bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 31/08/15
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La Conférence du stage, où il ne fut jamais secrétaire.

On lui confia un lot de consolation, plaider pour la première fois aux assises, tout de suite, donc sans filet.

Le bâtonnier lui a  alors en effet déchiré ses notes à la barre.

« En cinq minutes, il fit de moi un  avocat »,  écrit Maurice GARCON dans son Journal.

 

Par bernard.kuchukian le 31/08/15
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Je m’étonne que l’opinion soit si peu réactive à l’affaire du roi du Maroc,  qui se développe si lentement, bien qu’orchestrée par un ténor du barreau, lequel parait,  soit dit au passage avoir changé de cour de jeu.

Il fait désormais dans la partie civile royale, acquitator aurait passé.

J’imagine déjà  les jaloux du barreau baver, je n’en suis surtout pas,  en évoquant deux hypothèses : « « ou il a des impôts à payer, ou, plus vraisemblablement, il en profite pour régler quelques comptes avec des journalistes. » » Aie.

C’est pourtant tout à fait intéressant,  car on ne sait pas très bien où est la frontière entre l’arrangement conventionnel, la transaction, celle  dont on nous rebat sans arrêt les oreilles désormais, et le  chantage.
 

Celui de  l’article 312-10 du Code pénal.

 

Le chantage est le fait d'obtenir, en menaçant de révéler ou d'imputer des faits de nature à porter atteinte à l'honneur ou à la considération, soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d'un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d'un bien quelconque.

 

Enfin, franchement,  dans nombre de transactions, il y a du chantage, sauf qu’il est confidentiel, admis volontairement et discret. Avec la clause de discrétion ad hoc.

A ce qu’on nous dit, sans doute les deux journalistes ont-ils été très imprudents, ce qui est étonnant compte tenu de l’âge du plus vieux des deux (le mien),  lequel doit avoir la bouteille nécessaire et quelques amis au barreau pour lui expliquer les limites des choses.

Bon, imaginons,  ce qui est souhaitable, que le livre en cause soit imprimé et diffusé ; il fera alors un triomphe qui rapportera en droits d’auteurs bien autre chose de plus que la somme ici évoquée.

Et alors je vois bien, les deux journalistes,  éventuellement devant le Tribunal correctionnel dire ceci : « « vous voyez, ce n’était pas pénal,  c’était commercial. » »

Voilà qui me rappelle, je fais dans le vieux ce matin, c’est mon anniversaire, le temps où stagiaire de Paul LOMBARD j’expliquais à un proxénète hôtelier qu’on poursuivait qu’il n’avait pas le droit d’exploiter ainsi son hôtel.

Le quidam (un ancien champion de football, je crois bien me souvenir) de s’étonner : « mais maitre, ce n’est pas pénal, c’ est commercial… »

Par bernard.kuchukian le 31/08/15
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La préfète locale répond ce  matin aux interrogations de notre ami HUVELIN (et aux miennes, moi ça évoque  l’A.8.).

 « Une intervention aurait pu entraîner des débordements et mettre en danger la population… »

Remarquez, ça n’a rien de bien nouveau.

C’est une illustration,  mise à jour,  du célèbre arrêt COUITEAS, qui déjà mettait en scène les débordements de nomades, mais  en Tunisie.

Je le connais bien, c’est sur lui que j’ai été interrogé,    en 1969, j’avais choisi l’option droit administratif,    au grand oral du concours d’entrée au Centre national d’études judiciaires,  avant qu’il ne devienne,  l’année d’après l’Ecole  nationale de la magistrature ; c’était à l’époque, rue de la Faisanderie (1) .Certes  et pourtant dans le quartier Dauphine, le nom de la rue faisant mauvais effet, on décida ensuite de traiter les oraux ailleurs.

Revenons à l’A.1.

Le problème est alors de savoir si la parole de la préfète est celle d’Evangile.  Elle n’a pas conscience du ridicule criminel de ce qu’elle dit, car justement ces débordements ont eu lieu et on tellement mis en danger la population qu’un gendarme en est mort.

Bon, cette préfète là aura droit à son avancement. HUVELIN et moi resterons sur notre faim. Pardon, notre inquiétude, dont la légitimité  vaut bien la place de la préfète.

