bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 28/02/15
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Encore heureux que les marchés boursiers occidentaux aient été fermés, à moins qu’on  ne découvre quelque chose loin de France,  qui m’échapperait, l’annonce du brusque décès de Martin BOUYGUES, le dirigeant et le patron d’un immense empire industriel et financier. On verra lundi sur les cours de bourse.

Et puis l’annonce ne venait pas de n’importe où ni n’importe qui : elle venait de la prestigieuse Agence France Presse.

Tète du principal intéressé, qui se porte comme on peut se porter à 62 ans, et qui est parfaitement en vie…

Alors, c’est à la fois la moindre des choses, et  inouï, plates excuses de l’agence de presse, pour couvrir quelque chose d’une gravité professionnelle extrême. La recherche d’être le premier au scoop a fait qu’on a fait n’importe quoi.

Le pire est ici. Sous la réserve ci-dessus, il n’y a aucune infraction à ce qui vient de se passer.

La société actuelle cultive d’ailleurs le mensonge, la fausse nouvelle. C’est bien l’ordinaire des politiciens, non ?

Il faudrait peut-être revoir l’art. L.322-14 du Code pénal suivant lequel seulement le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise est punie de 2 ans de prison et de 30.000 € d’amende. Vous avez compris qu’on n’a imaginé que la fausse alerte à la bombe…

Par bernard.kuchukian le 28/02/15
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La panne de R.P.V.A. évoquée par notre confrère CHHUM, présentée comme un accident, est évidemment aussi  un prétexte à traiter de ce qui se passerait si toute l’architecture actuelle du R.P.V.A. disparaissait, ensuite de la décision que doit rendre la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE.

Si seulement elle était un avertissement ultime adressé au Conseil national des barreaux pour qu’il mettre fin le plus vite possible et au plus tard le 13 mars au système monopolistique absolu actuel de NAVISTA, avec son boitier, et à l’absence de nomadisme pour les barreaux autres que celui de PARIS.

Il est certain que si ce miracle annoncé depuis des mois, mais jamais suivi d’effet, ce que j’ai écrit hier serait dépassé par les évènements, et que les rares qui continuent à se battre contre les errements actuels  n’auraient plus à se plaindre, sauf le cas échéant d’une véritable panne, mais temporaire et accidentelle celle-ci. Une vraie.

Par bernard.kuchukian le 28/02/15
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 Notre ami Etienne TARIDE  m’écrit ceci.

 

Je dois vous raconter une histoire épouvantable qui est arrivée à un de mes amis, commerçant en gros de son état.

 

                Il avait lu une petite annonce d’un thérapeute,  ainsi libellée : «  Devenez intelligent en 5 minutes »,  et il avait été tenté.

 

                Quand il était arrivé, et après qu’il eût payé 500 euros de cotisation et primes d’assurances, le thérapeute lui avait dit : « entrez dans le couloir que vous voyez devant vous par la porte de droite, traversez jusqu’au bout et sortez par la porte de gauche. Des ondes passent qui vous rendront beaucoup plus intelligent. »

 

                Ainsi fit mon ami qui, après avoir traversé le couloir était enchanté. Il comprenait sans effort ce dont il se rappelait  des règles de l’algèbre et des pensées métaphysiques de Hegel.

 

                 Quelques semaines plus tard mon ami revient chez le thérapeute. Il lui dit qu’il fallait absolument qu’il redevienne comme avant. Maintenant il s’ennuie dans les dîners de copains, il trouve lamentables les blagues qu’ils lancent. Il ne supporte plus ses amis de la Tribune de Saint Cloud quand il va soutenir le P.S.G. et qu’ils hurlent des obscénités. Il n’a plus aucun plaisir à lire des âneries envoyées par mail. Sa vie est un enfer.

 

                 Le thérapeute le prévient : « il vous suffit de régler 500 euros de cotisation et d’assurances, d’entrer dans le couloir par la porte de gauche de traverser et de ressortir par la porte de droite.  Mais, je dois vous dire que vous risquez d’être encore plus bête qu’avant. Peut-être beaucoup plus bête.

 

                 Mon ami prit le risque. Quand il ressortit,  il jeta sur le thérapeute un regard hébété. L’autre s’inquiéta :

 

                 - Je vous avais bien dit que ce pouvait être terrible, dites-moi quelque chose…parlez…

 

                 Silence et regard bovin.

