bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 05/10/15
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Le plus grand porte conteneur   du monde « Le Bougainville », un peu moins de 400 m de long,  va être lancé ce jour, mais en Atlantique. J'ai bien écrit "conteneur", on ne doit pas dire en français "container"".

Il battra pavillon français, parce que son armateur est la C.M.A. – C.G.M., et  qui a siège social à MARSEILLE.

La société  est une collection de créations et de regroupements réalisés par un  génial armateur d’origine libanaise, appelé  SAADé, il y   a même chez elle  quelques capitaux turcs.

Seulement voilà, MARSEILLE n’est plus un grand port de commerce au niveau mondial, le grand trafic a déserté la Méditerranée, sans compter qu’elle est dangereuse désormais.

Alors, « Le Bougainville » qui porte son immatriculation à MARSEILLE, n’y viendra JAMAIS.

Par bernard.kuchukian le 04/10/15
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Je crois bien que ce billet est applicable à tous les avocats  de France. Et peut-être d’ailleurs.

Je ne peux parler que de ce que je sais depuis   45        ans. Sauf que moi, je connais justement depuis 45 ans, et dans un grand barreau, au moins par le nombre des avocats, peut-être même aussi par leur talent. Mais si, mais si.

Généralement, il faut être moyen, médiocre,  en tout cas donner la nette impression qu’on ne fera pas de vagues.  Attention: je ne dis pas que ceux-là sont médiocres ou moyens, et/ou n'ont rien dans la tete. Non, je dis qu'il faut qu'ils en donnent au moins l'impression, ce qui quelque part peut etre l'expression d'un grand talent.

Je ne donnerai ici que les noms de personnages décédés.

Ainsi,  je me souviens parfaitement de l’élection d’un  CHIAPPE à la place d’un GUERRE,  pour qui le renouvellement,  alors possible ne devait être qu’une formalité. Mais GUERRE  avait un programme dynamique au moment où la profession venait d’absorber les avoués de première instance. Il fallait donc  calmer le jeu. On l’a fait tomber.

Idem en d’autres circonstances  pour  si charmant et si bien élevé  GUY.

Je me souviens aussi d’un LARDERET, charmant garçon, élu par-dessus tout parce qu’il jouait parfaitement dans l’équipe de football du barreau. Je n’évoque pas les Corses parce que Corses, c’est propre à Marseille.

Et les autres, toujours la même chose. Faites surtout  du vélo, ou du football, vous avez toutes les chances d’être élu.

Bien sûr, les accidents sont possibles, grâce à la bienheureuse Providence divine.

On prétend aussi que tel autre batonnier a été élu parce qu'il était  "bien coiffé", suivant la formule employée plus tard par un de ses successeurs.

Aussi, je m’étonne de constater qu’il existe actuellement  dans notre barreau un avocat chanteur, remarquable au demeurant,  alors qu'il ne se présente pas à l’élection, tandis  que pourtant son élection  y serait un jeu d’enfant.

Donc, je résume,  ne faites rien, ou plus exactement donnez l’impression que vous ne ferez rien. Et vous gagnerez.

Moi, je ne sais pas ne rien faire. Et je ne sais pas mentir.

 Donc, je vais perdre. C'est normal.

Remarquez qu’en proposant de supprimer la fonction et tout ce qui va avec, je devrais avoir des chances. Mais c’est trop compliqué à comprendre pour l’instant tout au moins.

Par bernard.kuchukian le 04/10/15
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Je n’ai pas voulu  commenter dans l’instant où il a été tenu,  le propos de la députée MORANO, membre du Parti républicain, comme son nom l’indique.

Elle a déclaré que la France était un pays de race blanche. Alors, tout le monde lui est tombé dessus.

Sauf mon ami Gilbert COLLARD, qui comme d’habitude, a  dû remettre  le train sur les rails.

Oui, la France est historiquement (voilà le mot qui manquait) de race blanche. Comme fondamentalement, l’Afrique est un continent de race noire, avec les exceptions de l’Afrique du nord (et aussi du sud, au passage). Oui notre pays est chrétien, qu’on le veuille ou non, d’ailleurs même Monsieur SARKOZY l'a déclaré lui-même. J’ajoute que les chrétiens ne sont jamais qu’une secte juive,  qui,  quantitativement,  a mieux réussi. Il existe là-dessus une blague juive classique, mais si vraie (« quoi, dit MOISE, en parlant de la chrétienté, ça existe toujours ce produit qu’on a lancé avec le Christ ? »)

Oui, mais la France ?

