bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 22/11/15
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Ceci est le premier  d’une série de quatre  billets successifs et indivisibles,  sur le thème  de la synthèse juridique en fin d’année  2015 du centenaire du génocide.

 

 

                                                                 A mon grand-père,  Pierre KUCHUKIAN,

A mon père, Antoine KUCHUKIAN

Hier et avant-hier, 20 et 21 novembre 2015, avec le concours de l’Union européenne et peut être même du ministère français des affaires étrangères, puisqu’une Marianne apparait sur un des programmes, devait se tenir à l’Université américaine,  jadis appelée Robert COLLEGE, d’ISTANBUL, fondée en 1863, désormais appelée université BOGAZICI, deux jours d’un colloque inouï dans la Turquie d’aujourd’hui.  

Organisé  en turc et en anglais, l’effet Marianne a évidemment disparu,  par la Fondation HRANT DINK.  Ce journaliste turc, d’origine arménienne,  assassiné voici quelques années.

La documentation correspondante est annexée, rédigée en anglais, MAIS avec un titre en turc, en arménien, et en anglais.

La traduction en français donne ceci : « « Une civilisation détruite :  la richesse des non-musulmans dans la fin de la période ottomane, et au début de l’ère républicaine » ».

Voici les titres des  huit thèmes abordés.

L’arrière-plan historique. L’environnement  social et économique des Arméniens dans la bureaucratie ottomane des derniers temps ; Les travaux perdus  des communautés perdues ; La division ethno religieuse du travail de l’empire ottoman jusqu’à la république turque ; L’Etat, les propriétaires terrains, et les métayers ; Les origines économiques de la violence entre communautés à PALU (1)

La mobilité du travail et l’activité économique : l’émigration rurale des Arméniens vers ISTANBUL dans les années 1890, le profil du migrant ; le montée et la chute des réseaux des migrants arméniens.

 Le paysage après 1915 ; Changement des structures industrielles et agricoles à KHARPUT (1) ; Les biens arméniens confisqués du catholicat arménien de Cilicie  à ADANA (2) ; Perspectives sur l’économie arméno-ottomane d’AFYON KARAHISAR (3)

Les régions particulières et les groupes : Le boycott et l’exclusion :  Les histoires tues : la vie sociale et religieuse des derniers Levantins de Turquie ; La stratégie de la survie : la juriste Vladimir MIRMIROUGLOU et la bourgeoisie d’ISTANBUL pendant les années de l’occupation étrangère (1919-1922).

Les affaires personnelles et familiales : L’histoire d’une famille de marchands arméniens à l’époque de la déportation forcée : les IBRANOSYAN ; « Les sujets et amis très loyaux de notre pays » : les GULBENKIAN et le développement économique ottoman et turc ; La montée de la bourgeoisie grecque à GIRESUN (4), et le capitaine Yorgi KONSTANTINIDI, maire de GRESUN.

Discussion et restitution des biens arméniens saisis : L’islamisation forcée,  en tant que mécanisme de transfert des biens arméniens ; une interprétation des projets incluant le pillage économique et l’homogénéisation dans les génocides arménien et juif.

Les biensabandonnés vacants : Le processus de restitution après la première guerre mondiale : le cas du sandjak de CEBEL BEREKET (5) sans plus personne comme propriétaire, textes sur la vacance de 1922 ; La distribution ders propriétés abandonnées aux autochtones à MARDIN (6) ; La lutte pour la terre à SINANKOY (7), la turquification des biens, restitution ou compensations ;

Les pertes culturelles : Une chose qu’on croyait sans importance, une dispute quant aux biens d’une église dans les premières années de la République (1922-1950) ; La destruction de l’architecture arménienne religieuse au début du 20ème siècle à KAYSERI (8) et villages environnants ; L’élimination des Arméniens dans le théâtre du   langage turc, dans la dernière période ottomane et le début de la République ; Le cours de la vie, la valeur des femmes arméniennes et des enfants à la fin de l’empire ottoman et au début de la République

 

Renvois.

