bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 16/03/15
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Enfin, ceux qui ont existé à partir de 1800 le plus souvent jusqu’en 1814, fin  de l’empire.

Voyage dans un passé glorieux et touchant. Ils ne sont donc pas concernés par le grand vote des deux prochains dimanches.

APENNINS, chef-lieu CHIAVARI (c’est en Italie)

ARNO, chef-lieu FLORENCE, dont le préfet avait été antérieurement ambassadeur auprès de Georges WASHINGTON,

BOUCHES DE L’EBRE, chef-lieu LERIDA (actuelle Catalogne espagnole),

BOUCHES DE L’ELBE, chef-lieu HAMBOURG,

BOUCHES DE L’ESCAUT, chef-lieu MIDDELBOURG,

BOUCHES DE L’YSSEL, chef-lieu ZWOLLE, c’est en Hollande,

BOUCHES DE LA MEUSE, chef-lieu LA HAYE, c’est encore en Hollande,

BOUCHES DU RHIN, chef-lieu BOIS LE DUC, c’est encore en Hollande,

BOUCHES DU WESER, chef-lieu BREME, c’est en Allemagne,

CORCYRE, chef-lieu CORFOU, c’est en Grèce : allez y voir les arcades et les bâtiments construits à l’époque, un morceau de PARIS,

DEUX NETHES, chef-lieu ANVERS,

DOIRE, chef-lieu IVREE (c’est dans le Piémont italien)

DYLE, chef-lieu BRUXELLES,

EMS OCCIDENTAL, chef-lieu GRONINGUE, c’est en Hollande,

EMS ORIENTAL, chef-lieu AURICH, même chose,

EMS SUPERIEUR, chef-lieu OSNABRUCK, c’est aujourd’hui en Allemagne,

ESCAUT, chef-lieu GAND, c’est bien sûr en Belgique,

FORETS, chef-lieu LUXEMBOURG,

FRISE, chef-lieu LEEWARDEN, c’est en Hollande,

GENES, chef-lieu … GENES,

ITHAQUE, chef-lieu ARGOSTOLI, c’est en Grèce,

JEMMAPES, chef-lieu MONS, c’est en Belgique,

LEMAN, chef-lieu GENEVE,

LIPPE, chef-lieu MUNSTER, en Allemagne, Basse Saxe,

MARENGO, chef-lieu ALEXANDRIE, plus précisément ALLESSANDRIA, c’est en Italie, entre GENES et MILAN,

MEDITERRANEE, chef-lieu LIVOURNE  (un de mes aïeux y est né à cette époque, j’ai l’acte de naissance rédigé en italien, en la forme des actes d’état-civil français),

MER EGEE, chef-lieu ZAKYNTHOS, une des iles ioniennes,  avec CORFOU, mais perdue très tôt,

MONT-TONNERRE, chef-lieu MAYENCE,

 

MONTENOTTE, chef-lieu SAVONE,

MONTSERRAT, chef-lieu BARCELONE,

OURTE, chef-lieu LIEGE,

PO, chef-lieu TURIN,

ROER, chef-lieu AIX LA CHAPELLE,

ROME, initialement département du TIBRE, chef-lieu … ROME,

SAMBRE ET MEUSE, chef-lieu NAMUR,

SARRE, chef-lieu TREVES, en Allemagne,

SEGRE, chef-lieu PUIGCERDA, en Catalogne espagnole actuelle,

SESIA, chef-lieu VERCEIL, VERCELLI aujourd’hui en Piémont,

SIMPLON, chef-lieu SION, en Suisse,

STURA, chef-lieu CONI, l’actuelle CUNEO en Piémont,

TANARO, chef-lieu ASTI, idem,

TARO, chef-lieu PARME,

TER, chef-lieu GERONE,

TRASIMENE, chef-lieu SPOLETE, en Ombrie,

YSSEL SUPERIEUR, chef-lieu ARNHEM, en Hollande,

ZUYDERZEE, chef-lieu AMSTERDAM.