Désolé, COLLARD a encore raison. Et moi aussi avec lui.

Lorsqu'elle était à la tête d’un grand empire colonial, il aurait été inconvenant de dire que la France  était de race blanche. Car, dans l’empire français, il y avait l’Indochine, jaune, et toute l’Afrique, noire.

Tous ces gens-là étaient des Français et on avait bien été contents de faire appel à eux pour se battre sous les couleurs du drapeau français et défendre le pays envahi. Par nos amis Allemands.

Sauf que la décolonisation est passée. L’Indochine et l’Afrique nous ont chassés. Elles sont restées  jaune et noire. Ces gens-là sont indépendants, libres, chez eux. Bravo. Ils ne sont plus dans le peuple français.

L’Afrique du nord maintenant.

Arabes et Berbères ne sont ni jaunes ni noirs.

Ils nous ont chassés aussi, et si quelque crétin d’antiracisme courant, il en existe encore deux connus sur la blogosphère, protestent, je ne change pas mon texte.

lls m’ont chassé (moi, je suis né en France à  Bab-el-Oued).

Ils ne sont pas de la même origine que l’immense majorité des Français.

Ces déclarations sont des faits matériels évidents. Absolument évidents.

Quand je pense qu’il faut me battre pour faire ajouter « française » à Algérie, quand on indique que je suis né à Alger, en Algérie. Tandis que des Beurs de nationalité algérienne sont nés à Marseille ou à Paris…(France pour encore quelque temps).

P.S. Ne me parlez pas des poussières d'empire, comme les Antilles ou La Réunion: leur vocation est l'indépendance.

Par bernard.kuchukian le 03/10/15
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Dans dix mois, si on respecte la loi MACRON,  l’idée du barreau unique,  en tant que de besoin successeur des avoués de première instance du temps jadis,  tel qu’attaché à un tribunal de grande instance, aura volé en éclats.

Sous la petite réserve des procédures de licitation et de saisie immobilière, étape suivante, chaque avocat inscrit à un barreau du ressort de la cour d’appel pourra en effet intervenir librement et directement, postuler comme on dit, dans n’importe lequel des tribunaux de grande instance  dudit  ressort de ladite cour d’appel. Exactement comme il le fait actuellement en  procédure d’appel.

C’est pour le 7 aout 2016.

Rien n’est prêt actuellement. Il n’y a pas besoin de décret pour l’application de cette partie-là de la loi.

Au contraire, il appartient aux barreaux actuels, du moins tels qu’ils sont actuellement organisés, en attendant les réformes qui interviendront obligatoirement, car mes  idées de sécession aboutiront nécessairement, de prévoir la suite.

C’est d’ailleurs littéralement prévu  depuis bien longtemps déjà  à l’art. 18 de la loi de 1971, qui prévoit que les ordres mettent en œuvre par délibération commune la matière de l’informatique.

Il faut  le traduire comme suit :

Les conseils de l’ordre (des barreaux concernés) mettent en œuvre,  par délibération commune,  la  connexité  du R.P.V.A. pour l’accès à l’informatique de chaque tribunal de grande instance du ressort par chaque avocat de n’importe quel barreau du ressort de la cour d’appel.

Au total, pour une fois que les conseils de l’ordre pourront faire quelque chose d’intelligent, on les attend  donc au tournant.

Par bernard.kuchukian le 03/10/15
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Dans son journal, au 9 mai 1942, notre confrère Maurice GARCON écrit ceci :

‘’Vu ce matin ROUSSEAU, conseiller à la cour d’appel (…). Il me dit avoir observé qu’on en veut plutôt aux universitaires qu’aux magistrats, et il s’exprime à peu près ainsi :

-Je suis en rapport avec les Allemands chargés de la liaison avec les pouvoirs judiciaires : ce sont en général des magistrats très compréhensifs, très courtois, et avec lesquels nous avons les meilleures relations… Des conversations échangées, il résulte qu’on se méfie beaucoup plus des professeurs de l’université.

Et il ajoute :

Ce se comprend… Ce sont des milieux qui ont l’habitude de l’indépendance… Alors, vous comprenez. » »

Et GARCON d’ajouter : « « J’ai très bien compris. Pauvre justice ».

