bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 30/11/15
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Mon ami Gilbert COLLARD       a décidemment toujours la formule juste.

Et celle-ci doit faire mouche.

Tout le monde sait bien en effet  que les gouvernants au pouvoir aident avant tous leurs amis et soutiens. Vive cette liberté-là.

C’est absolu dans la presse, à coup de subventions.

Il existe ainsi et par exemple  de nombreux journaux exprimant des opinions,  comment dire bienpensantes, qui reçoivent chaque année des subventions d’Etat considérables.

Et pas seulement la presse en difficulté, du moins pourquoi qu’elle soit communiste comme L’Humanité ou La Marseillaise.

Non, les autres aussi, y compris L’Express, Le Figaro, bref presque tous les autres. Et des très grands.  

Sauf ceux parce qu’ils ne sont pas bienpensants qui ne sont pas élus jusqu’ici. Tiens Minute, par exemple, qui en aurait bien besoin.

On ne parle pas ici des radios locales, dont les fréquences sont  distribuées par le C.S.A. aux  seuls amis.

Voyez à Paris,  et à Chartres, une seule fréquence d’opposition de droite, Radio Courtoisie. Et encore dans ces deux villes seulement.

Ailleurs, on préfère même des fréquences émettant en arabe, avec le risque évident et désormais couru de ne pas savoir  ce qui se dit à l’antenne et peut appeler tranquillement au crime collectif.

Ce phénomène existe aussi au niveau de la presse régionale : on est tellement dans l’odieux méprisant et malhonnête qu’on trouve normal de critiquer publiquement en faisant campagne contre celle qui n’apprécie pas que le combat politique soit en plus subventionné par ses électeurs. C’est bien l’affaire de La Voix du Nord.

Mais la  formule de Gilbert a une portée plus générale, au barreau spécialement.

Bas les masques, on sait bien l’ostracisme dont sont victimes les confrères, y compris lorsqu’ils sont de qualité, au moins équivalente à celle des autres, et même supérieure, à qui les institutionnels  ou assimilés refusent de confier leurs affaires.

Telle institution, telle banque, telle compagnie d’assurance vous dit : non cher maitre, compte tenu de vos idées politiques, on ne peut pas vous confier la défense de nos intérêts. Ou alors ne les exprimez plus. Mais que diraient alors les juges ? Ah bon, parce que les juges aussi se détermineraient en fonction des dossiers et de la justice, mais en fonction des idées politiques des avocats ? Sans compter que les heureux élus ne cachent pas leurs idées politiques.

Il y aurait ainsi les amis, et les amis des amis des amis, et puis les autres.

Qu’on ne me dise pas que je délire. Je suis prêt ici à Marseille à lister publiquement les rapports directs entre telles administrations et tels confrères aux bonnes idées. Ou à la famille : je suis même personnellement partie civile dans un dossier  qu’on fait trainer à l’instruction contre la distribution des affaires à l’épouse d’Untel, député ou conseiller.

Moi, je suis tranquille, j’espère pour l’instant seulement. Car compte tenu de mes idées connues, aucune banque, aucune compagnie d’assurance, aucun organe institutionnel ne me confie ses affaires.

Et quand par accident, dans le passé, il a pu le faire, je n’ignore pas les ballets des confères concurrents pour récupérer ces clients-là : « Kuchukian, avec ses idées politiques, vous n’y pensez pas ! » Le pire est que ça  a marché.

Voilà aussi pourquoi, pour faire cesser cet ostracisme combinard, digne du sud de l’Italie à la grande époque, je ne suis pas le seul à attendre la Marine.

Par bernard.kuchukian le 30/11/15
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Il y a de ces proximités de numérotation  qui  dont drôlement significatives.

On connait, enfin on devrait connaitre  l’art. 16 de la constitution française de     1958 qui permet au président  de la République d’agir en dictateur.

On connait moins l’art. 15 de la convention européenne des droits de l’homme. 

Dérogation en cas d’état d’urgence

1. En cas de guerre ou en cas d'autre danger public menaçant la vie de la nation, toute Haute Partie contractante peut prendre des mesures dérogeant aux obligations prévues par la présente Convention, dans la stricte mesure où la situation l’exige et à la condition que ces mesures ne soient pas en contradiction avec les autres obligations découlant du droit international.

 

 

On nous dit que la France va revendiquer cette disposition à STRASBOURG.

