bernard.kuchukian

juin
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Par bernard.kuchukian le 21/06/15
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A

Par bernard.kuchukian le 20/06/15
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Il faut aller à ISPAHAN, ces temps-ci, en terre d’Islam chiite, pour voir la roue du génocide arménien, telle qu’elle est affichée sur le mur interne de clôture de la somptueuse cathédrale de Vank, dans le quartier arménien de la ville.

Voici la photo que j’en ai faite.

Elle est intéressante en ce sens qu’elle n’évoque pas seulement le grand génocide de 1915      , mais  toutes les exactions subies par les Arméniens en Asie mineure entre 1878, ceux dont ont notamment  parlé à l’époque les Georges CLEMENCEAU et Jean JAURES, et 1923, l’époque du génocide pontique.

Avec évidemment l’accent mis sur la période la plus dramatique de 1915, en volume et massacres systématiques d’un peuple chrétien en terre de l’empire ottoman.

Par bernard.kuchukian le 19/06/15
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Furieux contre l’arrêt n° 14-18.246 du 6 juin 2015 de la Cour de cassation.

Enfin, pas tout à fait, car les magistrats ne sont pas en cause. Ils n’ont fait qu’appliquer une loi abjecte. Pardon, un décret abject.

De quoi s’agit-il ? De l’accès direct à la profession d’avocat pour celles et ceux qui n’ont pas réussi au concours d’entrée au C.R.F.P.A. et n’ont donc pas le C.A.P.A.

On sait qu’il aura fallu bien des combats, notamment contre l’ignoble Syndicat des avocats de France, qui avait attaqué en Conseil d’Etat le décret d’autorisation correspondant,  pour qu’au moins les  titulaires de maitrise en droit justifiant d’une pratique professionnelle de salarié en cabinet d’avocat de huit ans, puissent accéder à la profession.

Et puis, il y a eu les fleurs, pardon les bouquets, les gerbes, les champs de fleurs faits aux avoués.

Non seulement on les a indemnisés grassement  contre la décision  du Conseil constitutionnel, et on n’a pas fini de payer, je l’ai expliqué en long et en large, mais encore on a permis à leurs salariés d’entrer directement dans la profession d’avocat en justifiant seulement d’une pratique professionnelle  de deux années. Deux contre huit.

Dans l’indifférence totale de la profession, notamment terrorisée par les anciens avoués au point que même des membres de conseils des ordres font encore appel aux avoués en ne se servent pas du R.P.V.A. en direct, je connais une ancienne  juriste salariée d’avocat qui a osé attaquer le décret des deux ans en Conseil d’Etat. Ce dernier a rejeté sa demande. C’est puissant les anciens avoués, et surtout ça se défend mieux que les avocats.

Je ne suis pas étonné que le barreau de METZ ait encore osé faire un peu de résistance.

Il était confronté à la demande d’un ancien clerc d’avoué, avec deux ans d’ancienneté seulement, qui, au surplus, n’avait travaillé qu’à mi-temps.

Il a dit non à l’intégration directe.

La Cour d’appel l’a sagement suivi.

Par l’arrêt précité, la Cour de cassation leur donne tort en appliquant les textes.

Bêtement. Deux ans pour le temps, et « circonstances exceptionnelles » pour le mi-temps.

Je dis que la Cour de cassation aurait pu s’économiser ces circonstances exceptionnelles en appliquant la jurisprudence du Conseil d’Etat qui a déjà retenu le mi-temps exclusif.

 

 

Par bernard.kuchukian le 18/06/15
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On me rapporte que le discours du 1er lauréat de 2014 à la rentrée solennelle du barreau de Marseille le 3 juillet prochain  serait sur le       thème de « LA LIBERTE D’EXPRESSION ».  Diantre.

Je crois aussi comprendre qu’il aurait été imposé au lauréat, dont je tais le nom pour l’instant.

Il s’appelle GAGOSSIAN.

Les élus du barreau de Marseille font de l’humour noir.