 

Anciennement KHARPOUT dans l’ancienne Arménie occidentale désormais aux mains des Kurdes

Toujours ADANA en Turquie actuelle

Toujours AFYON sur la mer Egée

Appelée aujourd’hui KIRASSUN, c’est sur la Mer noire.

Sud de la Turquie actuelle

C’est désormais dans le Kurdistan de l’actuelle Turquie

C’est près de l’actuelle EDIRNE, jadis ANDRINOPLE, en Turquie d’Europe, près de la frontière bulgare.

KAYSERI, vers la Cappadoce, au centre de la Turquie actuelle.

Par bernard.kuchukian le 22/11/15
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Voici qu’on commence,  dans la presse,  à employer le terme ! « Les événements »,  pour évoquer les temps que nous vivons, caractérisés par des attaques organisées au nom de l’islam, d’un certain islam si vous le voulez, ici en France.

Avec d’innombrables victimes et la volonté de remettre en cause notre civilisation.

Le terme me fait froid au dos.

C’est en effet celui qu’on employait du temps de la guerre d’Algérie pour minimiser la défaite française qui allait venir.

Que celles et ceux qui ont peur des mots le sachent.

Par bernard.kuchukian le 22/11/15
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Il était temps pour moi de le savoir.

Ca fait hurler de rage ou d’envie, ou les deux allez savoir,  mes détracteurs, et ils sont si nombreux, lorsque je rappelle ma brève carrière comme presque magistrat de l’ordre judiciaire.

Oui, à la suite d’un pari que j’avais gagné contre le professeur Edmond BERTRAND de la Faculté de droit d’AIX EN PROVENCE, j’avais réussi au concours d’entrée au CENTRE NATIONAL D’ETUDES JUDICIAIRES en 1969, avant qu’il ne devienne l’ECOLE NATIONALE DE LA MAGISTRATURE l’année d’après.

J’avais ainsi été nommé     auditeur de justice.

Puis, sans prise de fonction aucune, et quelques mois plus  tard,  j’avais démissionné, préférant la carrière d’avocat.

 

Je ne suis pas certain aujourd’hui de la qualité de mon choix d’alors.

 

Peu importe, ma place a été prise par quelqu’un d’autre, et il existe aujourd’hui quelque part en France un magistrat d’une liste complémentaire qui a pris mon poste.

Je ne saurai jamais qui, c’est dommage, parce que j’ai peut-être déjà plaidé devant lui. Et qu’alors, ce serait amusant. Surtout même de savoir ce qu’il aurait jugé.

Non, le nouveau, c’est que je découvre ce matin,  en cherchant toute autre chose,  que l’article 1er de l’ordonnance de 1958,  qui porte loi organique et statut de la magistrature englobe les auditeurs de justice  dans le corps judiciaire, à côté des magistrats et siège et de ceux du parquet.

Je suis donc tout simplement  un ancien membre du corps judiciaire. Et non pas un ancien presque magistrat. Un petit côté ancien combattant, qui n’est pas pour me déplaire.

Par bernard.kuchukian le 21/11/15
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Bon, c’est un excellent exercice de vérification de l’état de ma mémoire de sexagénaire. C'est un véritable nauffrage historique.

Oui, parce que malheureusement, tout ce qui se passe actuellement, évoque chez moi un film à l’envers.

Non pas à l’envers, un film transposé 60 ans plus tard.  Celui de la guerre d’Algérie.

Tiens, ce soir, je ne sais plus où,  c’est le couvre-feu, comme quand j’étais tout jeune, triste souvenir.

En attendant une suite.

Et personne parmi ceux qui nous ont conduits là où nous sommes, personne n’a démissionné.

On garde les mêmes pour faire parait-il autre chose. 

Les Français sont bien naifs.

Par bernard.kuchukian le 21/11/15
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Je viens d’allumer le poste de télévision qui est sur un mur de mon bureau. Je ne vais pas exprès, je tombe sur un match où la caméra laboure littéralement ceux qui de toutes couleurs et de toutes origines, chantent à tue-tête (amplifiée bien sûr à l’antenne), la Marseillaise. Et brandissent des drapeaux tricolores français.

