bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 25/08/15
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L'État islamique a détruit le monastère chrétien de Saint Jacques le Mutilé (Mar Yakub) à Qara au nord de Damas. Derrière la chasse à toute trace religieuse autre qu’islamique, ce sont aussi des symboles et des personnalités connues que Daesh vise.

Il y a quelques jours, c’est le conservateur du site de Palmyre, Khaled Assaad, que l’on retrouvait décapité. Jusqu’au bout il aura défié Daesh. Il a d’abord fait évacuer vers Damas les principales pièces qui pouvaient être sauvées. Puis Daesh l’a interrogé des jours durant, torturé, pour lui faire avouer où se trouvait les trésors de Palmyre. « L’or » qui obsède ces soi-disant fous de Dieu. Pour s’enrichir et pour financer la guerre. Le vieil homme n’a rien dit et il en a payé le prix.

Dans leur entreprise de terreur et de destruction, les fous de Daesh n’agissent pas sans raison. Les ordres sont précis, les actes réfléchis, exécutés à froid. À Palmyre, la prison emblématique de la terreur du régime a été vidée et dynamitée comme un symbole de libération. Le site gréco-romain a lui été miné, devenant un otage de pierre qu’ils pensent sans doute pouvoir un jour négocier. Partout, les destructions répondent aux mêmes soucis : un symbole, un message aux populations locales.

Au Sud de Homs, sur la route de Damas, le monastère de Qara est tombé. Les tombes ancestrales saccagées et les pelleteuses ont fait le reste. Le symbole est d’autant plus fort que ce monastère bâti sur les ruines de la toute première communauté chrétienne, celle d’Antioche, créée par Paul et Pierre, avait été redressé en 1993. Rasées au fil des siècles, les ruines du VIe siècle avaient été retrouvées et le bâtiment reconstruit. Une trace de chrétienté qui ne voulait pas disparaître. Le voilà à nouveau réduit en poussière.

Mais ce n’est pas tout. Comme à Palmyre c’est une personnalité qui est visée derrière le monastère. Celle de sa mère supérieure, Mère Agnès-Mariam de la Croix. Carmélite, Franco-libanaise, elle est devenue une personnalité militante et politique connue dans nos média. Son intervention sur Europe 1 a fait grand bruit. Sous couvert d’appel à la paix, de rejet de la guerre, Mère Agnès, comme beaucoup des chrétiens de Syrie, a souvent pris position pour défendre l’État syrien, réfutant qu'il ait jamais utilisé d’arme chimique. Ses connexions au sein du régime de Damas sont profondes. En 2012, elle débloque pour de nombreux journalistes désireux d’aller en Syrie les précieux visas qui semblent inaccessibles. Comment ? C’est le miracle de Mère Agnès.

Gilles Jacquier reporter de France 2 avait fait appel à elle. L’aide de la religieuse lui aura sans doute été fatale. L’immeuble dans lequel se trouvait notre confrère, journaliste d’un pays devenu ennemi, a été bombardé au moment même où il y pénétrait alors que partout autour le calme régnait. Dans ce conflit où les lignes morales ont depuis longtemps été gommées, Mère Agnès et son monastère sont les symboles d’un positionnement que Daesh combat plus que tout : le retour au statu quo d’avant, quand les Chrétiens et la minorité vivaient sous l’aile protectrice du régime, quand la Syrie vivait dans la paix et dans la peur, dans une dictature sereine et implacable.

Par bernard.kuchukian le 25/08/15
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Comment les pouvoirs publics de notre pays pouvaient ils réagir dans l’affaire du Thalys, alors que le monde entier ébahi, consterné (on aime bien être consterné)  et atterré découvrait son impéritie absolue, et ce qu’il faudra bien appeler la lâcheté, en tout cas le sauve qui peut, du personnel de bord du train ?

Ils ont laissé  finalement les voyageurs à leur sort peu enviable  et à la chance d’avoir à bord, par le plus grand des hasards, deux militaires américains en voyage, un copain avec eux, certes moins aguerri, mais avec des principes et du courage (je parle de l’étudiant noir en kinési ), plus un quatrième britannique, dont je n’ai pas bien compris le rôle.

Alors voilà, on a délivré sur le champ quatre Légions d’honneur dont au moins trois parfaitement méritées, celles des trois Américains,  le tout,  histoire de calmer le jeu, et de permettre pour le grand public d’oublier deux choses.