Par bernard.kuchukian le 15/03/15
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J’ai toujours été fasciné par la principauté d’ANDORRE. 200 km de PERPIGNAN, 300 de TOULOUSE, 500 de MARSEILLE.

Surement pas par ses paysages, bon c’est la montagne.

Ni spécialement par ses habitants.

Bon, ce sont des Catalans. Aussi sympathiques que ceux de l’autre côté de la frontière.

Ni même pas sa langue, ils s’entêtent à parler catalan, alors que j’ai du mal à suivre en parlant pourtant le castillan.

Par son histoire, vous savais j’avais indiqué voici quelques mois ici sur mon blog qu’un temps, dans les années 30, la principauté s’était dotée d’un roi,  appelée BORIS 1er.

J’aurais pu ajouter qu’après la campagne de l’armée des Pyrénées, sous la Révolution, et la direction victorieuse  du général DAGOBERT (rien avoir avec le monarque à la culotte à l’envers), ANDORRE avait tout simplement été réunie à l’empire français de NAPOLEON 1er, entre 1812 et 1814, dans le département du Sègre, nom d’un cours d’eau local. Le  chef-lieu en était  alors PUIGCERDA.

Non, comme tout le monde, je suis fasciné par l’existence même de la principauté, qui,  qu’on le veuille ou non ne s’explique que par ce qu’il faut bien appeler la fraude douanière.

Heureux pays,  qui coincé entre France et Espagne,  ne vit que parce qu’il n’y a pas de taxes ou si dérisoirement.

Politiquement, la principauté est également un système démocratique et constitutionnel tout à fait original, avec par exemple réunion des électeurs en collèges dans les églises des paroisses catholiques, pour élire des députés,  dont certains sont… de confession israélite.

Et tout cela marche admirablement, tout le monde est content.

Le rêve existe : ne pas payer d’impôt.

Voici cependant un gros grain de sable : la banque.

Depuis que je connais ANDORRE (j’avais 18 ans lorsque j’y ai mis les pieds pour la première fois), tous ceux que j’ai connus à n’importe quel nouveau m’ont expliqué que c’était le paradis du secret bancaire.

Des banquiers marseillais amis, au temps où je travaillais pour leur maison, m’avaient même confié n’avoir jamais pu s’introduire dans la principauté, en raison  des usages locaux.

Que m’avait confirmés un jour,  un riche marchand local qui m’expliquait qu’il fallait attendre des années avant d’avoir la confiance du banquier. Mais qu’une fois obtenue, elle était sans faille.

Voici qu’on apprend maintenant qu’une grande banque locale andorrane est soupçonnée de fraudes internationales de toute première grandeur, par milliards, drogue and co. Arrestation, intervention de la Banque d’Espagne, etc.

Aie.

Par bernard.kuchukian le 14/03/15
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Voici qu’à BEZIERS, le maire et son conseil municipal lavent un peu la honte des accords d’EVIAN , et décident de changer le nom de la rue du 19  mars 1962.

Elle correspond au lendemain de la date de la signature de ceux-ci, par lesquels on brada l’Algérie française, 132 ans d’histoire de France, y compris 130 ans de mon histoire familiale,  et le sort des Pieds noirs. Je m’en souviens comme si c’était hier. J’avais 15 ans.

La Bab el Oued, celle des Pieds noirs, où j’habitais,  qui s’était soulevée contre cette honte, avait été barricadée par les militaires français.

Les hélicoptères tournaient sur nos têtes. Nous étions dans un ghetto.

Quelques jours plus tard, le 26 mars, ceux de nos compatriotes rassemblées plus loin, devant la Grande Poste d’ALGER,  au bout de la rue d’Isly, étaient fusillés par la même armée française, eux qui criaient vive la France ou Algérie française, et avaient le projet de rejoindre ceux de Bab el oued.

Encore et peut être surtout aujourd’hui, je ne connais pas un si grand malaise que celui que je ressens  à chaque fois que je lis sur une plaque de rue la mention du 19  mars 1962.