Dites-donc, mais de qui vous moquez vous ?

Voyons, il y a quelque temps à peine, vous étiez tous là, exactement les mêmes,  à brocarder et à vous moquer goguenards du vieux Jean-Marie LE PEN. Lui  qui se gendarmait du trop grand nombre d’étrangers dans le sport français, au point que personne ne chantait jamais « La Marseillaise », ne faisant même pas semblant, avec et y compris en équipe de France.

Si on mettait fin une bonne fois pour toute à cette duplicité,  aux conséquences désormais comment dire criminelles ?

Sérieusement, quelle sincérité voulez-vous donner à ces manifestations de convenance ? Prend on, sans imaginer un instant son discernement et ses réactions,  l’électeur français pour un crétin ? Oui, je crois bien qu’on le fait.  La preuve. C’est encore plus abominable.

Par bernard.kuchukian le 21/11/15
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Certains,  au Tribunal de commerce de MARSEILLE,   vont encore être fâchés contre moi.

 

Ça finira bien un jour par leur passer.

 

Pourtant,  c’est partout dans la presse, notamment dans « Le Monde », daté de demain, dimanche,  et sans doute d’autres développements nouveaux,   dans « Le Canard enchainé » de mercredi prochain, attendons quatre jours.

 

Pour l’instant,  c’est le journal économique  « L’Opinion », rédaction d’hier,  20 novembre 2015, qui parle ici. Je n’y change rien.

 

« « Le Tribunal de commerce de MARSEILLE a retenu vendredi l'offre de reprise de la SNCM du transporteur corse Patrick ROCCA, qui prévoit le maintien de 873 emplois, dont 612 navigants, sur les quelque 1 500 CDI actuellement employés par la compagnie maritime, et de 144 CDD. 

 

« « Face aux « incertitudes » qui entourent notamment les modalités du plan social,  qui doit frapper la future compagnie, les salariés ont déposé un préavis de grève de 24 heures reconductible qui doit débuter samedi matin.

« « Trois candidats étaient sur les rangs pour racheter la SNCM : Daniel BERREBI, Français installé en Floride et patron d’une compagnie de ferries mexicaine, Christian GARIN, ancien président du Port de MARSEILLE, et l’entrepreneur corse Patrick ROCCA.

 

« « Ce dernier a été retenu le 20 novembre par le Tribunal de commerce de MARSEILLE, malgré la gestion passée de ses entreprises, ayant abouti à des condamnations judiciaires.

 

« « Le Tribunal correctionnel d’AJACCIO l’a en effet condamné, le 21 février 2014, à trois mois de prison avec sursis et 100.000 euros d’amende pour triple abus de bien social, escroquerie, faux et usage de faux.

 

« « Le jugement, que l’Opinion s’est procuré et a révélé le 25 mai dernier, inclut en outre plus de 40.000 euros de dommages et intérêts et  1.000 euros au titre des frais de justice, à verser à la compagnie HELVETIA,  assurances.

 

« « Le Tribunal a refusé la demande de dispense d’inscription des condamnations au casier judiciaire.

 

« « Selon nos informations, le chef d’entreprise n’a pas fait appel ; sa culpabilité est donc définitivement établie.

 

 

« « Les faits se sont déroulés entre 2006 et avril 2009.

 

« « Selon le texte du jugement, Patrick ROCCA a «inventé» l’achat de véhicules par une société que le groupe ROCCA venait d’acquérir.

 

« « Sur la base de cette fausse facture de 346. 840 euros, la SOCIETE GENERALE a accordé un crédit de 300.000 euros,  qui a en réalité servi à financer… l’acquisition de la nouvelle filiale.

 

 

« « Deuxième infraction : fin 2007, un incendie criminel ravage l’entrepôt de la société ROCCA.

 

« « Son patron trafique alors,  bons de commandes et factures pour se faire rembourser par l’assurance meubles de cuisine, appareils électroménagers et autres matériels censés y être stockés, qu’il n’a en réalité jamais achetés.