Par bernard.kuchukian le 02/10/15
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Toute la blogosphère en est le témoin, la Cour de cassation a singulièrement  manqué de sérieux,  en refusant de transmettre la Q.P.C. que Philippe et moi lui avions posée quant à l’égalité devant la loi  de tous les  avocats de France  au sein du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX, laquelle avait été sérieusement analysée par la Cour d’appel de PARIS. Et en jugeant le sérieux à la place du CONSEIL CONSTITUTIONNEL.

Voici en effet que par arrêt n° 1494,  d’hier,  1er octobre 2015,  la 2ème chambre civile de la Cour  cassation  apprécie à nouveau le principe d’égalité devant la loi. Et cette fois ci-, elle le retient. Elle  renvoie ainsi  la Q.P.C. au CONSEIL CONSTITUTIONNEL, une autre Q.P.C. bien sûr. Voici ce qu’on sait à l’instant de l’arrêt arrivé,  ce soir seulement,   dans les machines de la rue Montpensier.

« « Attendu qu’à l’occasion d’un litige l’opposant à la caisse de mutualité sociale agricole des Côtes-Normandes (la caisse), M. X... a soulevé, par un écrit distinct et motivé, devant une juridiction de sécurité sociale une question prioritaire de constitutionnalité qui est parvenue à la Cour de cassation le 13 juillet 2015 ;

« « Attendu que la question porte sur la conformité à l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 des dispositions de l’article L. 622-1 du code de la sécurité sociale dans sa rédaction antérieure à 2001 ;

« « Que si la question peut être reformulée par le juge à l’effet de la rendre plus claire ou de lui restituer son exacte qualification, il ne lui appartient pas d’en modifier l’objet ni la portée ; que dans une telle hypothèse, il y a lieu de considérer que la Cour de cassation est régulièrement saisie et se prononce sur le renvoi de la question prioritaire de constitutionnalité telle qu’elle a été soulevée dans le mémoire distinct produit devant la juridiction qui la lui a transmise ;

« « Attendu que la disposition critiquée est susceptible de recevoir application dans le litige né du refus d’attribution d’une pension de retraite au titre du régime des exploitants agricole ;

« « Qu’elle n’a pas déjà été déclarée conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif d’une décision du Conseil constitutionnel ;

« « Que si la question posée n’est pas nouvelle, elle présente un caractère sérieux au regard du principe constitutionnel d’égalité devant la loi en ce que la disposition critiquée fait supporter à certains assujettis actifs des cotisations qui n’ouvrent pas droit au bénéfice d’une pension de retraite ;

« « D’où il suit qu’il y a lieu de la renvoyer au Conseil constitutionnel ;

« « PAR CES MOTIFS :

« « RENVOIE au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité « « ;

Vous serez d’accord avec moi, c’est abscons.

Mais il parait que c’est sérieux.

Bizarre, parce qu’on n’a pas le texte de la question, ce qui est un comble.

Remarquez bien que je suis totalement d’accord avec la Cour de cassation : cette Q.P.C., dont  on ne connait pas le texte parait interroger sur l‘inconstitutionnalité de la loi lorsqu’elle fait supporter aux actifs des cotisations qui n’ouvrent pas en face  de droit à retraite.

Evidemment, vous vous rappelez alors mon combat contre  la  C.N.B.F. au bénéfice des avocats retraités actifs qui paient des cotisations en pure perte, ne leur ouvrant pas de droits nouveaux.

Bon, finalement, je suis content ce soir, car quoi qu’on pense, l’affaire avance.

Je dis bravo à ce mutualiste agricole qui a réussi à passer les obstacles que je ne suis pas parvenu à doubler devant le Conseil d’Etat, le rapporteur public, Monsieur LALLENT y conservant une drôle de conception de l’assurance. Tandis que jusqu'à présent, l'origine de l'interdiction des droits nouveaux pour les retraités actifs a relevé d'un décret, non susceptible de Q.P.C., seule la loi pouvant, elle, passer à la Q.P.C.

On parle ici finalement seulement d’assurance, cette vieillesse,  et seulement d’assurance.

Je rappelle que le CONSEIL CONSTITUTIONNEL a déjà retoqué une loi de sécurité sociale en aout 2014 qui prévoyait d’accorder des droits à des non cotisants. J’espère connaitre sous peu le texte exact de la Q.P.C. d’hier qui parait obliger à s’interroger sur la constitutionnalité des cotisations versées sans contrepartie.

Nous sommes en plein dans le contentieux KUCHUKIAN.