1°. La première, c’est la philosophie de l’affaire. Les commentaires lors de la conférence de presse de la rue Saint-Florentin.

Oui les deux militaires américains ont dit que dans un cas pareil, on agissait d’abord, on réfléchissait ensuite.

L’étudiant,  leur copain a ajouté cette chosez qui va ravir les Américains,  car elle est dans leur pensée profonde : devant une telle situation, il était impossible de ne pas réagir et de ne rien faire. Il fallait y aller, quoi.

Bravo les gars, parce qu’ensuite de ce qu’il faut bien appeler votre courage réfléchi, vous avez gagné.

2°. La seconde, c’est tout le contraire. Pauvre cocorico.

Il faut créer désormais une Légion de déshonneur professionnel à l’attention du personnel de bord du train.  La contre Légion d'honneur de la peur.

Et pas qu’à lui, à tous les intervenants, pardon les non intervenants jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, le président compris, pour avoir permis par leur politique qu’on en soit arrivé là.

A deux doigts un jour ou l’autre d’une guerre civile.

Tiens, du coup, j’ai entendu  hier à la télévision Monsieur GUEANT, responsable du Parti  républicain, et très proche de Monsieur Nicolas SARKOZY comme on sait, déclarer qu’il y a trop d’immigrés en France, et qu’il faut en expulser.

Je connais bien cette affaire, y compris les dangers de l’islam quand il devient l’islamisme parce que c’est la charia, et une certaine conception de la société, empêchent toute cohabitation.

Cent ans après le génocide arménien et assyro-chaldéen de 1915, dans l’indifférence absolue et même dans la contestation résiduelle turque, mes frères ou cousins, appelez les comme vous le voulez,  les Chrétiens d’Orient, connaissent bien eux aussi, cette affaire, mais dans le sang même.

Je  suggère donc à Monsieur GUEANT comme à d’autres   de prendre leur  carte du Rassemblement Bleu Marine, ça ne leur  coutera que 50 € et au moins ils auront compris, eux. 

Pour la Légion d’honneur, il faudra voir plus tard.

Par bernard.kuchukian le 24/08/15
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L’affaire du Thalys est une avancée considérable et d’une originalité exceptionnelle dans le domaine du droit pénal général,  appliqué à la matière criminelle.

On nous dit officiellement en effet qu’il existe ici un témoin acteur, bien sûr de nationalité française (cocorico),  qui serait intervenu en premier pour maitriser le forcené du Thalys.

Mais  on ajoute qu’il veut garder l’anonymat, donc que personne ne saura qui il est.

Dites donc puissants de notre Etat, vous nous prenez pour qui ?

Parce qu’au surplus, ce quidam-là,  ce fantôme, personne ne l’a vu, spécialement pas les Américains que tout le monde a vus, eux, au point qu’on va leur remettre une légitime Légion d’honneur de courage.

Depuis quand fait-on du droit pénal anonyme ? C’est nouveau, ça vient de sortir.

Quant au personnel de la S.N.C.F. dont la couardise est désormais établie, je suppose qu’il aura droit à des primes exceptionnelles, histoire d’aggraver encore le déficit  et de faire risette aux syndicats.

On fout le camp, c’est sûr.

Mais la France (refrain habituel à accoler au texte).

Par bernard.kuchukian le 23/08/15
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Dans l’affaire du THALYS en garde d’ARRAS, lors de la conférence de presse donnée à l’ambassade américaine de PARIS , dans ce qui fut jadis rue Saint-Florentin le superbe hôtel particulier de TALLEYRAND (1), l’étudiant, le 3ème héros de l’affaire,  explique que les trois amis  se trouvaient là un peu par hasard.

Il explique  que la Wi-Fi fonctionnait mal aux places qui leur avaient été attribuées. Alors, considérant qu’ils avaient des billets de 1ère, ils ont décidé de changer et d’aller dans une autre partie du train. Et là, Wi-Fi fonctionnait, mais le terroriste s’apprêtait à agir. Et c’est là que le carnage a été évité.

 

P.S. C’est quoi cette histoire de héros français découvert par le seul ministre de l’intérieur et que personne ne voit ? Encore un mensonge cocorico.

 

______________________

 

 

J’ai la chance de connaitre.

Par bernard.kuchukian le 23/08/15
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Européens et français en particulier.

