bernard.kuchukian

Par bernard.kuchukian le 10/11/15
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Bon, voilà on a maintenant une  sympathique bâtonnière putative qui doit ronger son frein pendant 13 mois avant de prendre des fonctions. Question démocratie on est des champions.

Oui, avez-vous vu,  en effet et quelque part,  le président de la République, le député, le sénateur, le conseiller régional, le conseiller départemental ou le conseiller municipal,   tous franchement  élus,  voire l’avocat qui vient de prêter serment, attendre 13 mois pour prendre ses fonctions ? 

Nulle part ailleurs, au barreau de Marseille, oui.

Sans compter que l’élection peut faire l’objet d’un recours dans les huit jours. Il ne viendra pas de moi, mais l’ordonnance du 31 juillet n’a pas été respectée.

Il manque donc et peut être un homme à cette bâtonnière-là. Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais pourquoi pas son mari, puisqu’il est avocat aussi. Voici pour la paix des ménages.

Bon, je m’égare,  car mon sujet c’est maintenant l’élection du renouvellement du conseil de l’ordre prévue pour le 16 novembre. Lundi prochain.

Sur le binôme sexuel, mêmes observations, personne n’a respecté le texte.

Un boulevard d’annulations  possibles. Avec un avantage cependant sur notre pauvre bâtonnière, une prise de fonction dans un mois à peine. C’est mieux.

Non, la raison du billet est ici : on dirait bien sauf surprise,  nous ne voterons pas à l’électronique.

Là, on ne comprend plus rien.

Nous avions en effet  traité la matière pendant des heures devant la Cour d’appel d’Aix en Provence, voici trois ou quatre mois à peine. Nous avions interrogé la C.N.I.L., disserté sur ses réponses.

Finalement on sait que le vote électronique dans  telle élection,  tel jour,  dans telles conditions,   est possible, oui mais seulement  s’il est préalablement ainsi déclaré à la C.N.I.L.,  et que celle-ci n’a  pas élevé de veto.

C’est comme la déclaration de travaux au lieu de la demande de permis de construire (je suis fier d’avoir trouvé la formule applicable).

J’aimerais donc savoir pourquoi ceux que j’ai combattus n’ont pas transformé leur essai ?

Peut-être que finalement ils ont décidé de faire marche arrière,  car le programme miracle qu’un l’informaticien miracle allait leur vendre allait essuyer un niet de la C.N.I.L.

On saura un jour.

En attendant, comme disait SHAKESPEARE, « beaucoup de bruit pour rien ».

Par bernard.kuchukian le 10/11/15
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Le binôme sexuel se porte bien.

Vérifications faites en très haut lieu :

Les lois de ratification ne donnent pas lieu à une loi autonome.

Cette ratification ne fait pas l'objet d'un projet autonome, mais d'un article anodin,  noyé dans un texte concernant le même secteur.

Cet article ne donne généralement lieu à aucun débat ; et le texte législatif correspondant peut intervenir fort longtemps après la publication de  l'ordonnance.

La constitutionnalité des dispositions de l'ordonnance peut  alors  seulement faire l'objet d'une QPC visant l'article de ratification.

On n’a jamais rencontré que des ratifications globales et à droit constant.

Par bernard.kuchukian le 10/11/15
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Bon, à MARSEILLE, c’est fait nous avons une bâtonnière, pardon nous aurons une bâtonnière le 1er janvier 2017. Elle est élue d’hier et pendant  treize mois et demi, elle sera légalement une potiche.

Oui, une potiche, car la suppression du dauphin, qui était tout de même membre du conseil de l’ordre avec voix consultative, ne fait pas du bâtonnier élu un membre dudit conseil en attendant d’entrée en fonction.

On imagine cependant qu’on renouvellera l’élection de la bâtonnière, qui est je crois candidate au conseil de l’ordre.

D’un point de vue électoral, démocratique, par exemple si on faisait du droit constitutionnel, cette situation serait non seulement unique, mais inique.

Voyons, on va faire cohabiter pendant plus d’une année, deux élus, à la légitimité identique, l’un au demeurant plus neuve que l’autre,  sauf que l’un l’a avec  effet immédiat, et l’autre à effet différé.

Intellectuellement, c’est stupide.

Pratiquement, ça peut être  un sujet de frictions,  voire de conflits, allant dans le sens de la remise en cause du pouvoir du bâtonnier en cours par l’élu, qui pourtant n’a pas le pouvoir, ce qui sera le cas si l’élu, ici l’élue, a son caractère et s’oppose au titulaire en place.

Mon petit doigt me dit que ce genre d’hypothèse ne sera sans doute pas de la théorie.

Mais enfin quelle idée d’élire quelqu’un plus d’une année avant sa prise de fonctions ? Et même quelle idée, celle du décret correspondant, d’avoir fixé un délai minium de six mois avant la prise de fonctions.

On a l’impression d’une accélération des réformes dans la gouvernance de la profession, dans le désordre et pour rendre quelques services, ce qui est bien le cas avec le gouvernement faible et sortant qui est le nôtre.