 

                 - Bon dieu mais dites-moi quelque chose au moins, n’importe quoi…

             

                Mon ami s’est retourné, l’œil à peine plus clair. Il a articulé péniblement :

 

                - Je suis délégué du bâtonnier au titre de l’article 17-9. Montrez-moi votre comptabilité.

Par bernard.kuchukian le 27/02/15
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Voici en très grande partie, ce que j’ai plaidé ce matin en  audience solennelle de la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE, qui statuait notamment ensuite du renvoi de ce grand contentieux par le Conseil d’Etat.

Le cœur de discussion, c’est le fameux boitier Navista,  et l’absence de nomadisme pour les avocats provinciaux.

Sauf qu’à la dernière minute, on ne lit jamais assez les textes, nous avions découvert (merci à nous) que les délibérations à portée générale du C.N.B. avec effet sur les pratiques et usages des avocats doivent être publiées au journal officiel (art. 38-1 du décret de 1991).

Or, celle  au cœur de la discussion ne l’a jamais été. Donc, elle n’a pas d’effet : toute la communication numérique de la profession est à l’eau…

Pourquoi, le journal officiel,  dont le rédacteur en chef est le secrétaire général du gouvernement rattaché au premier ministre,  n’a-t-il pas publié ?

Sans doute parce qu’il a considéré les irrégularités de forme du travail du C.N.B.

La Cour nous a entendus pendant une heure et demie.

Une petite chose triste à la fin : le représentant de mon barreau,  suivi de celui du parquet général,  ont déclaré que mon recours était irrecevable.

Ce à quoi mon ami Philippe KRIKORIAN,  relayé par le président d’audience, ont fait remarquer que mon action a été déjà jugée recevable par arrêt l’an dernier de la  même Cour d’appel.

Il faudrait suivre, non ?

Décision le 2 avril.

Par bernard.kuchukian le 26/02/15
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Ce qu’on  apprend aujourd’hui par la bouche du président Valéry GISCARD d’ESTAING me trouble, pardon me réconforte.

Evoquant son décès prochain et possible, il a dit à l’actuel chef de l’Etat : «Je ne veux aucune cérémonie officielle, aucun hommage de l'État».

On va encore trouver ma démarche prétentieuse. Je m’en fous.

Ce qu’a dit GISCARD ressemble  toutes proportions gardées  à ce que j’ai écrit sur ce blog récemment, quand je viendrais à décéder.

Ce qui, suivant la célèbre formule du général de GAULLE, n’en doutez pas, ne manquera pas d’arriver un jour.

Car, lorsqu’on avocat décède, la cérémonie officielle évoquée par GISCARD, c’est le discours du bâtonnier et son hommage. J’ai écrit que je n’en veux surtout  pas. Surtout que ce bâtonnier là, je ne saurais pas qui il est.

Mon ami Pierre THIOLLET m’a alors écrit qu’il était prêt à le  remplacer par la messe de Saint-Pierre V, pourquoi pas.

Alors voilà.

Je suis en vie et bien en vie. Mais je dois tout prévoir.

Je dis ce qui est, et sous quelques jours, pas beaucoup, j’expliquerai le pourquoi  complémentaire des choses par de nouveaux détails.

Ce ne sera pas triste. Je vous assure. ARMENORUM.

Par bernard.kuchukian le 26/02/15
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Laquelle bégaie, on le sait bien.

Je n’avais pas plus tôt mis en ligne mon billet précédant sur le génocide arménien, 100  ans plus tard, en posant la question de savoir si c’était un détail de l’histoire, que je devais lui ajouter un post-scriptum pour celui des 500.000 Assyro-Chaldéens massacrés avec leurs cousins Arméniens à la même époque.

Personne ou presque n’en parle jamais.

Voici que je découvre  ensuite et à l’instant  que 220 Assyriens ont été enlevés dans onze villages de Syrie au cours des trois derniers jours.

Alors, comme l’ignorance générale française est crasse, on doit préciser que ces malheureux sont des chrétiens.

Leur sort risque  d’être  connu. Que Dieu nous aide.

Oh surtout pas la France et le président de la République, cette République française héritière pourtant de la tradition des rois de France, protecteur naturels des chrétiens d’Orient.