Merci à BEZIERS de changer ce nom  de rue infâme, et d’y associer désormais celui d’Hélie DENOIX DE SAINT MARC, authentique  résistant, officier de Légion étrangère, héros d’Indochine, putschiste à Alger, le 22 avril 1961, avec généraux et colonels, banni de l’armée, emprisonné, puis gracié, amnistié, enfin réhabilité (par le pouvoir socialiste de François MITTERAND).

A la fin de sa vie, après un passage politique comme conseiller municipal du Front national d’AVIGNON,  fait grand-croix de la Légion d’honneur, dans  une cérémonie où l’honneur avait un sens, en présence des Légionnaires étrangers, son arme. Et de celle du bâtonnier Dominique MATTEI, qui me l’avait alors contée.

J’imagine que Robert MENARD a hésité sur le choix du nom.

C’est qu’il est né à ORAN, et qu’il aurait pu tout aussi bien suggérer le nom d’un autre grand Oranais, enfin  de BOU SFER, tout à côté,  le  général d’armée Edmond JOUHAUD, lui aussi putschiste, condamné à mort, puis sauvé de celle-ci par l’échec de la tentative de condamnation à mort du général Raoul SALAN, chef de l’O.A.S. et la plaidoirie  historique de notre confrère Jean-Louis TIXIER VIGNANCOUR.

Pour l’exemple de qui je suis devenu avocat.

Je vous salue tous Messieurs.

   _________________________________________________________________

Et si vous aviez encore le moindre doute sur ce qu’est l’honneur, lisez donc la déclaration d’Hélie DENOIX DE SAINT MARC devant le Tribunal militaire spécial constitué pour le condamner, le 5 juin 1961, quelques mois avant la honte d’EVIAN.

 

« Ce que j’ai à dire sera simple et sera court.

 

Depuis mon âge d’homme, Monsieur le président, j’ai vécu pas mal d’épreuves : la Résistance, la Gestapo, Buchenwald, trois séjours en Indochine, la guerre d’Algérie, Suez, et puis encore la guerre d’Algérie…

 

« En Algérie, après bien des équivoques, après bien des tâtonnements, nous avions reçu une mission claire : vaincre l’adversaire, maintenir l’intégrité du patrimoine national, y promouvoir la justice raciale, l’égalité politique.

 

« On nous a fait faire tous les métiers, oui, tous les métiers, parce que personne ne pouvait ou ne voulait les faire. Nous avons mis dans l’accomplissement de notre mission, souvent ingrate, parfois amère, toute notre foi, toute notre jeunesse, tout notre enthousiasme. Nous y avons laissé le meilleur de nous-mêmes. Nous y avons gagné l’indifférence, l’incompréhension de beaucoup, les injures de certains. Des milliers de nos camarades sont morts en accomplissant cette mission. Des dizaines de milliers de musulmans se sont joints à nous comme camarades de combat, partageant nos peines, nos souffrances, nos espoirs, nos craintes. Nombreux sont ceux qui sont tombés à nos côtés. Le lien sacré du sang versé nous lie à eux pour toujours.

 

« Et puis un jour, on nous a expliqué que cette mission était changée. Je ne parlerai pas de cette évolution incompréhensible pour nous. Tout le monde la connaît. Et un soir, pas tellement

lointain, on nous a dit qu’il fallait apprendre à envisager l’abandon possible de l’Algérie, de cette terre si passionnément aimée, et cela d’un cœur léger. Alors nous avons pleuré.

 

L’angoisse a fait place en nos cœurs au désespoir.

 

« Nous nous souvenions de quinze années de sacrifices inutiles, de quinze années d’abus de confiance et de reniement.

 

« Nous nous souvenions de l’évacuation de la Haute-Région, des villageois accrochés à nos camions, qui, à bout de forces, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Nous nous souvenions de Diên Biên Phû, de l’entrée du Vietminh à Hanoï. Nous nous souvenions de la stupeur et du mépris de nos camarades de combat vietnamiens en apprenant notre départ du Tonkin.

 

« Nous nous souvenions des villages abandonnés par nous et dont les habitants avaient été massacrés.