Il faudra remettre de l’ordre et de la cohérence dans tout cela. Nous y pensons

Par bernard.kuchukian le 09/11/15
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Que le plus mauvais gagne. En écrivant que le plus mauvais gagne, je savais ce que je faisais, s’agissant de l’élection du bâtonnier 2017 du barreau de Marseille, qui avait lieu ce jour, et dans lequel étaient en compétition un homme et une femme, sans binôme sexuel.

« Que le plus mauvais gagne », ai-je écrit,  c’était bien entendu littéralement l’homme.

J’avais écrit cela, connaissant parfaitement mes confrères. Il suffit que je dise quelque chose, ils font ou votent le contraire.

Ils ont donc fait ce que je souhaitais,  donc voté pour Geneviève MAILLET, la femme,  Geneviève,  que je connais depuis tant d’années,    à propos de qui  untel  avait été désagréable lors de la présentation des candidats,  au point que j’avais dit qu’il était un mufle,  et ajouté en public, « Geneviève, je t’aime ».

La bâtonnière de dans 13 mois a au moins un superbe avantage sur tous, possédant  déjà la Légion d’honneur. Au moins ne se battra –t-elle pas pour cela.

Quant au reste, je serai vigilant,  derrière un capital de sympathie et d’amitié. Mais serai-je encore là en 2017 ? Une autre femme m’intéresse, on le sait.

En tout cas, Geneviève, on va t’aimer. J’espère.

Par bernard.kuchukian le 08/11/15
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En lisant le  tout  récent discours du   président du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce, à SAINT MALO, c’était bien trouvé pour le vent à l’ouest,  j’ai découvert la plateforme « Open Data », présentée aux foules passionnées, c’est moi qui ajoute,   comme une panacée.

Drôle de panacée en vérité.

C’est un catalogue officiel  des autres sites sur lesquels, rien ne nouveau, on veut bien vous dire ce qu’on a envie de vous dire. 

De vous à moi, on n’a justement rien envie de vous dire d’intéressant, sauf du genre de  la liste des musées français par exemple. Bof.

Et encore, ce catalogue est-il très incomplet, très limité.

Rien à voir avec Wikipedia par exemple, voire avec un bon moteur de recherche habituel.

Du vent, vous dis-je, du vent, histoire  surement d’avoir financé à fonds perdus d’avance,  quelques informaticiens officiels et amis.  Qui ont dû vendre à prix d’or de la banale copie.

Je m’étonne finalement  que le Canard enchaîné n’ait pas déjà tordu le cou de ce vilain coup-là.

Par bernard.kuchukian le 07/11/15
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BOLZANO, BOLZEN,  en allemand, c’est une sympathique petite ville,  à l’extrême nord de l’Italie, à la porte des Dolomites.  

On y est à moins de 30 km de l’Autriche,  et du Brenner.

Devenue italienne depuis à peine un siècle, à la fin de la première guerre mondiale, après la sévère défaite autrichienne de VITTORIO-VENETO.

C’est cependant resté une ville germanique : la suite de ce billet le démontrera.

Les hasards m’y ont conduit le 15 aout dernier.

Tombé sur la cathédrale à la sortie du parking,  je m’y suis trouvé à la grand-messe, et ai  découvert qu’elle était dite, costumée à l’autrichienne,  … en allemand.  Et pas en italien : je suis parti.

Dans la ville, il y a deux choses célèbres.

Le quartier mussolinien, que je recommande.

Je suis un mordu de l’architecture mussolienne, qui excellait dans la construction des bureaux de poste. Ils sont tous plus beaux les uns que les autres, le plus beau étant  selon moi celui de NAPLES. Je crois.

Et aussi le musée archéologique,  où est désormais le plus vieil homme jamais découvert, pas loin de là, dans un glacier alpin.

BOLZANO est également célèbre par  l’art contemporain. On y expose des œuvres d’avant-garde. Nous y sommes.

Il y a dans « MINUTE » de cette semaine la chronique de Julien JAUFFRET,  qui rapporte qu’ y  a été totalement détruite,  une exposition d’art contemporain. Elle  consistait en un sol recouvert  de confettis, bouteilles champagne vides posées à terre ou renversées, boule à facette comme tombée du plafond,

La direction du musée d’art,  où était cette grande œuvre,  ayant oublié d’aviser  le petit personnel, populaire par définition, et donc étranger à ces manifestations artistiques de niveau incomparable, une catastrophe est arrivée un beau matin.

A l’heure où les artistes dormaient encore, les femmes de ménage ont débarqué – sans doute de formation germanique, avec et y compris si elles étaient nord africaines  ou noires –dans la pièce de l’œuvre précitée, le lendemain du vernissage et en ont fait le nettoyage complet.

Impeccable, la pièce est restée nette.

A la vérité, ce genre d’histoire n’a rien de nouveau avec l’art contemporain. J’ai souvenir d’un truc pareil,  il y a quelques années au« Fine arts Museum  de BOSTON.

Là, l’œuvre d’art c’était une saignée comme pour installer une prise de courant, dans un mur, avec le stockage  des débris au pied de celui-ci.

Là aussi, le balai,  ignare et populaire,  a tout détruit,  en faisant le ménage.