 

« « L’escroquerie s’élève à 40.401,34 euros, détaille le Tribunal correctionnel qui s’agace des «explications évolutives» de Patrick ROCCA,  au fil du dossier : celui-ci a élégamment tenté au cours de l’audience de rejeter la responsabilité sur un de ses anciens collaborateurs, décédé entre-temps.

 

 

« « L’homme a aussi encaissé sur des comptes personnels 324.762,02 euros, produit de la vente de véhicules de deux de ses entreprises (situation qu’il a en partie régularisée après signalement du commissaire aux comptes).

 

« « Enfin, il a «oublié» de payer pendant dix-huit mois sa propre société de bâtiment, dont six  à huit ouvriers ont été employés à temps plein, six jours sur sept pendant deux ans, à la destruction partielle, la reconstruction et l’extension de sa maison personnelle. Cette fois, il a essayé de mettre la faute sur le dos de sa directrice financière… Cerise sur le gâteau, pendant ces travaux, il a occupé à titre personnel un appartement loué par une autre de ses entreprises.

 

 

« «En droit, cette condamnation n’empêche pas Patrick ROCCA de diriger la SNCM, commente un juriste.

 

« « Le bulletin n°2 du casier judiciaire, où sont inscrites ces condamnations, peut être demandé par certaines administrations ou pour accéder à une liste précise de professions,  mais la SNCM est une entreprise privée.

 

« « En revanche, le Tribunal de commerce, s’il a connaissance de ces éléments, peut difficilement ne pas en tenir compte dans son appréciation de l’honnêteté du candidat et sa capacité à bien gérer la compagnie».

 

« « MARSEILLE bruissait depuis longtemps de ce jugement,  mais il n’avait jamais été évoqué explicitement dans la presse locale ou nationale avant les révélations de l’Opinion.

 

« « A une allusion du site Le Marin, Patrick ROCCA répondait : «Cette procédure judiciaire est derrière moi mais elle suscite sans doute quelques fantasmes». Ils sont désormais dissipés.

 

« « Par ailleurs, le 11 novembre dernier, « le Canard enchaîné » ajoutait que l’entrepreneur a aussi été condamné en 2010 à dix mois de prison ferme pour détention d’un pistolet mitrailleur.

 

« « L’hebdomadaire précisait que sa compagne, Delphine ORSONI, figure en 8e place sur la liste du radical de gauche Paul GIACCOBI aux élections régionales de décembre. » »

 

 

Fin de citation.

 

Moi, avocaillon marseillais, qui ne suis rien du tout face à ces gens puissants et réputés compétents, indépendants et impartiaux, suivant ce qui a été jugé par le Conseil constitutionnel, moi je ne manquerai pas de citer « L’Opinion » à chaque fois qu’on poursuivra un dirigeant d’entreprise faillie en responsabilité ou en comblement de passif.

 

Tiens, j’en ai une tout prochainement, où pour satisfaire les instructions de la présidence du Tribunal et/ou du parquet, on poursuit ainsi une cliente en comblement de passif pour des montants d’ailleurs variables.

 

On a du mal à comprendre si c’est sept  ou trois  millions d’euros, ce qui fait tout de même une jolie différence, alors surtout que le passif social n’a jamais été vérifié, que les créances de l’URSSAF qui sont l’essentiel dudit passif avancé,  sont non seulement contestées en justice, mais annulées au fur et à mesure des décisions du Tribunal des affaires de sécurité sociale. Je passe sur des milliers de pages de rapports comptables qui se contredisent, dont un,  parlant du CREDIT DU NORD  qui réclame avec plein de zéros, conclut sobrement qu’il faudrait commencer à produire les relevés correspondants.

 

La cliente, une dame sympathique et âgée,  désespérée aussi, me soutient sans arrêt que c’est parce que le président lui en veut personnellement, une histoire passée d’associations de dirigeants d’entreprises.

 

Justement, à mon âge aussi, on prend, comment dire,   de l’altitude (quelques-uns comprendront sans doute le sens caché du mot).

Par bernard.kuchukian le 21/11/15
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Première observation.

Les informations qui suivent sont uniques et exceptionnelles.