 

« Nous nous souvenions des milliers de Tonkinois sejetant à la mer pour rejoindre les bateaux français.

 

« Nous pensions à toutes ces promesses solennelles faites sur cette terre d’Afrique. Nous pensions à tous ces hommes, à toutes ces femmes, à tous ces jeunes qui avaient choisi la France à cause de nous et qui, à cause de nous, risquaient chaque jour, à chaque instant, une mort affreuse. Nous pensions à ces inscriptions qui recouvrent les murs de tous ces villages et mechtas d’Algérie :

 

« “ L’Armée nous protégera, l’armée restera “. Nous pensions à notre honneur perdu.

 

« Alors le général CHALLE est arrivé, ce grand chef que nous aimions et que nous admirions et qui, comme le maréchal DE LATTRE en Indochine, avait su nous donner l’espoir et la victoire.

 

« Le général CHALLE m’a vu. Il m’a rappelé la situation militaire. Il m’a dit qu’il fallait terminer une victoire presque entièrement acquise et qu’il était venu pour cela. Il m’a dit que nous devions rester fidèles aux combattants, aux populations

européennes et musulmanes qui s’étaient engagées à nos côtés.

 

« Que nous devions sauver notre honneur.

 

« Alors j’ai suivi le général CHALLE. Et aujourd’hui, je suis devant vous pour répondre de mes actes et de ceux des officiers du 1er REP, car ils ont agi sur mes ordres.

 

« Monsieur le président, on peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer.

 

« Oh ! je sais, Monsieur le président, il y a l’obéissance, il y a la discipline.

 

« Ce drame de la discipline militaire a été douloureusement vécu par la génération d’officiers qui nous a précédés, par nos aînés.

 

« Nous-mêmes l’avons connu, à notre petit échelon, jadis, comme élèves officiers ou comme jeunes garçons préparant Saint-Cyr.

 

« Croyez bien que ce drame de la discipline a pesé de nouveau lourdement et douloureusement sur nos épaules, devant le destin de l’Algérie, terre ardente et courageuse, à laquelle nous sommes attachés aussi passionnément que nos provinces natales.

 

« Monsieur le président, j’ai sacrifié vingt années de ma vie à la France. Depuis quinze ans, je suis officier de Légion.

 

« Depuis quinze ans, je me bats. Depuis quinze ans j’ai vu mourir pour la France des légionnaires, étrangers peut-être par le sang reçu, mais français par le sang versé.

 

« C’est en pensant à mes camarades, à mes sous-officiers, à mes légionnaires tombés au champ d’honneur, que le 21 avril, à treize heure trente, devant le général CHALLE, j’ai fait mon libre choix.

 

« Terminé, Monsieur le président. « 

Par bernard.kuchukian le 14/03/15
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Quand il écrit ce qu’on lit ce jour de lui à propos du nouveau décret de procédure.

J’approuve totalement.

Bravo aussi  et donc aux progrès de la médecine.

Par bernard.kuchukian le 14/03/15
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Un essai pour le compteur.
 

Par bernard.kuchukian le 14/03/15
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LA FIN DU DAUPHIN (suite)

On sait qu’un décret de fin décembre 2014, applicable au 1er janvier 2015, a supprimé le dauphin, et son élection.

On sait qu’un contestation sur le dauphin ainsi devenu bâtonnier au 1er janvier 2015 a été formée en ce qui concerne celui de Marseille.

On sait que la Cour d’appel d’Aix en Provence l’a rejeté.

On sait que deux pourvois en cassation ont été formés.

On ne sait pas encore ce qui sera jugé.

On doit savoir par contre  que par arrêt du 18 février écoulé,  la 3ème chambre de la Cour de cassation (n° 13-27184), au visa bien sûr de l’art. 2 du Code civil,  statuant sur l’application immédiate des textes nouveaux a jugé ceci :

« « Une loi nouvelle s’applique immédiatement aux effets à venir des situations juridiques non contractuelles en cours au moment où elle entre en vigueur » »

Et elle casse.