Tout avait commencé avec l’art foutaise du célèbre Andy WARHOL, sauf que lui rigolait franchement  et avait un besoin urgent d’argent pour survivre, avec sa composition de cartons de boites de conserve de tomate,  et les boites avec,  d’une célèbre marque américaine connue dans le monde entier. Que je ne citerai pas. 

Non, c’est vrai quoi, je ne vais pas leur faire de la publicité.

A la rigueur, s’ils m’envoyaient des dossiers.

Revenons  à WARHOL et à ses cartons empilés,  à je ne me souviens plus de  quel étage du musée de PITTSBURG, merci l’ascenseur, au bout de la Turnpike,  au  fin fond de la Pennsylvanie,  sur la belle rivière  Ohio.

Remarquez qu’ils ont eu la délicatesse de transformer un entrepôt en un  musée, d’où de larges facilités de stationnement pour les véhicules des touristes dont j’étais.

Par bernard.kuchukian le 07/11/15
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On ignore comment a été monté le reportage télévisé de FR3,   à la sortie d’hôpital du bâtonnier de MELUN, bien heureusement  miraculé,  nous dit-on.

Il faut en effet se méfier du montage comme de la peste.

J’imagine que la journaliste  qui menait l’affaire,   s’est cependant souvenue un  tout petit peu de ses cours professionnels à la fin de l’enquête. Elle a dû se dire qu’on allait en faire un peu trop. Dans ces conditions, l’affaire,   avec un miraculé,  ne pouvait faire de la victime le remplaçant de SAINT-YVES.

Alors, on a eu droit, avant le clap de fin  - ENFIN – aux seules  paroles de raison, celles  de la victime,  sauvée de la mort. Il a dit :

« Il y aurait pu y avoir deux morts, il n’y en a eu qu’un,   et c’est un de trop ».

Sauf  que ce malheureux-là, de trop,  un pauvre type, sans famille, ni carrière, mais humain jusque dans l’au-delà,  quand on lui a parlé des enfants mineurs de celui qui était pourtant son bourreau professionnel,  est allé jusqu’au bout de son désespoir.

C’est ce dernier  qui a avoué : « un mort de trop ».

Que prenne donc  fin l’odieuse organisation disciplinaire de la profession.

Je ne suis  pas devant une caméra de FR 3, je n’ajouterai surtout pas, amen. Amen, c'est ainsi soit-il.

Ainsi ne soit-il justement pas.

Moi, je ne fais pas du cinéma.

Par bernard.kuchukian le 06/11/15
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On parait s’offusquer de constater que la République fédérale allemande verse un peu plus de 107.000 € par an aux 44 derniers militaires espagnols de la division Azul pour leur participation à la dernière guerre mondiale.

Ceux qui d’offusquent ainsi sont des ignares, moralistes de comptoir.

C’est que tout Etat est bien obligé de faire payer par les héritiers de son peuple les fautes ses  parents, envers les anciens combattants. Quels qu’ils soient. Et quoi qu’il ait été combattu.

Voyons, la France, nous donc,  paie bien de lourdes pensions militaires à des Nord-Africains qui ont servi sous ses drapeaux, et qui ensuite se sont retournés contre elle avec l’indépendance de leurs territoires. On trouve la chose normale.

Je sais que les anciens combattants allemands sont également ainsi considérés par leur Etat, ce qui est légitime.

Non pour les Espagnols, je trouve même que les descendants des nazis de l’époque sont bien pingres. J’ai fait le compte, ça fait du 2.431 € par an et par survivant ou ayant droit de survivant. On ne va pas loin avec ça.

 

 

Par bernard.kuchukian le 06/11/15
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Après avoir rappelé l’échec de ma Q.P.C. devant le Conseil constitutionnel sur ceux-là, le récent discours du président de l’association,   aussi fermée que puissante,   des greffiers des tribunaux de commerce met un gros bémol pour la suite.

 

Oui, la suite  qui est aussi chronologiquement celle de la loi MACRON.

 

« ….La sémantique a parfois son importance. 

 

On nous parle, en effet, de concours, d’indices, de coefficients correcteurs, de profession de référence…

 

Ne sommes-nous pas en train de basculer,  sans le dire  dans les prémices d‘une fonctionnarisation qui ne dit pas son nom ?

 

Après la baisse tarifaire arrêtée de 2013,  et avec cette réforme en cours qui dévoile son vrai visage, le risque d’affecter gravement les offices de greffe, l’objectif poursuivi n’est-il pas en fait, le moment venu, de rendre plus abordable pour l’Etat le montant des indemnités qu’il aurait à payer en cas de fonctionnarisation des greffes de commerce. 

 

Je vous remercie de votre attention. »

 

 

C’est pour dans X, Y années, c’est sûr. Les premiers à avoir été dans le coup lorsque j’y ai traité en long et en large du droit de présentation auront été mes lecteurs sur blog avocats.

Par bernard.kuchukian le 06/11/15
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Les élections du barreau  de  Marseille paraissent intéresser la blogosphère.

Je ne voterai pas lundi 9 novembre.

A-t-on déjà vu  en effet un crocodile venir faire ses achats dans une maroquinerie ?