 

A la fin de ma vie, 46 ans plus tard, j’ai un souvenir vivace de ce grand oral. Je connaissais parfaitement la règle en droit administrative, l’histoire même (les nomades de Tunisie), l’époque (années 20), bref tout. Mais j’avais un trou. Je ne me souvenais plus du nom de l’affaire. COUITEAS. Il y avait dans le jury un conseiller d’Etat qui m’avait  fait tout un flan en raison de cet oubli. Et alors – il existe de grands magistrats – j’ai été défendu comme pas possible par un président de chambre à la Cour d’appel de Paris,  que je ne connaissais pas, je ne connaissais personne,  qui peut être présidait,  je ne me souviens plus,  a remis en place l’autre en lui disant. « Vous savez tout vous ? » Parlant de moi : « L’essentiel est qu’il connaisse la règle, et il la connait. S’il lui manque quelque chose, il fera comme tout le monde, vous compris, il ira à la bibliothèque. C’est parfait jeune homme. »  Et voyant  au dossier que j’habitais Marseille il a ajouté. « Ne tardez pas pour votre train de 17 H 30.  C’est  bon. »

J’ai réussi. Et bien.

Par bernard.kuchukian le 30/08/15
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Il existe  à 25 kilomètres à l’est de MARSEILLE une petite commune,  jadis rurale, dont l’église est dotée d’orgues exceptionnelles.

Au point qu’on y organise chaque année un festival désormais connu.

On terminera cette année avec la célébration  religieuse du génocide arménien de 1915, le dimanche 18 octobre à 16 H 30, la chorale  de la cathédrale apostolique du Prado  Sahak Mesrop, placée  sous la direction de son chef,  Khatchig YLMAZIAN.

Aux orgues sera Emmanuel ARAKELIAN, qui jouera KOMITAS, PIDEDJIAN, BARTEVIAN, ALAIN, HOHANNESSIAN, DURUFLé, ROLLAND et ESCAICH.

Par bernard.kuchukian le 30/08/15
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Qui a défendu BRASILLACH, lequel fut condamné à mort ce jour là, puis le maréchal PETAIN,  plus tard.

C’est dans son Journal, 19 janvier 1945 :

« «  L’avocat ISORNI  a été magnifiquement inutile. C’est l’exemple type de ce que peut donner de plus mauvais  un excellent secrétaire de la conférence. Discours  appris par cœur, fabriqué artificiellement,  sans aucune sensibilité avec toute la science d’un bon acteur pour la présentation. Le ton est varié, modulé, l’expression rare. C’est un morceau d’apparat qui ne peut émouvoir personne et qui fait pâmer une petite chapelle de dévots. Je ne connais rien de plus fade, de moins utile, de plus absurde que celle forme d’éloquence qui satisfait peut être le gout mais qui sacrifie toute l’utilité. Pas de force, un naturel de contrebande : zéro. » »

Par bernard.kuchukian le 30/08/15
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Oh, banalement au cours d’une rencontre de football.

Vous me ferez remarquer qu'ici on tue aussi de l'avocat à l'arme blanche (1)

Comme on sait en effet,  l’usage du poignard est courant dans la tradition provençale, comme en Normandie, en Auvergne, et ailleurs en France, pour tuer couramment l’autre, un oui ou un non.

 Ça s’est passé  à côté du stade Jean Bouin.

Comme l’information précitée ne colle pas avec l’ambiance du quartier (Jean Bouin est dans le 8ème arrondissement, c’est chic et tranquille), on a attendu le lendemain,  donc ce jour pour annoncer que sans doute le tueur est d’une bande venue d’ailleurs.

Quelle classe ces policiers et ces journalistes.

Je signale que c’est dans ce même coin au Parc Chanot (Jean-Bouin est accolé)  qu’aura lieu dans moins d’une semaine l’université d’été du Front national.

Dois-je revoir mes polices d’assurance vie ?

Mais je vais plus loin, je le peux puisqu' HUVELIN nous met sur la piste. Ce n'est pas l'A.1 qui est en cause, c'est l'A.8, autrement dit ici l'arrivée par l'autoute nord sur MARSEILLE. Laquelle traverse, vous avez compris,  sans meme vous etre déplacés,  et connaitre les lieux, les quartiers nord. Dont vous imaginez la composition.

Question, il se passe quoi le jour où ses riverains particuliers barreront l'autoroute nord parce qu'on  y  aura arreté quelque assassin habitant, trafiquant d'une cité  locale et y réfugié ?