Question : le vote,  pour l’élection de confirmation du dauphin, quelques semaines AVANT le décret nouveau supprimant la notion de dauphin, et prévoyant d’autres modalités de désignation du bâtonnier,  est –il « une situation contractuelle en cours ».

Je crois bien que la réponse est non, et en tout cas si on lit l’espèce jugée relative à un temps d’expérience requise pour bénéficier d’une situation juridique, la Cour de cassation y écarte donc la notion même de «  situation contractuelle en cours ».

Par bernard.kuchukian le 14/03/15
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Je signale un très important décret du 11 mars sur la simplification de la procédure civile à la communication numérique au J.O. de ce matin, 14 mars.

Par bernard.kuchukian le 13/03/15
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C’est très sérieux, et présenté le 10 mars courant  au président de la République par le président de la CONFEDERATION EUROPEENNE DES TRAVAILLEURS INDEPENDANTS FRANAIS. Le texte intégral est annexé.

Mon ami Philippe KRIKORIAN ne dirait pas mieux. Je dirai même qu’il fait des émules…

Voici sa teneur.

« « Un certain nombre de faits nous incite à vous demander de bien vouloir faire procéder à une dissolution rapide du Conseil supérieur du notariat (CSN).

Comme vous le savez, l'actuel Conseil supérieur du notariat est une organisation professionnelle qui a été créée le 16 juin 1941 par le régime de Vichy. A notre connaissance, il est d'ailleurs l'une des ultimes « traces » du régime de Vichy sur le territoire français. La persistance de cette « trace » ne nous paraît ni souhaitable ni admissible dans un régime républicain.

 

Comme vous le savez aussi, cette organisation a pris en 2009 auprès des pouvoirs publics français des engagements formels qu'elle n'a en rien tenus, concernant l'évolution du nombre des notaires installés sur le territoire français. Elle a ainsi créé un préjudice grave à l'encontre de très nombreux jeunes diplômés notaires et nui considérablement à l'image de cette profession qui rassemble, en principe, des officiers ministériels et dont il est permis de supposer qu'elle est représentée par des personnes capables de respecter leurs engagements. A nos yeux, ce manquement incontestable — qu'il s'explique ou non par l'extrémisme de son malthusianisme et de son népotisme — ne peut pas être sanctionné autrement que par la dissolution de l'organisation.

Comme vous le savez également, le CSN a mené durant plusieurs mois une campagne très active à l'encontre du ministère de l'Economie, dans le cadre de l'annonce d'un projet de loi de croissance, d'activité et d'égalité des chances économiques. Certaines de ses opérations de communication ont même utilisé la photographie de la façade du ministère avec pour slogan « Bercy a tout faux ». Or, les allégations du CSN, pour certaines tout à fait mensongères, relevaient d'une absence totale de rigueur intellectuelle, étonnante et choquante de la part d'une profession d'officiers ministériels.

Depuis le mois de septembre 2014, le CSN n'a à aucun moment appelé, à notre connaissance, les membres du notariat à faire preuve de retenue dans leur vindicte à l'encontre du ministère de l'Economie. Dans ces conditions, l'apparition de menaces de mort visant la personne du ministre de l'Economie n'a pas eu lieu de surprendre. Mais en ce qui nous concerne, nous n'avons pas du tout considéré l'évocation de « plasticages possibles », avec M. Emmanuel MACRON pour cible, comme une blague... Et nous nous tenons de la manière la plus ferme à nous démarquer auprès de vous des propos inadmissibles et odieux tenus par M. Michel CHASSANG, le président de l'Union nationale des professions libérales, qui tout en condamnant les menaces de mort, les a publiquement expliquées par « l'entêtement » (sic) du ministre de l'Economie et a même assuré les « comprendre » (sic).

 

Selon les informations qui ont été fournies par plusieurs médias, Me Dominique BARTOLI, notaire à Ajaccio, serait l'une des personnes à l'origine de ces menaces. Or, nous nous permettons de vous rappeler les déclarations du ministre français de l'Intérieur sur RTL en novembre 2012 : « En Corse, les professionnels de l'immobilier, les notaires, les responsables des cercles de jeux se singularisent par leurs très faibles contributions en matière de déclarations et pourtant les infractions qui sont identifiées par Tracfin révèlent un lien entre ces secteurs et la criminalité organisée ».