Jusqu’ici, elles ont été conservées secrètes par la Caisse Nationale des Barreaux Français,  qui gère le régime de retraite de tous les avocats. 

Ainsi, personne n’avait été capable de me les indiquer, parce que personne ne les savait jusqu’ici ou que les rares qui le savaient avaient fait le serment du silence.

Tous bâtonniers (encore eux ! ) compris.

Deuxième observation.

Je rends ici un hommage public et appuyé  à la C.A.D.A., la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, très certainement au moins sur ce coup là,  l’organisme public le plus brillant et le plus efficace de notre pays.

En effet, ensuite de ma démarche précise et officielle,  auprès de la C.N.B.F.,  restée sans réponse,  sous un mois,  pour disposer des informations qui vont suivre, l’intervention de la C.A.D.A., que j’avais saisie par Internet, en ligne, a permis en un autre  mois à peine, celui après sa saisine, de disposer des informations qui vont suivre.

 

Maintenant voici.

En cette année 2015, les retraités actifs sont au nombre total de 2088, environ 3,50 % du total.

Pour cette année 2015, la C.N.B.F. nous aura servi  73.881.589 € de pensions de retraite, ce qui fait un point moyen de 35.383 € par confrère. Correspondant non pas à des cadeaux, mais à des cotisations, on appelle cela de la prévoyance,  il faut sans cesse le rappeler à trop de gens, dans le métier compris. Les saules pleureurs de la solidarité.

Je pense que cette moyenne doit être certainement revue à la baisse, car d’autres tableaux qui m’ont été communiqués révèlent des versements plus importants que d’autres au cours de l’année N : on peut imaginer en effet, le temps de constitution des dossiers,  des versements de rappels sur l’année N-1,  époque de la liquidation des droits vers l’année N, celle du paiement effectif.

On sait que les retraités actifs sont,  par principe et définition, actifs.

Donc, ils continuent d’exercer leur activité professionnelle, et perçoivent des prestations qui ont été liquidées en fonction des cotisations qu’ils ont versées AUPARAVANT.

Cependant, pour éviter, c’est normal un déséquilibre dans les charges de tous, qui conduirait à avantager ceux qui n’auraient plus à cotiser par rapport à tous les autres, ce qui créerait  un déséquilibre de concurrence,   on a décidé que les retraités actifs devraient cotiser encore. Jusque-là, c’est normal.

Sauf que  le vol, la spoliation sont là, ces cotisations n’ouvrent aucun droit nouveau au bénéfice des avocats actifs qui les ont payées.

Nous savons maintenant,  grâce à mes démarches ce que cette spoliation collective représente. C’est 16.457.912 €  de cotisations VERSEES EN PURE PERTE, sans contrepartie aucune, pour l’année.

On vole ainsi en moyenne chaque année  7.882 € à chaque retraité.

Et cette moyenne ne veut pas dire grand-chose, car le vol est plus important pour les retraites hautes que pour celles basses.

Ce vol est tout ce qu’il y a de plus officiel.

Que personne ne parle de solidarité S.V.P.

J’appelle tous les confrères retraités actifs à se grouper autour de moi : il faut faire cesser cette injustice.

Par bernard.kuchukian le 20/11/15
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Les lecteurs de mon blog sont donc les premiers informés.

Les interventions des proches de Philippe KRIKORIAN   et de mes clients ont conduit le Conseil constitutionnel à recevoir nos interventions, celle de Philippe,  et la mienne, dans la procédure actuellement pendante de question prioritaire de constitutionnalité  devant le Conseil constitutionnel.

Vous savez, la contestation de la loi GAYSSOT,  qui réprime la contestation de la Shoah, renvoyée récemment  par la chambre criminelle de la Cour de cassation,  en raison de ce qu’elle est  peut être contraire au principe d’égalité de la déclaration des  droits.

Sauf que celui qui a envoyé l’affaire rue de Montpensier, un historien révisionniste,  un peu nazi sur les bords, n’imaginait sans doute pas à quoi peut aboutir sa démarche.