Bon, vous n'etes pas obligés de me répondre tout de suite, mais j'ai bien peur qu'un jour pas si lointain ....

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(1) Messieurs les procureur et batonnier du moment, elle devient quoi cette affaire une fois passé les vertueuses déclarations ?

Par bernard.kuchukian le 30/08/15
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Le journal de Maurice GARCON, 29 novembre 1944 :

« « Première séance de la commission de réformes judiciaires au ministre de la justice. (…) On m’avait prévenu que j’allais entendre ébaucher des projets terribles. Depuis huit jours, les avoués vivaient dans la crainte de voir supprimer leurs charges. Il parait que leur privilège insulte le peuple. Vieille rengaine dont j’ai entendu parler cent fois et qui revient comme rituellement.  Il n’a été question de rien de pareil. On nous demande de simplifier les procédures pour les rendre plus rapides, d’abréger les délais, d’étendre la compétence des juges de paix. Nous palabrerons tous les vendredis et n’aboutirons à rien.""

Il aura fallu attendre 1972 pour la suppression des avoués de première instance et 2012 pour ceux d’appel.

Et encore, ils sont si nombreux les confrères, non des moindres, des élus même des conseils des ordres, à avoir encore recours sinon aux avoués d’appel, du moins  aux anciens restés dans la profession.

Par bernard.kuchukian le 30/08/15
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IL FAUT COMPRENDRE QUE LA SOLIDARITE N'EST PAS UNE VERTU UNIVERSELLE, A SENS UNIQUE.

La France n’a pas la vocation (et moi je dis encore moins les moyens) d’accueillir et de traiter toute la misère du monde.

C’est du socialiste  Michel ROCARD      il y a longtemps.

Et non de Marine LE PEN laquelle exposait,  hier ou avant-hier je crois,  qu’il faut mettre fin à l’immigration légale et illégale.

Elle était encore plus concrète et suggérait, elle a cent mille fois raison, de supprimer cet aspirateur à immigration,  inutile, dangereuse et hors de prix, qu’est la couverture médicale universelle. La sécurité sociale totale intégrale et tout et tout.

« J’ai le droit ».

La C.M.U. Sans jamais avoir jamais rien donné à la France, et puis quoi encore, tout gratuit, sans effort, sans cotiser jamais, et on en fait profiter toute la famille, la femme, pardon les femmes, et tous les enfants qu’on fabrique aussi pour toucher les allocations.

Alors, j’imagine certains de mes lecteurs,   aussi mal intentionnés qu’ignorants crasses il n’en manque pas, soyez en surs.  KUCHUKIAN, tu es un fils d’immigré, tu as bien été content de trouver la France.

Que nenni, bande de crétins  goitreux.

Contrairement à ce que vous croyez et à ce que vous dites et que des millions de téléspectateurs incultes  ou abrutis ou les deux subissent à la télévision, la France n’a pas toujours été une terre d’accueil, systématique, gratuit et en forme  d’aspirateur géant. Et quand elle l’a été c’est qu’elle avait besoin.

L’œuvre  d’Alfred SAUVY, je reviendrai prochainement sur ce sociologue languedocien exceptionnel aujourd’hui disparu, apprend en effet que la dépopulation française,  qui a commencé à la fin des guerres lois quatorzièmes et s’est accentuée à la fin du 1er Empire, a conduit le pays à avoir besoin, pour se reconstituer, d’accueillir des immigrés. Tiens, je remarque au passage qu’on on vient de constater toute la charge négative de ce mot, alors maintenant on parle de migrants. Bidon.

Il faudra que je retrouve la citation de SAUVY, et je vous la livrerai, chiffres en mains, on sait qu’à la suite de la boucherie de la 1ère guerre mondiale, notre pays a eu BESOIN  physiquement économique de recevoir des non Français. SAUVY explique même  qu’un quart de la population française d’aujourd’hui est issue des Italiens venus en France dans les années 20.Un quart, vous imaginez.

Ils n’étaient pas les seuls, il y avait aussi les Polonais, des Espagnols, un peu de Portugais et des Arméniens. Allez, nous y sommes. Enfin, nous étions dans les années 20.

Mais ces gens-là avaient une première caractéristique, ils étaient chrétiens, je signale au passage les Arméniens avant les Français.