Parce qu’en matière de liberté d’expression des avocats, on peut dire qu’ils ont démontré à travers les misères qu’ils ont prétendu me faire et essaient de continuer de me faire,   sans compter tout ce qu’on fait encore à Philippe KRIKORIAN, c’est  tout sauf du libéralisme. Oublié l’art. 10… dont ils n’ont d’ailleurs  jamais entendu parler.

Enfin, il vaut mieux entendre ce prochain discours qu’être sourd.

Cependant, je  ne suis ni sourd ni muet. Et j’aurais fait les travaux pratiques avant un discours magistral…

Bref, c’est à suivre de près.

Par bernard.kuchukian le 17/06/15
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J’étais en voyage en Iran lorsqu’a éclaté  l’affaire PHILIPPOT - QATAR, que j’ai donc suivie  seulement de loin et imparfaitement.

J’en ai bien entendu compris l’odieux absolu : un homme politique français, élu de la République est actuellement poursuivi au pénal à la demande d’un chef d’Etat étranger celui du QATAR qui se plaint de ce qu’on ait dit toute la vérité sur son émirat et sa large distribution de fonds aux entreprises terroristes arabes.

Alors voici que L’EXPRESS vient de nous apprendre que l’ami PHILIPPOT sera défendu par notre confrère Gilles-William GOLNADEL.

 

Question du journaliste à l’avocat : « « que répondez vous à ceux qui s’étonnent qu’un juif proche des Républicains soit l’avocat du vice-président du Front national ? » »

Réponse de l’avocat. « « Je tiens tout d’abord à leur dire merde. En tant qu’avocat, je n’ai pas de comptes à rendre. Je défends donc sans aucun état d’âme Florien PHILIPPOT. D’ailleurs, aucun de vos confrères (il parle des journalistes) n’a eu l’idée de demander aux avocats français du QATAR (qui sont juifs aussi, c’est moi qui l’ajoute)       s’ils n’étaient pas gênés  de défendre l’émirat. Ce qui en dit long sur l’étrange morale du microcosme médiatique. » »

Et encore, parlant de PHILIPPOT : « « il souhaitait sortir des avocats habituels du Front, car il s’agit d’un sujet qui transcende largement la question d’un simple parti : la défense des libertés publiques. » »

 

Rien à ajouter, cher confrère. Je suis avec vous.

 

J’espère qu’on ne vous poursuivra pas au disciplinaire pour avoir dit la vérité et merde.

 

Sait-on jamais ?  Ca doit cogiter ferme dans les conseils des ordres.

Par bernard.kuchukian le 17/06/15
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J’étais à CHIRAZ,  dans sa grande et somptueuse  mosquée du vendredi le jour anniversaire  de la mort ou de la naissance de je ne sais quel imam fondamental chez les Chiites iraniens.

Je passe sur le coté touristique, la ville comme le pays tout entier sont à visiter.

J’en viens à l’anecdote qui doit faire le charme de ce billet. 

En amont, vous imaginez bien sur que l’accès à la mosquée n’a été possible que d’un coté pour les hommes et de l’autre pour les femmes.

C’est vrai que la religion pratiquée en République islamique d’Iran n’est problèmes et difficultés que pour les femmes. Aucune obligation vestimentaire n’existe pour les hommes (à l’exception de l’interdiction du port public du short et du bermuda, et du tricot de peau à bretelles). Pour les femmes, par contre, c’est le port obligatoire  d’un  foulard sur la tète,  et d’un vêtement long couvrant les fesses.

Tout cela est dérisoire.

Je n’évoque pas la réponse faite à mon épouse le dernier jour de notre séjour à TEHERAN, dans un hôtel 4 étoiles où elle a demandé s’il existait une piscine. On lui a répondu, oui, mais pour les hommes seulement.

Mais,  revenons à la mosquée de CHIRAZ. Très animée le jour de ma visite.  Alors, il y avait là une armée de, comment les appeler des bedeaux,   chargés de la police des lieux.

Leur seule arme. Un plumeau vert. Vous m’avez bien lu. Un  plumeau, du genre de celui qu’on utilise pour faire la poussière, sauf qu’au bout du manche  en plastique, la « fourrure » est de couleur verte.

On en fait quoi ?