 

A ce jour, nous n'avons pas connaissance que le CSN ait pris une initiative claire pour se démarquer des menaces de mort émises à l'encontre du Ministre de

l'Economie.

En octobre 2014, Monsieur Yannick BLANC, préfet, s'est publiquement indigné des manifestations des notaires et huissiers de justice. Ce représentant de l'Etat dans le département du Vaucluse a pris l'initiative de dénoncer, à mots feutrés, le scandale que constitue sur le territoire français le mode de fonctionnement actuel de certaines professions réglementées et la « malhonnêteté intellectuelle » des représentants du notariat dans le Vaucluse. En réplique, l'attitude des notaires d'Avignon a consisté à indiquer à ce préfet que son nom et le contenu de son discours seraient transmis au CSN. C'est là une réaction qui ne manque pas, à notre sens, de faire songer aux usages de la « camorra » napolitaine.

Enfin, la révélation en janvier 2015 par la chaîne de télévision France 2 (« L'Oeil du 20 Heures », Groupe France Télévisions) du fait que 174 députés français ont

pratiqué, pour leurs amendements au projet de loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, le « copier-coller » des propositions du Conseil

Supérieur du Notariat, n'a pas manqué de susciter l'émoi de divers membres de notre Confédération. Résultat du « lobbying » du CSN, ce « copier-coller » paraît en effet relever d'une pratique particulièrement scandaleuse, de nature à légitimer un antiparlementarisme radical et à amplifier le discrédit de la classe politique actuelle.

Pour l'ensemble de ces faits, nous estimons que la dissolution du CSN relèverait d'une mesure urgente de salubrité publique.

Représentant plus de huit mille entreprises (PME et TPE) sur l'ensemble du territoire français, notre organisation qui existe depuis plus de vingt ans regroupe des dirigeants de PME-TPE, commerçants, artisans et membres de vraies professions libérales.""

 

Jean-Pierre THIOLLET Délégué national

chargé de la communication

Par bernard.kuchukian le 12/03/15
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Le très sérieux quotidien « La Tribune » rapporte qu’au départ de la Maison blanche, à la fin de son mandat, le président CLINTON (et son épouse) étaient couverts de dettes.

Pas n’importe lesquelles, il parait que ce sont celles auprès de leurs avocats.

On évoque des millions de dollars, et même dix. On dit que c’était pour payer leurs discours.

Compte tenu de la source, je n’imagine pas que ce soit un bobard.

Alors je rêve.

Et mon rêve devient comment dire,  morceau de réalité lorsque je me souviens - toutes proportions évidemment gardées- qu’on rapportait alors , au barreau de Marseille, qu’en devenant bâtonnier, alors rémunéré par la collectivité des confrères pour cette fonction, Untel, doctrinaire à souhait,   que j’avais par la suite combattu avec force, aussi pour cela,   aurait ainsi  sauvé sa situation financière qui était au bord du gouffre.

Mon combat contre ses innovations  délirantes et aussi celles du conseil de l’ordre de l’époque, combat qui est allé jusqu’aux plus hautes instances nationales,  avait été gagné, car on touchait aussi au portefeuille des si bien-pensants.

Tandis qu’avec un autre, plus aisé,  son  mensonge avait même  fini en une lourde amende  payée par notre la profession.

Les mêmes qui l’ont oublié aujourd’hui.

Par bernard.kuchukian le 12/03/15
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Les plus anciens se souviennent sans doute le temps où j’y avais invité Jean de la FONTAINE.

Ses innombrables fables sont ainsi devenues le fonds intellectuel de notre blogosphère, avec leurs commentaires quand ils ont existé.

Rappelez-vous alors  « L’ours et les deux compagnons » (livre V – fable 2, 1668).

Sa conclusion est :

« Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours qu’on ne l’ait mis par terre. »

Je l’aime bien cet ours là.