Et une seconde, ils étaient francophiles, et avaient le seul désir de s’intégrer dans la religion et dans la civilisation de la France, dominante, la même au demeurant.

Ils n’avaient jamais craché sur le France ni levé les armes contre elle.

Eux.

Voulez-vous parler des Arméniens.         Avec plaisir. On y va.

Puis-je vous rappeler  par exemple que depuis FRANCOIS 1er avec les Capitulations, la France monarchique était censée être le protecteur naturel des chrétiens d’Orient (ce rôle est passé, heureusement il y a désormais Monsieur POUTINE).

J’ai conservé le passeport de protégé français  de mon père, délivré par le consul de France à SMYRNE.

Pour les Arméniens en général, on  peut faire mieux.  

Ils ont tellement aimé les Français qu’ils découvraient avec les Croisades, et tous les barons français, qu’ils ont fait du mot « baron »  le mot « monsieur » en arménien (on prononce « varon », avec le v mélange au b comme en espagnol).  

Rappelez-vous au passage sur mon blog ce souvenir d’un chroniqueur du temps de SAINT LOUIS, expliquant la visite en terre sainte au monarque en campagne, par des Arméniens. Ils en avaient fait un saint avant l’heure…

A la fin des croisades, ils ont donné leur royaume de Cilicie (l’actuelle région d’Adana en Turquie) à un prince français du Poitou, qui deviendra roi d’Arménie sous le nom de Léon VI de LUSIGNAN.   

En cette qualité de roi d’Arménie, il repose aujourd’hui dans la cathédrale de SAINT-DENIS à côté des rois de France. (1) Bon je sais bien que SAINT DENIS est désormais une terre d’islam.

Je suis  désolé, et d’ailleurs non, mais ces immigrants, ces migrants-là, moi et les autres n’en voulons pas.

Nos parents et grands-parents leur avons construit des pays, je parle de l’Algérie par exemple, et laissé tout cadeau. Tous les Africains nous ont chassés, il n’y a plus de colonies. Qu’ils restent chez eux, et ne viennent pas chez nous.  NON AU CHOC DES CULTURES ...

Quel est le rapport au juridique de ce blog. J’y viens, soyez tranquilles.

Il existe dans la banlieue parisienne à MONTREUIL     une Cour nationale du droit d’asile, sous division du Conseil d’Etat. C’est le détournement moderne de l’institution qui avait été chargée de traiter le sort des Chrétiens chassés de l’Empire ottoman à la fin de la première guerre mondiale.

C’est par elle que  passent tous les candidats au généreux aspirateur français : C.M.U., allocations familiales y compris pour les enfants des plusieurs épouses, droits divers et variés, notamment au logement.

Chère Marine LE PEN, très chère Marine LE PEN,  vous êtes en dessous de la réalité. Ici au plan juridique pur.

Je vais vous en dire encore moi. Qui osera publier le budget de l’aide juridictionnelle accordée systématiquement  pour des dizaines de milliers  pou centaines, qui sait, de dossiers aux  toujours mémés avocats qui interviennent devant cette Cour du droit d’asile. Et à ce système délirant qui permet m’aider pardon d’inciter à venir profiter des largesses d’un pays qui n’a pas besoin de cette immigration-là, socialement, sociologiquement, en religion, en tout ce que vous voulez, par impossibilité d’assimilation. Je ne crois pas que la polygamie soit dans l’histoire de France.

S’il n’y avait que la Cour du droit d’asile. Mais non, il y a toute l’aide juridictionnelle accordée systématiquement, toujours pour les mêmes confrères, d’ailleurs qui en font leur rente mécanique devant toutes les autres juridictions administratives.

Un ami haut magistrat administratif m’en a fait récemment une description apocalyptique.

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On lit sur sa dalle.

 « Cy gist tres noble et excellent prince Léon de Lizingnen quint, roy latin du royaume d'Arménie qui rendit l'âme a Dieu a Paris le XXIXe jour de novembre l'an de grâce M.CCC.IIIIXX.XIII. Priez pour lui. »

Soit : « Ci-gît très noble et excellent prince Léon de Lusignan , roi latin du royaume d'Arménie, qui rendit l'âme à Dieu à Paris le 29e jour de novembre de l'an de grâce 1393. Priez pour lui. »

Par bernard.kuchukian le 29/08/15
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Je suis né catholique romain.