Non, notre président s’occupait d’arranger la chamaillerie autour d’un repas  d’il y a quelques jours entre un imam et un dignitaire communautaire.  Du genre, pourquoi y avait-il du vin (ou non) à table ?

Excusez –moi si je vous ai dérangés.

 

Par bernard.kuchukian le 26/02/15
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Cent ans plus tard, on peut se poser la question.

Car la loi française  n° 2001-70 du 29 janvier  2001 publiée au J.O. du 30 janvier 2001 dit,  en un article unique,  ceci : « La France reconnaît publiquement  le génocide arménien de 1915 «.

Il est convenu de considérer que la cause arménienne est le rappel dudit génocide,  pour le condamner et surtout le faire condamner.

Dès lors que la défense de cette cause arménienne reste une simple déclaration de principe, fut-elle solennelle, le génocide arménien de 1915 est –il  finalement et seulement un détail de l’histoire ?

P.S. Celui des Assyro-Chaldéens, à la même époque, serait alors un sous détail de l’histoire.

 

 

Par bernard.kuchukian le 24/02/15
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Alors voilà, le sympathique Arnaud MONTEBOURG, notre ancien confrère, a lancé son appel de PRINCETON,  contre la politique économique du gouvernement socialiste actuel.

Je lis qu’après les Etats unis, il doit aller en Algérie.

Peut-être donner une conférence du même genre.

J’imagine qu’elle ne pourra être donnée qu’à la business school de l’université d’ALGER.

Là, les vieux Pieds Noirs comme moi vont rigoler.

Car les Algériens ont installé cette école à BORDJ EL  KIFFAN, c’est à 15 km à l’est d’ALGER.

Littéralement traduit en arabe. C’est  FORT DE L’EAU. Créée par le baron de VIALAR, avec ses maraichers mahonnais  (mon arrière, arrière-grand-mère)

Aussi, patrie historique des brochettes et des merguez.

Ah FORT DE L’EAU de ma jeunesse, l’avenue de France... Nostalgie.

Qui aurait imaginé un jour ?

Par bernard.kuchukian le 24/02/15
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Non, je ne m’étais pas trompé ce matin :

Le président a bien dérapé.

A ce qu’il a déclaré du diner d’hiver au C.R.I.F. existe donc pour lui des Français de souche. Et d’autres, mais lesquels ?

Voici un sujet sur lequel je suis très à l’aise.

Oui, parce qu’on a compris que je ne suis pas un Français de souche.

Mais  du côté de ma mère, qui s’appelait BéGUé, le doute est  possible.

Je suis donc un demi-Français de souche. Ou un Français de demi-souche. Comme vous voulez.

C’est même plus subtil que cela, car du côté maternel, suivant les générations, en plus du Gascon et du Bourguignon, on trouve un peu  de Toscan, au temps où la Toscane était un grand-duché indépendant, de l’Espagnol, du Bavarois, au temps où la Bavière était un Etat indépendant, et du Piémontais, au temps où le Piémont était un Etat indépendant, avec souveraineté sur la Sardaigne.

 

Les propos présidentiels me rappellent le 4 juin 1958. Le général de GAULLE au balcon du ministère de l’Algérie, superbe bâtiment des frères PERRET, sur l’esplanade du Forum d’ALGER, j’y étais, j’avais 11 ans : "je déclare qu’il n’y a ici que des Français, des Français à part entière".

Bon, par la suite, ça a mal tourné. Aie.

 

Par bernard.kuchukian le 24/02/15
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Ce n’est pas beau  non ?

Voici le texte de la lettre  datée du 18 février courant que j’ai reçue ce matin sous pli recommandé (délirant). C’est l’U.R.S.S.A.F. de MARSEILLE qui m’écrit.

Maitre ,

L’U.R.S.S.A.F. P.A.C.A., par décision du juge de l’exécution du 18 décembre 2014,  a  été condamnée à vous payer la somme de 1.000 € sur le fondement, de l’art. 700 du Code de procédure civile, ainsi qu’aux dépens.

La situation étant à présent régularisée, je vous informe que l’ordre de virement a été donné.

Je vous renouvelle mes excuses pour les désagréments occasionnés.

Je vous prie d’agréer, Maitre, mes salutations distinguées.

 

Inouï, non ?