Voyons, le monde autour de nous s’agite et s’effondre en partie. Le terrorisme d’islam s’installe et se développe. Les réactions sont d’un angélisme et d’une naïveté complices.  Il n’y a plus de chrétiens en Irak, et bientôt plus en Syrie. Ceux d’Egypte sont désormais au combat.

L’occident a peur, simplement peur. Mais il n’a aucune intention de se battre, terrorisé qu’il est  à l’idée de considérer que ce combat est celui de la défense contre le vrai racisme, celui qui tue les autres au nom de la foi. Ah, le racisme, parlons en.

On va encore dire que j’emmerde le lecteur avec le sujet arménien. Je m’en flous.

Nous sommes exactement 100 ans après le premier génocide du XXème siècle, celui de l’extermination par l’islam ottoman ou turc de l’époque,  appelez-le comme vous voudrez, d’une communauté complète que vous le vouliez ou non parce qu’elle était chrétienne (les Assyro-Chaldéens en plus).

Cent ans plus tard, même  ou surtout le pape a dû le dire haut et fort, c’est  curieux cette coïncidence, les descendants de ceux qui ont commis ces crimes refusent toujours de reconnaitre : quel fantastique justification pour les autres, qui veulent eux aussi exterminez tout ce qui n’est pas l’islam.

Les faits sont têtus.

Et ce n’est pas terminé.

Voyons, nous allons vers une crise complémentaire de submersion par les masses venues du sud.

Là encore on traite la matière par la compassion et la naïveté. Les pauvres migrants (avec leurs Kalachnikov…)

On oublie aussi  que la baisse brutale du prix du brut conduit les pays arabes producteurs, ceux qui sont fortement peuplés, à la ruine. Et à envisager l’attaque des autres, au nord, c’est à dire nous.

Par bernard.kuchukian le 23/08/15
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Les responsables de notre pays (mais au juste peut on les appeler des responsables) ont trouvé la solution au terrorisme, en attendant peut-être un jour ou l’autre une guerre civile. Oui, vous avez bien lu.

Cette solution c’est…le téléphone.

On pourra donc désormais appeler le 3117 pour signaler un danger grave.

Je fais simple : un  terroriste arabe en tout cas musulman méchant  (oui, parce que jusqu’à preuve contraire,  les terroristes ne sont ni Normands, ni Bavarois ; ni juifs ni catholiques ni bouddhistes) se présente avec une Kalachnikov et va vous tirer dessus. Variante, il a des explosifs en mains qu’il va vous envoyer.

Alors voilà, vous sortez votre téléphone cellulaire, vous appelez le 3117 et l’assaillant prend la fuite. Le temps pour les policiers de le rattraper peut être. Puis on l’installera à nos frais dans un hôtel, en attendant de pouvoir l’expulser. Et qu’il revienne plus tard.

Parce que sinon, on va dire qu’on  est raciste.

Hou  la la  le vilain…

Je suis désolé, mais quand les dirigeants du moment dans notre pays sont aussi  naïfs à défaut d’être intelligents,  le grand nettoyage est vital. ils doivent démissionner, on doit les chasser, ils sont un danger public, comme les terroristes.

Oui, si on veut survivre.

Par bernard.kuchukian le 22/08/15
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Pour ceux que l’affaire intéresse encore, ils sont si peu nombreux dans ma profession qui  n’y comprend absolument rien, pas  même ceux qui inventèrent l’acte d’avocat lequel ne sert absolument à rien,

Je signale que tout seul, comme d’habitude, j’ai introduit une procédure devant le Conseil d’Etat,  tendant à l’annulation de l’art. 4 du 1er décret de 1955 sur la publicité foncière.

Il s’agirait de permettre la publication au fichier immobilier des actes S.S.P. tiens si vous voulez des actes d’avocat. Ce qui est totalement interdit pour l’instant.

Bon, personne ne m’a suivi, moi on ne me  suit pas, on me poursuit, c’est différent.

L’affaire viendra à l’audience publique du Conseil d’Etat le 3 septembre au matin, au rapport de Monsieur de LESQUEN.

Je n’ai aucune chance.

Dommage pour la profession.

Par bernard.kuchukian le 22/08/15
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Il ne me semble pas que la décision ait été remarquée sur notre blogosphère. Si tel était le cas, que le confrère qui l’a signalée en premier veuille bien m’excuser.

Le 3 juin 2015, la 1ère chambre civile de la Cour de cassation a rendu (N° 14-13126 et 14-17203) un arrêt d’une grande importance, puisqu’elle s’est alignée sur la jurisprudence de sa chambre commerciale.