C’est que la cause arménienne que nous allons défendre, à travers nos clients, les miens venant  faire respecter la mémoire de proches massacrés en 1915, doit complètement changer la donne.

Nous ferons tout pour cela.

C’est que nous allons soutenir que la loi GAYSSOT est attentatoire au principe d’égalité, parce qu’elle ne traite que du génocide des juifs, et oublie celui des Arméniens.

 

Voici le résumé de notre thèse.

 

Qu’on le veuille ou non, il existe en France une loi, celle ici attaquée, qui viole, pour l’instant tout au moins, le premier article de la constitution.

 

Et les autres textes constitutionnels invoqués.

 

La loi, quelle qu’elle soit, dont le but est à la fois de faire respecter la mémoire des victimes, et d’éviter que les abominations condamnées,  soient réitérées un jour ou l’autre, ne peut rester ou devenir,  en créant alors une autre discrimination.

 

Pour reprendre le résumé de la Q.P.C. posée par la Cour de cassation, le principe d’égalité devant la loi garanti par l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (qui impose que la loi soit la

même pour tous) et par l’article 1er de la constitution du 4 octobre 1958 (qui impose l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race ou de religion) est indiscutablement bafoué en l’état actuel de la rédaction du texte de l’art. 24 bis de la loi du 29 juillet 1881     sur la presse.

 

On peut en effet soutenir que la loi « GAYSSOT » attaquée crée une abominable discrimination dans le sort des victimes.

 

Certaines victimes, pourtant reconnues par la loi de 2001 de reconnaissance par la France du génocide arménien, laquelle ne fait d’ailleurs que reprendre la déclaration du 24 mai 1915,  commune à l’époque à la France, à la Grande-Bretagne et à la Russie, et le traité de SEVRES,

sont mieux traitées que d’autres.

 

On est alors passé dans l’odieux.

 

Il ne faut surtout pas s’arrêter au paradoxe de la situation actuelle.

 

Car, celui par qui la discussion de la loi intervient est un farouche négationniste de l’évidence : celui de la Shoah.

 

Et en aucun cas, la présente intervention  d’Arméniens ne peut signifier une association avec ses abominables idées.

 

Il reste alors à concilier,  si une conciliation est envisageable,  avec la notion de la liberté d’expression.

 

Il est évident que celle-ci ne peut jamais être absolue, totale, intégrale, sans la moindre limite. En droit français, celle limite existe d’une manière indiscutable et reconnue de longue date, c’est la loi du 29 juillet 1881.

 

Ainsi donc la question de l’application de l’art. 11 de la convention européenne des droits de l’homme n’empêche nullement la considération du génocide arménien. Qui est d’ailleurs reconnu désormais aussi avec et y compris par l’arrêta PERINCEK de la Cour européenne des droits de l’homme, le 15 octobre 2015.

 

Même si sa négation a été reconnue,  mais en Suisse seulement, la Suisse Etat souverain,  non belligérant avec l’Empire ottoman. Et à statut international de neutralité.

 

Ceci, bien entendu, à la différence de la France, qui, elle,  a fait la guerre à l’Empire ottoman.

 

Alors que la loi de reconnaissance publique du génocide arménien est postérieure en date à la loi dite GAYSSOT , en 2001, il existe sans doute aussi une porte de sortie, juste, sincère et cohérente.

 

Elle consiste peut être, l’affaire est de la compétence du législateur, à ajouter à l’art. 24 bis de la loi de 1881 sur la presse, ajouter,  donc à la loi GAYSSOT de 1990, les mots suivants:

 

Texte existant: (sans changement) Seront punis des peines prévues par le deuxième sixième alinéa de l’article 24 ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à l’article 23, l’existence d’un ou plusieurs crimes):

 

 

résultant d’un génocide publiquement reconnu par la loi,

 

 

(suite sans changement) ou contre l’humanité tels qu’ils sont, etc.

 

On parviendrait alors à ce paradoxe inouï, mais finalement, peu importe, de sauvetage du bon droit, mais alors pour toutes les victimes, y compris peut être de celles qu’il conteste, par un effet boomerang, à l’initiative de celui qu’on nous dit être… un admirateur du nazisme.

