strictement fixés. Par rapport à l’avocat, une devant, et l’autre dans son dos. Rien d’autre. Plans fixes. Et le tout est en ligne sur Internet. Sauf que pour le Conseil constitutionnel, la loi a prévu une dérogation, d’ailleurs le Conseil constitutionnel n’est pas une juridiction administrative ou judiciaire.

Voici pour le confrère qui lance de mauvais bruits.

 

Par bernard.kuchukian le 19/12/14
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L’URSSAF des B.D.R. travaille exactement comme on imagine jadis au Far West, sans foi ni loi.

C’est elle qui gère aussi les recouvrements de la C.S.G. et ces autres petites choses charmantes et couteuses.

Tout le monde sait bien  que pour ceux-ci on procède par appels provisionnels en attendant de connaitre les résultats fiscaux de référence.

Justement, il peut arriver que telle année, le chiffres de référence aient diminué, de telle sorte que les appels provisionnels payés ont été trop élevés.

Le surplus devrait être rendu au cotisant. Non, l’URSSAF le garde de côté, et ne le rend jamais.

On dirait qu’elle procède par la technique du compte courant. Pourquoi pas.

Alors, il arrive qu’on s’énerve et qu’on ne paie au trimestre suivant que la différence entre ce qui a été appelé et le trop perçu antérieur pourtant révélé par l’URSSAF. J’ai ainsi procédé.

Sauf que ces gens-là n’ont pas apprécié et alors qu’ils m’avaient écrit que je disposais d’un trop versé antérieur de tant, ni remboursé, et que je l’avais déduit de la cotisation suivante, ils m’ont fait signifier une contrainte, pour ce montant (ici 5.000 € environ).

Contrainte que  j’ai immédiatement attaquée devant le Tribunal des affaires de sécurité sociale, par lettre recommandée A.R. comme d’habitude afin d’éviter qu’elle devienne définitive. Il fallait alors attendre la décision du T.A.S.S. dans quelques mois.

Alors,  pour forcer la main, et passer en force contre moi, tandis que le T.A.S.S. était saisi, l’huissier de l’URSSAF,  qui trouve que la juridiction ne va pas assez vite à son gout,  a utilisé sa contrainte non revêtue de la formule exécutoire en l’état même de mon recours et a procédé à la saisie-attribution d’un de mes comptes bancaires, bloquant un temps dix fois la somme en cause.

Dans la décision annexée de ce jour, le J.E.X. de MARSEILLE rappelle sèchement l’URSSAF à l’ordre, lui rappelle que sa contrainte dont recours non encore jugé n’est pas un titre, que peu importe que le T.A.S.S. n’ait pas encore répondu en indiquant la mise au rôle, pourvu qu’il ait été saisi régulièrement,   ordonne la mainlevée et m’accorde 1.000 €       au titre de l’art. 700.

Que je vais me faire un bonheur de faire payer à l’URSSAF.

Enfin, cette affaire la fout mal vis-à-vis d’un de  mes banquiers :

 

Voir ses avoirs bloqués en saisie attribution n’est jamais agréable. Et ne fait pas sérieux. Or, je suis sérieux, moi.