Je dis régulièrement que je regrette de n’être pas apostolique.

Ce n’est pas grave, je suis bien certain qu’il y a quatre,  cinq  ou six générations, ces KUCHUKIAN là étaient sans doute  apostoliques.  Ils ne sont devenus catholiques que pour éviter les premiers massacres.  Je suis donc en paix avec moi-même.  Et connexion est faite en continu  avec l’histoire de la chrétienté.

Ce billet est  placé dans la série « Armenorum », des Arméniens.

Le mot est quelque part dans une bulle ou une lettre papale. Celle de leurs souffrances en 1915, si je ne me trompe pas,  de BENOIT XV le pape du moment.

En  réalité, le titre du billet devrait être « Chrétiens d’Orient », c’est nettement plus large, mais non, c’est la même affaire. 

Parce que l’affaire des Chrétiens d’Orient, c’est historiquement  et avant tout celle de l’envahissement de leurs terres par la conquête et la violence des Arabes et des Turcs au nom de l’Islam.

C’est alors aussi celle  des Arméniens, qui sont les seuls à ne pas avoir pu se dégager en masse de l’emprise de cet islam dans la toute puissance de l’Empire ottoman.

Bulgares, Roumains, Grecs, Serbes y sont parvenus, on s’arrête au traité de SAN STEFANO (SAN STEFANO ce n’est pas en Italie, c’est le nom ottoman de la banlieue de CONSTANTINOPLE où est aujourd’hui l’aéroport Atatürk d’ISTANBUL).

Au congrès de BERLIN, on a fait un sort à part  aux Arméniens, qui a  fini mal à la fin du XIXème siècle et commence ensuite  dans l’abomination du premier génocide du XXème siècle. 

Cent ans, vous me lisez bien, cent ans pour que l’Eglise romaine  le reconnaisse enfin.

Oui, et alors, il se passe quoi depuis cette époque ? Depuis  100 ans très exactement.

Dans le souvenir de la sanctification générale par KAREKIN II,  de tous ceux qui sont tombés,

Les Arméniens de Turquie n’existent plus.  Ils étaient un quart de la population, en 1915.

Dans les pays musulmans de la région de l’ancien empire ottoman, ils sont très minoritaires, mais on a  fichu la paix aux rares qui sont restés et aussi aux autres Chrétiens, parce que ces derniers sont des Arabes. Le Liban, la Syrie, L’Egypte avec ses Coptes.  L’Irak est à part avec ses Assyro-Chaldéens, qui ne sont pas des Arabes, on se rapproche de la Perse, qui n’est pas un pays arabe, qui a respecté les Arméniens.

Et puis voilà, depuis quelques années, à l’approche du centenaire du grand génocide, tout recommence comme avant, sauf que désormais on s’est attaqué aux derniers Chrétiens d’Orient, au nom de l’islam, celui désormais riche, orgueilleux  et  conquérant de l’Arabie et des Emirats.

Il a  donc fallu tout ce temps un siècle pour que le pape FRANCOIS reconnaisse le génocide, et que l’Eglise  de ROME prenne  conscience, comme on dirait qu’elle commence à le faire, il était temps, de la réalité des choses. 

Il y a encore un travail fou à faire avec l’Eglise de France, gauchiste et pro arabe comme elle l’a admirablement démontré dans l’affaire algérienne (1)

Que l’Œuvre d’Orient ait  aujourd’hui comme directeur Monseigneur GOLLNISCH, oui, le propre frère du bras droit de Jean-Marie LE PEN, n’est pas un hasard.

Et quand décède voici quelques mois Tarak AZIZ, l’ancien vice président irakien, chrétien dans un pays  musulman sunnite, dont le dictateur,  protecteur des Chrétiens  -et oui -…a été assassiné par les Américains,  à la politique proche orientale incertaine,  les premières,  pardon, les seules, condoléances viennent justement de Monsieur LE PEN.

Le problème des gens d’église est qu’ils sont longs à la  détente, et pas toujours offensifs quand il le faut.  Ils lisent trop. Et ne se tiennent pas assez au courant des choses. Ah, la compassion…

Je me souviens de ce  commentaire lu  voici quelques années dans le bulletin de l’Eparchie (2) catholique arménienne de France,  que je lis régulièrement, rapportant l’échange d’un diplomate occidental à BAGDAD au temps où il y restait encore des Chrétiens, avant premièrement leur extermination, deuxièmement leur fuite,  avec un prêtre sans doute arménien. Apostolique ou catholique, peu importe.