 

Ce n’est pas tout.

 

On serait alors historiquement doublement correct. Car:

 

Le premier génocide, au moins celui du XXème siècle, est bien celui des Arméniens. On le sait.

 

C’est notamment en raison de l’indifférence presque totale dans laquelle il a eu lieu, on connait les déclarations, non contestées faites sur le sujet par HITLER, que les nazis ont décidé d’en organiser plus tard un autre, plus important et plus abominable – s’il est possible d’établir une gradation dans l’abominable- cette fois ci.

 

 

Ce n'est pas tout. Cette modification permettrait de tenir compte, d’autres crimes contre l’humanité et crimes de génocide dont la reconnaissance a été faite après la loi GAYSSOT, parce que perpétrés, plus tard ou non, sans quoi la notion d'imprescriptibilité n'aurait aucun sens, rendant l’application de ces dispositions largement inadaptée au temps. Parmi ces crimes, figure par exemple aussi le génocide commis contre les Tutsi au Rwanda en 1994.

 

La législation en vigueur donne au Conseil la possibilité de différer dans le temps une décision d’annulation de la loi jusqu’à sa régularisation constitutionnelle.

 

Le plus extravagant de l’affaire est que le Conseil constitutionnel, cent ans après le génocide arménien, donnerait tort, à la demande d’un de ses admirateurs,   à HITLER, lui qui avait déclaré qu’on n’en parlait plus.

Par bernard.kuchukian le 20/11/15
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Je suppose que la citation  qui va suivre est dans un des ouvrages de Jacques BENOIST-MECHIN.  

Il en a écrit un célèbre sur ATATURK.

BENOIST-MECHIN  a un peu “fricoté” jadis avec le régime de VICHY  (il y  fut sous –secrétaire aux affaires étrangères,  et s’occupa du S.T.O.).

Il fut en toute hypothèse  un immense spécialiste de la Turquie, pan –Turc, anti –arménien. Anti-arménien par omission : ces gens-là n’existaient pas

La citation qui va suivre, on la  retrouve dans un ouvrage publié  en 1959 à PARIS   chez ARTHAUD, “Trésors de la Turquie”, sous la direction de Robert MANTRAN,

Mon épouse et moi-même l’avons eu  comme enseignant à Sciences po d’AIX, il y a plus de 45 ans où il délivrait un cours sur le Proche-Orient.

Robert MANTRAN était pratiquement  le fils spirituel de BENOIST-MECHIN, sur la Turquie, pan -turc évidemment,  sans doute anti-arménien.

C’est vrai qu’il détonnait dans la maison du professeur de la PRADELLE.

En  tout cas, il n’a jamais versé une larme sur le génocide arménien dans ses cours.

Je prends toutes ces précautions pour la suite. 

Sous la plume de Michel de SAINT-PIERRE, avalisé par Robert MANTRAN, on lit ceci page 14 de l’ouvrage précité, on fait parler Mustafa KEMAL, ATATURK.

Lui non plus, ce n’est pas mon copain, n’est-ce-pas, vous le savez bien,  ce qui ne m’a  d’ailleurs pas  empêché d’aller voir  son tombeau à ANKARA.

C’est ATATURK qui parle maintenant.

 

 « Depuis plus de cinq cents ans, les règles et les théories d’un vieux cheik arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle ! Ils ont réglé les moindres gestes de la vie de chaque citoyen  jusqu’à ses pensées les plus intimes.  L’islam, cette théologique absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies ».

 

 

Par bernard.kuchukian le 20/11/15
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Le nouveau système,  automatisé  et par Internet,  de transmission des communiqués du barreau de Marseille insiste.

Il  a bien  dû m’adresser en effet six fois le même message en quelques jours. Sans doute pour bien que je le comprenne.

Stop, je  vous ai compris.

Je suis donc informé en ce grand nombre de fois que mon barreau organisera au Parc Chanot le 6 décembre prochain,  l’arbre de Noel de la profession.