Je dis qu’il est dramatique de constater là où on en est arrivé de dérobades en trahisons fatales pour notre nation.

Mais tout le monde est content : on a acheté des drapeaux.

 

 

Par bernard.kuchukian le 30/11/15
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L’Europe unie va financer les Turcs pour qu’ils puissent régler le sort des Kurdes, qui eux-mêmes règlent le sort des  derniers chrétiens d’Orient, et aussi au passage  nous dit-on des islamistes pour prendre leurs terres.

Pendant ce temps là, le président du C.N.B.,   qui ne comprend vraiment rien à rien, pleure un bâtonnier kurde issu d’un peuple jadis au moins  assassin. C’est historique.

Et soutient les avocats turcs, alors qu’à Marseille le bâtonnier  on poursuit les avocats arméniens.

Si on leur achetait des livres d’histoire.

Par bernard.kuchukian le 30/11/15
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Si le premier génocide du XXème siècle est bien celui des Arméniens, avec des volumes et une  organisation, le premier camp de concentration moderne est une invention autrichienne.

Pendant la première guerre mondiale, en septembre 1914, les Autrichiens ouvrirent  en effet un camp de concentration à TALERHOF, c’est aujourd’hui le site de l’aéroport de GRAZ, dans le sud du pays.

On y avait arrêté des dizaines de milliers de Carpates russophones et d’Ukrainiens également russophones et russophiles, et on les avait déportés là. 

Le camp fut fermé seulement à la fin de la 1ère guerre mondiale,  sur ordre du dernier empereur d’Autriche, juste avant la fin de l’empire et la proclamation de la République.

On sait qu’HITLER était Autrichien de naissance. La suite on la connait.

Par bernard.kuchukian le 30/11/15
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On rappelle,  à moins qu’on l’apprenne que le ministère russe des affaires étrangères, homme de confiance nous dit-on, Monsieur Serguei LAVROV, 65 ans,  ne porte pas son nom d’origine, plus exactement que celui-ci  a été russisé.

Monsieur LAVROV est en effet né dans une famille d’Arméniens de Géorgie.

J’écris cela au moment où la France déclare qu’elle souhaite la levée des sanctions contre la Russie à propos de l’Ukraine.

Le ridicule diplomatique ne tuant plus, lui,  je pense alors au flan franco-russe de ma jeunesse.

Par bernard.kuchukian le 29/11/15
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C’est toujours embêtant de parler de soi. Pourtant il faut bien résumer.

Le Conseil constitutionnel français est appelé à son audience publique du  8 décembre 2015, à 9 H 30,   à apprécier de l’injustice que constitue,  suivant l’interrogation même de la chambre criminelle de la Cour de cassation,  la non répression de la contestation du génocide arménien de 1915, tandis que celui des Juifs dans la Shoah est seul reconnu, lui.

On peut ainsi résumer la situation. La loi française de 2001 a reconnu l’existence du génocide de 1915. Elle l’a complétée en 2012 par une  loi édictant des sanctions en cas de contestation de cette reconnaissance, laquelle  a  cependant été déclarée inconstitutionnelle.

Pourtant, la même loi française, encore appelée loi GAYSSOT, réprime la contestation du génocide juif, celui de la Shoah.

On est entré alors dans une discussion juridique de haut niveau quant à savoir quelle est  la nature de la loi de 2001, et le fait que le génocide des Juifs, lui seul,  a donné lieu à des condamnations judiciaires par le Tribunal de Nuremberg en 1945, alors que celui des Arméniens, n’a jamais pu donner lieu à de telles condamnations. 

Les malheureux Arméniens ont été mal défendus par l’histoire. Et les leurs.

Comme la jeune République d’Arménie d’alors, le  traité  de LAUSANNE en 1924,  a en effet  abandonné le processus judiciaire,  inventé à la fin de la première guerre mondiale,  par celui de SEVRES,  en 1919.

Le combat arménien en France pour la répression du négationniste de son génocide n’a peut-être été perdu en 2012 que provisoirement.

Soutenant son droit fondamental à la liberté d’expression, un enseignant français, se disant officiellement national socialiste, et expliquant aussi qu’il n’en veut pas au peuple juif, conteste la Shoah régulièrement dans des écrits.