Il n’y a plus désormais d’ambigüité :

La proportionnalité de l’engagement de caution ne peut être appréciée au regard des revenus escomptés de l’opération garantie.

L’arrêt est une cassation.

Cette décision qui vient compléter en vertu de la loi  toutes celles qui restreignent la portée des engagements de cautionnement  dans les hypothèses de disproportion entre les revenus de la caution et ses engagements signifie que petit à petit le cautionnement n’a plus rien d’une sureté.

Remarquez bien, c’est intéressant, qu’on en revient à la thèse ancienne oubliée de droit bancaire, qui expliquait que le cautionnement doit toujours être subsidiaire à l’opération garantie. Laquelle devrait se suffire à elle-même.  Il est amusant de noter son auteur  a été le président de la SOCIETE GENERALE et que l’arrêt que je commente ici a été justement rendu contre cette banque, peut être histoire de lui rappeler les grands principes.

Par bernard.kuchukian le 22/08/15
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On sait, enfin on devrait savoir, que par deux arrêts distincts KRIKORIAN + KUCHUKIAN , la 1ère chambre de la Cour d’appel de PARIS statuant en audience solennelle, a renvoyé l’examen de la double question prioritaire de constitutionnalité  que nous avions posée quant à la composition des collèges au sein du Conseil national des barreaux.

Nous soutenons que ce système d’élection par deux collèges différents, représentant deux fois certains avocats, et à chaque fois pour un même nombre de représentants, alors que la base des électeurs est totalement différente quantitaivement, est contraire  aux règles constitutionnelles, notamment, celle de l’égalité.

Je suis informé que la Cour de cassation  examinera cette double Q.P.C. à son audience du 15 septembre prochain à 9 H 30.

Si elle la retient, la         Q.P.C. sera renvoyée au Conseil constitutionnel.

Si elle la rejette, la Cour de cassation établira avec splendeur que tous les avocats ne sont pas égaux, exactement comme les Arabes et les Européens  pourtant tous Français au temps du collège non unique en Algérie française.

Ou encore qu’il existe des sur-avocats et des sous-avocats (je ne  suis pas germaniste et je ne sais plus comment les nazis appelaient en allemand les surhommes et les sous-hommes).

 

Par bernard.kuchukian le 21/08/15
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Quelle peut être la suite judiciaire éventuelle ?

Préalable.

Peut –on présider quelque chose dont on n’est pas ou plus membre ?

La réponse est sans aucun doute oui, du moins si le droit positif le prévoit expressément.

Tel est le cas au plus haut niveau de l’Etat. Le président de la République préside le conseil des ministres dont il n’est pas membre. Chez les avocats, le bâtonnier préside le conseil de l’ordre,  dont il n’est pas membre.

Oui mais, dans une association de la loi de 1901 comme un parti politique ?

C’est plus subtil.

Et ce d’autant  plus que le statut de président d’honneur est complètement à part, sans prévoir spécialement l’obligation d’être membre, tandis que l’art. 11 bis des statuts du parti dit que le président d’honneur est membre de droit de toutes les instances  internes. Dans cette logique, le président d’honneur aurait du siéger au bureau qui l’a jugé …

Et maintenant.

Mais maintenant que le bureau a exclu le président d’honneur, que peut faire celui-ci ?

Les statuts lui interdisent d’attaquer en justice son exclusion.

Mais que valent ces statuts face à l’art. 6-1 de la convention européenne des droits de l’homme, et bêtement aux art. 1489 et suivants du Code de procédure civile.

Car ce qui a été jugé hier n’est jamais dans ce cadre qu’une sentence arbitrale.

Le recours en annulation est toujours possible (art. 1491 du Code de procédure civile), sans appel dans l’intervalle, tandis que toute stipulation contraire est réputée non écrite.

Quels sont les cas d’annulation ?

J’en vois deux, le fait de s’être déclaré compétent (alors qu’il y avait récusation et que l’autorité appelée à statuer sur la récusation n’avait pas statué) et aussi la contradiction à l’ordre public (même raison).

La compétence est celle de la Cour d’appel (art. 1494 du Code de procédure civile),  comme en droit commun avec le R.P.V.A., avec la possibilité pour la juridiction du premier président en référé d’arrêter l’exécution provisoire de la décision appelée ici sentence.

Je fais du droit, pardon de la procédure civile,  enfin j’essaie.