Vous aurez noté au passage qu’il n’est surtout pas question de planter un arbre de Noel à la maison de l’avocat, ni surtout d’y organiser une crèche.

Les membres du conseil de l’ordre sont toujours aussi mauvais, car ils ignorent la jurisprudence désormais bien établie pour les crèches chrétiennes malgré les protestations des autres (j’allais écrire autre chose).

Revenons à la fete. Traitée ainsi, l’information est  anodine.

Enfin, pas tellement que cela, parce que l’immense majorité de mes confrères ignorent aujourd’hui que l’arbre de Noel du barreau de Marseille, c’est une vieille idée à moi.

Ça parait incroyable, il a fallu que je me gendarme,  dans le temps du bâtonnier,   le  premier des BOLLET de la dynastie,  (le second est le président actuel de la puissante conférence des bâtonniers), pour qu’on se décide enfin,  chez nous,   à organiser un arbre de Noel pour les gosses.

Je me souviens à l’époque d’avoir dénoncé l’organisation d’une collecte de vieux vêtements destinés à la Bosnie-Herzégovine alors en guerre (les Bosniaques ne sont pas mes copains) imaginée par l’épouse du bâtonnier du moment, au lieu,  au moins,  de fêter Noel avec les enfants.

 

Rageurs de n’y avoir pas pensé, mais au juste on pense à quoi au conseil de l’ordre, celles et ceux qui jouaient  par ailleurs à la revue, avaient, à l’époque, écrit une chanson contre moi, sur le thème toujours  si sympathique : Le père Noel est une ordure.

Mais c’est vieux tout cela, l’ordure a vieilli,  mes enfants sont grands et ne sont plus intéressés.

Lucas, mon petit-fils de 8 ans,  ne croit plus au père Noel, c’est l’âge,  et les sucreries et les ballons en baudruche du bâtonnier, le font doucement rigoler contre les Pokémon et autres machins du genre.

Quant à  Charlotte, ma petite fille, qui n’a pas  deux ans, l’habit rouge du père Noel lui fait peur.

Elle ne veut surtout pas s’en approcher, elle qui est pourtant si avenante et souriante.

Allez savoir pourquoi.  Non, ce sont bien mes petits enfants, et il  a décidemment dans ma famille un gêne anti communiste.

Bon, je parle de moi, et vous vous en foutez. Vous avez raison.

SAUF QUE  et c’est là que ça devient intéressant.

Les deux années d’avant, c’était un autre bâtonnier, sans doute influencé en famille, au point que la fête de Noel était devenue banalement celle des enfants.

Toute référence religieuse à Noel avait ainsi été supprimée.

Or, Noel, c’est du chrétien. On fête la naissance du christ, qui était d’ailleurs juif, mais ce sont les chrétiens qui aiment ce juif-là, tandis qu’on sait tous que la chrétienté, ce n’est jamais qu’ une secte juive, une filiale, qui s’est développée plus que la maison mère.

Je ne vais certainement donc pas reprocher au bâtonnier actuel d’avoir remis le train sur les rails.

Encore que question trains, je ne crois pas qu’il soit question,  pour le père Noel du barreau de Marseille,  de cadeaux à faire aux gosses.

Je note avec intérêt cependant le 6 décembre.

C’est la Saint-Nicolas, celui qui distribue les cadeaux chez les chrétiens du nord, et non notre banal père Noel,  le 24 décembre. C’est bien.

Remarquez  bien que le 6 décembre, c’est aussi le premier jour du mois juif d’Hanouka.  

Qui correspond vaguement à notre Avent. Donc le barreau allumera les bougies un peu avant l’heure du soir. Les juifs seront contents aussi.

Il manquera à l’appel les musulmans, mais ils sont si rares dans notre barreau.

Mais  aussi les orthodoxes, les églises autocéphales, et les Arméniens.

Pour eux, Noel, c’est classiquement le 6 janvier prochain.

Tant il est vrai finalement qu’on n’aime pas les Arméniens  par chez nous.

Pourtant, moi je suis catholique romain.

Je me ferai une raison : je ferai un cadeau à mon fils Nicolas le 6 décembre.