En dernière analyse, condamné à une année de prison ferme pour ceux-ci, il s’est pourvu devant la Cour de cassation. Ajoutant à la liberté d’expression mais aussi, surtout la rupture du principe d’égalité garanti à la fois par la déclaration des droits de l’homme et la constitution de la République française, il a obtenu que la chambre criminelle pose     la question prioritaire de constitutionnalité de l’atteinte de l’art. 24 bis de la loi de 1881 sur la presse (la loi GAYSSOT). La procédure apprend que le révisionniste invoque justement le génocide arménien, dont la contestation n’est pas réprimée, ce que résument comme suit les juges de la Cour de cassation. La seule contestation des crimes contre l’humanité –ceux de la Shoah) crée-t-elle une inégalité  devant la loi et la justice.

Exprimée en termes plus simples, la question posée est celle-ci : au point d’être seules protégées de la contestation, les victimes juives sont-elles supérieures aux victimes arméniennes (et toutes celles des génocides reconnus).

Dans l’indifférence totale des associations arméniennes, comme d’ailleurs devant l’insensibilité  de la LICRA. et du MRAP., deux avocats marseillais, Maitre Philippe KRIKORIAN, et Maitre Bernard KUCHUKIAN interviendront devant le Conseil constitutionnel pour leurs clients, descendants directs ou collatéraux de victimes du génocide arménien, le 8 décembre.

Malgré  le paradoxe apparent, ou grâce à lui,   car ils se désolidarisent  de la thèse négationniste soutenue,  ils demanderont de dire inconstitutionnelle la loi de la  seule répression de la contestation de la Shoah, à l’exception de celle des génocides reconnues publiquement par la loi, du moins tant que la République française n’aura pas amendé le texte de la loi GAYSSOT, justement pour y réprimer la contestation du génocide arménien.

Dans la discussion est également l’effet relatif de la décision  PERINCEK de la Cour européenne des droits de l’homme : Maitre KUCHUKIAN rappelle que la France n’est pas la Suisse, et qu’en 1915, elle était en guerre contre l’empire ottoman, dans lequel ont eu lieu les crimes du génocide arménien.

Une des solutions proposées par Maitre  KRIKORIAN,  qui poursuit  ce combat depuis de nombreuses années, est de prier le Conseil constitutionnel à renvoyer l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne : il se trouve en effet que la France refuse toujours d’appliquer une directive européenne allant dans le sens de la répression des génocides reconnus.

Par bernard.kuchukian le 29/11/15
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J’ai bien écrit, russe. Pas soviétique.  

Rien ne change, ou plus exactement tout se remet en place.

L’erreur française,   tout d’abord,  de son intervention en Crimée sous NAPOLEON III, contre les Russes, pour les Ottomans, en fait pour les Anglais,  qui avaient besoin deux pour l’extension de leur influence au Proche Orient et en Orient. Ah, l’empire des Indes…

Les Russes ne l’ont jamais digérée. Car  la Crimée a été toujours dans  l’optique russe : leur accès à la mer.

Car ce territoire a été ottoman pendant longtemps, trop longtemps.  

Déjà en 1778, pour affaiblir aussi  le pouvoir turc  établi en Crimée, CATHERINE II avait protégé le déplacement des Arméniens du pays, qui en faisaient la richesse,  en les installant,   avec privilèges fiscaux pour favoriser  l'essor économique rapide de la colonie, dans la région de ROSTOV SUR LE DON, à l’actuelle frontière de l’UKRAINE officielle, pardon de celle désormais sécessionniste.

En mémoire de leur  couvent  Sourbe Khatch  (Sainte-Croix) abandonné en Crimée, les Arméniens y ont bâti un couvent portant le même.

Et un grand musée d’amitié avec la Russie. Eternelle.

Plus tard, à la fin du XIXème siècle, après en avoir chassé les Ottomans, les Russes repeuplèrent la Crimée, avec les leurs,  en y ramenant aussi  une partie des minorités chrétiennes dont c’était la terre traditionnelle, et qu’on avait dû protéger en Russie même.

J’écris cela,  car on doit savoir que les frontières de l’actuelle République d’Arménie sont gardées, à la demande de ce petit pays,  pourtant indépendant, par l’armée russe.

Tandis qu’un tout récent accord, dont personne ne parle, comme c’est inquiétant, nous apprend que la Russie est désormais autorisée à installer des bases de fusées intercontinentales en Arménie.

