bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 03/07/15
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Je sors à  l’instant de la première partie des festivités biannuelles du barreau de MARSEILLE,  soit ici la rentrée solennelle.  

On a donc commencé dans un petit amphithéâtre de l’hôtel Pullman, réunissant quelques initiés, essentiellement des confrères élus ou anciens élus, et quelques autres, eux  un peu intéressés à la vie du barreau.  Des vieux comme moi.

Tous  d’autant plus désintéressés, qu’il n’y avait  rien à boire ni à manger.

Car, la  bouffe, c’est pour plus tard dans la soirée.

Le sujet, c’était l’audition des  deux lauréats des deux années passées dans leurs discours. La participation à l’exercice en forme de concours correspondant n’est plus obligatoire, cependant.  Ils ne représentent donc que les candidats à cet exercice.

Pour commencer, en   genre de  soirée télévisée, avec la musique,  on a eu droit au ridicule le plus complet d’un solennel défilé des membres de la CARPA et du conseil de l’ordre, bien  en robes, plus tous les anciens bâtonniers, dont certains en pas bien bon état.

Et puis   un qui s’est bien mis en avant, Jérôme GAVAUDAN, représentant du  président du Conseil national des barreaux,  dont il est membre.

Derrière lui, j’imagine qu’un autre membre du  même Conseil national, également bâtonnier, Erick CAMPANA faisait justement la gueule de n’être pas au premier rang.

Mon ami  Dominique MATTEI, ancien bâtonnier, avait l’air gêné, aussi.

Bof,  dans quelques mois, plus de ce C.N.B. là,  cette partie de la  soirée aura été  simplement risible une fois encore. Voyez ce que j’ai écrit sur la Q.P.C. En attendant, le cercle bouliste, suivant la formule de DOYEN,  était  bien représenté …

Puis nous avons eu droit à quelques discours, dont un fort bien fait du président du Tribunal de grande instance.

Et puis  est venu  l’éloge des confrères disparus, avec un lapsus admirable dans le propos d’un membre du conseil de l’ordre.

Il parlait d’un avocat disparu, un que j’ai connu mieux que personne, puisque j’ai été collaborateur en même temps que lui de l’immense Paul LOMBARD. Dans ce cas, dans  l’éloge du disparu et on dit par exemple qu’il  a été membre du conseil de l’ordre. Ce qui était le cas de ce pauvre  disparu là.

Et le confrère en parlant, disait –le subconscient  trompe – « bien qu’il ait été le collaborateur de Paul LOMBARD ».

Salut, grand Paul LOMBARD, vous qui     ,  lauréat comme moi (et Gilbert COLLARD et Michel PEZET       ) n’avons jamais élus au conseil de l’ordre.

Ensuite on a rendu hommage à deux confrères cinquantenaires dans la profession, plein  de décorations.  

Lesquels n’ont pas même pu dire merci lorsqu’on leur a remis une jolie médaille et une épitoge.

Moi qui ai 46 ans et demi de barre, je me disais alors deux choses :

Je n’ai aucune décoration (vite Marine LE PEN au pouvoir, c’est ma seule chance d’en avoir une),

Le barreau fait tout pour que je n’aille pas aux 50 ans. Ils aimeraient tant me supprimer. Pour l’instant, avec le concours actif de la Faculté (de médecine) et de mes amis, dont Philippe, je tiens fort et dur.

Puis, nous avons droit à un discours mi chèvre mi choux du bâtonnier  en exercice  énonçant de grands principes qu’il ne met surtout pas à exécution, je rappelle qu’il me poursuit en correctionnelle en raison de ma liberté d’expression…

Mais ce n’est pas tout.

 

D’abord, j’ai visionné les membres du conseil de l’ordre que je vais citer comme témoins dans mon procès devant le Tribunal correctionnel, en leur demandant de déclarer bien solennellement pourquoi ils n’aiment pas les Arméniens (jusqu’ici ?)

Et puis, le premier lauréat cette année, c’est un certain Thomas GAGOSSIAN.

J’ai été le seul lauréat  Arménien et encore rétrogradé au 3ème rang voici  43 ans. Depuis plus rien du tout. Les choses bougeraient enfin.

GAGOSSIAN a donc une chance d’être élu à un prochain conseil de l’ordre. Quelle première ce serait.