Il lui disait, mon père, quel soulagement et quel plaisir d’entendre sonner vos cloches. Et l’autre de lui répondre du tac au tac. Vous n’en n’aurez plus pour longtemps, vous faites si peu pour qu’elles sonnent encore et toujours.

Voici à l’instant ce que m’inspire l’information que je découvre de ce que Madame Valérie BOYER, députée du 12ème arrondissement de MARSEILLE, celui d’une partie de la communauté arménienne, qu’elle trahit encore - je ne vote surtout pas pour elle – vient de déclarer forfait à une réunion organisée par l’évêque de FREJUS            demain à la Sainte-Baume, parce que va y venir Marion MARECHAL   - LE PEN. Elle a peur de quoi au juste ? (3)

On vous dira que c’est pour défendre les migrants, nouveau noms des immigrés.

Non chère  Madame, je vous prie de cesser de tout mélanger, de confondre les assassins et leurs victimes. Car à travers les passoires européennes et l’envahissement actuel les Chrétiens d’Orient dont on va essayer de nous faire comme un alibi, ne représentent rien du tout quantitativement. Sans compter tous ceux qui sont morts.

Dites moi, comme tout aurait été plus simple si on avait soutenu les dictateurs d’Irak et de Syrie, protecteurs des Chrétiens, et même le Hesbollah libanais qui y protège les Arméniens.

Ah bien sur, ça ne fait pas plaisir à ISRAËL. Mais excusez moi, chacun a ses pauvres.

ET PUIS, je dis ceci.

Dites donc les bien-pensants.  Mon père a été chassé par les Turcs puis les Arabes de son pays, donc  deux fois dans une vie. SMYRNE et ALGER. Moi une fois. ALGER seulement.  J’aimerais si possible que ça ne se reproduise pas et que mes enfants  et petits enfants n’aient pas à faire comme les Juifs qui fuient en ISRAËL ou les enfants de Monsieur SARKOZY qui s’exilent aux ETATS-UNIS.

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Ceux qui me lisent doivent savoir que je suis de la génération des jeunes de l’abbé SCOTTO, curé de Bab El Oued, condamné en correctionnelle pour avoir porté les valises et les armes du F.L .N . avec la pleine bénédiction de l’archevêque d’ALGER de l’époque, un sinistre connard du nom de DUVAL. Ces traitres à la cause chrétienne avaient réussi ceci. Les mères ont enlevé leurs enfants du catéchisme à l’époque- je n’ai jamais fait de communion solennelle-, puis, au temps de l’O.A.S., les Italiens de Bab-el-Oued ont plastiqué les églises. Des Napolitains plastiquer une église, vous imaginez… Il n’y a plus de chrétiens en Algérie. Ah bien sur, DUVAL (Mohamed DUVAL) a été fait cardinalet SCOTTO, évêque de CONSTANTINE par la suite, leurs églises transformées en mosquées, drôles de prélats sans fidèles chassés de leur terre natale. J’arrête là, il ya tant de choses à écrire encore sur le temps de ma jeunesse à Bab El Oued.

L’éparque est le délégué direct du pape pour les communautés chrétiennes d’Orient, éloignées de ROME.

J’imagine ce qu’en pense mon ami Philippe KRIKORIAN, le haut défendeur de la Cause.La route est encore longue, Philippe.

Par bernard.kuchukian le 29/08/15
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Lorsqu’il était en exil à NEAUPHLE LE CHATEAU, avant de chasser le shah d’IRAN, avec tout son régime, pour instaurer, pas mieux, une réplique islamique contraignante plus que méchante, d’un autre temps, en tout cas,  l’iman KHOMENY  avait déclaré que,  s’il le fallait, sa liberté de pensée se réduirait à son tapis de prière.

La formule est noble.

Et si la liberté de penser des avocats n’était pas réduite au tapis constitué par  la toile de notre blogosphère, ou à ce qu’il en reste, en raison des abandons successifs des gens bien – pensants ?

Moi, en tout cas, je suis très bien sur mon tapis, celui-ci  sous ma table de travail, lequel  n’est d’ailleurs pas persan, mais saharien.

Rare désormais, c’est un DJEBEL AMOUR, en poils de chameau.