Par bernard.kuchukian le 29/11/15
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En 2005, en un temps où la Q.P.C. n’existait pas et la recherche, heureusement,  systématisée du respect de la   déclaration  des droits de l’homme, soit art. 11 spécialement,  la Cour d’appel de PARIS avait  prononcé une condamnation à 10.000 € d’amende,  parce qu’un homme politique connu  avait,  à ce qu'on nous a raconté,  déclaré dans « Le Monde » du 19 avril 2003, je le rapporte, c'est aussi sur lci.tfl.fr :

« Le jour où nous aurons en France,  non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont,  et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux ».

Qu’en est-il dix ans plus tard ?

Par bernard.kuchukian le 29/11/15
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Bon, c’est déjà presque arrivé récemment en France. 

Heureusement pour lui, celui de MELUN se porte bien désormais.

Non, je parle ici de celui de DYARBAKIR. C’était hier, je crois.

On va vous expliquer : DYARBAKIR, c’est  une grosse ville  dans le sud-est de la Turquie actuelle, dans des territoires jadis peuplés d’Arméniens, chrétiens, dont les Kurdes, musulmans, voulaient  prendre les biens. Ils  les en ont chassés, enfin ceux qu’ils n’avaient pas massacrés.

A l’époque en 1915, c’était d’ordre du sultan de CONSTANTINOPLE.  C’était une vieille histoire.

Déjà,  Georges CLEMENCEAU lui-même   dans son ouvrage « Les Massacres d’Arménie », au  « Le Mercure de France », en 1896, reprint Hachette, et Bibliothèque nationale de France, évoquait vivement le sujet.

Il citait l’article 61 du traité de BERLIN de 1878. Ce traité  créait la Roumanie, la Bulgarie, le Monténégro, la Serbie, assurait les territoires de la Grèce, et accordait à l’Autriche-Hongrie  la Bosnie-Herzégovine, de la capitale de laquelle, SARAJEVO,  partira la 1ère guerre mondiale en 1914,  plus tard.

Revenons au titré de BERLIN : « La Sublime Porte (lire l’empire ottoman aux droits de qui est aujourd’hui la Turquie) s’engage à réaliser,  sans plus de retard,  les améliorations et les réformes qu’exigent les besoins locaux dans les provinces habitées par les Arméniens, et à garantir leur sécurité contre les Circassiens et les Kurdes. »

Et encore,  la déclaration faite à l’empire ottoman,  faite  le 24 mai 1915, dont le texte est le suivant:

« « Les gouvernements France, d’Angleterre et de Russie ont décidé en  commun de faire les déclarations suivantes.

« « Depuis un mois, les populations turque et kurde, de concert avec les agents du gouvernement turc, et souvent avec leur aide, sont en train de massacrer les Arméniens. En particulier des massacres ont eu lieu vers la mi-avril à ERZERUM, TERDJAN, BITLIS, MOUCH,  SASSOUN, ZEITOUN, et dans toute la Cilicie.

« « Dans les environs  de VAN, la population  de plus de cent villages a été massacrée en masse. Le gouvernement turc est aussi en train de persécuter population arménienne de la capitale. En présence de ces nouveaux crimes de la Turquie contre l’humanité et la civilisation, les gouvernements alliés font savoir publiquement à la Sublime Porte  qu’ils tiendront personnellement responsables les membres du gouvernement ottoman ainsi que ceux des agents qui se trouveraient impliqués dans de pareils massacres » ».

 

 

Cent ans plus ans, il n’y a plus d’Arméniens là-bas. 

Leur « sécurité »,  suivant la formule du temps,   a été assurée par leur extermination. Il y a 100 ans.

Désormais contre les Turcs, oui, les Arméniens exterminés là-bas, les alliances ont changé,

Il y reste des Kurdes, fils et petits-fils de leurs assassins du temps, dont on vient de tuer un représentant politique actif. 

Tout bâtonnier qu’il était, dans un pays dont, sauf changement récent, l’appartenance à un barreau n’est pas obligatoire pour un avocat.

On désigne parait-il la police turque. J’écris que je ne sais pas.

Par bernard.kuchukian le 28/11/15
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Et si une fois de plus, je leur  rendais hommage, en même temps que j’inviterais alors  mes lecteurs,  trop souvent ignares jusqu’ici, ou méprisants (« il nous emmerde cet Arménien, à vouloir nous apprendre l’histoire de France ») à relire tout ce que j’ai écrit depuis des années sur le thème du dossier arabe, des chrétiens d’Orient et bien sur des Arméniens.