Sans compter qu’il est brillant, et que son discours sur la liberté d’expression m’a  même donné l’impression qu’on l’a censuré.

Je vais vérifier tout cela et lui demander aussi d’être mon avocat en correctionnelle sur le thème de la défense de la cause arménienne, avec mon fidèle Philippe KRIKORIAN. A suivre.

En tout cas, je le félicite ès-qualité – dans la limite de la censure qu’il n’a pas pu braver – . Car, depuis la retraite déjà ancienne de mon vieil ami Jacques VARJABEDIAN,  je suis le doyen des avocats Arméniens  en activité de MARSEILLE.

Voilà, ce soir,  j’ai doublé mon neveu, le journaliste Denis TROSSERO, qui était là aussi,  sur ce coup là.

J’imagine que son billet dans la PROVENCE de demain matin sera plus sucré que le mien. Moi, je ne me refais pas.

Par bernard.kuchukian le 03/07/15
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Certains esprits chagrin bien sur mal intentionnés de notre cher barreau (en général) railleront peut être le fait que Philippe KRIKORIAN et moi ayons déposé deux recours différents en annulation des dernières élections au CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX devant la Cour d’appel de PARIS, accompagnées de deux questions prioritaires de constitutionnalité identiques.

Ils auront tort comme d’habitude, car nous avons suivi une grande rigueur intellectuelle et juridique.

D’abord, nous avons constaté que tous les barreaux ne sont pas comme celui de MARSEILLE, puisque le barreau de PARIS a envoyé au C.N.B. dans le collège ordinal un confrère portant un nom arménien. Comme quoi, l’ostracisme est bien une spécialité marseillaise anti arménienne.  Mais ceci n’est pas le sujet direct du contentieux.

S’il y a eu deux recours différents, c’est que les situations étaient différentes.

Je commence par moi, parce que dans la chronologie, c’est ainsi que les choses se sont passées.

Après avoir tenté mais en vain de déposer une liste de blogueurs candidats à l’élection au C.N.B., j’ai dû renoncer. Vous, mes lecteurs, ne m’avez pas donné suffisamment de candidats pour que celle liste puisse exister. Il a donc été impossible de trouver tous les 40 blogueurs de province. Tant pis pour nous.

J’ai donc dû renoncer en l’état, puis j’ai essayé à titre individuel aussi. Ça n’a pas marché, parce que le système exige la liste dans le collège.

Alors Philippe KRIKORIAN a présenté lui aussi  une candidature individuelle. Même suite.

Vous voyez donc que nous présentons à la Cour d’appel de PARIS deux situations un peu différentes, après avoir « labouré » toutes les possibilités juridiques.

Et que nous avons le barrage  unique du mécanisme collégial  double par liste.

Nous retombons alors dans les pertinentes observations de Monsieur VAN DE MORTEL,  qui me fait l’honneur de ses commentaires réguliers, quant à savoir ce que c’est finalement que le C.N.B.

Au juste, le C.N.B.  représente quoi : les avocats de France, ou les barreaux de France ?  Et puis, c’est quoi « les barreaux de France » ? Et puis pourquoi le bâtonnier de PARIS et le président de la Conférence des bâtonniers sont –ils membres de droit, alors qu’ils n’ont pas été élus dans une assemblée censée élue démocratiquement ?  Et puis, c’est quoi la Conférence des bâtonniers, qui n’est qu’une association de la loi de 1901     d’anciens bâtonniers ?

Notre confrère Pierre DOYEN qui  commente aussi régulièrement mes billets a longuement traité la question et a comparé le statut du C.N.B.  à celui de l’Algérie française entre 1947 et 1959. C’est-à-dire la question du collège unique.

DOYEN doit savoir que moi aussi et Philippe aussi, qui est plus jeune que moi, mais dont le père,  bien que KRIKORIAN, juriste et haut fonctionnaire de police à la retraite,  que je salue ici au passage est pied noir, connaissons  cette affaire, et avons eu l’occasion de l’analyser.  

Le papa mieux que moi encore, puisqu’il est plus âgé que moi, et qu’il a pu connaitre  comme électeur le «  unique » algérien (par origines). En juristes que nous sommes tous. De cette réflexion sont ainsi nées nos actions.