Sauf qu’on dirait que je ne suis plus tout seul. Il en aura fallu du temps…

Par bernard.kuchukian le 02/10/15
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HUVELIN veut savoir ce que je propose comme candidat (toujours battu d'avance) aux élections du batonnat. Voici.

 

COMME CE SERA BEAU LA LIBERTE.

En effet, le premier acte de la démocratie doit être l'expression de l'universalité des citoyens, quant à la constitution de la communauté et de son organisation politique.

Or, cent quarante ans après l'instauration définitive de la République, la profession d’avocat, quant à elle, ne connaît toujours pas la démocratie et son axiologie.

Pourquoi cet état de fait devrait-il durer jusqu'à la fin des temps ? A cela, il n'y a pourtant aucune raison.

ALORS, VIVE LE REFERENDUM.

Comme celui d’initiative populaire, si je suis désigné comme bâtonnier, je promets d’organiser sans délai un référendum des avocats de MARSEILLE, pour la création d’un grand barreau de France, auxquels seront aussi adhérents de plein droit tous les avocats français.

Un seul barreau, un. Je suis même alors en avance sur la loi MACRON, qui suit partie de ce raisonnement régionalement et en fait à compter du 7 aout 2016.

Fini donc les bâtonniers, fini aussi leur rémunération scandaleuse, fini aussi les conseils des ordres.

D’ailleurs, si j’étais élu bâtonnier, je ne convoquerais plus le conseil de l’ordre : aucun texte n’oblige en effet le bâtonnier à le convoquer.

Comme l’écrivait à l’époque Maurice GARCON dans son journal au 11 juin 1940, évoquant à l’avance ce qu’allaient faire les confrères bienpensants des avocats juifs :

« Dans notre maison où la confraternité est si pleine de jalousie et de fiel, où l’on dépense tant d’efforts pour nuire à son voisin, où la concurrence est féroce, on va faire des horreurs ».

Or, moi, je ne veux plus d’aucune horreur.

LA FIN DES BARREAUX

C’est que l’organisation actuelle de la profession d’avocat est totalement dépassée.

Conçue en 1810, par le décret de rétablissement du barreau de PARIS, dans ce qui n’a été en réalité qu’une liste d’avocats,

 

inscrits auprès du tribunal civil de cette ville, à l’époque, et surtout pas la création de l’ordre des avocats, qui n’existe pas, et n’a d’ailleurs jamais existé,

La notion de barreau n’a plus de sens aujourd’hui.

Du moins tel qu’organisé localement, comme maintenant.

Il y avait en 1810 des avoués de première instance, dont la présence était obligatoire pour présenter les affaires devant le tribunal civil. On les a supprimés en 1972. Nous les avons remplacés.

Depuis le départ, les avocats étaient accrochés au Tribunal, plus tard on leur a permis de plaider partout ailleurs.

Mais l’empire est mort, NAPOLEON aussi, lui qui avait déclaré à son archichancelier CAMBACERES, lequel était bien le seul à s’en effrayer, peut-être parce qu’il avait été avocat avant la Révolution, qu’il fallait nous couper la langue.

Nous sommes en Europe. La division administrative de notre pays n’a plus aucun sens aujourd’hui, au point qu’on l’a réformée et qu’on la réforme encore.

Aller de MARSEILLE à PARIS prend une heure en avion et trois en T.G.V., le barreau spécial local n’est plus justifié.

Malgré les blocages et le conservatisme, mélange de petite bourgeoisie ignorante et prétentieuse, de colbertisme, et de jacobinisme bienpensant à la mode de VATICAN II, la loi MACRON passera, avec l’heureuse suppression de la postulation par tribunal. Pour l’instant au sein de la même Cour d’appel.

On a vu que c’est très exactement pour le 7 aout 2016.

La postulation classique a été déjà supprimée pour les cours d’appel. Oh, bien sûr, on n’en n’est pas encore à la suppression générale nationale et totale, mais on y va tout doucement.

Lentement. Les avocats pensent avec leurs bons sentiments et surtout pas avec leurs têtes. Car au surplus, on va nécessairement vers l’interdisciplinarité.

Du coup, ça sert à quoi un barreau local obligatoire avec un bâtonnier et un conseil de l’ordre ?

A rien du tout.

Il faut se battre pour supprimer les institutions actuelles et les remplacer par LA LIBERTE. L’indépendance.