Je soutiens que ce que nous vivons,  et j’ai bien peur allons vivre encore,  n’est jamais que la poursuite  de la décomposition de l’Empire ottoman.

Commencée avec le génocide arménien de 1915, poursuivi  avec la séparation du sultanat d’Istanbul des nations arabes, voulue au départ de la Syrie par le parti laïc mais arabe Baass et son fondateur, le chrétien Michel AFLACK, avec la participation active surtout des  Anglais, un peu des Français. 

Parce qu’ils avaient compris les premiers que le pétrole allait remplacer le charbon, comme toujours les Anglais  se sont taillés,  dans un premier temps,  la part du lion.  

Jusqu’à nous reprendre ce que PICOT avait gagné qui avait pourtant si bien travaillé pour la France.

Puis, ils ont été dépassés.

Les Américains ont suivi, dont la naïveté  actuelle politique,  est de plus en plus déconcertante. On espère qu’elle ne nous sera pas fatale.

On parait s’étonner aujourd’hui que les gens de Daech veuillent se créer un Etat et qu’ils aient commencé par occuper la partie au nord  de l’Irak, en créant leur capitale à MOSSOUL,  justement là où est le pétrole qu’ils vendent aujourd’hui à la Turquie, laquelle aimerait bien récupérer directement la production sur place.

Mais rien de cela n’est bien nouveau : c’est la poursuite de la lutte de l’ottomane  TURKISH PETROLEUM COMPANY. Ou contre elle.

Il y avait là,  avec elle à l’époque,  la BANQUE OTTOMANE,  dont le nom n’indique pas qu’elle était  franco-anglaise, et  dont le père de notre ministre Edouard BALADUR, était le  directeur à SMYRNE.

En ce temps-là, les BALADUR s’appelaient BALADURIAN. Leur nom n’a été francisé par décret que dans la fin des années 20

Il y avait là,   aussi  et surtout,   l’aide du grand  Calouste GULBENKIAN, ingénieur de l’Ecole des mines de PARIS,  le futur Monsieur Cinq pour cent, dont les Ottomans avaient tant  besoin,  car, lui,  avait découvert les gisements.

Mais les Anglais étaient là aussi, qui ont finalement  réussi à piquer la région aux Français. Pardon les pétroles aux Français, c’est nettement plus exact.

Alors aujourd’hui que tous les chrétiens – les derniers Assyro-Chaldéens-  du coin ont été tués ou chassés de MOSSOUL (par centaines de milliers depuis 2008), les islamistes de Daech s’installent.

Et du coup, les Turcs sont mécontents, car ces régions-là, c’étaient les leurs auparavant, du temps de l’empire ottoman,  et ils voudraient bien les récupérer. Avec leur pétrole.

Tout  cela prend du temps, on est en Orient.

MAIS ALORS, il  vient faire quoi dans cette affaire ce Monsieur PICOT.

Il fut un confrère,  avocat au barreau de Paris, au début de XXème siècle, puis  membre du parti colonial, entra en diplomatie au point de devenir pendant la 1ère guerre mondiale le titulaire du quai d’Orsay.

Il avait  tout compris de la décomposition de l’empire ottoman et on raconte même qu’il fut conseillé par GULBENKIAN aussi.

Il est l’auteur des fameux accords SYKES – PICOT, qu’il passa en secret avec le titulaire  du Foreign Office, pour partager cette région du monde entre Français et Anglais.

Le partage donnait le sud de la Turquie actuelle, la Cilicie, l’ancienne petite Arménie, oui, celle du roi français LEON VI de LUSIGNAN,  à la France,  comme aussi  plus loin  justement MOSSOUL, à deux pas de la Perse.

Et puis on a raté la suite, car les Anglais furent plus actifs que nous sur ce coup-là, récupérant le gâteau de MOSSOUL avec l’Irak qu’a perdue ensuite  l’Amérique et que vont récupérer les Arabes.

Sous les yeux des Perses (pardon des Iraniens)  qui considèrent que jadis c’était chez eux aussi, et en direct de l’actualité,  sous les yeux des Turcs, qui râlent et aimeraient bien avoir, pardon,  récupérer  le gâteau.

Soyons complet, Monsieur PICOT est le grand oncle de Valéry GISCARD D’ESTAING .

De l’allure, vous dis-je.