Nos adversaires  sont finalement tous là, d’une phrase une seule, tous égaux mais certains plus égaux que d’autres.

Or, un avocat, une voix.

Par bernard.kuchukian le 02/07/15
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Nous n’avons pas les détails, mais déjà on sait  que sur un point de procédure, Jean-Marie LE PEN vient de gagner son procès contre le FRONT NATIONAL. Dont il reste donc membre actif si j’ai bien compris.

C’est seulement l’avocat qui le dit ici: et même l’avocat dont un récent arrêt de la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE a écrit que je suis  un acharné de la procédure.

Moi, je dis maintenant  bravo à Monsieur LE PEN. Non, c’est vrai quoi, ça sert aussi à cela le droit.

 

Par bernard.kuchukian le 02/07/15
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En amont de l'arret de renvoi du 25 juin 2015 de la Cour d'appel de PARIS.

 

Le fond rédactionnel de cette Q.P.C. est largement copié sur le travail exceptionnel de mon confrère et ami Philippe KRIKORIAN: j'ai simplement essayé de simplifier.

Par bernard.kuchukian le 02/07/15
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Tout le monde du barreau s’est déjà fait une fois dans sa vie la réflexion suivante. Untel avocat est un type parfait, intelligent et tout et tout.

Puis il est élu, peu importe à quoi. Alors, il devient stupide,  conventionnel, prétentieux  et puant.

Puis, il n’est plus élu, son mandat a pris fin, et il redevient intelligent, parfait etc.

Telle est la réflexion que je fais sur notre confrère BURGUBURU, ancien président du Conseil national des barreaux, dont la communication à la fin de 2014 au Figaro, que nous avons utilisée Philippe et moi devant la Cour d’appel de PARIS, est le résumé simple, lucide  et si vrai de notre bataille.

Un avocat, une voix. Un collège unique.

Par bernard.kuchukian le 02/07/15
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C’est quoi ce cinéma  à l’eau de rose. Je  fraude mes chiffres, je te trompe. Tu me prêtes. Je refuse de te rendre. Et je me plains. Et ceci et cela, mais surtout je vide mes comptes bancaires  pour les mettre à l’abri ailleurs. Pendant ce temps, mes prêtres et mes armateurs ne paient pas d’impôts et moi, Grec de base, je ne veux pas en payer non plus. Je continue donc à rouler en Mercédès, B.M.W. et Audi, et tout va bien.

Dans ce concert minable  de gens sans foi ni loi, il n’y aurait donc désormais que le petit peuple slovaque (salut BRATISLAVA – PRESBOURG) pour dire qu’ils en ont assez de payer pour les Grecs et qu’ils préfèrent garder leur argent pour eux, qui sont plus pauvres que les susdits.

Vous verrez que s’il faut les trouver les euros, ils les trouveront, après avoir rapatrié les actifs transférés de Grèce dans les autres banques et pays. Tiens au passage, on découvre que depuis les cinq ans de la crise, la liberté de transfert des capitaux hors de Grèce a été totale. On imagine la masse des combines et arrangements.

Si on se réveillait un peu ? Moi je les aime bien les Grecs, mais il faudrait voir à ne pas trop pousser. Ils en arrivent maintenant à se faire plaindre par les Turcs, qui doivent bien se marrer.

 

Par bernard.kuchukian le 01/07/15
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Oui j’en fais trop et j’avais complètement oublié que moi aussi j’avais posé  à la  Cour d’appel de PARIS la même      Q.P.C que Philippe KRIKORIAN sur le double collège du Conseil national des barre&aux.

C’est vrai que nous avions convenu de poser ladite  Q.P.C.  exactement   dans les mêmes termes.

 

Voici donc  l’autre arrêt du 25 juin exactement le même que celui pour Philippe, sauf qu’il est pour moi.

La Cour d’appel de PARIS a donc transmis à la Cour de cassation non pas une seule mais deux questions prioritaires de constitutionnalité (identiques en la forme).

Une chose encore : si nous allons effectivement au Conseil constitutionnel, et compte tenu des règles de procédure applicables, c’est Philippe KRIKORIAN qui plaidera ma Q.P.C., et moi la sienne. Les deux étant identiques.

Ce sera alors une première.

Il faut bien cela  pour faire tomber le C.N.B. de papa.