IV. LE GRAND BARREAU DE FRANCE

La liberté, c’est le GRAND BARREAU DE FRANCE, inventé par Philippe KRIKORIAN, une seule institution nationale représentative de la profession, pas comme le CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX actuel, dans lesquels les pontifes élus et anciens

 

élus ont autant de voix que la masse de tous les autres. Et en abusent.

Un collège unique, comme n’est justement pas ledit C.N.B.

La liberté, l’indépendance, c’est la suppression de potentats locaux, conseils des ordres, bâtonniers et anciens bâtonniers, vieillards pontifiants, couteux et inutiles. Du balai.

La fin aussi des conseils régionaux de discipline, et des extravagants pouvoirs disciplinaires donnés au bâtonnier. Qu’on paie pour nous tourmenter. Histoire aussi de justifier les avantages qu’il reçoit. Et qui en abuse sous forme de règlement de comptes, poussé par des conseils des ordres trop souvent envieux, jaloux, et minables.

La vérité vient d’ailleurs :

« Je ne comprends pas, je croyais que le conseil de l’ordre, c’était pour protéger les avocats. Non pour les punir. »

La formule est du réalisateur contestataire persan,                 Jafar

PANAHI, dans son film Taxi Téhéran.

Du coup, l’organisation par le bâtonnier des courses cyclistes ou des marathons, avec flocage de maillots pour les uns et les autres, on s’en fout.

V.    L’ORGANISATION NOUVELLE

Mais alors, ce sera la pagaie, me direz-vous. Non, pourquoi ?

Alors que d’une part, les assurances de R.C.P. dont le marché est déjà partagé entre deux sociétés d’assurances pour tous les barreaux de France réunis, et que d’autre part l’assurance vieillesse sont déjà traitées au seul niveau national, avons-nous si peur que cela de la liberté ?

Au sein du GRAND BARREAU DE FRANCE, on pourra s’organiser en  groupes ou associations d’avocats libres en fonction de nos affinités.

Mais, voyons, ça existe déjà, mais au niveau du pouvoir local.

Il y a bien le clan corse, qui tient souvent tout le barreau à MARSEILLE, y compris de ceux qui ne sont pas Corses.

Il y même un barreau dit d’affaires, que veulent d’accaparer les anciens conseils juridiques et leurs descendants.

Il existe en fait un barreau d’aide juridictionnelle, et un barreau pénal non corse.

 

D’autres peut être.

Oui, pourquoi pas, ces gens-là ont des points communs et des affinités, et ils les exerceront comme tous les autres dans des structures légères de 200 à 300 personnes pas davantage. On pourra même avoir des associations d’avocats Francs-maçons, quelle chance.

Ainsi pourra-t-on briser aussi du dedans l’omnipotence active et géniale du barreau de PARIS.

Ainsi pourra se faire l’égalité des armes entre nous.

Et par exemple, par Bernard KUCHUKIAN, les avocats arméniens pourront-ils enfin être représentés dans la profession, qui jusqu’ici les rejette à MARSEILLE.

Mais alors, face à ces grands principes, on nous dira d’abord que si nous ne sommes pas contents, nous pouvons aller ailleurs.

Non, personne n’est propriétaire exclusif de la profession, spécialement à MARSEILLE.

Nous sommes tous ici chez nous.

Ensuite, on nous opposera, comme toujours, des sujets de détail, révélateurs de l’étroitesse d’esprit et de l’absence de discernement organisé de trop de confrères.

On nous dira quid des maniements de fonds ?

Il faut supprimer les CARPA. Et aller à la Caisse des dépôts et consignations. C’est d’autant plus nécessaire que la CARSAM. ne gagne plus désormais d’argent (ce qui est l’exact inverse de l’époque de sa création) et coute à la profession, par l’attaque engagée de ses fonds propres.

Les services communs.

On nous demandera, quid des services communs ? Lesquels, la bibliothèque. On trouvera bien une solution.

Et l’informatique ?

Ah non, pas cette question, surtout pas elle.

J’ai été débouté par la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE lorsque j’ai prétendu exiger l’application du génial système propre marseillais de R.P.V.A. défendu avec nous par le bâtonnier MATTEI, torpillé ensuite par son successeur. On nous a objecté que cette question était nationale et que je n’avais qu’à suivre... On suivra donc le national, mais avec un C.N.B. rénové, et la fin du double collège...

 

La fixation des honoraires ?

Parlons-en.