Si on a quelque chose à dire au visiteur, on le touche avec le plumeau. Mon épouse a été ainsi « touchée » par un plumeau, parce que son foulard était mal posé.

Personnellement, je n’ai eu qu’un  seul contact avec un homme au plumeau. Sans qu’il m’ait touché.

Ma taille et mon poids n’ont surement pas pu passer inaperçus.  L’homme au plumeau vert   m’a donc  vu dans une des nombreuses salles de prière,  il est venu m’expliquer en anglais et m’inviter si je le voulais bien  à m’asseoir dans un fauteuil qu’il m’a désigné.

En entrant dans la salle de prière,  on m’avait offert un jus de fruit et des gâteaux.

En sortant de la mosquée, mon épouse et moi avons été invités  par une dame bedeau à venir  si nous le souhaitions à l’invitation d’un mollah chef.

Qui nous a fort aimablement reçus dans un grand bureau, nous a offert à boire et des gâteaux, nous a fait un petit discours aimable sur l’Islam, et finalement a discuté en anglais parfait avec nous sur d’où nous venions, etc. Puis, il nous a souhaité un bon voyage

 

Par bernard.kuchukian le 16/06/15
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Je m’apprêtais à écrire un gentil billet sur les défauts de l’Iran, car il y en a bien sur.

Notamment la dérive de sa monnaie.

Un euro y  vaut 37.400 rials.

De telle sorte que  je suis heureux avec mon épouse de m’être payé des vacances de multi millionnaire,  hors billets d’avion réglés  pour quelques centaines d’ euros à un transporteur aérien turc de qualité, PEGASUS, Marseille Istanbul, Istanbul Téhéran   .

C’est que les euros que j’ai payés là-bas ont représenté tout de même 119.680.000 rials.

Je signale au passage à celles et ceux qui veulent faire le voyage en Iran,  que les agents de voyages françaises font payer le double de ce qu’on paie aux agences locales (celle par laquelle je suis passé à CHIRAZ est absolument PARFAITE). Il faut donc  aller par Internet, bien sur ça marche,  et payer à l’arrivée en numéraire, puisque l’Iran reste interdit de cartes Visa.

Cela dit, on peut parfaitement se réserver hôtels, restaurants et autres sur place, et ça coute encore moins cher : le somptueux  ABASSI d’  ISPAHAN est  par exemple à 125 €.

L’avion en vol interne est  cadeau : 45 € Téhéran-Chiraz à 900 km au sud.

Je n’ai pas pris le train, dont on m’a dit qu’il n’est pas cher et n’a qu’un  défaut. On s’arrête en effet  aux heures correspondantes  dans les gares pendant 15 minutes, le temps que les passagers qui le veulent aillent  à la salle de prière. Les autres attendent leur retour et le train repart.

 

Mais voilà que j’apprends qu’il y a  bien pire,  question monnaie au moins, le Zimbabwe  dont la  monnaie n’existe plus.  On  changeait aux dernières nouvelles le dollar U.S. contre 35.000.000 de milliards locaux.

J’ai le vertige à convertir.

Par bernard.kuchukian le 11/06/15
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Alors voilà, le parti du président turc vient de rater les élections législatives, et voici quelque temps, il avait aussi raté les élections municipales.

Pendant ce temps, on s’aperçoit que son ambition,  au demeurant bien légitime,  est de  restaurer,  sinon l’Empire ottoman, du moins son influence dans le monde proche-oriental et ailleurs. Qui pourrait le lui reprocher, alors que la Turquie est sans aucun doute la première puissance économique de la région ?

Voici qu’on lui fait aussi reproche de s’être fait construire en banlieue d’ANKARA un superbe palais présidentiel, dont on nous dit qu’il serait quatre fois plus grand que celui de VERSAILLES.

On ne voit  vraiment pas ce qu’on peut lui reprocher : il n’y a rien à faire à ANKARA, où on doit s’ennuyer ferme et rêver d’ISTANBUL, de TOPKAPI et même du kitch de DOLMABACE.

On imagine aussi  que le prix du terrain y est dérisoire (ANKARA est au milieu d’une plaine en forme de désert). 

Quant aux maçons turcs, on sait bien qu’ils sont excellents et pas chers :voyons,  ce sont bien eux qu’on utilise dans le bâtiment en France…

Bref, tout va bien. Alors,  me direz-vous pourquoi dans cette rubrique ARMENORUM.

J’y viens.

Le voyage officiel de notre président de la République, l’an dernier, a donné lieu à la révélation par un journaliste bien informé du Monde que le palais présidentiel turc actuel à ANKARA est une belle demeure,  ayant appartenu jadis à une riche famille arménienne du coin. Qui avait dû s’en séparer en 1923 ou 1924.

Ce serait bien si,  à l’occasion de son prochain déménagement, le président ERDOGAN pouvait restituer à la famille de ces Arméniens là leur bien d’ANKARA.

Ce serait, comment dire, un début de réparation du génocide arménien.

 

Ecrit à ISPAHAN

Par bernard.kuchukian le 11/06/15
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Notre ami  Gérard GUILLOT sera ravi, et il aura bien raison.

Même  depuis l’Iran, où fonctionne parfaitement Internet, on peut se tenir au courant des nouvelles du pays.

Alors,  je lis ce matin la suite de cet invraisemblable feuilleton politico-commercial de la S.N.C.M.

Ainsi donc, le Tribunal de commerce  de MARSEILLE a une nouvelle fois renvoyé à plus tard.  

Si les choses étaient normales, mais rien n’est normal avec la S.N.C.M. (voyez les rapports parlementaires que j’ai cités ici sur ce blog), il y a bien longtemps que l’affaire devrait être placée en liquidation judiciaire. Et ses dirigeants poursuivis, l’Etat en tête et tous ceux qui ont été incapables de gérer et de trancher.

J’imagine et je comprends que les juges consulaires n’aient pas envie de faire ce sale boulot. Par contre, je leur reprocherai encore et toujours de sanctionner les dirigeants des petites sociétés commerciales faillies. Evidemment, ceux-ci ne peuvent pas  profiter  et abuser du levier de la menace de l’arrêt de la desserte maritime de la Corse.

Alors on va encore gagner du temps,  pour que les vacanciers puissent aller en Corse cet été et surtout en revenir.

Un conseil, si vous voulez être tranquilles, bouclez l’aller-retour avant fin septembre…. C’est sans aucun doute ce qu’on nous dit.

Pauvre MARSEILLE, pauvre marine française.

A ce niveau-là, même le capitaine ESCARTEFIGUE ne fait plus rire.

 

Ecrit à ISPAHAN.

Par bernard.kuchukian le 10/06/15
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Je ne sais pas qui a pris l’initiative (parisienne) de placer mon adresse de courrier  électronique dans la liste de diffusion du Palais musical, vénérable association centenaire du barreau de PARIS,  qui organise des concerts et autres évenèments de qualité.

Voici que je viens de recevoir une information pour son festival d’été et ainsi les concerts de demain.

Au programme SCHUBERT, et KATCHATOURIAN.

Je m’arrête donc un instant sur ce dernier, donné comme soviétique/arménien, ce qui démontre  au passage que le rédacteur de l’invitation  est à la fois exact, et prudent.

Et surtout, quelle délicatesse a ainsi  le barreau de PARIS de mettre à l’honneur ce grand compositeur arménien,  en cette année du centenaire du génocide de 1915.

Je me dis que la pseudo « commission de la culture » du barreau de MARSEILLE, ce machin aussi mystérieux et qu’abruti n’est décidemment pas à la hauteur. Lui.

Et aussi qu’au lieu de promouvoir  un médiocre comique,  accidentellement au nom arménien, traitre aux siens (décidemment),  on aurait pu,  par exemple aller voir du côté de l’orchestre et des chœurs de la Fondation GULBENKIAN, qui, elle, est venue au Chatelet pour le centenaire.

Mais, nous aurons peut-être l’occasion de développer, à la barre du Tribunal correctionnel, subsidiairement, si cette affaire la touche vraiment un jour. Il est encore possible à certains de de désister.

Ecrit à ISPAHAN.