Organisée en commissions, groupements de confrères, quelquefois gâteux, tout au moins jaloux des autres, aux décisions signées par le bâtonnier terrorisé du moment (sauf s’il s’agit d’aider tel copain, surtout s’il a été élu), qui sont réformées dans le sens de l’augmentation en cas de recours devant la Cour d’appel. Au surplus, tout cela désormais dépassé par la législation MACRON.

Le contentieux entre confrères ? Les tribunaux trancheront et ils trancheront aussi en les annulant les actes anti-confraternels dans l’organisation de la défense et des droits de celle-ci.

La déontologie ?

Non pitié arrêtez ! Dans une profession, à qui l’Europe a raisonnablement imposé le démarchage des avocats, au demeurant enfin transcrit dans le droit positif français par l’arrêt du Conseil d’Etat KUCHUKIAN du 13 décembre 2013, n° 361.593.

Mais alors, on fera comment pratiquement ?

Nous nous rappellerons que nous sommes des avocats, donc des juristes. Nous verrons qu’aucun texte de droit positif n’exige UN barreau UNIQUE accolé au tribunal de grande instance.

Bref, nous constituerons entre nous par affinités des groupements d’avocats dont les statuts seront déposés en préfecture et déclarés au greffe comme actes du greffe, pour dire à l’organisation judiciaire que nous exerçons ainsi désormais.

Voilà pourquoi je me bats. Et suis candidat au bâtonnat. Réveillez-vous, pour moi c’est fait.

MARSEILLE, 29 septembre 2015

BERNARD KUCHUKIAN

Vieil avocat, certes agaciant, mais en fin de carrière.

Par bernard.kuchukian le 02/10/15
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Les islamistes ont une formule choc, ils veulent « L’islam de BOUKKHARA à POITIERS ».

BOUKKHARA, c’est  là-bas, en OUZBEKISTAN.

C’est loin de chez nous. C’est l’affaire des autres, des Russes notamment.

POITIERS c’est chez nous.

Et moi je ne veux pas.

Par bernard.kuchukian le 01/10/15
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La France si cultivée découvre le classement mondial de ses établissements d’enseignement supérieur.

Dans les 100 premiers, un seul, au 54ème rang, l’École Normale Supérieure.

Je vais plus loin.

Je me console en lisant  que l’université d’Aix- Marseille, celle qui a délivré mes diplômes entre 1968 et 1970, est 251ème sur 300. Pas terrible.

Dans l’intervalle, je lis  heureusement que 113ème est l’université  parisienne Pierre et  Marie Curie.

J’y avais un cousin professeur. Je  suis donc  content par procuration.

C'est bien tout ce qu'on peut dire, diplomes français qui ne valent plus rien non plus.

Par bernard.kuchukian le 01/10/15
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En sortant du Tribunal cet après-midi, j’ai été approché par un jeune confrère,  charmant  d’ailleurs, et fort bien élevé, que je ne connaissais pas, qui s’est présenté à moi.  Je n’ai pas retenu son nom. J’ai reconnu par contre  qu’il est Arabe,  à moins qu’il ne soit Kabyle.

Je rappelle charitablement  à mes contradicteurs que moi, je suis né à BAB-EL-OUED,  où j’ai vécu heureux jusqu’à 15 ans.  

Des Arabes et des Kabyles, j’en avais tout autour de moi. Je connais donc.

Remarquez que c’est pareil désormais à MARSEILLE.

Fort aimablement,  le confrère jeune (je n’écris pas jeune confrère, c’est péjoratif)  m’a rappelé que la commission du jeune barreau (c’est quoi en droit ce machin-là), allait m’entendre le 14 octobre courant sur ma candidature au bâtonnat.

Il parait même que c’est lui qui mènera la discussion.

Alors, il veut savoir qui je suis, etc.

Comme si au bout de 45 ans de barreau de MARSEILLE, on ne savait pas qui je suis. Naïfs, va.

Résumant d’un mot la situation, je lui ai rappelé que notre  barreau n'aime pas et  n’a jamais élu le moindre avocat arménien,  avec un vrai nom en IAN, ni au conseil de l’ordre, ni au bâtonnat, ni même à la CARPA.

Il a souri.

Il avait raison.

Alors, avant de nous quitter, j’ai ajouté ceci :  

« Notre barreau n’a jamais élu non plus le moindre avocat arabe ou kabyle».

Son  sourire m’est apparu  alors comme différent.